📖 Tafsir — L'ouverture (Sourate 1)

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Ibn Kathir Al-Tabari Al-Qurtubi Al-Baghawi
Verset 1
Tafsir Sourate 1, verset 1 : Introduction à Al-Fatihah Révélée à La Mecque La signification d'Al-Fatihah et ses différents noms Cette sourate est appelée : - Al-Fatihah, c'est-à-dire l'Ouverture du Livre, la sourate par laquelle les prières commencent. - Elle est également appelée Umm Al-Kitab (la Mère du Livre), selon la majorité des savants. Dans un hadith authentique rapporté par At-Tirmidhi, qui l'a classé comme Sahih, Abu Hurayrah a dit que le Messager d'Allah ﷺ a dit : الْحَمْدُ للهِ رَبِّ الْعَالَمِينَ أُمُّ الْقُرْآنِ وَأُمُّ الْكِتَابِ وَالسَّبْعُ الْمَثَانِي وَالْقُرْآنُ الْعَظِيمُ « Al-Hamdu lillahi Rabbil-`Alamin est la Mère du Coran, la Mère du Livre, et les sept versets répétés du Coran glorieux. » Elle est également appelée Al-Hamd et As-Salah, car le Prophète ﷺ a dit que son Seigneur a dit : قَسَمْتُ الصَّلَاةَ بَيْنِي وَبَيْنَ عَبْدِي نِصْفَيْنِ، فَإِذَا قَالَ الْعَبْدُ:الْحَمْدُ للهِ رَبِّ الْعَالَمِنَ، قَالَ اللهُ: حَمِدَنِي عَبْدِي « La prière (c'est-à-dire Al-Fatihah) est divisée en deux moitiés entre Moi et Mes serviteurs. Lorsque le serviteur dit : "Toute louange appartient à Allah, Seigneur de l'univers", Allah dit : "Mon serviteur M'a loué." » Al-Fatihah a été appelée As-Salah, car sa récitation est une condition pour la validité de la Salah - la prière. Al-Fatihah a également été appelée Ash-Shifa' (la Guérison). Elle est aussi appelée Ar-Ruqyah (le remède), puisque dans le Sahih, il y a le récit d'Abu Sa`id racontant l'histoire du Compagnon qui a utilisé Al-Fatihah comme remède pour le chef de tribu qui avait été empoisonné. Plus tard, le Messager d'Allah ﷺ a dit à un Compagnon : وَمَا يُدْرِيكَ أَنَّهَا رُقْيَةٌ « Comment as-tu su que c'était une Ruqyah ? » Al-Fatihah a été révélée à La Mecque, comme l'ont affirmé Ibn Abbas, Qatadah et Abu Al-Aliyah. Allah a dit : وَلَقَدْ ءاتَيْنَـكَ سَبْعًا مِّنَ الْمَثَانِي « Et Nous t'avons certes donné les sept Mathani (versets répétés), (c'est-à-dire la Sourate Al-Fatihah) » (15 : 87). Allah sait mieux. Combien de versets contient Al-Fatihah ? Il n'y a pas de désaccord sur le fait qu'Al-Fatihah contient sept versets. Selon la majorité des récitateurs de Koufa, un groupe de Compagnons, les Tabi`in, et un certain nombre de savants des générations successives, la Bismillah est un verset séparé au début de la sourate. Nous mentionnerons à nouveau ce sujet bientôt, si Allah le veut, et c'est en Lui que nous plaçons notre confiance. Le nombre de mots et de lettres dans Al-Fatihah Les savants disent qu'Al-Fatihah se compose de vingt-cinq mots et qu'elle contient cent treize lettres. La raison pour laquelle elle est appelée Umm Al-Kitab Au début du livre de Tafsir, dans son Sahih, Al-Bukhari a dit : « Elle est appelée Umm Al-Kitab, parce que le Coran commence par elle et parce que la prière commence par sa récitation. » Il a également été dit qu'elle est appelée Umm Al-Kitab, parce qu'elle contient les significations de tout le Coran. Ibn Jarir a dit : « Les Arabes appellent toute chose globale qui contient plusieurs domaines spécifiques un "Umm". Par exemple, ils appellent la peau qui entoure le cerveau, Umm Ar-Ra's. Ils appellent aussi le drapeau qui rassemble les rangs de l'armée un "Umm". » Il a également dit : « La Mecque a été appelée Umm Al-Qura (la Mère des villages) parce qu'elle est la plus grande et la chef de tous les villages. Il a également été dit que la terre a été créée à partir de la Mecque. » En outre, l'Imam Ahmad a rapporté qu'Abu Hurayrah a rapporté à propos d'Umm Al-Qur'an que le Prophète ﷺ a dit : « هِيَ أُمُّ الْقُرْآنِ وَهِيَ السَّبْعُ الْمَثَانِي وَهِيَ الْقُرْآنُ الْعَظِيمُ » (C'est Umm Al-Qur'an, les sept versets répétés et le Coran glorieux.) Aussi, Abu Ja`far, Muhammad bin Jarir At-Tabari a rapporté qu'Abu Hurayrah a dit que le Messager d'Allah ﷺ a dit à propos d'Al-Fatihah : « هِيَ أُمُّ الْقُرْآنِ وَهِيَ فَاتِحَةُ الْكِتَابِ وَهِيَ السَّبْعُ الْمَثَانِي » (C'est Umm Al-Qur'an, Al-Fatihah du Livre (l'Ouverture du Coran) et les sept versets répétés.) Les vertus d'Al-Fatihah L'Imam Ahmad bin Hanbal a rapporté dans le Musnad qu'Abu Sa`id bin Al-Mu`alla a dit : « J'étais en train de prier lorsque le Prophète ﷺ m'a appelé, je ne lui ai donc pas répondu jusqu'à ce que j'aie terminé ma prière. Je suis ensuite allé vers lui et il a dit : (Qu'est-ce qui t'a empêché de venir ?) J'ai dit : "Ô Messager d'Allah ﷺ ! J'étais en train de prier." Il a dit : (Est-ce qu'Allah n'a pas dit :), يأَيُّهَا الَّذِينَ ءَامَنُواْ اسْتَجِيبُواْ لِلَّهِ وَلِلرَّسُولِ إِذَا دَعَاكُمْ لِمَا يُحْيِيكُمْ (Ô vous qui croyez ! Répondez à Allah (en Lui obéissant) et au Messager lorsqu'il vous appelle à ce qui vous donne la vie) Il a ensuite dit : « لَأُعَلِّمَنَّكَ أَعْظَمَ سُورَةٍ فِي الْقُرْآنِ قَبْلَ أَنْ تَخْرُجَ مِنَ الْمَسْجِدِ » (Je vais t'enseigner la plus grande sourate du Coran avant que tu ne sortes de la mosquée.) Il m'a pris la main et lorsqu'il était sur le point de quitter la mosquée, j'ai dit : "Ô Messager d'Allah ﷺ ! Tu as dit : Je vais t'enseigner la plus grande sourate du Coran." Il a dit : (Oui.) الْحَمْدُ للَّهِ رَبِّ الْعَـلَمِينَ (Al-Hamdu lillahi Rabbil-`Alamin)" « نَعَمْ هِيَ السَّبْعُ الْمَثَانِي وَالْقُرْآنُ الْعَظِيمُ الَّذِي أُوتِيتُهُ » (Ce sont les sept versets répétés et le Coran glorieux qui m'ont été donnés.) » Al-Bukhari, Abu Dawud, An-Nasa'i et Ibn Majah ont également rapporté ce hadith. Aussi, l'Imam Ahmad a rapporté qu'Abu Hurayrah a dit : « Le Messager d'Allah ﷺ est sorti alors qu'Ubayy bin Ka`b était en train de prier et a dit : (Ô Ubayy !) Ubayy ne lui a pas répondu. Le Prophète ﷺ a dit : (Ô Ubayy !) Ubayy a prié plus rapidement puis est allé vers le Messager d'Allah ﷺ en disant : "Que la paix soit sur toi, ô Messager d'Allah ﷺ !" Il a dit : (Que la paix soit sur toi. Ô Ubayy, qu'est-ce qui t'a empêché de me répondre lorsque je t'ai appelé ?) Il a dit : "Ô Messager d'Allah ﷺ ! J'étais en train de prier." Il a dit : (N'as-tu pas lu parmi ce qu'Allah a fait descendre sur moi :), اسْتَجِيبُواْ لِلَّهِ وَلِلرَّسُولِ إِذَا دَعَاكُمْ لِمَا يُحْيِيكُمْ (Répondez à Allah (en Lui obéissant) et au Messager lorsqu'il vous appelle à ce qui vous donne la vie) Il a dit : "Oui, ô Messager d'Allah ﷺ ! Je ne le referai plus." Le Prophète ﷺ a dit : « أَتُحِبُّ أَنْ أُعَلِّمَكَ سُورَةً لَمْ تَنْزِلْ لَا فِي التَّورَاةِ وَلَا فِي الْإِنْجِيلِ وَلَا فِي الزَّبُورِ وَلَا فِي الْفُرْقَانِ مِثْلَهَا؟ » (Voudrais-tu que je t'enseigne une sourate dont rien de semblable n'a été révélé dans la Tawrah, l'Injil, le Zabur (Psaumes) ou le Furqan (le Coran) ?) Il a dit : "Oui, ô Messager d'Allah ﷺ !" Le Messager d'Allah ﷺ a dit : (J'espère que je ne sortirai pas par cette porte avant que tu ne l'aies apprise.) Il (Ka`b) a dit : "Le Messager d'Allah ﷺ m'a tenu la main en me parlant. Pendant ce temps, je ralentissais de peur qu'il n'atteigne la porte avant d'avoir terminé sa conversation. Lorsque nous nous sommes approchés de la porte, j'ai dit : Ô Messager d'Allah ﷺ ! Quelle est la sourate que tu m'as promis d'enseigner ?" Il a dit : (Que lis-tu dans la prière ?) Ubayy a dit : "J'ai donc récité Umm Al-Qur'an devant lui." Il a dit : « وَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ مَا أَنْزَلَ اللهُ فِي التَّورَاةِ وَلَا فِي الْإِنْجِيلِ وَلَا فِي الزَّبُورِ وَلَا فِي الْفُرْقَانِ مِثْلَهَا إِنَّهَا السَّبْعُ الْمَثَانِي » (Par Celui qui détient mon âme dans Sa main ! Allah n'a jamais révélé dans la Tawrah, l'Injil, le Zabur ou le Furqan une sourate semblable à celle-ci. Ce sont les sept versets répétés qui m'ont été donnés.) » Aussi, At-Tirmidhi a rapporté ce hadith et dans sa narration, le Prophète ﷺ a dit : « إِنَّهَا مِنَ السَّبْعِ الْمَثَانِي وَالْقُرْآنِ الْعَظِيمِ الَّذِي أُعْطِيتُهُ » (Ce sont les sept versets répétés et le Coran glorieux qui m'ont été donnés.) At-Tirmidhi a ensuite commenté que ce hadith est Hasan Sahih. Il y a un hadith similaire sur ce sujet rapporté d'Anas bin Malik. En outre, `Abdullah, le fils de l'Imam Ahmad, a rapporté ce hadith d'Abu Hurayrah, d'Ubayy bin Ka`b, et il a mentionné une formulation plus longue mais similaire pour le hadith ci-dessus. De plus, At-Tirmidhi et An-Nasa'i ont rapporté ce hadith d'Abu Hurayrah, d'Ubayy bin Ka`b qui a dit que le Messager d'Allah ﷺ a dit : « مَا أَنْزَل اللهُ فِي التَّورَاةِ وَلَا فِي الْإِنْجِيلِ مِثْلَ أُمِّ الْقُرْآنِ وَهِيَ السَّبْعُ الْمَثَانِي وَهِيَ مَقْسُومَةٌ بَيْنِي وَبَيْنَ عَبْدِي نِصْفَيْنِ » (Allah n'a jamais révélé dans la Tawrah ou l'Injil quoi que ce soit de semblable à Umm Al-Qur'an. Ce sont les sept versets répétés et elle est divisée en deux moitiés entre Allah et Son serviteur.) C'est la formulation rapportée par An-Nasa'i. At-Tirmidhi a dit que ce hadith est Hasan Gharib. Aussi, l'Imam Ahmad a rapporté qu'Ibn Jabir a dit : « Je suis allé voir le Messager d'Allah ﷺ après qu'il eut versé de l'eau (pour la purification) et j'ai dit : "Que la paix soit sur toi, ô Messager d'Allah ﷺ !" Il ne m'a pas répondu. J'ai donc répété : "Que la paix soit sur toi, ô Messager d'Allah ﷺ !" Encore une fois, il ne m'a pas répondu, alors j'ai répété : "Que la paix soit sur toi, ô Messager d'Allah ﷺ !" Il ne m'a toujours pas répondu. Le Messager d'Allah ﷺ est parti pendant que je le suivais, jusqu'à ce qu'il arrive à sa demeure. Je suis allé à la mosquée et je me suis assis là, triste et déprimé. Le Messager d'Allah ﷺ est sorti après avoir accompli sa purification et a dit : (Que la paix et la miséricorde d'Allah soient sur toi, que la paix et la miséricorde d'Allah soient sur toi, que la paix et la miséricorde d'Allah soient sur toi.) Il a ensuite dit : (Ô `Abdullah bin Jabir ! Dois-je t'informer de la meilleure sourate du Coran ?) J'ai dit : "Oui, ô Messager d'Allah ﷺ !" Il a dit : (Lis : "Toute louange appartient à Allah, Seigneur de l'univers", jusqu'à ce que tu la termines.) » Ce hadith a une bonne chaîne de narrateurs. Certains savants se sont appuyés sur ce hadith comme preuve que certains versets et sourates ont plus de vertus que d'autres. En outre, dans le chapitre sur les vertus du Coran, Al-Bukhari a rapporté qu'Abu Sa`id Al-Khudri a dit : « Une fois, nous étions en voyage lorsqu'une servante est venue et a dit : "Le chef de cette région a été empoisonné et nos gens sont absents. Y a-t-il un guérisseur parmi vous ?" Un homme dont l'expertise en guérison ne nous intéressait pas s'est levé pour elle, il a lu une Ruqyah pour lui, et il a été guéri. Le chef lui a donné trente moutons en cadeau et du lait. Lorsqu'il est revenu vers nous, nous lui avons dit : "Tu connais une (nouvelle) Ruqyah, ou as-tu fait cela auparavant ?" Il a dit : "J'ai seulement utilisé Umm Al-Kitab comme Ruqyah." Nous avons dit : "Ne fais rien de plus jusqu'à ce que nous demandions au Messager d'Allah ﷺ." Lorsque nous sommes retournés à Al-Madinah, nous avons mentionné ce qui s'était passé au Prophète ﷺ. Le Prophète ﷺ a dit : « وَمَا كَانَ يُدْرِيهِ أَنَّهَا رُقْيَةٌ اقْسِمُوا وَاضْرِبُوا لِي بِسَهْمٍ » (Qui lui a dit que c'était une Ruqyah ? Divisez (les moutons) et réservez-moi une part.) » Aussi, Muslim a rapporté dans son Sahih,
▼ 🇬🇧 English (Ibn Kathir — version officielle)
Introduction to Fatihah Which was revealed in Makkah The Meaning of Al-Fatihah and its Various Names This Surah is called - Al-Fatihah, that is, the Opener of the Book, the Surah with which prayers are begun. - It is also called, Umm Al-Kitab (the Mother of the Book), according to the majority of the scholars. In an authentic Hadith recorded by At-Tirmidhi, who graded it Sahih, Abu Hurayrah said that the Messenger of Allah ﷺ said, الْحَمْدُ للهِ رَبَ الْعَالَمِينَ أُمُّ الْقُرْآنِ وَأُمُّ الْكِتَابِ وَالسَّبْعُ الْمَثَانِي وَالْقُرْآنُ الْعَظِيمُ Al-Hamdu lillahi Rabbil-`Alamin is the Mother of the Qur'an, the Mother of the Book, and the seven repeated Ayat of the Glorious Qur'an.It is also called Al-Hamd and As-Salah, because the Prophet ﷺ said that his Lord said, قَسَمْتُ الصَّلَاةَ بَيْنِي وَبَيْنَ عَبْدِي نِصْفَيْنِ، فَإِذَا قَالَ الْعَبْدُ:الْحَمْدُ للهِ رَبِّ الْعَالَمِنَ، قَالَ اللهُ: حَمِدَنِي عَبْدِي The prayer (i.e., Al-Fatihah) is divided into two halves between Me and My servants. When the servant says, `All praise is due to Allah, the Lord of existence,' Allah says, 'My servant has praised Me. Al-Fatihah was called the Salah, because reciting it is a condition for the correctness of Salah - the prayer. Al-Fatihah was also called Ash-Shifa' (the Cure).It is also called Ar-Ruqyah (remedy), since in the Sahih, there is the narration of Abu Sa`id telling the story of the Companion who used Al-Fatihah as a remedy for the tribal chief who was poisoned. Later, the Messenger of Allah ﷺ said to a Companion, وَمَا يُدْرِيكَ أَنَّهَا رُقْيَةٌ How did you know that it is a Ruqyah?Al-Fatihah was revealed in Makkah as Ibn Abbas, Qatadah and Abu Al-Aliyah stated.Allah said, وَلَقَدْ ءاتَيْنَـكَ سَبْعًا مِّنَ الْمَثَانِي And indeed, We have bestowed upon you the seven Mathani (seven repeatedly recited verses), (i.e. Surah Al-Fatihah) (15:87). Allah knows best. How many Ayat does Al-Fatihah contain There is no disagreement over the view that Al-Fatihah contains seven Ayat. According to the majority of the reciters of Al-Kufah, a group of the Companions, the Tabi`in, and a number of scholars from the successive generations, the Bismillah is a separate Ayah in its beginning. We will mention this subject again soon, if Allah wills, and in Him we trust. The Number of Words and Letters in Al-Fatihah The scholars say that Al-Fatihah consists of twenty-five words, and that it contains one hundred and thirteen letters. The Reason it is called Umm Al-Kitab In the beginning of the Book of Tafsir, in his Sahih, Al-Bukhari said; "It is called Umm Al-Kitab, because the Qur'an starts with it and because the prayer is started by reciting it." It was also said that it is called Umm Al-Kitab, because it contains the meanings of the entire Qur'an. Ibn Jarir said, "The Arabs call every comprehensive matter that contains several specific areas an Umm. For instance, they call the skin that surrounds the brain, Umm Ar-Ra's. They also call the flag that gathers the ranks of the army an Umm." He also said, "Makkah was called Umm Al-Qura, (the Mother of the Villages) because it is the grandest and the leader of all villages. It was also said that the earth was made starting from Makkah." Further, Imam Ahmad recorded that Abu Hurayrah narrated about Umm Al-Qur'an that the Prophet ﷺ said, «هِيَ أُمُّ الْقُرْآنِ وَهِيَ السَّبْعُ الْمَثَانِي وَهِيَ الْقُرْآنُ الْعَظِيمُ» (It is Umm Al-Qur'an, the seven repeated (verses) and the Glorious Qur'an.) Also, Abu Ja`far, Muhammad bin Jarir At-Tabari recorded Abu Hurayrah saying that the Messenger of Allah ﷺ about Al-Fatihah, «هِيَ أُمُّ الْقُرْآنِ وَهِيَ فَاتِحَةُ الْكِتَابِ وَهِيَ السَّبْعُ الْمَثَانِي» (It is Umm Al-Qur'an, Al-Fatihah of the Book (the Opener of the Qur'an) and the seven repeated (verses).) Virtues of Al-Fatihah Imam Ahmad bin Hanbal recorded in the Musnad that Abu Sa`id bin Al-Mu`alla said, "I was praying when the Prophet ﷺ called me, so I did not answer him until I finished the prayer. I then went to him and he said, (What prevented you from coming) I said, 'O Messenger of Allah ﷺ! I was praying.' He said, (`Didn't Allah say), يأَيُّهَا الَّذِينَ ءَامَنُواْ اسْتَجِيبُواْ لِلَّهِ وَلِلرَّسُولِ إِذَا دَعَاكُمْ لِمَا يُحْيِيكُمْ (O you who believe! Answer Allah (by obeying Him) and (His) Messenger when he () calls you to that which gives you life) He then said, «لَأُعَلِّمَنَّكَ أَعْظَمَ سُورَةٍ فِي الْقُرْآنِ قَبْلَ أَنْ تَخْرُجَ مِنَ الْمَسْجِدِ» (I will teach you the greatest Surah in the Qur'an before you leave the Masjid.) He held my hand and when he was about to leave the Masjid, I said, `O Messenger of Allah ﷺ! You said: I will teach you the greatest Surah in the Qur'an.' He said, (Yes.) الْحَمْدُ للَّهِ رَبِّ الْعَـلَمِينَ (Al-Hamdu lillahi Rabbil-`Alamin)" «نَعَمْ هِيَ السَّبْعُ الْمَثَانِي وَالْقُرْآنُ الْعَظِيمُ الَّذِي أُوتِيتُهُ» (It is the seven repeated (verses) and the Glorious Qur'an that I was given.)" Al-Bukhari, Abu Dawud, An-Nasa'i and Ibn Majah also recorded this Hadith. Also, Imam Ahmad recorded that Abu Hurayrah said, "The Messenger of Allah ﷺ out while Ubayy bin Ka`b was praying and said, (O Ubayy!) Ubayy did not answer him. The Prophet ﷺ said, (O Ubayy!) Ubayy prayed faster then went to the Messenger of Allah ﷺ saying, `Peace be unto you, O Messenger of Allah ﷺ !' He said, (Peace be unto you. O Ubayy, what prevented you from answering me when I called you) He said, `O Messenger of Allah ﷺ! I was praying.' He said, (Did you not read among what Allah has sent down to me,) اسْتَجِيبُواْ لِلَّهِ وَلِلرَّسُولِ إِذَا دَعَاكُمْ لِمَا يُحْيِيكُمْ (Answer Allah (by obeying Him) and (His) Messenger when he () calls you to that which gives you life) He said, `Yes, O Messenger of Allah ﷺ ! I will not do it again.' the Prophet ﷺ said, «أَتُحِبُّ أَنْ أُعَلِّمَكَ سُورَةً لَمْ تَنْزِلْ لَا فِي التَّورَاةِ وَلَا فِي الْإِنْجِيلِ وَلَا فِي الزَّبُورِ وَلَا فِي الْفُرْقَانِ مِثْلَهَا؟» (Would you like me to teach you a Surah the likes of which nothing has been revealed in the Tawrah, the Injil, the Zabur (Psalms) or the Furqan (the Qur'an)) He said, `Yes, O Messenger of Allah ﷺ !' The Messenger of Allah ﷺ said, (I hope that I will not leave through this door until you have learned it.) He (Ka`b) said, `The Messenger of Allah ﷺ held my hand while speaking to me. Meanwhile I was slowing down fearing that he might reach the door before he finished his conversation. When we came close to the door, I said: O Messenger of Allah ﷺ ! What is the Surah that you have promised to teach me' He said, (What do you read in the prayer.) Ubayy said, `So I recited Umm Al-Qur'an to him.' He said, «وَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ مَا أَنْزَلَ اللهُ فِي التَّورَاةِ وَلَا فِي الْإِنْجِيلِ وَلَا فِي الزَّبُورِ وَلَا فِي الْفُرْقَانِ مِثْلَهَا إِنَّهَا السَّبْعُ الْمَثَانِي» (By Him in Whose Hand is my soul! Allah has never revealed in the Tawrah, the Injil, the Zabur or the Furqan a Surah like it. It is the seven repeated verses that I was given.)" Also, At-Tirmidhi recorded this Hadith and in his narration, the Prophet ﷺ said, «إِنَّهَا مِنَ السَّبْعِ الْمَثَانِي وَالْقُرْآنِ الْعَظِيمِ الَّذِي أُعْطِيتُهُ» (It is the seven repeated verses and the Glorious Qur'an that I was given.) At-Tirmidhi then commented that this Hadith is Hasan Sahih. There is a similar Hadith on this subject narrated from Anas bin Malik Further, `Abdullah, the son of Imam Ahmad, recorded this Hadith from Abu Hurayrah from Ubayy bin Ka`b, and he mentioned a longer but similar wording for the above Hadith. In addition, At-Tirmidhi and An-Nasa'i recorded this Hadith from Abu Hurayrah from Ubayy bin Ka`b who said that the Messenger of Allah ﷺ said, «مَا أَنْزَل اللهُ فِي التَّورَاةِ وَلَا فِي الْإِنْجِيلِ مِثْلَ أُمِّ الْقُرْآنِ وَهِيَ السَّبْعُ الْمَثَانِي وَهِيَ مَقْسُومَةٌ بَيْنِي وَبَيْنَ عَبْدِي نِصْفَيْنِ» (Allah has never revealed in the Tawrah or the Injil anything similar to Umm Al-Qur'an. It is the seven repeated verses and it is divided into two halves between Allah and His servant.) This is the wording reported by An-Nasa'i. At-Tirmidhi said that this Hadith is Hasan Gharib. Also, Imam Ahmad recorded that Ibn Jabir said, "I went to the Messenger of Allah ﷺ after he had poured water (for purification) and said, `Peace be unto you, O Messenger of Allah ﷺ !' He did not answer me. So I said again, `Peace be unto you, O Messenger of Allah ﷺ !' Again, he did not answer me, so I said again, `Peace be unto you, O Messenger of Allah ﷺ !' Still he did not answer me. The Messenger of Allah ﷺ went while I was following him, until he arrived at his residence. I went to the Masjid and sat there sad and depressed. The Messenger of Allah ﷺ came out after he performed his purification and said, (Peace and Allah's mercy be unto you, peace and Allah's mercy be unto you, peace and Allah's mercy be unto you.) He then said, (O `Abdullah bin Jabir! Should I inform you of the best Surah in the Qur'an) I said, `Yes, O Messenger of Allah ﷺ !' He said, (Read, `All praise be to Allah, the Lord of the existence,' until you finish it.)" This Hadith has a good chain of narrators. Some scholars relied on this Hadith as evidence that some Ayat and Surahs have more virtues than others. Furthermore, in the chapter about the virtues of the Qur'an, Al-Bukhari recorded that Abu Sa`id Al-Khudri said, "Once, we were on a journey when a female servant came and said, `The leader of this area has been poisoned and our people are away. Is there a healer among you' Then a man whose healing expertise did not interest us stood for her, he read a