Les fouilles du XIXe siècle confirment la grande métropole biblique
Peuples et lieuxPendant des siècles, Ninive fut considérée comme un mythe. Voltaire lui-même contestait son existence. Entre 1843 et 1847, les archéologues Paul-Émile Botta et Austen Henry Layard découvrent les ruines enfouies de l'immense capitale : le palais de Sargon II à Khorsabad, puis les palais de Sennachérib et d'Assurbanipal, avec une bibliothèque de 22 000 tablettes.

Ninive ↗ est mentionnée dès la Genèse (chapitre 10) comme une ville construite par Ashur. Elle apparaît comme la capitale de l'empire assyrien, au temps du prophète Jonas (VIIIe siècle av. J.-C.). Le prophète Nahum, vers 660 av. J.-C., prophétisa la destruction de cette « ville sanguinaire » cinquante ans avant sa chute en 612 av. J.-C.
En 1843, Paul-Émile Botta, consul de France à Mossoul ↗, entreprit des fouilles à Khorsabad et découvrit le palais de Sargon II ↗ datant de 720 av. J.-C., avec 14 salles ornées de sculptures. En 1847, Austen Henry Layard ↗ mit au jour le « palais sans rival » de Sennachérib ↗, roi assyrien mentionné dans la Bible (2 Rois 18). Il découvrit 71 pièces et plus de trois kilomètres de frises sculptées. Layard découvrit également le palais d'Assurbanipal avec une bibliothèque de 22 000 tablettes cunéiformes. Les fouilles révélèrent une muraille de 12 km de périmètre atteignant 25 mètres de hauteur. Les bas-reliefs montrent des scènes de chasse au lion, de batailles et de cortèges de prisonniers, illustrant la puissance assyrienne décrite dans la Bible.
1) Palais de Sargon II ↗ à Khorsabad (14 salles, sculptures au Louvre). 2) Palais de Sennachérib ↗ avec plus de 3 km de frises (British Museum ↗). 3) Palais d'Assurbanipal et sa bibliothèque de 22 000 tablettes. 4) Muraille de 12 km de périmètre, jusqu'à 25 mètres de hauteur. 5) Inscriptions mentionnant Sargon, Sennachérib ↗, Assurbanipal. 6) Inscription d'Assurbanipal décrivant la cruauté assyrienne.
Source : ARKEOS (émission sur Ninive) · contenu rédigé de façon originale