Ruqyah for him, and he was healed. The chief gave him thirty sheep as a gift and some milk. When he came back to us we said to him, `You know of a (new) Ruqyah, or did you do this before' He said, `I only used Umm Al-Kitab as Ruqyah.' We said, `Do not do anything further until we ask the Messenger of Allah ﷺ.' When we went back to Al-Madinah we mentioned what had happened to the Prophet ﷺ. The Prophet ﷺ said, «وَمَا كَانَ يُدْرِيهِ أَنَّهَا رُقْيَةٌ اقْسِمُوا وَاضْرِبُوا لِي بِسَهْمٍ» (Who told him that it is a Ruqyah Divide (the sheep) and reserve a share for me.)" Also, Muslim recorded in his Sahih, and An-Nasa'i in his Sunan that Ibn `Abbas said, "While Jibril (Gabriel) was with the Messenger of Allah ﷺ, he heard a noise from above. Jibril lifted his sight to the sky and said, `This is a door in heaven being open, and it has never been opened before now.' An angel descended from that door and came to the Prophet ﷺ and said, `Receive the glad tidings of two lights that you have been given, which no other Prophet before you was given: the Opening of the Book and the last (three) Ayat of Surat Al-Baqarah. You will not read a letter of them, but will gain its benefit."' This is the wording collected by An-Nasa'i (Al-Kubra 5:12) and Muslim recorded similar wording (1:554). Al-Fatihah and the Prayer Muslim recorded that Abu Hurayrah said that the Prophet ﷺ said, «مَنْ صَلَى صَلَاةً لَمْ يَقْرَأْ فِيهَا أُمَّ الْقُرْآنِ فَهِيَ خِدَاجٌ ثَلَاثًا غَيْرُ تَمَامٍ» (Whoever performs any prayer in which he did not read Umm Al-Qur'an, then his prayer is incomplete.) He said it thrice. Abu Hurayrah was asked, "When we stand behind the Imam" He said, "Read it to yourself, for I heard the Messenger of Allah ﷺ say, « قَالَ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ: قَسَمْتُ الصّلَاةَ بَيْنِي وَبَيْنَ عَبْدِي نِصْفَيْنِ وَلِعَبْدِي مَا سَأَلَ فَإِذَا قَالَ: الْحَمْدُ للَّهِ رَبِّ الْعَـلَمِينَ ، قَالَ اللهُ: حَمِدَنِي عَبْدِي وَإِذَا قَالَ: الرَّحْمَـنِ الرَّحِيمِ ، قَالَ اللهُ: أَثْنى عَلَيَّ عَبْدِي، فَإذَا قَالَ: مَـلِكِ يَوْمِ الدِّينِ ، قَالَ اللهُ: مَجَّدَنِي عَبْدِي وَقَالَ مَرَّةً: فَوَّضَ إِلَيَّ عَبْدِي فَإِذَا قَالَ: إِيَّاكَ نَعْبُدُ وَإِيَّاكَ نَسْتَعِينُ ، قَالَ: هذَا بَيْنِي وَبَيْنَ عَبْدِي وَلِعَبْدِي مَا سَأَلَ، فَإِذَا قَالَ: اهْدِنَا الصِّرَاطَ الْمُسْتَقِيمَ - صِرَاطَ الَّذِينَ أَنْعَمْتَ عَلَيْهِمْ غَيْرِ الْمَغْضُوبِ عَلَيْهِمْ وَلاَ الضَّآلِّينَ ، قَالَ اللهُ: هذَا لِعَبْدِي وَلِعَبْدِي مَا سَأَلَ» (Allah, the Exalted, said, `I have divided the prayer (Al-Fatihah) into two halves between Myself and My servant, and My servant shall have what he asks for.' If he says, بِسْمِ اللَّهِ الرَّحْمَـنِ الرَّحِيمِ (1 In the Name of Allah, the Most Gracious, the Most Merciful.) الْحَمْدُ للَّهِ رَبِّ الْعَـلَمِينَ (2 All praise and thanks be to Allah, the Lord of existence.) Allah says, `My servant has praised Me.' When the servant says, الرَّحْمَـنِ الرَّحِيمِ (3 The Most Gracious, the Most Merciful.) Allah says, `My servant has glorified Me.' When he says, مَـلِكِ يَوْمِ الدِّينِ (4 The Owner of the Day of Recompense.) Allah says, `My servant has glorified Me,' or `My servant has related all matters to Me.' When he says, إِيَّاكَ نَعْبُدُ وَإِيَّاكَ نَسْتَعِينُ (5 You (alone) we worship, and You (alone) we ask for help.) Allah says, `This is between Me and My servant, and My servant shall acquire what he sought.' When he says, اهْدِنَا الصِّرَاطَ الْمُسْتَقِيمَ - صِرَاطَ الَّذِينَ أَنْعَمْتَ عَلَيْهِمْ غَيْرِ الْمَغْضُوبِ عَلَيْهِمْ وَلاَ الضَّآلِّينَ (6 Guide us to the straight path.) (7 The way of those on whom You have granted Your grace, not (the way) of those who earned Your anger, nor of those who went astray), Allah says, `This is for My servant, and My servant shall acquire what he asked for.')." These are the words of An-Nasa'i, while both Muslim and An-Nasa'i collected the following wording, "A half of it is for Me and a half for My servant, and My servant shall acquire what he asked for." Explaining this Hadith The last Hadith used the word Salah `prayer' in reference to reciting the Qur'an, (Al-Fatihah in this case) just as Allah said in another Ayah, وَلاَ تَجْهَرْ بِصَلاتِكَ وَلاَ تُخَافِتْ بِهَا وَابْتَغِ بَيْنَ ذَلِكَ سَبِيلاً (And offer your Salah (prayer) neither aloud nor in a low voice, but follow a way between.) meaning, with your recitation of the Qur'an, as the Sahih related from Ibn `Abbas. Also, in the last Hadith, Allah said, "I have divided the prayer between Myself and My servant into two halves, a half for Me and a half for My servant. My servant shall have what he asked for." Allah next explained the division that involves reciting Al-Fatihah, demonstrating the importance of reciting the Qur'an during the prayer, which is one of the prayer's greatest pillars. Hence, the word `prayer' was used here although only a part of it was actually being referred to, that is, reciting the Qur'an. Similarly, the word `recite' was used where prayer is meant, as demonstrated by Allah's statement, وَقُرْءَانَ الْفَجْرِ إِنَّ قُرْءَانَ الْفَجْرِ كَانَ مَشْهُودًا (And recite the Qur'an in the early dawn.Verily, the recitation of the Qur'an in the early dawn is ever witnessed.) in reference to the Fajr prayer. The Two Sahihs recorded that the angels of the night and the day attend this prayer. Reciting Al-Fatihah is required in Every Rak`ah of the Prayer All of these facts testify to the requirement that reciting the Qur'an (Al-Fatihah) in the prayer is required, and there is a consensus between the scholars on this ruling. The Hadith that we mentioned also testifies to this fact, for the Prophet ﷺ said, «مَنْ صَلَّى صَلَاةً لَمْ يَقْرَأْ فِيهَا بِأُمِّ الْقُرْآنِ فَهِيَ خِدَاجٌ» (Whoever performs any prayer in which he did not recite Umm Al-Qur'an, his prayer is incomplete.) Also, the Two Sahihs recorded that `Ubadah bin As-Samit said that the Messenger of Allah ﷺ said, «لَا صَلَاةَ لِمَنْ لَمْ يَقْرَأْ بِفَاتِحَةِ الْكِتَابِ» (There is no prayer for whoever does not recite the Opening of the Book.) Also, the Sahihs of Ibn Khuzaymah and Ibn Hibban recorded that Abu Hurayrah said that the Messenger of Allah ﷺ said, «لَا تُجْزِئُ صَلَاةٌ لَا يُقْرَأُ فِيهَا بِأُمِّ الْقُرآنِ» (The prayer during which Umm Al-Qur'an is not recited is invalid.) There are many other Hadiths on this subject. Therefore, reciting the Opening of the Book, during the prayer by the Imam and those praying behind him, is required in every prayer, and in every Rak`ah. The Tafsir of Isti`adhah (seeking Refuge) Allah said, خُذِ الْعَفْوَ وَأْمُرْ بِالْعُرْفِ وَأَعْرِض عَنِ الْجَـهِلِينَ - وَإِمَّا يَنَزَغَنَّكَ مِنَ الشَّيْطَـنِ نَزْغٌ فَاسْتَعِذْ بِاللَّهِ إِنَّهُ سَمِيعٌ عَلِيمٌ (Show forgiveness, enjoin what is good, and stay away from the foolish (i.e. don't punish them). And if an evil whisper comes to you from Shaytan (Satan), then seek refuge with Allah. Verily, He is Hearing, Knowing) (7:199-200), ادْفَعْ بِالَّتِى هِىَ أَحْسَنُ السَّيِّئَةَ نَحْنُ أَعْلَمُ بِمَا يَصِفُونَ - وَقُلْ رَّبِّ أَعُوذُ بِكَ مِنْ هَمَزَاتِ الشَّيـطِينِ - وَأَعُوذُ بِكَ رَبِّ أَن يَحْضُرُونِ (Repel evil with that which is better. We are Best-Acquainted with things they utter. And say: "My Lord! I seek refuge with You from the whisperings (suggestions) of the Shayatin (devils). And I seek refuge with You, My Lord! lest they should come near me.") (23:96-98) and, وَلاَ تَسْتَوِى الْحَسَنَةُ وَلاَ السَّيِّئَةُ ادْفَعْ بِالَّتِى هِىَ أَحْسَنُ فَإِذَا الَّذِى بَيْنَكَ وَبَيْنَهُ عَدَاوَةٌ كَأَنَّهُ وَلِىٌّ حَمِيمٌ - وَمَا يُلَقَّاهَا إِلاَّ الَّذِينَ صَبَرُواْ وَمَا يُلَقَّاهَآ إِلاَّ ذُو حَظِّ عَظِيمٍ - وَإِمَّا يَنزَغَنَّكَ مِنَ الشَّيْطَـنِ نَزْغٌ فَاسْتَعِذْ بِاللَّهِ إِنَّهُ هُوَ السَّمِيعُ الْعَلِيمُ (Repel (an evil) with one which is better, then verily he with whom there was enmity between you, (will become) as though he was a close friend. But none is granted it except those who are patient ـ and none is granted it except the owner of the great portion (of happiness in the Hereafter, i.e. Paradise and of a high moral character) in this world. And if an evil whisper from Shaytan tries to turn you away (O Muhammad ﷺ) (from doing good), then seek refuge in Allah. Verily, He is the Hearing, the Knowing.) (41:34-36) These are the only three Ayat that carry this meaning. Allah commanded that we be lenient human enemy, so that his soft nature might make him an ally and a supporter. He also commanded that we seek refuge from the satanic enemy, because the devil does not relent in his enmity if we treat him with kindness and leniency. The devil only seeks the destruction of the Son of Adam due to the vicious enmity and hatred he has always had towards man's father, Adam. Allah said, يَـبَنِى آدَمَ لاَ يَفْتِنَنَّكُمُ الشَّيْطَـنُ كَمَآ أَخْرَجَ أَبَوَيْكُم مِّنَ الْجَنَّةِ (O Children of Adam! Let not Shaytan deceive you, as he got your parents Adam and Hawwa' (Eve) out of Paradise) (7:27), إِنَّ الشَّيْطَـنَ لَكُمْ عَدُوٌّ فَاتَّخِذُوهُ عَدُوّاً إِنَّمَا يَدْعُو حِزْبَهُ لِيَكُونُواْ مِنْ أَصْحَـبِ السَّعِيرِ (Surely, Shaytan is an enemy to you, so take (treat) him as an enemy. He only invites his Hizb (followers) that they may become the dwellers of the blazing Fire) (35:6) and, أَفَتَتَّخِذُونَهُ وَذُرِّيَّتَهُ أَوْلِيَآءَ مِن دُونِى وَهُمْ لَكُمْ عَدُوٌّ بِئْسَ لِلظَّـلِمِينَ بَدَلاً (Will you then take him (Iblis) and his offspring as protectors and helpers rather than Me while they are enemies to you What an evil is the exchange for the Zalimun (polytheists, and wrongdoers, etc)) (18:50). The devil assured Adam that he wanted to advise him, but he was lying. Hence, how would he treat us after he had vowed, فَبِعِزَّتِكَ لأغْوِيَنَّهُمْ أَجْمَعِينَإِلاَّ عِبَادَكَ مِنْهُمُ الْمُخْلَصِينَ ("By Your might, then I will surely, mislead them all. Except Your chosen servants among them (i.e. faithful, obedient, true believers of Islamic Monotheism).") (38:82-83) Also, Allah said, فَإِذَا قَرَأْتَ الْقُرْءَانَ فَاسْتَعِذْ بِاللَّهِ مِنَ الشَّيْطَـنِ الرَّجِيمِ إِنَّهُ لَيْسَ لَهُ سُلْطَانٌ عَلَى الَّذِينَ ءَامَنُواْ وَعَلَى رَبِّهِمْ يَتَوَكَّلُونَ - إِنَّمَا سُلْطَـنُهُ عَلَى الَّذِينَ يَتَوَلَّوْنَهُ وَالَّذِينَ هُم بِهِ مُشْرِكُونَ (So when you want to recite the Qur'an, seek refuge with Allah from Shaytan, the outcast (the cursed one). Verily, he has no power over those who believe and put their trust only in their Lord (Allah). His power is only over those who obey and follow him (Satan), and those who join partners with Him.) (16:98-100). Seeking Refuge before reciting the Qur'an Allah said, فَإِذَا قَرَأْتَ الْقُرْءَانَ فَاسْتَعِذْ بِاللَّهِ مِنَ الشَّيْطَـنِ الرَّجِيمِ (So when you want to recite the Qur'an, seek refuge with Allah from Shaytan, the outcast (the cursed one).) meaning, before you recite the Qur'an. Similarly, Allah said, إِذَا قُمْتُمْ إِلَى الصَّلوةِ فاغْسِلُواْ وُجُوهَكُمْ وَأَيْدِيَكُمْ (When you intend to offer As-Salah (the prayer), wash your faces and your hands (forearms)) (5:6) meaning, before you stand in prayer, as evident by the Hadiths that we mentioned. Imam Ahmad recorded that Abu Sa`id Al-Khudri said, "When the Messenger of Allah ﷺ would stand up in prayer at night, he would start his prayer with the Takbir (saying "Allahu Akbar"; Allah is Greater) and would then supplicate, «سُبْحَانَكَ اللَّهُمَّ وَبِحَمْدِكَ، وَتَبَارَكَ اسْمُكَ، وَتَعَالَى جَدُّكَ، وَلَا إِلَهَ غَيْرُكَ» (All praise is due to You, O Allah, and also the thanks. Blessed be Your Name, Exalted be Your sovereignty, and there is no deity worthy of worship except You.) He would then say thrice, «لَا إِلَهَ إِلَّا اللهُ» (There is no deity worthy of worship except Allah,). He would then say, «أَعُوذُ بِاللهِ السَّمِيعِ الْعَلِيمِ مِنَ الشَّيْطَانِ الرَّجِيمِ مِنْ هَمْزَهِ وَنَفْخِهِ وَنَفْثِهِ» (I seek refuge with Allah, the Hearing, the Knowing, from the cursed Satan, from his coercion, lures to arrogance and poems.)." The four collectors of the Sunan recorded this Hadith, which At-Tirmidhi considered the most famous Hadith on this subject. Abu Dawud and Ibn Majah recorded that Jubayr bin Mut`im said that his father said, "When the Messenger of Allah ﷺ started the prayer, he said, «اللهُ أَكْبَرُ كَبِيرًا ثَلَاثًا الْحَمْدُ للهِ كَثِيرًا ثَلَاثًا سُبْحَانَ اللهِ بُكْرَةً وَأَصِيلًا ثَلَاثًا اللَّهُمَّ إِنِّي أَعُوذُ بِكَ مِنَ الشَّيْطَانِ الرَّجِيمِ مِنْ هَمْزِهِ وَنَفْخِهِ وَنَفْثِهِ» (Allah is the Greater, truly the Greatest (thrice); all praise is due to Allah always (thrice); and all praise is due to Allah day and night (thrice). O Allah! I seek refuge with You from the cursed Satan, from his Hamz, Nafkh and Nafth.)." `Amr said, "The Hamz means asphyxiation, the Nafkh means arrogance, and the Nafth means poetry." Also, Ibn Majah recorded that `Ali bin Al-Mundhir said that Ibn Fudayl narrated that `Ata' bin As-Sa'ib said that Abu `Abdur-Rahman As-Sulami said that Ibn Mas`ud said that the Prophet ﷺ said, «اللَّهُمَّ إِنِّي أَعُوذُ بِكَ مِنَ الشَّيطَانِ الرَجِيمِ وَهَمْزِهِ وَنَفْخِهِ وَنَفْثِهِ» (O Allah! I seek refuge with You from the cursed devil, from his Hamz, Nafkh and Nafth.) He said, "The Hamz means death, the Nafkh means arrogance, and the Nafth means poetry." Seeking Refuge with Allah when One is Angry In his Musnad, Al-Hafiz Abu Ya`la Ahmad bin `Ali bin Al-Muthanna Al-Mawsili reported that Ubayy bin Ka`b said, "Two men disputed with each other in the presence of the Messenger of Allah ﷺ and the nose of one of them became swollen because of extreme anger. The Messenger of Allah ﷺ said, «إِنِّي لَأَعْلَمُ شَيْئًا لَوْ قَالَهُ لَذَهَبَ عَنْهُ مَا يَجِدُ: أَعُوذُ بِاللهِ مِنَ الشَّيْطَانِ الرَّجِيمِ» (I know of some words that if he said them, what he feels will go away, 'I seek refuge with Allah from the cursed Satan.')" An-Nasa'i also recorded this Hadith in his book, Al-Yawm wal-Laylah. Al-Bukhari recorded that Sulayman bin Surad said, "Two men disputed in the presence of the Prophet while we were sitting with him. One of them was cursing the other fellow and his face turned red due to anger. The Prophet said, «إِنِّي لَأَعْلَمُ كَلِمَةً لَوْ قَالَهَا لَذَهَبَ عَنْهُ مَا يَجِدُ، لَوْ قَالَ: أَعُوذُ بِاللهِ مِنَ الشَّيْطَانِ الرَّجِيمِ» (I know of a statement which if he said it, will make what he feels disappear, `I seek refuge with Allah from the cursed Satan.') They said to the man, `Do you not hear what the Messenger of Allah ﷺ is saying' He said, `I am not insane."' Also, Muslim, Abu Dawud and An-Nasa'i recorded this Hadith. There are many other Hadiths about seeking refuge with Allah. One can find this subject in the books on supplication and the virtues of righteous, good deeds. Is the Isti`adhah (seeking Refuge) required The majority of the scholars state that reciting the Isti`adhah (in the prayer and when reciting the Qur'an) is recommended and not required, and therefore, not reciting it does not constitute a sin. However, Ar-Razi recorded that `Ata' bin Abi Rabah said that the Isti`adhah is required in the prayer and when one reads the Qur'an. In support of `Ata's statement, Ar-Razi relied upon the apparent meaning of the Ayah, فَاسْتَعِذْ (Then seek refuge.) He said that the Ayah contains a command that requires implementation. Also, the Prophet always said the Isti`adhah. In addition, the Isti`adhah wards off the evil of Satan, which is necessary, the rule is that the means needed to implement a requirement of the religion is itself also required. And when one says, "I seek refuge with Allah from the cursed devil." Then this will suffice. Virtues of the Isti`adhah The Isti`adhah cleanses the mouth from the foul speech that it has indulged in. It also purifies the mouth and prepares it to recite the speech of Allah. Further, the Isti`adhah entails seeking Allah's help and acknowledging His ability to do everything. The Isti`adhah also affirms the servant's meekness, weakness and inability to face the enemy of his inner evil, whom Allah alone, Who created this enemy, is able to repel and defeat. This enemy does not accept kindness, unlike the human enemy. There are three Ayat in the Qur'an that affirm this fact. Also, Allah said, إِنَّ عِبَادِى لَيْسَ لَكَ عَلَيْهِمْ سُلْطَـنٌ وَكَفَى بِرَبِّكَ وَكِيلاً (Verily, My servants (i.e. the true believers of Islamic Monotheism) ـ you have no authority over them. And sufficient is your Lord as a Guardian.) (17:65). We should state here that the believers, whom the human enemies kill, become martyrs, while those who fall victim to the inner enemy - Satan - become bandits. Further, the believers who are defeated by the apparent enemy - disbelievers - gain a reward, while those defeated by the inner enemy earn a sin and become misguided. Since Satan sees man where man cannot see him, it is befitting that the believers seek refuge from Satan with Whom Satan cannot see. The Isti`adhah is a form of drawing closer to Allah and seeking refuge with Him from the evil of every evil creature. What does Isti`adhah mean Isti`adhah means, "I seek refuge with Allah from the cursed Satan so that he is prevented from affecting my religious or worldly affairs, or hindering me from adhering to what I was commanded, or luring me into what I was prohibited from." Indeed, only Allah is able to prevent the evil of Satan from touching the son of Adam. This is why Allah allowed us to be lenient and kind with the human devil, so that his soft nature might cause him to refrain from the evil he is indulging in. However, Allah required us to seek refuge with Him from the evil of Satan, because he neither accepts bribes nor does kindness affect him, for he is pure evil. Thus, only He Who created Satan is able to stop his evil. This meaning is reiterated in only three Ayat in the Qur'an. Allah said in Surat Al-A`raf, خُذِ الْعَفْوَ وَأْمُرْ بِالْعُرْفِ وَأَعْرِض عَنِ الْجَـهِلِينَ (Show forgiveness, enjoin what is good, and turn away from the foolish (i.e. don't punish them).) (7:199) This is about dealing with human beings. He then said in the same Surah, وَإِمَّا يَنَزَغَنَّكَ مِنَ الشَّيْطَـنِ نَزْغٌ فَاسْتَعِذْ بِاللَّهِ إِنَّهُ سَمِيعٌ عَلِيمٌ (And if an evil whisper comes to you from Shaytan, then seek refuge with Allah. Verily, He is Hearing, Knowing (7: 200).) Allah also said in Surat Al-Mu'minun, ادْفَعْ بِالَّتِى هِىَ أَحْسَنُ السَّيِّئَةَ نَحْنُ أَعْلَمُ بِمَا يَصِفُونَ - وَقُلْ رَّبِّ أَعُوذُ بِكَ مِنْ هَمَزَاتِ الشَّيـطِينِ - وَأَعُوذُ بِكَ رَبِّ أَن يَحْضُرُونِ (Repel evil with that which is better. We are Best-Acquainted with the things they utter. And say: "My Lord! I seek refuge with You from the whisperings (suggestions) of the Shayatin (devils). And I seek refuge with You, My Lord! lest they should come near me." (23:96-98).) Further, Allah said in Surat As-Sajdah, وَلاَ تَسْتَوِى الْحَسَنَةُ وَلاَ السَّيِّئَةُ ادْفَعْ بِالَّتِى هِىَ أَحْسَنُ فَإِذَا الَّذِى بَيْنَكَ وَبَيْنَهُ عَدَاوَةٌ كَأَنَّهُ وَلِىٌّ حَمِيمٌ - وَمَا يُلَقَّاهَا إِلاَّ الَّذِينَ صَبَرُواْ وَمَا يُلَقَّاهَآ إِلاَّ ذُو حَظِّ عَظِيمٍ - وَإِمَّا يَنزَغَنَّكَ مِنَ الشَّيْطَـنِ نَزْغٌ فَاسْتَعِذْ بِاللَّهِ إِنَّهُ هُوَ السَّمِيعُ الْعَلِيمُ (The good deed and the evil deed cannot be equal. Repel (the evil) with one which is better, then verily he, between whom and you there was enmity, (will become) as though he was a close friend. But none is granted it (the above quality) except those who are patient ـ and none is granted it except the owner of the great portion (of happiness in the Hereafter, i.e. Paradise and of a high moral character) in this world. And if an evil whisper from Shaytan tries to turn you away (from doing good), then seek refuge in Allah. Verily, He is the Hearing, the Knowing) (41:34-36). Why the Devil is called Shaytan In the Arabic language, Shaytan is derived from Shatana, which means the far thing. Hence, the Shaytan has a different nature than mankind, and his sinful ways are far away from every type of righteousness. It was also said that Shaytan is derived from Shata, (literally `burned'), because it was created from fire. Some scholars said that both meanings are correct, although they state that the first meaning is more plausible. Further, Siybawayh (the renowned Arab linguistic) said, "The Arabs say, `So-and-so has Tashaytan,' when he commits the act of the devils. If Shaytan was derived from Shata, they would have said, Tashayyata (rather than Tashaytan)." Hence, Shaytan is derived from the word that means, far away. This is why they call those who are rebellious (or mischievous) from among the Jinns and mankind a `Shaytan'. Allah said, وَكَذَلِكَ جَعَلْنَا لِكُلِّ نِبِىٍّ عَدُوّاً شَيَـطِينَ الإِنْسِ وَالْجِنِّ يُوحِى بَعْضُهُمْ إِلَى بَعْضٍ زُخْرُفَ الْقَوْلِ غُرُوراً (And so We have appointed for every Prophet enemies ـ Shayatin (devils) among mankind and Jinn, inspiring one another with adorned speech as a delusion (or by way of deception)) (6:112). In addition, the Musnad by Imam Ahmad records that Abu Dharr said that the Messenger of Allah ﷺ said, «يَا أَبَا ذَرَ تَعَوَّذْ بِاللهِ مِنْ شَيَاطِينِ الْإِنْسِ وَالْجِنِّ» (O Abu Dharr! Seek refuge with Allah from the devils of mankind and the Jinns.) Abu Dharr said, "I asked him , `Are there human devils' He said, (Yes.)" Furthermore, it is recorded in Sahih Muslim that Abu Dharr said that the Messenger of Allah ﷺ said, «يَقْطَعُ الصَّلَاةَ الْمَرْأَةُ وَالْحِمَارُ وَالْكَلْبُ الْأَسْوَدُ» (The woman, the donkey and the black dog interrupt the prayer (if they pass in front of those who do not pray behind a Sutrah, i.e. a barrier).) Abu Dharr said, "I said, `What is the difference between the black dog and the red or yellow dog' He said, «الْكَلْبُ الْأَسْوَدُ شَيْطَانٌ» (The black dog is a devil.)." Also, Ibn Jarir At-Tabari recorded that `Umar bin Al-Khattab once rode a Berthawn (huge camel) which started to proceed arrogantly. `Umar kept striking the animal, but the animal kept walking in an arrogant manner. `Umar dismounted the animal and said, "By Allah! You have carried me on a Shaytan. I did not come down from it until after I had felt something strange in my heart." This Hadith has an authentic chain of narrators. The Meaning of Ar-Rajim Ar-Rajim means, being expelled from all types of righteousness. Allah said, وَلَقَدْ زَيَّنَّا السَّمَآءَ الدُّنْيَا بِمَصَـبِيحَ وَجَعَلْنَـهَا رُجُوماً لِّلشَّيَـطِينِ (And indeed We have adorned the nearest heaven with lamps, and We have made such lamps Rujuman (as missiles) to drive away the Shayatin (devils)) (67:5). Allah also said, إِنَّا زَيَّنَّا السَّمَآءَ الدُّنْيَا بِزِينَةٍ الْكَوَكِبِ - وَحِفْظاً مِّن كُلِّ شَيْطَـنٍ مَّارِدٍ - لاَّ يَسَّمَّعُونَ إِلَى الْمَلإِ الاٌّعْلَى وَيُقْذَفُونَ مِن كُلِّ جَانِبٍ - دُحُوراً وَلَهُمْ عَذابٌ وَاصِبٌ - إِلاَّ مَنْ خَطِفَ الْخَطْفَةَ فَأَتْبَعَهُ شِهَابٌ ثَاقِبٌ (Verily, We have adorned the near heaven with the stars (for beauty). And to guard against every rebellious devil. They cannot listen to the higher group (angels) for they are pelted from every side. Outcast, and theirs is a constant (or painful) torment. Except such as snatch away something by stealing, and they are pursued by a flaming fire of piercing brightness) (37:6-10). Further, Allah said, وَلَقَدْ جَعَلْنَا فِى السَّمَاءِ بُرُوجًا وَزَيَّنَّـهَا لِلنَّـظِرِينَ - وَحَفِظْنَـهَا مِن كُلِّ شَيْطَـنٍ رَّجِيمٍ - إِلاَّ مَنِ اسْتَرَقَ السَّمْعَ فَأَتْبَعَهُ شِهَابٌ مُّبِينٌ (And indeed, We have put the big stars in the heaven and We beautified it for the beholders. And We have guarded it (near heaven) from every Shaytan Rajim (outcast Shaytan). Except him (devil) who steals the hearing then he is pursued by a clear flaming fire.) (15:16-18). There are several similar Ayat. It was also said that Rajim means, the person who throws or bombards things, because the devil throws doubts and evil thoughts in people's hearts. The first meaning is more popular and accurate. Bismillah is the First Ayah of Al-Fatihah The Companions started the Book of Allah with Bismillah: The scholars also agree that Bismillah is a part of an Ayah in Surat An-Naml (chapter 27). They disagree over whether it is a separate Ayah before every Surah, or if it is an Ayah, or a part of an Ayah, included in every Surah where the Bismillah appears in its beginning. Ad-Daraqutni also recorded a Hadith from Abu Hurayrah from the Prophet that supports this Hadith by Ibn Khuzaymah. Also, similar statements were attributed to `Ali, Ibn `Abbas and others. The opinion that Bismillah is an Ayah of every Surah, except Al-Bara'ah (chapter 9), was attributed to (the Companions) Ibn `Abbas, Ibn `Umar, Ibn Az-Zubayr, Abu Hurayrah and `Ali. This opinion was also attributed to the Tabi`in: `Ata', Tawus, Sa`id bin Jubayr, Makhul and Az-Zuhri. This is also the view of `Abdullah bin Al-Mubarak, Ash-Shafi`i, Ahmad bin Hanbal, (in one report from him) Ishaq bin Rahwayh and Abu `Ubayd Al-Qasim bin Salam. On the other hand, Malik, Abu Hanifah and their followers said that Bismillah is not an Ayah in Al-Fatihah or any other Surah. Dawud said that it is a separate Ayah in the beginning of every Surah, not part of the Surah itself, and this opinion was also attributed to Ahmad bin Hanbal. Basmalah aloud in the Prayer As for Basmalah aloud during the prayer, those who did not agree that it is a part of Al-Fatihah, state that the Basmalah should not be aloud. The scholars who stated that Bismillah is a part of every Surah (except chapter 9) had different opinions; some of them, such as Ash-Shafi`i, said that one should recite Bismillah with Al-Fatihah aloud. This is also the opinion of many among the Companions, the Tabi`in and the Imams of Muslims from the Salaf and the later generations. For instance, this is the opinion of Abu Hurayrah, Ibn `Umar, Ibn `Abbas, Mu`awiyah, `Umar and `Ali - according to Ibn `Abdul-Barr and Al-Bayhaqi. Also, the Four Khalifahs - as Al-Khatib reported - were said to have held this view although the report from them is contradicted. The Tabi`in scholars who gave this Tafsir include Sa`id bin Jubayr, `Ikrimah, Abu Qilabah, Az-Zuhri, `Ali bin Al-Hasan, his son Muhammad, Sa`id bin Al-Musayyib, `Ata', Tawus, Mujahid, Salim, Muhammad bin Ka`b Al-Qurazi, Abu Bakr bin Muhammad bin `Amr bin Hazm, Abu Wa'il, Ibn Sirin, Muhammad bin Al-Munkadir, `Ali bin `Abdullah bin `Abbas, his son Muhammad, Nafi` the freed slave of Ibn `Umar, Zayd bin Aslam, `Umar bin `Abdul-Aziz, Al-Azraq bin Qays, Habib bin Abi Thabit, Abu Ash-Sha`tha', Makhul and `Abdullah bin Ma`qil bin Muqarrin. Also, Al-Bayhaqi added `Abdullah bin Safwan, and Muhammad bin Al-Hanafiyyah to this list. In addition, Ibn `Abdul-Barr added `Amr bin Dinar. The proof that these scholars relied on is that, since Bismillah is a part of Al-Fatihah, it should be recited aloud like the rest of Al-Fatihah. Also, An-Nasa'i recorded in his Sunan, Ibn Hibban and Ibn Khuzaymah in their Sahihs and Al-Hakim in the Mustadrak, that Abu Hurayrah once performed the prayer and recited Bismillah aloud. After he finished the prayer, he said, "Among you, I perform the prayer that is the closest to the prayer of the Messenger of Allah ﷺ ." Ad-Daraqutni, Al-Khatib and Al-Bayhaqi graded this Hadith Sahih Furthermore, in Sahih Al-Bukhari it is recorded that Anas bin Malik was asked about the recitation of the Prophet . He said, "His recitation was unhurried." He then demonstrated that and recited, while lengthening the recitation of Bismillah Ar-Rahman Ar-Rahim, Also, in the Musnad of Imam Ahmad, the Sunan of Abu Dawud, the Sahih of Ibn Hibban and the Mustadrak of Al-Hakim - it is recorded that Umm Salamah said, "The Messenger of Allah ﷺ used to distinguish each Ayah during his recitation, بِسْمِ اللَّهِ الرَّحْمَـنِ الرَّحِيمِ - الْحَمْدُ للَّهِ رَبِّ الْعَـلَمِينَ - الرَّحْمَـنِ الرَّحِيمِ - مَـلِكِ يَوْمِ الدِّينِ (In the Name of Allah, the Most Gracious, the Most Merciful. All praise and thanks be to Allah, the Lord of all that exists, the Most Gracious, the Most Merciful. The Owner of the Day of Recompense.)" Ad-Daraqutni graded the chain of narration for this Hadith Sahih Furthermore, Imam Abu `Abdullah Ash-Shafi`i and Al-Hakim in his Mustadrak, recorded that Mu`awiyah led the prayer in Al-Madinah and did not recite the Bismillah. The Muhajirin who were present at that prayer criticized that. When Mu`awiyah led the following prayer, he recited the Bismillah aloud. The Hadiths mentioned above provide sufficient proof for the opinion that the Bismillah is recited aloud. As for the opposing evidences and the scientific analysis of the narrations mentioned their weaknesses or otherwise it is not our desire to discuss this subject at this time. Other scholars stated that the Bismillah should not be recited aloud in the prayer, and this is the established practice of the Four Khalifahs, as well as `Abdullah bin Mughaffal and several scholars among the Tabi`in and later generations. It is also the Madhhab (view) of Abu Hanifah, Ath-Thawri and Ahmad bin Hanbal. Imam Malik stated that the Bismillah is not recited aloud or silently. This group based their view upon what Imam Muslim recorded that `A'ishah said that the Messenger of Allah ﷺ used to start the prayer by reciting the Takbir (Allahu Akbar; Allah is Greater) and then recite, الْحَمْدُ للَّهِ رَبِّ الْعَـلَمِينَ (All praise and thanks be to Allah, the Lord of all that exists.) (Ibn Abi Hatim 1:12). Also, the Two Sahihs recorded that Anas bin Malik said, "I prayed behind the Prophet ﷺ, Abu Bakr, `Umar and `Uthman and they used to start their prayer with, الْحَمْدُ للَّهِ رَبِّ الْعَـلَمِينَ (All praise and thanks be to Allah, the Lord of all that exists.) Muslim added, "And they did not mention, بِسْمِ اللَّهِ الرَّحْمَـنِ الرَّحِيمِ (In the Name of Allah, the Most Gracious, the Most Merciful) whether in the beginning or the end of the recitation." Similar is recorded in the Sunan books from `Abdullah bin Mughaffal, may Allah be pleased with him. These are the opinions held by the respected Imams, and their statements are similar in that they agree that the prayer of those who recite Al-Fatihah aloud or in secret is correct. All the favor is from Allah. The Virtue of Al-Fatihah Imam Ahmad recorded in his Musnad, that a person who was riding behind the Prophet ﷺ said, "The Prophet's animal tripped, so I said, `Cursed Shaytan.' The Prophet said, «لَا تَقُلْ: تَعِسَ الشَّيْطَانُ، فَإِنَّكَ إِذَا قُلْتَ: تَعِسَ الشَّيْطَانُ، تَعَاظَمَ وَقَالَ: بِقُوَّتِي صَرَعْتُهُ، وَإِذَا قُلْتَ: بِاسْمِ اللهِ تَصَاغَرَ حَتى يَصِيرَ مِثْلَ الذُبَابِ» (Do not say, 'Cursed Shaytan,' for if you say these words, Satan becomes arrogant and says, 'With my strength I made him fall.' When you say, 'Bismillah,' Satan will become as small as a fly.) Further, An-Nasa'i recorded in his book Al-Yawm wal-Laylah, and also Ibn Marduwyah in his Tafsir that Usamah bin `Umayr said, "I was riding behind the Prophet ﷺ..." and he mentioned the rest of the above Hadith. The Prophet ﷺ said in this narration, «لَا تَقُلْ هكَذَا فَإِنَّهُ يَتَعَاظَمُ حَتَّى يَكُونَ كَالْبَيْتِ، وَلكِنْ قُلْ: بِسْمِ اللهِ، فَإنَّهُ يَصْغَرُ حَتَّى يَكُونَ كَالذُبَابَةِ» (Do not say these words, because then Satan becomes larger; as large as a house. Rather, say, 'Bismillah,' because Satan then becomes as small as a fly.) This is the blessing of reciting Bismillah. Basmalah is recommended before performing any Deed Basmalah (reciting Bismillah) is recommended before starting any action or deed. For instance, Basmalah is recommended before starting a Khutbah (speech). The Basmalah is also recommended before one enters the place where he wants to relieve himself, there is a Hadith concerning this practice. Further, Basmalah is recommended at the beginning of ablution, for Imam Ahmad and the Sunan compilers recorded that Abu Hurayrah, Sa`id bin Zayd and Abu Sa`id narrated from the Prophet ﷺ, «لَا وُضُوءَ لِمَنْ لَمْ يَذْكُرِ اسْمَ اللهِ عَلَيْهِ» (There is no valid ablution for he who did not mention Allah's Name in it.) This Hadith is Hasan (good). Also, the Basmalah is recommended before eating, for Muslim recorded in his Sahih that the Messenger of Allah ﷺ said to `Umar bin Abi Salamah while he was a child under his care, «قُلْ بِسْمِ اللهِ وَكُلْ بِيَمِينِكَ وَكُلْ مِمَّا يَلِيكَ» (Say Bismillah, eat with your right hand and eat from whatever is next to you.) Some of the scholars stated that Basmalah before eating is obligatory. Basmalah before having sexual intercourse is also recommended. The Two Sahihs recorded that Ibn `Abbas said that the Messenger of Allah ﷺ said, «لَوْ أَنَّ أَحَدَكُمْ إِذَا أَرَادَ أَنْ يَأْتِيَ أَهْلَهُ قَالَ: بِسْمِ اللهِ اللَهُمَّ جَنِّبْنَا الشَّيْطَانَ وَجَنِّبِ الشَّيْطَانَ مَا رَزَقْتَنَا،فَإنَّهُ إِنْ يُقَدَّرْ بَيْنَهُمَا وَلَدٌ لَمْ يَضُرَّهُ الشَّيْطَانُ أَبَدًا» (If anyone of you before having sexual relations with his wife says, 'In the Name of Allah. O Allah! Protect us from Satan and also protect what you grant us (meaning the coming offspring) from Satan,' and if it is destined that they should have a child then, Satan will never be able to harm that child.) The Meaning of "Allah" Allah is the Name of the Lord, the Exalted. It is said that Allah is the Greatest Name of Allah, because it is referred to when describing Allah by the various attributes. For instance, Allah said, هُوَ اللَّهُ الَّذِى لاَ إِلَـهَ إِلاَّ هُوَ عَالِمُ الْغَيْبِ وَالشَّهَـدَةِ هُوَ الرَّحْمَـنُ الرَّحِيمُ - هُوَ اللَّهُ الَّذِى لاَ إِلَـهَ إِلاَّ هُوَ الْمَلِكُ الْقُدُّوسُ السَّلَـمُ الْمُؤْمِنُ الْمُهَيْمِنُ الْعَزِيزُ الْجَبَّارُ الْمُتَكَبِّرُ سُبْحَـنَ اللَّهِ عَمَّا يُشْرِكُونَ - هُوَ اللَّهُ الْخَـلِقُ الْبَارِىءُ الْمُصَوِّرُ لَهُ الاٌّسْمَآءُ الْحُسْنَى يُسَبِّحُ لَهُ مَا فِى السَّمَـوَتِ وَالاٌّرْضِ وَهُوَ الْعَزِيزُ الْحَكِيمُ (He is Allah, beside Whom La ilaha illa Huwa (none has the right to be worshipped but He) the Knower of the unseen and the seen. He is the Most Gracious, the Most Merciful. He is Allah, beside Whom La ilaha illa Huwa, the King, the Holy, the One free from all defects, the Giver of security, the Watcher over His creatures, the Almighty, the Compeller, the Supreme. Glory be to Allah! (High is He) above all that they associate as partners with Him. He is Allah, the Creator, the Inventor of all things, the Bestower of forms. To Him belong the Best Names. All that is in the heavens and the earth glorify Him. And He is the Almighty, the Wise) (59:22-24). Hence, Allah mentioned several of His Names as Attributes for His Name Allah. Similarly, Allah said, وَللَّهِ الأَسْمَآءُ الْحُسْنَى فَادْعُوهُ بِهَا (And (all) the Most Beautiful Names belong to Allah, so call on Him by them) (7:180), and, قُلِ ادْعُواْ اللَّهَ أَوِ ادْعُواْ الرَّحْمَـنَ أَيًّا مَّا تَدْعُواْ فَلَهُ الاٌّسْمَآءَ الْحُسْنَى (Say (O Muhammad ﷺ :) "Invoke Allah or invoke the Most Gracious (Allah), by whatever name you invoke Him (it is the same), for to Him belong the Best Names.") (17:110) Also, the Two Sahihs recorded that Abu Hurayrah said that the Messenger of Allah ﷺ said, «إِنَّ للهِ تِسْعَةً وَتِسْعِينَ اسْمًا، مِائَةً إِلَا وَاحِدًا، مَنْ أَحْصَاهَا دَخَلَ الْجَنَّةَ» (Allah has ninety-nine Names, one hundred minus one, whoever counts (and preserves) them, will enter Paradise.) These Names were mentioned in a Hadith recorded by At-Tirmidhi and Ibn Majah, and there are several differences between these two narrations. The Meaning of Ar-Rahman Ar-Rahim - the Most Gracious, the Most Merciful Ar-Rahman and Ar-Rahim are two names derived from Ar-Rahmah (the mercy), but Rahman has more meanings that pertain to mercy than Ar-Rahim. There is a statement by Ibn Jarir that indicates that there is a consensus on this meaning. Further, Al-Qurtubi said, "The proof that these names are derived (from Ar-Rahmah), is what At-Tirmidhi recorded - and graded Sahih from `Abdur-Rahman bin `Awf that he heard the Messenger of Allah ﷺ say, «قَالَ اللهُ تَعَالى: أَنَا الرَّحْمنُ خَلَقْتُ الرَّحِمَ وَشَقَقْتُ لَهَا اسْمًا مِنِ اسْمِي، فَمَنْ وَصَلَهَا وَصَلْتُهُ وَمَنْ قَطَعَها قَطَعْتُهُ» (Allah the Exalted said, 'I Am Ar-Rahman. I created the Raham (womb, i.e. family relations) and derived a name for it from My Name. Hence, whoever keeps it, I will keep ties to him, and whoever severs it, I will sever ties with him.') He then said, "This is a text that indicates the derivation." He then said, "The Arabs denied the name Ar-Rahman, because of their ignorance about Allah and His attributes." Al-Qurtubi said, "It was said that both Ar-Rahman and Ar-Rahim have the same meaning, such as the words Nadman and Nadim, as Abu `Ubayd has stated. Abu `Ali Al-Farisi said, `Ar-Rahman, which is exclusively for Allah, is a name that encompasses every type of mercy that Allah has. Ar-Rahim is what effects the believers, for Allah said, وَكَانَ بِالْمُؤْمِنِينَ رَحِيماً (And He is ever Rahim (merciful) to the believers.)' (33:43) Also, Ibn `Abbas said - about Ar-Rahman and Ar-Rahim, `They are two soft names, one of them is softer than the other (meaning it carries more implications of mercy)."' Ibn Jarir said; As-Surri bin Yahya At-Tamimi narrated to me that `Uthman bin Zufar related that Al-`Azrami said about Ar-Rahman and Ar-Rahim, "He is Ar-Rahman with all creation and Ar-Rahim with the believers." Hence. Allah's statements, ثُمَّ اسْتَوَى عَلَى الْعَرْشِ الرَّحْمَـنُ (Then He rose over (Istawa) the Throne (in a manner that suits His majesty), Ar-Rahman) (25:59),) and, الرَّحْمَـنُ عَلَى الْعَرْشِ اسْتَوَى (Ar-Rahman (Allah) rose over (Istawa) the (Mighty) Throne (in a manner that suits His majesty).) (20:5) Allah thus mentioned the Istawa - rising over the Throne - along with His Name Ar-Rahman, to indicate that His mercy encompasses all of His creation. Allah also said, وَكَانَ بِالْمُؤْمِنِينَ رَحِيماً (And He is ever Rahim (merciful) to the believers), thus encompassing the believers with His Name Ar-Rahim. They said, "This testifies to the fact that Ar-Rahman carries a broader scope of meanings pertaining to the mercy of Allah with His creation in both lives. Meanwhile, Ar-Rahim is exclusively for the believers." Yet, we should mention that there is a supplication that reads, «رَحْمنَ الدُّنْيَا وَالْآخِرَةِ وَرَحِيمَهُمَا» (The Rahman and the Rahim of this life and the Hereafter) Allah's Name Ar-Rahman is exclusively His. For instance, Allah said, قُلِ ادْعُواْ اللَّهَ أَوِ ادْعُواْ الرَّحْمَـنَ أَيًّا مَّا تَدْعُواْ فَلَهُ الاٌّسْمَآءَ الْحُسْنَى (Say (O Muhammad ﷺ ): "Invoke Allah or invoke Ar-Rahman (Allah), by whatever name you invoke Him (it is the same), for to Him belong the Best Names) (17:110),) and, وَاسْئلْ مَنْ أَرْسَلْنَا مِن قَبْلِكَ مِن رُّسُلِنَآ أَجَعَلْنَا مِن دُونِ الرَّحْمَـنِ ءَالِهَةً يُعْبَدُونَ (And ask (O Muhammad ﷺ ) those of Our Messengers whom We sent before you: "Did We ever appoint alihah (gods) to be worshipped besides Ar-Rahman (Most Gracious, Allah)") (43:45). Further, when Musaylimah the Liar called himself the Rahman of Yamamah, Allah made him known by the name `Liar' and exposed him. Hence, whenever Musaylimah is mentioned, he is described as `the Liar'. He became an example for lying among the residents of the cities and villages and the residents of the deserts, the bedouins. Therefore, Allah first mentioned His Name - Allah - that is exclusively His and described this Name by Ar-Rahman, which no one else is allowed to use, just as Allah said, قُلِ ادْعُواْ اللَّهَ أَوِ ادْعُواْ الرَّحْمَـنَ أَيًّا مَّا تَدْعُواْ فَلَهُ الاٌّسْمَآءَ الْحُسْنَى (Say (O Muhammad ﷺ): "Invoke Allah or invoke Ar-Rahman (Allah), by whatever name you invoke Him (it is the same), for to Him belong the Best Names.") (17:110) Only Musaylimah and those who followed his misguided ways described Musaylimah by Ar-Rahman. As for Allah's Name Ar-Rahim, Allah has described others by it. For instance, Allah said, لَقَدْ جَآءَكُمْ رَسُولٌ مِّنْ أَنفُسِكُمْ عَزِيزٌ عَلَيْهِ مَا عَنِتُّمْ حَرِيصٌ عَلَيْكُمْ بِالْمُؤْمِنِينَ رَءُوفٌ رَّحِيمٌ (Verily, there has come unto you a Messenger (Muhammad ﷺ ) from amongst yourselves (i.e. whom you know well). It grieves him that you should receive any injury or difficulty. He (Muhammad ﷺ) is anxious over you (to be rightly guided) for the believers (he is) kind (full of pity), and Rahim (merciful)) (9:128). Allah has also described some of His creation using some of His other Names. For instance, Allah said, إِنَّا خَلَقْنَا الإِنسَـنَ مِن نُّطْفَةٍ أَمْشَاجٍ نَّبْتَلِيهِ فَجَعَلْنَـهُ سَمِيعاً بَصِيراً (Verily, We have created man from Nutfah (drops) of mixed semen (sexual discharge of man and woman), in order to try him, so We made him hearer (Sami`) and seer (Basir) (76:2). In conclusion, there are several of Allah's Names that are used as names for others besides Allah. Further, some of Allah's Names are exclusive for Allah alone, such as Allah, Ar-Rahman, Al-Khaliq (the Creator), Ar-Raziq (the Sustainer), and so forth. Hence, Allah started the Tasmiyah (meaning, `In the Name of Allah, Most Gracious Most Merciful') with His Name, Allah, and described Himself as Ar-Rahman, (Most Gracious) which is softer and more general than Ar-Rahim. The most honorable Names are mentioned first, just as Allah did here. A Hadith narrated by Umm Salamah stated that the recitation of the Messenger of Allah ﷺ was slow and clear, letter by letter, بِسْمِ اللَّهِ الرَّحْمَـنِ الرَّحِيمِ - الْحَمْدُ للَّهِ رَبِّ الْعَـلَمِينَ - الرَّحْمَـنِ الرَّحِيمِ - مَـلِكِ يَوْمِ الدِّينِ (In the Name of Allah, the Most Gracious, the Most Merciful. All the praises and thanks be to Allah, the Lord of all that exists. The Most Gracious, the Most Merciful. The Owner of the Day of Recompense) (1:1-4). And this is how a group of scholars recite it. Others connected the recitation of the Tasmiyah to Al-Hamd.
📜 Texte arabe source

القول في تأويل الاستعاذة

تأويل قوله : ( أعوذ ) .

قال أبو جعفر : والاستعاذة : الاستجارة . وتأويل قول القائل : ( أعوذ بالله من الشيطان الرجيم ) أستجير بالله - دون غيره من سائر خلقه - من الشيطان أن يضرني في ديني ، أو يصدني عن حق يلزمني لربي .

تأويل قوله : ( من الشيطان )

قال أبو جعفر : والشيطان ، في كلام العرب : كل متمرد من الجن والإنس والدواب وكل شيء . وكذلك قال ربنا جل ثناؤه : ( وكذلك جعلنا لكل نبي عدوا شياطين الإنس والجن ) [ سورة الأنعام : 112 ] ، فجعل من الإنس شياطين ، مثل الذي جعل من الجن .

وقال عمر بن الخطاب رحمة الله عليه ، وركب برذونا فجعل يتبختر به ، فجعل يضربه فلا يزداد إلا تبخترا ، فنزل عنه ، وقال : ما حملتموني إلا على شيطان! ما نزلت عنه حتى أنكرت نفسي .

136 - حدثنا بذلك يونس بن عبد الأعلى ، قال : أنبأنا ابن وهب ، قال : أخبرني هشام بن سعد ، عن زيد بن أسلم ، عن أبيه ، عن عمر .

قال أبو جعفر : وإنما سمي المتمرد من كل شيء شيطانا ، لمفارقة أخلاقه وأفعاله أخلاق سائر جنسه وأفعاله ، وبعده من الخير . وقد قيل : إنه أخذ من [ ص: 112 ] قول القائل : شطنت داري من دارك - يريد بذلك : بعدت . ومن ذلك قول نابغة بني ذبيان :

نأت بسعاد عنك نوى شطون فبانت والفؤاد بها رهين

والنوى : الوجه الذي نوته وقصدته . والشطون : البعيد . فكأن الشيطان - على هذا التأويل - فيعال من شطن . ومما يدل على أن ذلك كذلك ، قول أمية بن أبي الصلت :

أيما شاطن عصاه عكاه ثم يلقى في السجن والأكبال

ولو كان فعلان ، من شاط يشيط ، لقال : أيما شائط ، ولكنه قال : أيما شاطن ، لأنه من "شطن يشطن ، فهو شاطن" .

تأويل قوله : ( الرجيم ) .

وأما الرجيم فهو : فعيل بمعنى مفعول ، كقول القائل : كف خضيب ، ولحية دهين ، ورجل لعين ، يريد بذلك : مخضوبة ومدهونة وملعون . وتأويل الرجيم : الملعون المشتوم . وكل مشتوم بقول رديء أو سب فهو مرجوم . وأصل الرجم الرمي ، بقول كان أو بفعل . ومن الرجم بالقول قول أبي إبراهيم لإبراهيم صلوات الله عليه : ( لئن لم تنته لأرجمنك ) [ سورة مريم : 46 ] .

وقد يجوز أن يكون قيل للشيطان رجيم ، لأن الله جل ثناؤه طرده من سماواته ، ورجمه بالشهب الثواقب [ ص: 113 ]

وقد روي عن ابن عباس ، أن أول ما نزل جبريل على النبي صلى الله عليه وسلم علمه الاستعاذة .

137 - حدثنا أبو كريب ، قال : حدثنا عثمان بن سعيد ، قال : حدثنا بشر بن عمارة ، قال : حدثنا أبو روق ، عن الضحاك ، عن عبد الله بن عباس ، قال : أول ما نزل جبريل على محمد قال : "يا محمد استعذ ، قل : أستعيذ بالسميع العليم من الشيطان الرجيم " ، ثم قال : قل : "بسم الله الرحمن الرحيم " ، ثم قال : ( اقرأ باسم ربك الذي خلق ) [ العلق : 1 ] . قال عبد الله : وهي أول سورة أنزلها الله على محمد بلسان جبريل .

فأمره أن يتعوذ بالله دون خلقه .

القول في تأويل بسم الله الرحمن الرحيم

القول في تأويل قوله : ( بسم )

قال أبو جعفر : إن الله تعالى ذكره وتقدست أسماؤه أدب نبيه محمدا صلى الله عليه وسلم بتعليمه تقديم ذكر أسمائه الحسنى أمام جميع أفعاله ، ، وتقدم إليه في وصفه بها قبل جميع مهماته ، وجعل ما أدبه به من ذلك وعلمه إياه ، منه لجميع خلقه سنة يستنون بها ، وسبيلا يتبعونه عليها ، فبه افتتاح أوائل منطقهم ، وصدور رسائلهم وكتبهم وحاجاتهم ، حتى أغنت دلالة ما ظهر من قول القائل : "بسم الله " ، على ما بطن من مراده الذي هو محذوف .

وذلك أن الباء من "بسم الله " مقتضية فعلا يكون لها جالبا ، ولا فعل معها ظاهر ، فأغنت سامع القائل "بسم الله " معرفته بمراد قائله ، عن إظهار قائل ذلك مراده قولا إذ كان كل ناطق به عند افتتاحه أمرا ، قد أحضر منطقه به - إما معه ، وإما قبله بلا فصل - ما قد أغنى سامعه عن دلالة شاهدة على الذي من أجله افتتح قيله به . فصار استغناء سامع ذلك منه عن إظهار ما حذف منه ، نظير استغنائه - إذا سمع قائلا قيل له : ما أكلت اليوم ؟ فقال : "طعاما " - عن أن يكرر المسئول مع قوله "طعاما " ، أكلت ، لما قد ظهر لديه من الدلالة على أن ذلك معناه ، بتقدم مسألة السائل إياه عما أكل . فمعقول إذا أن قول [ ص: 115 ] القائل إذا قال : "بسم الله الرحمن الرحيم " ثم افتتح تاليا سورة ، أن إتباعه "بسم الله الرحمن الرحيم " تلاوة السورة ، ينبئ عن معنى قوله : "بسم الله الرحمن الرحيم " ومفهوم به أنه مريد بذلك : أقرأ بسم الله الرحمن الرحيم . وكذلك قوله : "بسم الله " عند نهوضه للقيام أو عند قعوده وسائر أفعاله ، ينبئ عن معنى مراده بقوله "بسم الله " ، وأنه أراد بقيله "بسم الله " ، أقوم باسم الله ، وأقعد باسم الله . وكذلك سائر الأفعال .

وهذا الذي قلنا في تأويل ذلك ، هو معنى قول ابن عباس الذي : -

138 - حدثنا به أبو كريب ، قال : حدثنا عثمان بن سعيد ، قال : حدثنا بشر بن عمارة ، قال : حدثنا أبو روق ، عن الضحاك ، عن عبد الله بن عباس ، قال : إن أول ما نزل به جبريل على محمد ، قال : "يا محمد ، قل : أستعيذ بالسميع العليم من الشيطان الرجيم " ثم قال : "قل بسم الله الرحمن الرحيم " . قال : قال له جبريل : قل بسم الله يا محمد ، يقول : اقرأ بذكر الله ربك ، وقم واقعد بذكر الله .

قال أبو جعفر : فإن قال لنا قائل : فإن كان تأويل قوله "بسم الله " ما وصفت ، والجالب الباء في "بسم الله " ما ذكرت ، فكيف قيل "بسم الله " ، بمعنى أقرأ باسم الله " ، أو أقوم أو أقعد باسم الله ؟ وقد علمت أن كل قارئ كتاب الله ، فبعون الله وتوفيقه قراءته ، وأن كل قائم أو قاعد أو فاعل فعلا فبالله قيامه وقعوده وفعله . وهلا - إذ كان ذلك كذلك - قيل " بالله الرحمن الرحيم " ولم يقل "بسم الله " ؟ فإن قول القائل : أقوم وأقعد بالله الرحمن الرحيم ، أو أقرأ بالله - أوضح معنى لسامعه من قوله "بسم الله " ، إذ كان قوله أقوم "أقوم أو أقعد باسم الله " ، يوهم سامعه أن قيامه وقعوده بمعنى غير الله .

قيل له ، وبالله التوفيق : إن المقصود إليه من معنى ذلك غير ما توهمته في نفسك . وإنما معنى قوله "باسم الله " : أبدأ بتسمية الله وذكره قبل كل شيء ، [ ص: 116 ] أو أقرأ بتسميتي الله ، أو أقوم وأقعد بتسميتي الله وذكره - لا أنه يعني بقيله "بسم الله " : أقوم بالله ، أو أقرأ بالله ، فيكون قول القائل : أقرأ بالله ، أو أقوم أو أقعد بالله - أولى بوجه الصواب في ذلك من قوله "بسم الله " .

فإن قال : فإن كان الأمر في ذلك على ما وصفت ، فكيف قيل : "بسم الله " وقد علمت أن الاسم اسم ، وأن التسمية مصدر من قولك سميت ؟

قيل : إن العرب قد تخرج المصادر مبهمة على أسماء مختلفة ، كقولهم : أكرمت فلانا كرامة ، وإنما بناء مصدر "أفعلت " - إذا أخرج على فعله - "الإفعال " . وكقولهم : أهنت فلانا هوانا ، وكلمته كلاما . وبناء مصدر : "فعلت " التفعيل . ومن ذلك قول الشاعر :

أكفرا بعد رد الموت عني وبعد عطائك المائة الرتاعا

يريد : إعطائك . ومنه قول الآخر :

وإن كان هذا البخل منك سجية لقد كنت في طولي رجاءك أشعبا

يريد : في إطالتي رجاءك . ومنه قول الآخر :

أظليم إن مصابكم رجلا أهدى السلام تحية ظلم

يريد : إصابتكم . والشواهد في هذا المعنى تكثر ، وفيما ذكرنا كفاية ، لمن وفق لفهمه . [ ص: 117 ]

فإذ كان الأمر - على ما وصفنا ، من إخراج العرب مصادر الأفعال على غير بناء أفعالها - كثيرا ، وكان تصديرها إياها على مخارج الأسماء موجودا فاشيا ، فبين بذلك صواب ما قلنا من التأويل في قول القائل "بسم الله " ، أن معناه في ذلك عند ابتدائه في فعل أو قول : أبدأ بتسمية الله ، قبل فعلي ، أو قبل قولي .

وكذلك معنى قول القائل عند ابتدائه بتلاوة القرآن : "بسم الله الرحمن الرحيم " ، إنما معناه : أقرأ مبتدئا بتسمية الله ، أو أبتدئ قراءتي بتسمية الله . فجعل "الاسم " مكان التسمية ، كما جعل الكلام مكان التكليم ، والعطاء مكان الإعطاء .

وبمثل الذي قلنا من التأويل في ذلك ، روي الخبر عن عبد الله بن عباس .

139 - حدثنا أبو كريب ، قال : حدثنا عثمان بن سعيد ، قال : حدثنا بشر بن عمارة ، قال : حدثنا أبو روق ، عن الضحاك ، عن عبد الله بن عباس ، قال : أول ما نزل جبريل على محمد صلى الله عليه وسلم قال : "يا محمد ، قل : أستعيذ بالسميع العليم من الشيطان الرجيم " ، ثم قال : "قل : بسم الله الرحمن الرحيم " .

قال ابن عباس : "بسم الله " ، يقول له جبريل : يا محمد ، اقرأ بذكر الله ربك ، وقم واقعد بذكر الله .

وهذا التأويل من ابن عباس ينبئ عن صحة ما قلنا - من أنه يراد بقول القائل مفتتحا قراءته : "بسم الله الرحمن الرحيم " : أقرأ بتسمية الله وذكره ، وأفتتح القراءة بتسمية الله ، بأسمائه الحسنى وصفاته العلى - ويوضح فساد قول من زعم أن معنى ذلك من قائله : بالله الرحمن الرحيم أول كل شيء ، مع أن العباد [ ص: 118 ] إنما أمروا أن يبتدئوا عند فواتح أمورهم بتسمية الله ، لا بالخبر عن عظمته وصفاته ، كالذي أمروا به من التسمية على الذبائح والصيد ، وعند المطعم والمشرب ، وسائر أفعالهم . وكذلك الذي أمروا به من تسميته عند افتتاح تلاوة تنزيل الله ، وصدور رسائلهم وكتبهم .

ولا خلاف بين الجميع من علماء الأمة ، أن قائلا لو قال عند تذكيته بعض بهائم الأنعام "بالله " ، ولم يقل "بسم الله " ، أنه مخالف - بتركه قيل : "بسم الله " ما سن له عند التذكية من القول . وقد علم بذلك أنه لم يرد بقوله "بسم الله " "بالله " ، كما قال الزاعم أن اسم الله في قول الله : "بسم الله الرحمن الرحيم " هو الله . لأن ذلك لو كان كما زعم ، لوجب أن يكون القائل عند تذكيته ذبيحته "بالله " ، قائلا ما سن له من القول على الذبيحة . وفي إجماع الجميع على أن قائل ذلك تارك ما سن له من القول على ذبيحته - إذ لم يقل "بسم الله " - دليل واضح على فساد ما ادعى من التأويل في قول القائل : "بسم الله " ، أنه مراد به "بالله " ، وأن اسم الله هو الله .

وليس هذا الموضع من مواضع الإكثار في الإبانة عن الاسم : أهو المسمى ، أم غيره ، أم هو صفة له ؟ فنطيل الكتاب به ، وإنما هذا موضع من مواضع الإبانة عن الاسم المضاف إلى الله : أهو اسم ، أم مصدر بمعنى التسمية ؟ [ ص: 119 ] فإن قال قائل : فما أنت قائل في بيت لبيد بن ربيعة :

إلى الحول ، ثم اسم السلام عليكما ، ومن يبك حولا كاملا فقد اعتذر

فقد تأوله مقدم في العلم بلغة العرب ، أنه معني به : ثم السلام عليكما ، وأن اسم السلام هو السلام ؟

قيل له : لو جاز ذلك وصح تأويله فيه على ما تأول ، لجاز أن يقال : رأيت اسم زيد ، وأكلت اسم الطعام ، وشربت اسم الشراب; وفي إجماع جميع العرب على إحالة ذلك ما ينبئ عن فساد تأويل من تأول قول لبيد : "ثم اسم السلام [ ص: 120 ] عليكما " ، أنه أراد : ثم السلام عليكما ، وادعائه أن إدخال الاسم في ذلك وإضافته إلى السلام إنما جاز ، إذ كان اسم المسمى هو المسمى بعينه .

ويسأل القائلون قول من حكينا قوله هذا ، فيقال لهم : أتستجيزون في العربية أن يقال : "أكلت اسم العسل " ، يعني بذلك : أكلت العسل ، كما جاز عندكم : اسم السلام عليك ، وأنتم تريدون : السلام عليك ؟

فإن قالوا : نعم ! خرجوا من لسان العرب ، وأجازوا في لغتها ما تخطئه جميع العرب في لغتها . وإن قالوا : لا ؛ سئلوا الفرق بينهما . فلن يقولوا في أحدهما قولا إلا ألزموا في الآخر مثله .

فإن قال لنا قائل : فما معنى قول لبيد هذا عندك ؟

قيل له : يحتمل ذلك وجهين ، كلاهما غير الذي قاله من حكينا قوله .

أحدهما : أن "السلام " اسم من أسماء الله ، فجائز أن يكون لبيد عنى بقوله : "ثم اسم السلام عليكما " ، ثم الزما اسم الله وذكره بعد ذلك ، ودعا ذكري والبكاء علي; على وجه الإغراء . فرفع الاسم ، إذ أخر الحرف الذي يأتي بمعنى الإغراء . وقد تفعل العرب ذلك ، إذا أخرت الإغراء وقدمت المغرى به ، وإن كانت قد تنصب به وهو مؤخر . ومن ذلك قول الشاعر :

يا أيها المائح دلوي دونكا! إني رأيت الناس يحمدونكا!

فأغرى ب "دونك " ، وهي مؤخرة ، وإنما معناه : دونك دلوي . فذلك قول لبيد :

إلى الحول ثم اسم السلام عليكما

يعني : عليكما اسم السلام ، أي : الزما ذكر الله ودعا ذكري والوجد بي ، لأن من بكى حولا على امرئ ميت فقد اعتذر . فهذا أحد وجهيه . [ ص: 121 ]

والوجه الآخر منهما : ثم تسميتي الله عليكما ، كما يقول القائل للشيء يراه فيعجبه : "اسم الله عليك " يعوذه بذلك من السوء ، فكأنه قال : ثم اسم الله عليكما من السوء ، وكأن الوجه الأول أشبه المعنيين بقول لبيد .

ويقال لمن وجه بيت لبيد هذا إلى أن معناه : ثم السلام عليكما ، أترى ما قلنا - من هذين الوجهين - جائزا ، أو أحدهما ، أو غير ما قلت فيه ؟

فإن قال : لا ! أبان مقداره من العلم بتصاريف وجوه كلام العرب ، وأغنى خصمه عن مناظرته .

وإن قال : بلى !

قيل له : فما برهانك على صحة ما ادعيت من التأويل أنه الصواب ، دون الذي ذكرت أنه محتمله - من الوجه الذي يلزمنا تسليمه لك ؟ ولا سبيل إلى ذلك .

وأما الخبر الذي : -

140 - حدثنا به إسماعيل بن الفضل ، قال : حدثنا إبراهيم بن العلاء بن الضحاك وهو يلقب بزبريق قال : حدثنا إسماعيل بن عياش ، عن إسماعيل بن يحيى ، عن ابن أبي مليكة ، عمن حدثه ، عن ابن مسعود - ومسعر بن كدام ، عن عطية ، عن أبي سعيد - قال : قال رسول الله صلى الله عليه وسلم : " إن عيسى ابن مريم أسلمته أمه إلى الكتاب ليعلمه ، فقال له المعلم : اكتب "بسم " فقال له عيسى : وما "بسم " ؟ فقال له المعلم : ما أدري ! فقال عيسى : الباء بهاء الله ، والسين : سناؤه ، والميم : مملكته . [ ص: 122 ]

فأخشى أن يكون غلطا من المحدث ، وأن يكون أراد ب س م ، على سبيل ما يعلم المبتدئ من الصبيان في الكتاب حروف أبي جاد ، فغلط بذلك ، فوصله ، فقال : "بسم " ، لأنه لا معنى لهذا التأويل إذا تلي "بسم الله الرحمن الرحيم " ، على ما يتلوه القارئ في كتاب الله ، لاستحالة معناه على المفهوم به عند جميع العرب وأهل لسانها ، إذا حمل تأويله على ذلك .

القول في تأويل قوله جل ثناؤه : ( الله ) .

قال أبو جعفر : وأما تأويل قول الله تعالى ذكره "الله " ، فإنه على معنى ما روي لنا عن عبد الله بن عباس - : هو الذي يألهه كل شيء ، ويعبده كل خلق . [ ص: 123 ]

141 - وذلك أن أبا كريب حدثنا ، قال : حدثنا عثمان بن سعيد ، قال : حدثنا بشر بن عمارة ، قال : حدثنا أبو روق ، عن الضحاك ، عن عبد الله بن عباس ، قال : "الله " ذو الألوهية والمعبودية على خلقه أجمعين .

فإن قال لنا قائل : فهل لذلك في "فعل ويفعل " أصل كان منه بناء هذا الاسم ؟

قيل : أما سماعا من العرب فلا ولكن استدلالا .

فإن قال : وما دل على أن الألوهية هي العبادة ، وأن الإله هو المعبود ، وأن له أصلا في "فعل ويفعل " .

قيل : لا تمانع بين العرب في الحكم لقول القائل - يصف رجلا بعبادة ، وبطلب ما عند الله جل ذكره : "تأله فلان " - بالصحة ولا خلاف . ومن ذلك قول رؤبة بن العجاج :

لله در الغانيات المده سبحن واسترجعن من تألهي

يعني : من تعبدي وطلبي الله بعملي .

ولا شك أن "التأله " ، التفعل من : "أله يأله " ، وأن معنى "أله " - إذا نطق به : - عبد الله . وقد جاء منه مصدر يدل على أن العرب قد نطقت منه ب "فعل يفعل " بغير زيادة .

142 - وذلك ما حدثنا به سفيان بن وكيع ، قال حدثنا أبي ، عن نافع بن عمر ، عن عمرو بن دينار ، عن ابن عباس : أنه قرأ " ويذرك وآلهتك " سورة الأعراف : 127 قال : عبادتك ، ويقال : إنه كان يعبد ولا يعبد . [ ص: 124 ]

143 - حدثنا سفيان ، قال : حدثنا ابن عيينة ، عن عمرو بن دينار ، عن محمد بن عمرو بن الحسن ، عن ابن عباس : ( ويذرك وآلهتك ) ، قال : إنما كان فرعون يعبد ولا يعبد

وكذلك كان عبد الله يقرؤها ومجاهد .

144 - حدثنا القاسم قال : حدثنا الحسين بن داود ، قال : أخبرني حجاج ، عن ابن جريج ، عن مجاهد : قوله " ويذرك وآلهتك " قال : وعبادتك ولا شك أن الإلاهة - على ما فسره ابن عباس ومجاهد - مصدر من قول القائل : أله الله فلان إلاهة ، كما يقال : عبد الله فلان عبادة ، وعبر الرؤيا عبارة . فقد بين قول ابن عباس ومجاهد هذا : أن "أله " عبد ، وأن "الإلاهة " مصدره .

فإن قال : فإن كان جائزا أن يقال لمن عبد الله : ألهه - على تأويل قول ابن عباس ومجاهد - فكيف الواجب في ذلك أن يقال ، إذا أراد المخبر الخبر عن استيجاب الله ذلك على عبده ؟ [ ص: 125 ]

قيل : أما الرواية فلا رواية فيه عندنا ، ولكن الواجب - على قياس ما جاء به الخبر عن رسول الله صلى الله عليه وسلم الذي : -

145 - حدثنا به إسماعيل بن الفضل ، حدثنا إبراهيم بن العلاء ، قال : حدثنا إسماعيل بن عياش ، عن إسماعيل بن يحيى ، عن ابن أبي مليكة ، عمن حدثه عن ابن مسعود - ومسعر بن كدام ، عن عطية العوفي ، عن أبي سعيد - قال : قال رسول الله صلى الله عليه وسلم : إن عيسى أسلمته أمه إلى الكتاب ليعلمه فقال له المعلم اكتب "الله " فقال له عيسى : "أتدري ما الله ؟ الله إله الآلهة " .

- أن يقال ، الله جل جلاله أله العبد ، والعبد ألهه . وأن يكون قول القائل "الله " - من كلام العرب أصله "الإله " .

فإن قال : وكيف يجوز أن يكون ذلك كذلك ، مع اختلاف لفظيهما ؟

قيل : كما جاز أن يكون قوله : ( لكنا هو الله ربي ) [ سورة الكهف : 38 ] أصله : لكن أنا ، هو الله ربي ، كما قال الشاعر :

وترمينني بالطرف ، أي أنت مذنب وتقلينني ، لكن إياك لا أقلي

يريد : لكن أنا إياك لا أقلي ، فحذف الهمزة من "أنا " فالتقت نون "أنا " "ونون "لكن " وهي ساكنة ، فأدغمت في نون "أنا " فصارتا نونا مشددة . فكذلك "الله " أصله "الإله " ، أسقطت الهمزة التي هي فاء الاسم ، فالتقت اللام التي هي عين الاسم ، واللام الزائدة التي دخلت مع الألف الزائدة وهي ساكنة ، فأدغمت في [ ص: 126 ] الأخرى التي هي عين الاسم ، فصارتا في اللفظ لاما واحدة مشددة ، كما وصفنا من قول الله ( لكنا هو الله ربي ) .

القول في تأويل قوله جل ثناؤه : ( الرحمن الرحيم ) .

قال أبو جعفر : وأما " الرحمن " ، فهو فعلان ، من رحم ، و "الرحيم " فعيل منه . والعرب كثيرا ما تبني الأسماء من "فعل يفعل " على "فعلان " ، كقولهم من غضب : غضبان ، ومن سكر : سكران ، ومن عطش : عطشان . فكذلك قولهم "رحمن " من رحم ، لأن "فعل " منه : رحم يرحم . وقيل "رحيم " ، وإن كانت عين "فعل " منها مكسورة ، لأنه مدح . ومن شأن العرب أن يحملوا أبنية الأسماء - إذا كان فيها مدح أو ذم - على "فعيل " ، وإن كانت عين "فعل " منها مكسورة أو مفتوحة ، كما قالوا من "علم " عالم وعليم ، ومن "قدر " قادر وقدير . وليس ذلك منها بناء على أفعالها ، لأن البناء من "فعل يفعل " و "فعل يفعل " فاعل . فلو كان "الرحمن والرحيم " خارجين على بناء أفعالهما لكانت صورتهما "الراحم " .

فإن قال قائل : فإذا كان الرحمن والرحيم اسمين مشتقين من الرحمة ، فما وجه تكرير ذلك ، وأحدهما مؤد عن معنى الآخر ؟

قيل له : ليس الأمر في ذلك على ما ظننت ، بل لكل كلمة منهما معنى لا تؤدي الأخرى منهما عنها .

فإن قال : وما المعنى الذي انفردت به كل واحدة منهما ، فصارت إحداهما غير مؤدية المعنى عن الأخرى ؟

قيل : أما من جهة العربية ، فلا تمانع بين أهل المعرفة بلغات العرب ، أن قول القائل : "الرحمن " - عن أبنية الأسماء [ ص: 127 ] من "فعل يفعل " - أشد عدولا من قوله "الرحيم " . ولا خلاف مع ذلك بينهم ، أن كل اسم كان له أصل في "فعل يفعل " - ثم كان عن أصله من "فعل يفعل " أشد عدولا - أن الموصوف به مفضل على الموصوف بالاسم المبني على أصله من "فعل يفعل " ، إذا كانت التسمية به مدحا أو ذما . فهذا ما في قول القائل "الرحمن " ، من زيادة المعنى على قوله "الرحيم " في اللغة .

وأما من جهة الأثر والخبر ، ففيه بين أهل التأويل اختلاف : -

146 - فحدثني السري بن يحيى التميمي ، قال : حدثنا عثمان بن زفر ، قال : سمعت العرزمي يقول : "الرحمن الرحيم " ، قال : الرحمن بجميع الخلق ، "الرحيم" قال : بالمؤمنين .

147 - حدثنا إسماعيل بن الفضل ، قال : حدثنا إبراهيم بن العلاء ، قال : حدثنا إسماعيل بن عياش ، عن إسماعيل بن يحيى ، عن ابن أبي مليكة ، عمن حدثه ، عن ابن مسعود - ومسعر بن كدام ، عن عطية العوفي ، عن أبي سعيد - يعني الخدري - قال : قال رسول الله صلى الله عليه وسلم : " إن عيسى ابن مريم قال : الرحمن رحمن الآخرة والدنيا ، والرحيم رحيم الآخرة " .

فهذان الخبران قد أنبآ عن فرق ما بين تسمية الله جل ثناؤه باسمه الذي هو "رحمن " ، وتسميته باسمه الذي هو "رحيم " ، واختلاف معنى الكلمتين - وإن اختلفا في معنى ذلك الفرق ، فدل أحدهما على أن ذلك في الدنيا ، ودل الآخر على أنه في الآخرة .

فإن قال : فأي هذين التأويلين أولى عندك بالصحة ؟ [ ص: 128 ]

قيل : لجميعهما عندنا في الصحة مخرج ، فلا وجه لقول قائل : أيهما أولى بالصحة ؟ وذلك أن المعنى الذي في تسمية الله بالرحمن ، دون الذي في تسميته بالرحيم : هو أنه بالتسمية بالرحمن موصوف بعموم الرحمة جميع خلقه ، وأنه بالتسمية بالرحيم موصوف بخصوص الرحمة بعض خلقه ، إما في كل الأحوال ، وإما في بعض الأحوال . فلا شك - إذا كان ذلك كذلك - أن ذلك الخصوص الذي في وصفه بالرحيم لا يستحيل عن معناه ، في الدنيا كان ذلك أو في الآخرة ، أو فيهما جميعا .

فإذا كان صحيحا ما قلنا من ذلك - وكان الله جل ثناؤه قد خص عباده المؤمنين في عاجل الدنيا بما لطف بهم من توفيقه إياهم لطاعته ، والإيمان به وبرسله ، واتباع أمره واجتناب معاصيه ، مما خذل عنه من أشرك به ، وكفر وخالف ما أمره به ، وركب معاصيه; وكان مع ذلك قد جعل ، جل ثناؤه ، ما أعد في آجل الآخرة في جناته من النعيم المقيم والفوز المبين ، لمن آمن به ، وصدق رسله ، وعمل بطاعته ، خالصا ، دون من أشرك وكفر به - كان بينا أن الله قد خص المؤمنين من رحمته في الدنيا والآخرة ، مع ما قد عمهم به والكفار في الدنيا من الإفضال والإحسان إلى جميعهم ، في البسط في الرزق ، وتسخير السحاب بالغيث ، وإخراج النبات من الأرض ، وصحة الأجسام والعقول ، وسائر النعم التي لا تحصى ، التي يشترك فيها المؤمنون والكافرون .

فربنا جل ثناؤه رحمن جميع خلقه في الدنيا والآخرة ، ورحيم المؤمنين خاصة في الدنيا والآخرة . فأما الذي عم جميعهم به في الدنيا من رحمته فكان رحمانا لهم به ، فما ذكرنا مع نظائره التي لا سبيل إلى إحصائها لأحد من خلقه ، كما قال جل ثناؤه : ( وإن تعدوا نعمة الله لا تحصوها ) [ سورة إبراهيم : 34 ، وسورة النحل : 18 ] .

وأما في الآخرة ، فالذي عم جميعهم به فيها من رحمته ، فكان لهم رحمانا ، تسويته [ ص: 129 ] بين جميعهم جل ذكره في عدله وقضائه ، فلا يظلم أحدا منهم مثقال ذرة ، وإن تك حسنة يضاعفها ويؤت من لدنه أجرا عظيما ، وتوفى كل نفس ما كسبت . فذلك معنى عمومه في الآخرة جميعهم برحمته ، الذي كان به رحمانا في الآخرة .

وأما ما خص به المؤمنين في عاجل الدنيا من رحمته ، الذي كان به رحيما لهم فيها ، كما قال جل ذكره : ( وكان بالمؤمنين رحيما ) [ سورة الأحزاب : 43 ] فما وصفنا من اللطف لهم في دينهم ، فخصهم به ، دون من خذله من أهل الكفر به .

وأما ما خصهم به في الآخرة ، فكان به رحيما لهم دون الكافرين ، فما وصفنا آنفا مما أعد لهم دون غيرهم من النعيم ، والكرامة التي تقصر عنها الأماني .

وأما القول الآخر في تأويله فهو ما : -

148 - حدثنا به أبو كريب ، قال : حدثنا عثمان بن سعيد ، قال : حدثنا بشر بن عمارة ، قال : حدثنا أبو روق ، عن الضحاك ، عن عبد الله بن عباس ، قال : الرحمن ، الفعلان من الرحمة ، وهو من كلام العرب . قال : الرحمن الرحيم : الرقيق الرفيق بمن أحب أن يرحمه ، والبعيد الشديد على من أحب أن يعنف عليه . وكذلك أسماؤه كلها .

وهذا التأويل من ابن عباس ، يدل على أن الذي به ربنا رحمن ، هو الذي به رحيم ، وإن كان لقوله "الرحمن " من المعنى ، ما ليس لقوله "الرحيم " . لأنه جعل معنى "الرحمن " بمعنى الرقيق على من رق عليه ، ومعنى "الرحيم " بمعنى الرفيق بمن رفق به .

والقول الذي رويناه في تأويل ذلك عن النبي صلى الله عليه وسلم وذكرناه عن العرزمي ، أشبه بتأويله من هذا القول الذي رويناه عن ابن عباس . وإن [ ص: 130 ] كان هذا القول موافقا معناه معنى ذلك ، في أن للرحمن من المعنى ما ليس للرحيم ، وأن للرحيم تأويلا غير تأويل الرحمن .

والقول الثالث في تأويل ذلك ما : -

149 - حدثني به عمران بن بكار الكلاعي ، قال : حدثنا يحيى بن صالح ، قال : حدثنا أبو الأزهر نصر بن عمرو اللخمي من أهل فلسطين ، قال : سمعت عطاء الخراساني يقول : كان الرحمن ، فلما اختزل الرحمن من اسمه كان الرحمن الرحيم .

والذي أراد ، إن شاء الله ، عطاء بقوله هذا : أن الرحمن كان من أسماء الله التي لا يتسمى بها أحد من خلقه ، فلما تسمى به الكذاب مسيلمة - وهو اختزاله إياه ، يعني اقتطاعه من أسمائه لنفسه - أخبر الله جل ثناؤه أن اسمه "الرحمن الرحيم " ليفصل بذلك لعباده اسمه من اسم من قد تسمى بأسمائه ، إذ كان لا يسمى أحد "الرحمن الرحيم " ، فيجمع له هذان الاسمان ، غيره جل ذكره . وإنما يتسمى بعض خلقه إما رحيما ، أو يتسمى رحمن . فأما "رحمن رحيم " ، فلم يجتمعا قط لأحد سواه ، ولا يجمعان لأحد غيره . فكأن معنى قول عطاء هذا : أن الله جل ثناؤه إنما فصل بتكرير الرحيم على الرحمن ، بين اسمه واسم غيره من خلقه ، اختلف معناهما أو اتفقا .

والذي قال عطاء من ذلك غير فاسد المعنى ، بل جائز أن يكون جل ثناؤه خص نفسه بالتسمية بهما معا مجتمعين ، إبانة لها من خلقه ، ليعرف عباده بذكرهما مجموعين أنه المقصود بذكرهما دون من سواه من خلقه ، مع ما في تأويل كل واحد منهما من المعنى الذي ليس في الآخر منهما . [ ص: 131 ]

وقد زعم بعض أهل الغباء أن العرب كانت لا تعرف "الرحمن " ، ولم يكن ذلك في لغتها ولذلك قال المشركون للنبي صلى الله عليه وسلم : ( وما الرحمن أنسجد لما تأمرنا ) [ سورة الفرقان : 60 ] ، إنكارا منهم لهذا الاسم ، كأنه كان محالا عنده أن ينكر أهل الشرك ما كانوا عالمين بصحته ، أو : لا ، وكأنه لم يتل من كتاب الله قول الله ( الذين آتيناهم الكتاب يعرفونه ) - يعني محمدا - ( كما يعرفون أبناءهم ) [ سورة البقرة : 146 ] وهم مع ذلك به مكذبون ، ولنبوته جاحدون! فيعلم بذلك أنهم قد كانوا يدافعون حقيقة ما قد ثبت عندهم صحته ، واستحكمت لديهم معرفته . وقد أنشد لبعض الجاهلية الجهلاء :

ألا ضربت تلك الفتاة هجينها ألا قضب الرحمن ربي يمينها

وقال سلامة بن جندل السعدي :

عجلتم علينا عجلتينا عليكم وما يشأ الرحمن يعقد ويطلق

[ ص: 132 ]

وقد زعم أيضا بعض من ضعفت معرفته بتأويل أهل التأويل ، وقلت روايته لأقوال السلف من أهل التفسير ، أن "الرحمن " مجازه : ذو الرحمة ، و "الرحيم " مجازه : الراحم ، ثم قال : قد يقدرون اللفظين من لفظ والمعنى واحد ، وذلك لاتساع الكلام عندهم . قال : وقد فعلوا مثل ذلك فقالوا : ندمان ونديم ، ثم استشهد ببيت برج بن مسهر الطائي :

وندمان يزيد الكأس طيبا ، سقيت وقد تغورت النجوم

واستشهد بأبيات نظائره في النديم والندمان ، ففرق بين معنى الرحمن والرحيم في التأويل لقوله : الرحمن ذو الرحمة ، والرحيم الراحم ، وإن كان قد ترك بيان تأويل معنييهما على صحته . ثم مثل ذلك باللفظين يأتيان بمعنى واحد ، فعاد إلى ما قد جعله بمعنيين ، فجعله مثال ما هو بمعنى واحد مع اختلاف الألفاظ .

ولا شك أن ذا الرحمة هو الذي ثبت أن له الرحمة ، وصح أنها له صفة; وأن الراحم هو الموصوف بأنه سيرحم ، أو قد رحم فانقضى ذلك منه ، أو هو فيه .

ولا دلالة له فيه حينئذ أن الرحمة له صفة ، كالدلالة على أنها له صفة ، إذا وصف بأنه ذو الرحمة . فأين معنى "الرحمن الرحيم " على تأويله ، من معنى الكلمتين تأتيان مقدرتين من لفظ واحد باختلاف الألفاظ واتفاق المعاني ؟ ولكن القول إذا كان غير أصل معتمد عليه ، كان واضحا عواره .

وإن قال لنا قائل : ولم قدم اسم الله الذي هو "الله " ، على اسمه الذي هو "الرحمن " ، واسمه الذي هو "الرحمن " ، على اسمه الذي هو "الرحيم " ؟

قيل : لأن من شأن العرب ، إذا أرادوا الخبر عن مخبر عنه ، أن يقدموا اسمه ، ثم يتبعوه صفاته ونعوته . وهذا هو الواجب في الحكم : أن يكون الاسم مقدما قبل نعته وصفته ، ليعلم السامع الخبر ، عمن الخبر . فإذا كان ذلك كذلك - [ ص: 133 ] وكان لله جل ذكره أسماء قد حرم على خلقه أن يتسموا بها ، خص بها نفسه دونهم ، وذلك مثل "الله " و "الرحمن " و "الخالق "; وأسماء أباح لهم أن يسمي بعضهم بعضا بها ، وذلك : كالرحيم والسميع والبصير والكريم ، وما أشبه ذلك من الأسماء - كان الواجب أن تقدم أسماؤه التي هي له خاصة دون جميع خلقه ، ليعرف السامع ذلك من توجه إليه الحمد والتمجيد ، ثم يتبع ذلك بأسمائه التي قد تسمى بها غيره ، بعد علم المخاطب أو السامع من توجه إليه ما يتلو ذلك من المعاني . فبدأ الله جل ذكره باسمه لأن الألوهية ليست لغيره جل ثناؤه من وجه من الوجوه ، لا من جهة التسمي به ، ولا من جهة المعنى . وذلك أنا قد بينا أن معنى "الله " تعالى ذكره المعبود ، ولا معبود غيره جل جلاله ، وأن التسمي به قد حرمه الله جل ثناؤه ، وإن قصد المتسمي به ما يقصد المتسمي بسعيد وهو شقي ، وبحسن وهو قبيح .

أولا ترى أن الله جل جلاله قال في غير آية من كتابه : ( أإله مع الله ) فاستكبر ذلك من المقر به ، وقال تعالى في خصوصه نفسه بالله وبالرحمن : ( قل ادعوا الله أو ادعوا الرحمن أيا ما تدعوا فله الأسماء الحسنى ) [ سورة الإسراء : 110 ] . ثم ثنى باسمه ، الذي هو الرحمن ، إذ كان قد منع أيضا خلقه التسمي به ، وإن كان من خلقه من قد يستحق تسميته ببعض معانيه . وذلك أنه قد يجوز وصف كثير ممن هو دون الله من خلقه ، ببعض صفات الرحمة . وغير جائز أن يستحق بعض الألوهية أحد دونه . فلذلك جاء الرحمن ثانيا لاسمه الذي هو "الله " .

وأما اسمه الذي هو "الرحيم " فقد ذكرنا أنه مما هو جائز وصف غيره به . والرحمة من صفاته جل ذكره ، فكان - إذ كان الأمر على ما وصفنا - واقعا مواقع نعوت الأسماء اللواتي هن توابعها ، بعد تقدم الأسماء عليها . فهذا وجه تقديم اسم الله [ ص: 133 ] الذي هو "الله " ، على اسمه الذي هو "الرحمن " ، واسمه الذي هو "الرحمن " على اسمه الذي هو "الرحيم " .

وقد كان الحسن البصري يقول في "الرحمن " مثل ما قلنا ، أنه من أسماء الله التي منع التسمي بها العباد .

150 - حدثنا محمد بن بشار ، قال : حدثنا حماد بن مسعدة ، عن عوف ، عن الحسن ، قال : "الرحمن " اسم ممنوع .

مع أن في إجماع الأمة من منع التسمي به جميع الناس ، ما يغني عن الاستشهاد على صحة ما قلنا في ذلك بقول الحسن وغيره

Verset 2
Tafsir Sourate 1, verset 2 : **Le sens d'Al-Hamd** Abu Ja'far bin Jarir a dit : « Le sens de الْحَمْدُ للَّهِ (Al-Hamdu Lillah) (toute louange et tout remerciement soient à Allah) est : tous les remerciements sont dus purement à Allah, seul, et non à aucune des choses qui sont adorées à Sa place, ni à aucune de Ses créatures. Ces remerciements sont dus aux faveurs et aux bienfaits innombrables d'Allah, dont Lui seul connaît l'étendue. Parmi les bienfaits d'Allah, il y a la création des outils qui aident les créatures à L'adorer, les corps physiques avec lesquels elles peuvent mettre en œuvre Ses commandements, la subsistance qu'Il leur procure dans cette vie, et la vie confortable qu'Il leur a accordée, sans que rien ni personne ne L'y oblige. Allah a également averti Ses créatures et les a alertées sur les moyens et les méthodes par lesquels elles peuvent gagner la demeure éternelle de la félicité durable. Toute louange et tout remerciement sont dus à Allah pour ces faveurs, du début à la fin. » Ibn Jarir a également commenté le verset : الْحَمْدُ للَّهِ (Al-Hamdu Lillah), en disant que cela signifie : « Une louange par laquelle Allah S'est loué Lui-même, indiquant à Ses serviteurs qu'ils doivent également Le louer, comme si Allah avait dit : "Dites : Toute louange et tout remerciement sont dus à Allah." Il a été dit que la déclaration : الْحَمْدُ للَّهِ (Toute louange et tout remerciement soient à Allah) implique de louer Allah en mentionnant Ses plus beaux Noms et Ses attributs les plus honorables. Lorsque l'on proclame : "Tous les remerciements sont dus à Allah", on Le remercie pour Ses faveurs et Ses bienfaits. » **La différence entre la louange (Hamd) et le remerciement (Shukr)** Le Hamd est plus général, en ce sens qu'il est une déclaration de louange pour les caractéristiques d'une personne, ou pour ce qu'elle a fait. Les remerciements sont donnés pour ce qui a été fait, et non simplement pour les caractéristiques. **Les déclarations des Salaf (pieux prédécesseurs) à propos d'Al-Hamd** Hafs a mentionné que 'Umar a dit à 'Ali : « Nous connaissons La ilaha illallah, Subhan Allah et Allahu Akbar. Qu'en est-il d'Al-Hamdu Lillah ? » 'Ali a dit : « C'est une déclaration qu'Allah a aimée pour Lui-même, dont Il S'est agréé pour Lui-même et qu'Il aime qu'elle soit répétée. » De plus, Ibn 'Abbas a dit : « Al-Hamdu Lillah est la déclaration d'appréciation. Lorsque le serviteur dit Al-Hamdu Lillah, Allah dit : "Mon serviteur M'a loué." » Ibn Abi Hatim a enregistré ce hadith. **Les vertus d'Al-Hamd** L'imam Ahmad bin Hanbal a enregistré qu'Al-Aswad bin Sari' a dit : « J'ai dit : "Ô Messager d'Allah ﷺ ! Dois-je te réciter des paroles de louange pour mon Seigneur, l'Exalté, que j'ai rassemblées ?" Il a dit : « أَمَا إِنَّ رَبَّكَ يُحِبُّ الْحَمْدَ » (En vérité, ton Seigneur aime Al-Hamd.) » An-Nasa'i a également enregistré ce hadith. De plus, Abu 'Isa At-Tirmidhi, An-Nasa'i et Ibn Majah ont enregistré que Musa bin Ibrahim bin Kathir a rapporté que Talhah bin Khirash a dit que Jabir bin 'Abdullah a dit que le Messager d'Allah ﷺ a dit : « أَفْضَلُ الذِّكْرِ لَا إِلهَ إِلَّا اللهُ، وَأَفْضَلُ الدُّعَاءِ الْحَمْدُدِلله » (Le meilleur Dhikr (rappel d'Allah) est La ilaha illallah et la meilleure invocation est Al-Hamdu Lillah.) At-Tirmidhi a dit que ce hadith est Hasan Gharib. De plus, Ibn Majah a enregistré qu'Anas bin Malik a dit que le Messager d'Allah ﷺ a dit : « مَا أَنْعَمَ اللهُ عَلَى عَبْدٍ نِعْمَةً فَقَالَ: الْحَمْدُ للهِ، إِلَّا كَانَ الَّذِي أَعْطَى أَفْضَلَ مِمَّا أَخَذَ » (Aucun serviteur n'est béni par Allah et dit : "Al-Hamdu Lillah", sans que ce qui lui a été donné ne soit meilleur que ce qu'il a lui-même acquis.) De plus, dans son Sunan, Ibn Majah a enregistré qu'Ibn 'Umar a dit que le Messager d'Allah ﷺ a dit : « إِنَّ عَبْدًا مِنْ عِبَادِ اللهِ قَالَ: يَا رَبِّ لَكَ الْحَمْدُ كَمَا يَنْبَغِي لِجَلَالِ وَجْهِكَ وَعَظِيمِ سُلْطَانِكَ. فَعَضَلَتْ بِالْمَلَكَيْنِ فَلَمْ يَدْرِيَا كَيْفَ يَكْتُبَانِهَا فَصَعِدَا إِلَى اللهِ فَقَالَا: يَا رَبَّنَا إِنَّ عَبْدًا قَدْ قَالَ مَقَالَةً لَا نَدْرِي كَيْفَ نَكْتُبُهَا، قَالَ اللهُ، وَهُوَ أَعْلَمُ بِمَا قَالَ عَبْدُهُ: مَاذَا قَالَ عَبْدِي؟ قَالَا: يَا رَبِّ إِنَّهُ قَالَ: لَكَ الْحَمْدُ يَا رَبِّ كَمَا يَنْبَغِي لِجَلَالِ وَجْهِكَ وَعَظِيمِ سُلْطَانِكَ. فَقَالَ اللهُ لَهُمَا: اكْتُبَاهَا كَمَا قَالَ عَبْدِي، حَتَّى يَلْقَانِي فَأَجْزِيهِ بِهَا » (Un serviteur parmi les serviteurs d'Allah a dit un jour : "Ô Allah ! À Toi le Hamd qui convient à la grâce de Ta Face et à la grandeur de Ton Autorité Suprême." Les deux anges furent confus quant à la manière d'écrire ces paroles. Ils montèrent vers Allah et dirent : "Ô notre Seigneur ! Un serviteur vient de prononcer une parole et nous ne savons pas comment la lui enregistrer." Allah dit, tout en connaissant mieux ce que Son serviteur avait dit : "Qu'a dit Mon serviteur ?" Ils dirent : "Il a dit : Ô Allah ! À Toi le Hamd qui convient à la grâce de Ta Face et à la grandeur de Ton Autorité Suprême." Allah leur dit : "Écrivez-la comme Mon serviteur l'a dite, jusqu'à ce qu'il Me rencontre et alors Je le récompenserai pour cela.") **Al avant Hamd englobe tous les types de remerciements et d'appréciation pour Allah** Les lettres Alif et Lam avant le mot Hamd servent à englober tous les types de remerciements et d'appréciation pour Allah, l'Exalté. Un hadith a stipulé : « اللَّهُمَّ لَكَ الْحَمْدُ كُلُّهُ، وَلَكَ الْمُلْكُ كُلُّهُ، وَبِيَدِكَ الْخَيْرُ كُلُّهُ، وَإِلَيْكَ يُرْجَعُ الْأَمْرُ كُلُّهُ » (Ô Allah ! Tout Al-Hamd T'est dû, Tu possèdes toute la royauté, tous les types de bien sont dans Ta Main et toutes les affaires Te reviennent.) **Le sens d'Ar-Rabb, le Seigneur** Ar-Rabb est le propriétaire qui a pleine autorité sur sa propriété. Ar-Rabb, linguistiquement, signifie le maître ou celui qui a l'autorité de diriger. Toutes ces significations sont correctes pour Allah. Lorsqu'il est seul, le mot Rabb n'est utilisé que pour Allah. Quant aux autres qu'Allah, on peut dire Rabb Ad-Dar, le maître de tel ou tel objet. De plus, il a été rapporté qu'Ar-Rabb est le plus grand Nom d'Allah. **Le sens d'Al-'Alamin** Al-'Alamin est le pluriel de 'Alam, qui englobe tout ce qui existe sauf Allah. Le mot 'Alam est lui-même un mot pluriel, n'ayant pas de forme singulière. Les 'Alamin sont les différentes créations qui existent dans les cieux et la terre, sur terre et en mer. Chaque génération de création est appelée un 'Alam. Al-Farra' et Abu 'Ubayd ont dit : « 'Alam inclut tout ce qui a un esprit, les djinns, les humains, les anges et les démons, mais pas les animaux. » Aussi, Zayd bin Aslam et Abu Muhaysin ont dit : « 'Alam inclut tout ce qu'Allah a créé avec une âme. » De plus, Qatadah a dit à propos de : رَبِّ الْعَـلَمِينَ (Le Seigneur des 'Alamin) : « Chaque type de création est un 'Alam. » Az-Zajjaj a également dit : « 'Alam englobe tout ce qu'Allah a créé, dans cette vie et dans l'au-delà. » Al-Qurtubi a commenté : « C'est la signification correcte, que le 'Alam englobe tout ce qu'Allah a créé dans les deux mondes. De même, Allah a dit : قَالَ فِرْعَوْنُ وَمَا رَبُّ الْعَـلَمِينَ - قَالَ رَبُّ السَّمَـوَتِ وَالاٌّرْضِ وَمَا بَيْنَهُمَآ إِن كُنتُمْ مُّوقِنِينَ (Pharaon dit : "Et qu'est-ce que le Seigneur des 'Alamin ?" Moïse dit : "Le Seigneur des cieux et de la terre, et de tout ce qui est entre eux, si vous cherchez à être convaincus avec certitude") (26:23-24). **Pourquoi la création est-elle appelée 'Alam** 'Alam est dérivé de 'Alamah (signe), car elle est un signe témoignant de l'existence de son Créateur et de Son Unicité.
▼ 🇬🇧 English (Ibn Kathir — version officielle)
The Meaning of Al-Hamd Abu Ja`far bin Jarir said, "The meaning of الْحَمْدُ للَّهِ (Al-Hamdu Lillah) (all praise and thanks be to Allah) is: all thanks are due purely to Allah, alone, not any of the objects that are being worshipped instead of Him, nor any of His creation. These thanks are due to Allah's innumerable favors and bounties, that only He knows the amount of. Allah's bounties include creating the tools that help the creation worship Him, the physical bodies with which they are able to implement His commands, the sustenance that He provides them in this life, and the comfortable life He has granted them, without anything or anyone compelling Him to do so. Allah also warned His creation and alerted them about the means and methods with which they can earn eternal dwelling in the residence of everlasting happiness. All thanks and praise are due to Allah for these favors from beginning to end." Further, Ibn Jarir commented on the Ayah, الْحَمْدُ للَّهِ (Al-Hamdu Lillah), that it means, "A praise that Allah praised Himself with, indicating to His servants that they too should praise Him, as if Allah had said, `Say: All thanks and praise is due to Allah.' It was said that the statement, الْحَمْدُ للَّهِ (All praise and thanks be to Allah), entails praising Allah by mentioning His most beautiful Names and most honorable Attributes. When one proclaims, `All thanks are due to Allah,' he will be thanking Him for His favors and bounties." The Difference between Praise and Thanks Hamd is more general, in that it is a statement of praise for one's characteristics, or for what he has done. Thanks are given for what was done, not merely for characteristics. The Statements of the Salaf about Al-Hamd Hafs mentioned that `Umar said to `Ali, "We know La ilaha illallah, Subhan Allah and Allahu Akbar. What about Al-Hamdu Lillah" `Ali said, "A statement that Allah liked for Himself, was pleased with for Himself and He likes that it be repeated." Also, Ibn `Abbas said, "Al-Hamdu Lillah is the statement of appreciation. When the servant says Al-Hamdu Lillah, Allah says, `My servant has praised Me." Ibn Abi Hatim recorded this Hadith. The Virtues of Al-Hamd Imam Ahmad bin Hanbal recorded that Al-Aswad bin Sari` said, "I said, `O Messenger of Allah ﷺ ! Should I recite to you words of praise for My Lord, the Exalted, that I have collected' He said, «أَمَا إِنَّ رَبَّكَ يُحِبُّ الْحَمْدَ» (Verily, your Lord likes Al-Hamd.)" An-Nasa'i also recorded this Hadith. Furthermore, Abu `Isa At-Tirmidhi, An-Nasa'i and Ibn Majah recorded that Musa bin Ibrahim bin Kathir related that Talhah bin Khirash said that Jabir bin `Abdullah said that the Messenger of Allah ﷺ said, «أَفْضَلُ الذِّكْرِ لَا إِلهَ إِلَّا اللهُ، وَأَفْضَلُ الدُّعَاءِ الْحَمْدُدِلله» (The best Dhikr (remembering Allah) is La ilaha illallah and the best supplication is Al-Hamdu Lillah.) At-Tirmidhi said that this Hadith is Hasan Gharib. Also, Ibn Majah recorded that Anas bin Malik said that the Messenger of Allah ﷺ said, «مَا أَنْعَمَ اللهُ عَلَى عَبْدٍنِعْمَةً فَقَالَ: الْحَمْدُ للهِ، إِلَّا كَانَ الَّذِي أَعْطَى أَفْضَلَ مِمَّا أَخَذَ» (No servant is blessed by Allah and says,`Al-Hamdu Lillah', except that what he was given is better than that which he has himself acquired.) Further, in his Sunan, Ibn Majah recorded that Ibn `Umar said that the Messenger of Allah ﷺ said, «إِنَّ عَبْدًا مِنْ عِبَادِ اللهِ قَالَ:يَا رَبِّ لَكَ الْحَمْدُ كَمَا يَنْبَغِي لِجَلَالِ وَجْهِكَ وَعَظِيمِ سُلْطَانِكَ. فَعَضَلَتْ بِالْمَلَكَيْنِ فَلَمْ يَدْرِيَا كَيْفَ يَكْتُبَانِهَا فَصَعِدَا إِلَى اللهِ فَقَالَا: يَا رَبَّنَا إِنَّ عَبْدًا قَدْ قَالَ مَقَالَةً لَا نَدْرِي كَيْفَ نَكْتُبُهَا، قَالَ اللهُ، وَهُوَ أَعْلَمُ بِمَا قَالَ عَبْدُهُ: مَاذَا قَالَ عَبْدِي؟ قَالَا: يَا رَبِّ إِنَّهُ قَالَ: لَكَ الْحَمْدُ يَا رَبِّ كَمَا يَنْبَغِي لِجَلَالِ وَجْهِكَ وَعَظِيمِ سُلْطَانِكَ. فَقَالَ اللهُ لَهُمَا: اكْتُبَاهَا كَمَا قَالَ عَبْدِي، حَتَّى يَلْقَانِي فَأَجْزِيهِ بِهَا.» (A servant of Allah once said, `O Allah! Yours is the Hamd that is suitable for the grace of Your Face and the greatness of Your Supreme Authority.' The two angels were confused as to how to write these words. They ascended to Allah and said, `O our Lord! A servant has just uttered a statement and we are unsure how to record it for him.' Allah said while having more knowledge in what His servant has said, 'What did My servant say' They said, `He said, `O Allah! Yours is the Hamd that is suitable for the grace of Your Face and the greatness of Your Supreme Authority.' Allah said to them, `Write it as My servant has said it, until he meets Me and then I shall reward him for it.) Al before Hamd encompasses all Types of Thanks and Appreciation for Allah The letters Alif and Lam before the word Hamd serve to encompass all types of thanks and appreciation for Allah, the Exalted. A Hadith stated, «اللَّهُمَّ لَكَ الْحَمْدُ كُلُّهُ، وَلَكَ الْمُلْكُ كُلُّهُ، وَبِيَدِكَ الْخَيْرُ كُلُّهُ، وَإِلَيْكَ يُرْجَعُ الْأَمْرُ كُلُّهُ» (O Allah! All of Al-Hamd is due to You, You own all the ownership, all types of good are in Your Hand and all affairs belong to You.) The Meaning of Ar-Rabb, the Lord Ar-Rabb is the owner who has full authority over his property. Ar-Rabb, linguistically means, the master or the one who has the authority to lead. All of these meanings are correct for Allah. When it is alone, the word Rabb is used only for Allah. As for other than Allah, it can be used to say Rabb Ad-Dar, the master of such and such object. Further, it was reported that Ar-Rabb is Allah's Greatest Name. The Meaning of Al-`Alamin Al-`Alamin is plural for `Alam, which encompasses everything in existence except Allah. The word `Alam is itself a plural word, having no singular form. The `Alamin are different creations that exist in the heavens and the earth, on land and at sea. Every generation of creation is called an `Alam. Al-Farra` and Abu `Ubayd said, "`Alam includes all that has a mind, the Jinns, mankind, the angels and the devils, but not the animals." Also, Zayd bin Aslam and Abu Muhaysin said, `Alam includes all that Allah has created with a soul." Further, Qatadah said about, رَبِّ الْعَـلَمِينَ (The Lord of the `Alamin), "Every type of creation is an `Alam." Az-Zajjaj also said, "Alam encompasses everything that Allah created, in this life and in the Hereafter." Al-Qurtubi commented, "This is the correct meaning, that the `Alam encompasses everything that Allah created in both worlds. Similarly, Allah said, قَالَ فِرْعَوْنُ وَمَا رَبُّ الْعَـلَمِينَ - قَالَ رَبُّ السَّمَـوَتِ وَالاٌّرْضِ وَمَا بَيْنَهُمَآ إِن كُنتُمْ مُّوقِنِينَ (Fir`awn (Pharaoh) said: "And what is the Lord of the `Alamin" Musa (Moses) said: "The Lord of the heavens and the earth, and all that is between them, if you seek to be convinced with certainty") (26:23-24). Why is the Creation called `Alam `Alam is derived from `Alamah, that is because it is a sign testifying to the existence of its Creator and to His Oneness."
📜 Texte arabe source

الْحَمْدُ لِلَّهِ :

قال أبو جعفر: ومعنى (الْحَمْدُ لِلَّهِ) : الشكر خالصًا لله جل ثناؤه دون سائر ما يُعبد من دونه، ودون كلِّ ما برَأَ من خلقه (46) ، بما أنعم على عباده من النِّعم التي لا يُحصيها العدد، ولا يحيط بعددها غيره أحدٌ، في تصحيح الآلات لطاعته، وتمكين جوارح أجسام المكلَّفين لأداء فرائضه، مع ما بسط لهم في دنياهم من الرزق، وَغذَاهم به من نعيم العيش، من غير استحقاق منهم لذلك عليه، ومع ما نبَّههم عليه ودعاهم إليه، من الأسباب المؤدِّية إلى دوام الخلود في دار المُقام في النعيم المقيم. فلربِّنا الحمدُ على ذلك كله أولا وآخرًا.

وبما ذكرنا من تأويل قول ربنا جلّ ذكره وتقدَّست أسماؤه: (الْحَمْدُ لِلَّهِ)، جاء الخبرُ عن ابن عباس وغيره:-

151 - حدثنا محمد بن العلاء، قال: حدثنا عثمان بن سعيد، قال: حدثنا بشر بن عُمارة، قال: حدثنا أبو رَوْق، عن الضحاك، عن ابن عباس، قال: قال جبريل لمحمد صلى الله عليهما: قل يا محمد " الحمد لله " قال ابن عباس: " الحمد لله ": هو الشكر لله، والاستخذاء لله، والإقرار بنعمته وهدايته وابتدائه، وغير ذلك. (47)

152 - وحدثني سعيد بن عمرو السَّكُوني، قال: حدثنا بقية بن الوليد، قال: حدثني عيسى بن إبراهيم، عن موسى بن أبي حَبيب، عن الحكم بن عُمَير - وكانت له صحبة - قال: قال النبيُّ صلى الله عليه وسلم: إذا قلت " الحمد لله ربِّ العالمين "، فقد شكرت الله، فزادك. (48)

قال: وقد قيل: إنّ قول القائل " الحمد لله "، ثناء على الله بأسمائه وصفاته الحُسنى، وقوله: " الشكر لله "، ثناء عليه بنعمه وأياديه.

وقد رُوي عن كعب الأحبار أنه قال: " الحمد لله "، ثناءٌ على الله. ولم يبيّن في الرواية عنه، من أي معنيي الثناء اللذين ذكرنا ذلك.

153 - حدثنا يونس بن عبد الأعلى الصَّدَفي، قال: أنبأنا ابن وهب، قال: حدثني عمر بن محمد، عن سهيل بن أبي صالح، عن أبيه، قال: أخبرني السلولي، عن كعب، قال: من قال " الحمد لله "، فذلك ثناء على الله. (49)

154 - حدثني علي بن الحسن الخرّاز، قال: حدثنا مسلم بن عبد الرحمن الجَرْمي، قال: حدثنا محمد بن مصعب القُرْقُساني، عن مُبارك بن فَضالة، عن الحسن، عن الأسود بن سريع: أن النبي صلى الله عليه وسلم قال: ليس شيءٌ أحبَّ إليه الحمد، من الله تعالى، ولذلك أثنى على نَفسه فقال: " الحمد لله " (50) .

قال أبو جعفر: ولا تَمانُع بين أهل المعرفة بلغات العرب من الحُكْم (51) ، لقول القائل: " الحمد لله شكرًا " - بالصحة. فقد تبيّن - إذْ كان ذلك عند جميعهم صحيحًا - أنّ الحمد لله قد يُنطق به في موضع الشكر، وأن الشكر قد يوضع موضعَ الحمد. لأن ذلك لو لم يكن كذلك، لما جاز أن يُقال " الحمد لله شكرًا "، فيُخْرِج من قول القائل " الحمد لله " مُصَدَّرَ: " أشكُرُ"، لأن الشكر لو لم يكن بمعنى الحمد ، كان خطأ أن يُصَدَّرَ من الحمد غيرُ معناه وغير لفظه. (52)

فإن قال لنا قائل: وما وجه إدخال الألف واللام في الحمد؟ وهلا قيل: حمدًا لله رب العالمين؟

قيل: إن لدخول الألف واللام في الحمد، معنى لا يؤديه قول القائل " حَمْدًا "، بإسقاط الألف واللام. وذلك أن دخولهما في الحمد مُنْبِئٌ عن أن معناه (53) : جميعُ المحامد والشكرُ الكامل لله. ولو أسقطتا منه لما دَلّ إلا على أنّ حَمْدَ قائلِ ذلك لله، دون المحامد كلها. إذْ كان معنى قول القائل: " حمدًا لله " أو " حمدٌ لله ": أحمد الله حمدًا، وليس التأويل في قول القائل: (الْحَمْدُ لِلَّهِ رَبِّ الْعَالَمِينَ)، تاليًا سورةَ أم القرآن: أحمدُ الله، بل التأويلُ في ذلك ما وصفنا قبلُ، من أنّ جميع المحامد لله بألوهيّته وإنعامه على خلقه بما أنعم به عليهم من النعم التي لا كِفاء لها في الدين والدنيا، والعاجل والآجل.

ولذلك من المعنى، تتابعتْ قراءة القرّاء وعلماء الأمة على رَفع الحمد من (الْحَمْدُ لِلَّهِ رَبِّ الْعَالَمِينَ) دون نصبها، الذي يؤدي إلى الدلالة على أن معنى تاليه كذلك: أحمد الله حمدًا. ولو قرأ قارئ ذلك بالنصب، لكان عندي مُحيلا معناه، ومستحقًّا العقوبةَ على قراءته إياه كذلك، إذا تعمَّد قراءتَه كذلك، وهو عالم بخطئه وفساد تأويله.

فإن قال لنا قائل: وما معنى قوله " الحمد لله "؟ أحَمِد الله نفسه جلّ ثناؤه فأثنى عليها، ثم علَّمنَاه لنقول ذلك كما قال ووصَف به نفسه؟ فإن كان ذلك كذلك، فما وجه قوله تعالى ذكره إذًا إِيَّاكَ نَعْبُدُ وَإِيَّاكَ نَسْتَعِينُ وهو عزّ ذكرُه معبودٌ لا عابدٌ؟ أم ذلك من قِيلِ جبريلَ أو محمدٍ رَسول الله صلى الله عليه وسلم؟ فقد بَطل أن يكون ذلك لله كلامًا .

قيل: بل ذلك كله كلام الله جل ثناؤه، ولكنه جلّ ذكره حَمِد نفسه وأثنى عليها بما هو له أهلٌ، ثم علَّم ذلك عباده، وفرض عليهم تلاوته، اختبارًا منه لهم وابتلاءً، فقال لهم قولوا: (الْحَمْدُ لِلَّهِ رَبِّ الْعَالَمِينَ)، وقولوا: إِيَّاكَ نَعْبُدُ وَإِيَّاكَ نَسْتَعِينُ . فقوله إِيَّاكَ نَعْبُدُ مما علمهم جلّ ذكره أن يقولوه ويَدينُوا له بمعناه، وذلك موصول بقوله: (الْحَمْدُ لِلَّهِ رَبِّ الْعَالَمِينَ)، وكأنه قال: قولوا هذا وهذا.

فإن قال: وأين قوله: " قولوا "، فيكونَ تأويلُ ذلك ما ادَّعَيْتَ؟

قيل: قد دللنا فيما مضى أن العرب من شأنها - إذا عرفتْ مكان الكلمة، &; 1-140 &; ولم تَشكَّك أنّ سامعها يعرف، بما أظهرت من منطقها، ما حذفت - (54) حذفُ ما كفى منه الظاهرُ من منطقها، ولا سيما إن كانت تلك الكلمة التي حُذفت، قولا أو تأويلَ قولٍ، كما قال الشاعر:

وأَعْلَــمُ أَنَّنِــي سَــأَكُونُ رَمْسًـا

إذَا سَـــارَ النَّـــوَاعِجُ لا يَسِــيرُ (55)

فَقَــالَ السّــائلون لِمَــنْ حَـفَرْتُمْ?

فَقَــالَ المُخْــبِرُون لَهُــمْ: وزيـرُ (56)

قال أبو جعفر: يريد بذلك، فقال المخبرون لهم: الميِّتُ وزيرٌ، فأسقَط الميت، إذ كان قد أتى من الكلام بما دلّ على ذلك. وكذلك قول الآخر:

وَرأَيــتِ زَوْجَــكِ فــي الــوغَى

مُتَقَلِّــــدًا سَــــيْفًا وَرُمْحَـــا (57)

وقد علم أنّ الرمح لا يُتَقَلَّد، وإنما أراد: وحاملا رمحًا، ولكن لما كان معلومًا معناه، اكتفى بما قد ظَهر من كلامه، عن إظهار ما حذف منه. وقد يقولون للمسافر إذا ودَّعوه: " مُصاحَبًا مُعافًى "، يحذفون " سر، واخرج " ، إذ كان معلومًا معناه، وإن أسقط ذكره.

فكذلك ما حُذف من قول الله تعالى ذكره: (الْحَمْدُ لِلَّهِ رَبِّ الْعَالَمِينَ)، لمَّا عُلم بقوله جل وعزّ: إِيَّاكَ نَعْبُدُ ما أراد بقوله: (الْحَمْدُ لِلَّهِ رَبِّ الْعَالَمِينَ)، من معنى أمره عبادَه، أغنتْ دلالةُ ما ظُهِر عليه من القول عن إبداء ما حُذف.

وقد روينا الخبرَ الذي قدمنا ذكره مبتَدأ في تأويل قول الله: (58) (الْحَمْدُ لِلَّهِ رَبِّ الْعَالَمِينَ)، عن ابن عباس، وأنه كان يقول: إن جبريل قال لمحمد: قل يا محمد: " الحمد لله رب العالمين "، وبيّنا أن جبريل إنما علّم محمدًا ما أُمِر بتعليمه إياه (59) . وهذا الخبر يُنبئ عن صحة ما قلنا في تأويل ذلك.

القول في تأويل قوله : رَبِّ .

قال أبو جعفر: قد مضى البيان عن تأويل اسم الله الذي هو اللَّهِ ، في بِسْمِ اللَّهِ ، فلا حاجة بنا إلى تكراره في هذا الموضع.

وأما تأويل قوله (رَبِّ)، فإن الرّب في كلام العرب منصرفٌ على معان: فالسيد المطاع فيها يدعَى ربًّا، ومن ذلك قول لَبِيد بن ربيعة:

وأَهْلكْــنَ يومًــا ربَّ كِنْـدَة وابنَـه

ورَبَّ مَعـدٍّ , بيـن خَـبْتٍ وعَرْعَـرِ (60)

يعني بربِّ كندة: سيِّد كندة. ومنه قول نابغة بني ذُبيان:

تَخُــبُّ إلـى النُّعْمَـانِ حَـتَّى تَنالَـهُ

فِـدًى لـكَ مـن رَبٍّ طَـرِيفِي وَتَالِدِي (61)

والرجل المصلح للشيء يُدعى ربًّا، ومنه قول الفرزدق بن غالب:

كــانُوا كَسَـالِئَةٍ حَمْقَـاءَ إذْ حَـقَنتْ

سِـلاءَها فِـي أدِيـم غَـيْرِ مَرْبُـوبِ (62)

يعني بذلك: في أديم غير مُصلَحٍ. ومن ذلك قيل: إن فلانًا يَرُبُّ صنيعته عند فلان؛ إذا كان يحاول إصلاحها وإدامتها، ومن ذلك قول علقمة بن عَبَدة:

فكُـنْتَ امـرَأً أَفْضَـتْ إليـك رِبَابَتي

وَقَبْلَــكَ رَبَّتْنـي, فَضِعْـتُ رُبُـوبُ (63)

يعنى بقوله: " أفضتْ إليك " أي وصلتْ إليك رِبَابتي، فصرتَ أنت الذي ترُبُّ أمري فتصلحه، لمّا خرجتُ من ربابة غيرك من الملوك الذين كانوا قبلك عليّ (64) ، فضيَّعوا أمري وتركوا تفقُّده - وهم الرُّبوب: واحدهم ربٌّ . والمالك للشيء يدعى رَبَّه. وقد يتصرف أيضًا معنى " الربّ" في وجوه غير ذلك، غير أنها تعود إلى بعض هذه الوجوه الثلاثة.

فربّنا جلّ ثناؤه: السيد الذي لا شِبْه لهُ، ولا مثل في سُؤدده، والمصلح أمر خلقه بما أسبغ عليهم من نعمه، والمالك الذي له الخلق والأمر.

وبنحو الذي قلنا في تأويل قوله جلّ ثناؤه (رَبِّ الْعَالَمِينَ)، جاءت الرواية عن ابن عباس:-

155 - حدثنا أبو كريب، قال: حدثنا عثمان بن سعيد، قال: حدثنا &; 1-143 &; بشر بن عُمارة، قال: حدثنا أبو رَوْق، عن الضحّاك، عن ابن عباس، قال: قال جبريل لمحمد: " يا محمد قل: (الْحَمْدُ لِلَّهِ رَبِّ الْعَالَمِينَ)"، قال ابن عباس: يقول: قل الحمد لله الذي له الخلق كله - السمواتُ كلهن ومن فيهنّ، والأَرَضُون كلُّهنّ ومن فيهنّ وما بينهن، مما يُعلم ومما لا يُعلم. يقول: اعلم يا محمد أن ربَّك هذا لا يشبهه شيء. (65)

القول في تأويل قوله : الْعَالَمِينَ .

قاله أبو جعفر: والعالَمون جمع عالَم، والعالَم: جمعٌ لا واحدَ له من لفظه، كالأنام والرهط والجيش، ونحو ذلك من الأسماء التي هي موضوعات على جِمَاعٍ لا واحد له من لفظه.

والعالم اسم لأصناف الأمم، وكل صنف منها عالَمٌ، وأهل كل قَرْن من كل صنف منها عالم ذلك القرن وذلك الزمان. فالإنس عالَم، وكل أهل زمان منهم عالمُ ذلك الزمان. والجنُّ عالم، وكذلك سائر أجناس الخلق، كلّ جنس منها عالمُ زمانه. ولذلك جُمع فقيل: عالمون، وواحده جمعٌ، لكون عالم كلّ زمان من ذلك عالم ذلك الزمان. ومن ذلك قول العجاج:

* فَخِنْدِفٌ هامَةُ هَذَا العَالَمِ * (66)

فجعلهم عالمَ زمانه. وهذا القول الذي قلناه، قولُ ابن عباس وسعيد بن جبير، وهو معنى قول عامّة المفسرين.

&; 1-144 &;

156 - حدثنا أبو كريب، قال: حدثنا عثمان بن سعيد، قال: حدثنا بشر بن عُمارة، قال: حدثنا أبو رَوْق، عن الضحاك، عن ابن عباس: (الْحَمْدُ لِلَّهِ رَبِّ الْعَالَمِينَ)، الحمد لله الذي له الخلق كله: السموات والأرضون ومَن فيهنّ، وما بينهن، مما يُعلم ولا يعلم. (67)

157 - وحدثني محمد بن سنان القَزَّاز، قال حدثنا أبو عاصم، عن شبيب، عن عكرمة، عن ابن عباس: (رب العالمين): الجن والإنس. (68)

158 - حدثني علي بن الحسن، قال: حدثنا مسلم بن عبد الرحمن، قال: حدثنا محمد بن مصعب، عن قيس بن الربيع، عن عطاء بن السائب، عن سعيد بن جُبير، عن ابن عباس، في قول الله جل وعزّ(رَبِّ الْعَالَمِينَ) ، قال: ربِّ الجن والإنس. (69)

159 - حدثنا أحمد بن إسحاق بن عيسى الأهوازي، قال: حدثنا أبو أحمد الزبيري، قال: حدثنا قيس، عن عطاء بن السائب ، عن سعيد بن جبير: قوله: (رَبِّ الْعَالَمِينَ) ، قال: الجنّ والإنس. (70)

160 - حدثني أحمد بن عبد الرحيم البرْقي، قال: حدثني ابن أبي مريم، عن ابن لَهِيعة، عن عطاء بن دينار، عن سعيد بن جبير، قوله: (رَبِّ الْعَالَمِينَ) قال: ابن آدم، والجن والإنس، كل أمة منهم عالمٌ على حِدَته. (71)

161 - حدثني محمد بن حُميد، قال: حدثنا مهران، عن سفيان، عن مجاهد: (الْحَمْدُ لِلَّهِ رَبِّ الْعَالَمِينَ) ، قال: الإنس والجن. (72)

162 - حدثنا أحمد بن إسحاق الأهوازي، قال: حدثنا أبو أحمد الزبيري، عن سفيان، عن رجل، عن مجاهد بمثله. (73)

163 - حدثنا بشر بن معاذ العَقَدي، قال: حدثنا يزيد بن زُرَيْع، عن سعيد، عن قتادة: (رَبِّ الْعَالَمِينَ) قال: كلّ صنف عالم. (74)

&; 1-146 &;

164 - حدثني أحمد بن حازم الغِفَاري، قال: حدثنا عُبيد الله بن موسى، عن أبي جعفر، عن ربيع بن أنس، عن أبي العالية، في قوله: (رَبِّ الْعَالَمِينَ)، قال: الإنس عالَمٌ، والجنّ عالم، وما سوى ذلك ثمانية عشر ألف عالم، أو أربعةَ عشر ألف عالم - هو يشكّ - من الملائكة على الأرض، وللأرض أربع زوايا، في كل زاوية ثلاثة آلافِ عالم وخمسمائة عالَمٍ، خلقهم لعبادته. (75)

165 - حدثنا القاسم بن الحسن، قال: حدثنا الحسين بن داود، قال: حدثنا حجاج، عن ابن جُريج، في قوله: (رَبِّ الَعَالَمِينَ) قال: الجن والإنس. (76)

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الهوامش :

(46) في المطبوعة : "ما يرى" ، والصواب من المخطوطة وابن كثير 1 : 42 .

(47) الحديث 151- هذا الإسناد سبق بيان ضعفه في 137 . و "محمد بن العلاء" شيخ الطبري : هو "أبو كريب" نفسه في الإسناد السابق ، مرة يسميه ومرة يكنيه . وهذا الحديث نقله ابن كثير في التفسير 1 : 43 ، والسيوطي في الدر المنثور 1 : 11 ، والشوكاني في تفسيره الذي سماه فتح القدير 1 : 10 ، ونسبوه أيضًا لابن أبي حاتم في تفسيره .

(48) الحديث 152- نقله ابن كثير 1 : 43 بإسناد الطبري هذا ، وذكره السيوطي في الدر المنثور 1 : 11 ونسبه للطبري والحاكم في تاريخ نيسابور والديلمي "بسند ضعيف" . وإسناده ضعيف حقًا ، بل هو إسناد لا تقوم له قائمة ، كما سنذكر :

أما بقية بن الوليد ، فالحق أنه ثقة ، وإنما نعوا عليه التدليس ، ولا موضع له هنا ، فإنه صرح بالتحديث .

ولكن عيسى بن إبراهيم ، وهو القرشي الهاشمي ، كل البلاء منه في هذا الحديث ، وفي أحاديث من نحوه ، رواها بهذا الإسناد . وقد قال فيه البخاري في الضعفاء : 27 : "منكر الحديث" ، وكذلك النسائي : 22 . وترجم له ابن أبي حاتم في الجرح والتعديل 3 / 1 271 - 272 ، وروى عن أبيه قال : "متروك الحديث" ، وعن ابن معين : "ليس بشيء" ، وقال ابن حبان في الضعفاء ، الورقة 163 : "لا يجوز الاحتجاج به إذا انفرد" . وترجمته في الميزان ولسان الميزان فيها العجب .

وشيخه "موسى بن أبي حبيب" مثله : ضعيف تالف ، وقال الذهبي في الميزان : "ضعفه أبو حاتم ، وخبره ساقط . وله عن الحكم بن عمير ، رجل قيل : له صحبة . والذي أراه أنه لم يلقه . وموسى -مع ضعفه- فمتأخر عن لقي صحابي كبير" . فالبلاء من هذين أو من أحدهما .

حتى لقد شك بعض الحفاظ في وجود الصحابي نفسه "الحكم بن عمير" ، من أجلهما! فترجم له ابن أبي حاتم في الجرح والتعديل 1 / 2 / 125 ، قال : "الحكم بن عمير : روى عن النبي صلى الله عليه وسلم ، لا يذكر السماع ولا لقاء ، أحاديث منكرة ، من رواية ابن أخيه موسى بن أبي حبيب ، وهو شيخ ضعيف الحديث ، ويروي عن موسى بن أبي حبيب عيسى بن إبراهيم ، وهو ذاهب الحديث ، سمعت أبي يقول ذلك" .

وحتى إن الذهبي أنكر صحبته وترجم له في الميزان ، وأخطأ في النقل فيه عن أبي حاتم ، ذكر أنه ضعف الحكم! وكلام أبي حاتم -كما ترى- غير ذلك . وتعقبه الحافظ في لسان الميزان 2 : 337 وأثبت أنه صحابي ، بما ذكره ابن عبد البر وابن منده وأبو نعيم والترمذي وغيرهم ، وأن الدار قطني قال : "كان بدريًا" .

وقد ذكره ابن حبان في كتاب الثقات (ص 54) في طبقة الصحابة ، وقال : "يقال إن له صحبة" . ونقل الحافظ هذا في اللسان عن ابن حبان ، ولكن سها فزعم أنه ذكره "في ثقات التابعين" .

وترجمه ابن عبد البر في الاستيعاب ، رقم 476 : باسم "الحكم بن عمرو الثمالي ، وثمالة في الأزد ، شهد بدرًا ، ورويت عنه أحاديث مناكير من أحاديث أهل الشأم ، لا تصح" . وتسمية أبيه باسم "عمرو" خطأ قديم في نسخ الاستيعاب ، لأن ابن الأثير تبعه في أسد الغابة 1 : 26 ، وأشار إلى الغلط فيه ، ثم ترجمه على الصواب : "الحكم بن عمير الثمالي ، من الأزد ، وكان يسكن حمص" . وحقق الحافظ ترجمته في الإصابة 2 : 30 تحقيقًا جيدًا .

(49) الخبر 153- هذا الإسناد صحيح ، وسواء صح أم ضعف ، فلا قيمة له ، إذ منتهاه إلى كعب الأحبار . وما كان كلام كعب حجة قط ، في التفسير وغيره . و "الصدفي" : بفتح الصاد والدال المهملتين ، نسبة إلى "الصدف" بفتح الصاد وكسر الدال ، وهي قبيلة من حمير ، نزلت مصر . و "السلولي" ، هو : عبد الله بن ضمرة السلولي ، تابعي ثقة .

وهذا الخبر -عن كعب- ذكره ابن كثير 1 : 43 دون إسناد ولا نسبة . وذكر السيوطي 1 : 11 ونسبه للطبري وابن أبي حاتم .

(50) الحديث 154 - إسناده صحيح . علي بن الحسن بن عبدويه أبو الحسن الخراز ، شيخ الطبري : ثقة ، مترجم في تاريخ بغداد 11 : 374 - 375 . و "الخراز" : ثبت في الطبري بالخاء والراء وآخره زاي . وفي تاريخ بغداد "الخزاز" بزاءين ، ولم نستطع الترجيح بينهما . مسلم بن عبد الرحمن الجرمي : مترجم في لسان الميزان 6 : 32 باسم "مسلم بن أبي مسلم" فلم يذكر اسم أبيه ، وهو هو . ترجمه الخطيب في تاريخ بغداد 13 : 100 ، قال : "مسلم بن أبي مسلم الجرمي ، وهو مسلم بن عبد الرحمن" ، وقال : "كان ثقة ، نزل طرسوس ، وبها كانت وفاته" . و "الجرمي" : رسمت في أصول الطبري ولسان الميزان "الحرمي" بدون نقط . ولكنهم لم ينصوا على ضبطه . وعادتهم في مثل هذا أن ينصوا على ضبط القليل والشاذ ، وأن يدعوا الكثير الذي يأتي على الجادة في الضبط ، والجادة في هذا الرسم "الجرمي" بالجيم ، وبذلك رسم في تاريخ بغداد ، فعن هذا أو ذاك رجحناه . و "محمد بن مصعب القرقساني" ، و "مبارك بن فضالة" : مختلف فيهما . وقد رجحنا توثيقهما في شرح المسند : الأول في 3048 ، والثاني في 521 . و "الحسن" : هو البصري ، وقد أثبتنا في شرح صحيح ابن حبان ، في الحديث 132 أنه سمع من الأسود بن سريع .

وقد ذكر السيوطي هذا الحديث في الدر المنثور 1 : 12 عن تفسير الطبري . ورواه أحمد في المسند بمعناه مختصرًا 15650 (3 : 435 حلبي) عن روح بن عبادة عن عوف بن أبي جميلة عن الحسن عن الأسود بن سريع ، قال : "قلت : يا رسول الله ، ألا أنشدك محامد حمدت بها ربي؟ قال : أما إن ربك يحب الحمد" . وهذا إسناد صحيح ، رجاله كلهم ثقات أثبات . وذكره ابن كثير في التفسير 1 : 43 عن المسند . وكذلك ذكره السيوطي ، ونسبه أيضًا للنسائي والحاكم وغيرهما .

ورواه أحمد أيضًا 15654 ، والبخاري في الأدب المفرد : 51 ، بنحوه ، في قصة مطولة ، من رواية عبد الرحمن بن أبي بكرة عن الأسود بن سريع .

ومعناه ثابت صحيح ، من حديث ابن مسعود ، في المسند 4153 : "لا أحد أغير من الله ، ولذلك حرم الفواحش ما ظهر منها وما بطن ، ولا أحد أحب إليه المدح من الله ، ولذلك مدح نفسه" . ورواه أيضًا البخاري ومسلم وغيرهما .

(51) انظر ما كتبناه آنفًا : 126 عن معنى "لا تمانع" .

(52) تكلم العلماء في نقض ما ذهب إليه أبو جعفر من أن "الحمد والشكر" بمعنى ، وأن أحدهما يوضع موضع الآخر ، وهو ما ذهب إليه المبرد أيضًا . انظر القرطبي 1 : 116 ، وابن كثير 1 : 42 ، وأخطأ النقل عن القرطبي ، فظنه استدل لصحة قول الطبري ، وهو وهم . والذي قاله الطبري أقوى حجة وأعرق عربية من الذين ناقضوه . وقوله "مصدر أشكر" ، وقوله "أن يصدر من الحمد" ، يعني به المفعول المطلق . وانظر ما مضى : 117 ، تعليق : 1 .

(53) في المطبوعة : "مبني على أن معناه" ، أدخلوا عليه التبديل .

(54) سياق الكلام : "أن العرب من شأنها . . . حذف" وما بينهما فصل .

(55) تأتي في تفسير آية سورة المؤمنون : 87 (18 : 27 بولاق) . ، ونسبهما لبعض بني عامر ، وكذلك في معاني القرآن للفراء 1 : 170 وهما في البيان والتبيين 3 : 184 منسوبان للوزيري ، ولم أعرفه ، وفيها اختلاف في الرواية . الرمس : القبر المسوى عليه التراب . يقول : أصبح قبرا يزار أو يناح عليه . ورواه الجاحظ : "سأصير ميتًا" ، وهي لا شيء . والنواعج جمع ناعجة : وهي الإبل السراع ، نعجت في سيرها ، أي سارت في كل وجه من نشاطها . وفي البيان ومعاني الفراء "النواجع" ، وليست بشيء .

(56) رواية الجاحظ : "فقال السائلون : من المسجى" . وفي المعاني "السائرون" .

(57) يأتي في تفسير آيات سورة البقرة : 7 / وسورة آل عمران : 49 / وسورة المائدة : 53 / وسورة الأنعام : 99 / وسورة الأنفال : 14 / وسورة يونس : 71 / وسورة الرحمن : 22 . وهو بيت مستشهد به في كل كتاب .

(58) في المطبوعة : "في تنزيل قول الله" .

(59) انظر ما مضى آنفًا لحديث رقم : 151 .

(60) ديوانه القصيدة : 15 / 32 . وسيد كندة هو حجر أبو امرئ القيس . ورب معد : حذيفة بن بدر ، كما يقول شارح ديوانه ، وأنا في شك منه ، فإن حذيفة بن بدر قتل بالهباءة . ولبيد يذكر خبتًا وعرعرًا ، وهما موضعان غيره .

(61) ديوانه : 89, والمخصص 7 : 154 . الطريف والطارف : المال المستحدث, خلاف التليد والتالد : وهو العتيق الذي ولد عندك .

(62) ديوانه : 25 . سلأ السمن يسلؤه : طبخه وعالجه فأذاب زبده . والسلاء ، بكسر السين : السمن . وحقن اللبن في الوطب ، والماء في السقاء : حبسه فيه وعبأه . رب نحى السمن يربه : دهنه بالرب ، وهو دبس كل ثمرة ، وكانوا يدهنون أديم النحى بالرب حتى يمتنوه ويصلحوه ، فتطيب رائحته ، ويمنع السمن أن يرشح ، من غير أن يفسد طعمه أو ريحه . وإذا لم يفعلوا ذلك بالنحى فسد السمن . وأديم مربوب : جدا قد أصلح بالرب . يقول : فعلوا فعل هذه الحمقاء ، ففسد ما جهدوا في تدبيره وعمله .

(63) ديوانه : 29 ، ويأتي في تفسير آية سورة آل عمران : 79 ، (3 : 233 بولاق) والمخصص 17 : 154 ، والشعر يقوله للحارث بن أبي شمر الغساني ملك غسان ، وهو الحارث الأعرج المشهور . قال ابن سيده : "ربوب : جمع رب ، أي الملوك الذين كانوا قبلك ضيعوا أمري ، وقد صارت الآن ربابتي إليك - أي تدبير أمري وإصلاحه - فهذا رب بمعنى مالك ، كأنه قال : الذين كانوا يملكون أمري قبلك ضيعوه" . وقال الطبري فيما سيأتي : "يعني بقوله : ربتني : ولي أمري والقيام به قبلك من يربه ويصلحه فلم يصلحوه ، ولكنهم أضاعوني فضعت" . والربابة : المملكة ، وهي أيضًا الميثاق والعهد . وبها فسر هذا البيت ، وأيدوه برواية من روى بدل"ربابتي" ، "أمانتي" . والأول أجود .

(64) في المطبوعة : "من الملوك الذين كانوا" ، غيروه ليوافق ما ألفوا من العبارة .

(65) الحديث 155- سبق الكلام مفصلا في ضعف هذا الإسناد ، برقم 137 . وهذا الحديث في ابن كثير 1 : 44 ، والدر المنثور 1 : 13 ، والشوكاني 1 : 11 . ونسبه الأخيران أيضًا لابن أبي حاتم . وفي المطبوع وابن كثير "والأرض ومن فيهن" .

(66) ديوانه : 60 ، وطبقات فحول الشعراء : 64 ، وخندف : أم بني إلياس بن مضر ، مدركة وطابخة ، وتشعبت منهم قواعد العرب الكبرى .

(67) الحديث 156- هو مختصر مما قبله : 155 .

(68) الخبر 157- إسناد صحيح . محمد بن سنان القزاز ، شيخ الطبري : تكلموا فيه من أجل حديث واحد . والحق أنه لا بأس به ، كما قال الدارقطني . وهو مترجم في التهذيب ، وله ترجمة جيدة في تاريخ بغداد 5 : 343- 346 . أبو عاصم : هو النبيل ، الضحاك بن مخلد ، الحافظ الحجة . شبيب : هو ابن بشر البجلي ، ووقع في التهذيب 4 : 306 "الحلبي" وهو خطأ مطبعي ، صوابه في التاريخ الكبير للبخاري 2 / 2 / 232 / 233 والجرح والتعديل لابن أبي حاتم 2 / 1 / 357- 358 والتقريب وغيرها ، وهو ثقة ، وثقه ابن معين .

(69) الخبر 158- إسناده حسن على الأقل ، لأن عطاء بن السائب تغير حفظه في آخر عمره ، وقيس بن الربيع قديم ، لعله سمع منه قبل الاختلاط ، ولكن لم نتبين ذلك بدليل صريح . ووقع في هذا الإسناد خطأ في المطبوع "حدثنا مصعب" ، وصوابه من المخطوطة "حدثنا محمد بن مصعب" ، وهو القرقساني ، كما مضى في الإسناد 154 .

(70) الخبر 159- إسناده حسن كالذي قبله . وأبو أحمد الزبيري : هو محمد بن عبد الله ابن الزبير الأسدي ، من الثقات الكبار ، من شيوخ أحمد بن حنبل وغيره من الحفاظ . وقيس : هو ابن الربيع . وهذه الأخبار الثلاثة 157- 159 ، ولفظها واحد ، ذكرها ابن كثير 1 : 44 خبرًا واحدًا دون إسناد . وذكرها السيوطي في الدر المنثور 1 : 13 خبرًا واحدًا ونسبه إلى "الفريابي ، وعبد بن حميد ، وابن جرير ، وابن المنذر ، وابن أبي حاتم وصححه ، عن ابن عباس" .

(71) الأثر 160 - أحمد بن عبد الرحيم البرقي : اشتهر بهذا ، منسوبًا إلى جده ، وكذلك أخوه "محمد" وهو : أحمد بن عبد الله بن عبد الرحيم . وقد مضت رواية الطبري عنه أيضًا برقم 22 باسم "ابن البرقي" . ابن أبي مريم : هو سعيد . ابن لهيعة هو عبد الله . عطاء بن دينار المصري : ثقة ، وثقه أحمد بن حنبل وأبو داود وغيرهما وروى ابن أبي حاتم في الجرح والتعديل 3 / 1 / 332 وفي المراسيل : 58 عن أحمد بن صالح ، قال : " عطاء بن دينار ، هو من ثقات أهل مصر ، وتفسيره - فيما يروى عن سعيد بن جبير - : صحيفة ، وليست له دلالة على أنه سمع من سعيد بن جبير " . وروى في الجرح عن أبيه أبي حاتم ، قال : " هو صالح الحديث ، إلا أن التفسير أخذه من الديوان ، فإن عبد الملك بن مروان كتب يسأل سعيد بن جبير أن يكتب إليه بتفسير القرآن ، فكتب سعيد بن جبير بهذا التفسير إليه ، فوجده عطاء بن دينار في الديوان ، فأخذه فأرسله عن سعيد بن جبير" .

(72) الأثر 161 - إسناده إلى مجاهد ضعيف . لأن سفيان ، وهو الثوري ، لم يسمع من مجاهد ؛ لأن الثوري ولد سنة 97 ، ومجاهد مات سنة 100 أو بعدها بقليل ، والظاهر عندي أن هذه الرواية من أغلاط مهران بن أبي عمر ، راويها عن الثوري ، فإن رواياته عن الثوري فيها اضطراب كما بينا في الحديث الماضي 11 .

وهذا الأثر ذكره ابن كثير 1 : 44 دون نسبة ولا إسناد . وذكره السيوطي في الدر المنثور 1 : 13 ، ونسبه أيضًا لعبد بن حميد .

(73) الأثر 162 - إسناده ضعيف ، لإبهام الرجل راويه عن مجاهد . وهو يدل على غلط مهران في الإسناد قبله ، إذ جعله عن الثوري عن مجاهد مباشرة ، دون واسطة .

(74) الأثر 163 - سعيد : هو ابن أبي عروبة ، وقد مضى أثر آخر عن قتادة بهذا الإسناد. 119 وهذا الأثر ذكره السيوطي في الدر المنثور 1 : 13 ، وفي نسبته هناك خطأ مطبعي : " ابن جريج " بدل " ابن جرير " . وكلام ابن جريج سيأتي 165 مرويًا عنه لا راويًا .

(75) الأثر 164 - أبو جعفر : هو الرازي التميمي ، وهو ثقة ، تكلم فيه بعضهم ، وقال ابن عبد البر : "هو عندهم ثقة ، عالم بتفسير القرآن" . وله ترجمة وافية في تاريخ بغداد 11 : 143 - 147 . وهذا الأثر عن أبي العالية ذكره ابن كثير 1 : 45 والسيوطي 1 : 13 بأطول مما هنا قليلا ، ونسبه أيضًا لابن أبي حاتم ، وقال ابن كثير : "وهذا كلام غريب ، يحتاج مثله إلى دليل صحيح" . وهذا حق .

(76) الأثر 165 - سبق الكلام على هذا الإسناد 144 . وهذا الأثر ذكره ابن كثير 1 : 44 دون نسبة ولا إسناد .

Verset 3
Tafsir Sourate 1, verset 3 : Allah dit ensuite : الرَّحْمَـنِ الرَّحِيمِ (Ar-Rahman (le Tout Miséricordieux), Ar-Rahim (le Très Miséricordieux)). Nous avons expliqué ces Noms dans la Basmalah. Al-Qurtubi a dit : « Allah s'est décrit Lui-même par "Ar-Rahman, Ar-Rahim" après avoir dit "le Seigneur des Alamin", de sorte que Sa parole ici comporte un avertissement, puis un encouragement. De même, Allah a dit : نَبِّىءْ عِبَادِى أَنِّى أَنَا الْغَفُورُ الرَّحِيمُ - وَأَنَّ عَذَابِى هُوَ ٱلْعَذَابُ ٱلْأَلِيمُ (Annonce (Ô Muhammad ﷺ) à Mes serviteurs que c'est Moi le Pardonneur, le Très Miséricordieux. Et que Mon châtiment est certes le châtiment le plus douloureux.) (15:49-50) Allah a dit : إِنَّ رَبَّكَ سَرِيعُ الْعِقَابِ وَإِنَّهُ لَغَفُورٌ رَّحِيمٌ (Certes, ton Seigneur est prompt à punir, et certes Il est Pardonneur, Très Miséricordieux.) (6:165) Ainsi, "Rabb" comporte un avertissement, tandis que "Ar-Rahman Ar-Rahim" encourage. De plus, Muslim a rapporté dans son Sahih que le Messager d'Allah ﷺ a dit : «لَوْ يَعْلَمُ الْمُؤْمِنُ مَا عِنْدَ اللهِ مِنَ الْعُقُوبَةِ مَا طَمِعَ فِي جَنَّتِهِ أَحَدٌ، وَلَوْ يَعْلَمُ الْكَافِرُ مَا عِنْدَ اللهِ مِنَ الرَّحْمَةِ مَا قَنَطَ مِنْ رَحْمَتِهِ أَحَدٌ» (Si le croyant savait quel châtiment Allah a [préparé], personne n'espérerait obtenir Son Paradis, et si le mécréant savait quelle miséricorde Allah a [préparée], personne ne désespérerait de Sa miséricorde.)
▼ 🇬🇧 English (Ibn Kathir — version officielle)
Allah said next, الرَّحْمَـنِ الرَّحِيمِ (Ar-Rahman (the Most Gracious), Ar-Rahim (the Most Merciful)) We explained these Names in the Basmalah. Al-Qurtubi said, "Allah has described Himself by `Ar-Rahman, Ar-Rahim' after saying `the Lord of the Alamin', so His statement here includes a warning, and then an encouragement. Similarly, Allah said, نَبِّىءْ عِبَادِى أَنِّى أَنَا الْغَفُورُ الرَّحِيمُ - وَأَنَّ عَذَابِى هُوَ ٱلْعَذَابُ ٱلْأَلِيمُ (Declare (O Muhammad ﷺ) unto My servants, that truly, I am the Oft-Forgiving, the Most Merciful. And that My torment is indeed the most painful torment.) (15:49-50) Allah said, إِنَّ رَبَّكَ سَرِيعُ الْعِقَابِ وَإِنَّهُ لَغَفُورٌ رَّحِيمٌ (Surely, your Lord is swift in retribution, and certainly He is Oft-Forgiving, Most Merciful.) (6:165) Hence, Rabb contains a warning while Ar-Rahman Ar-Rahim encourages. Further, Muslim recorded in his Sahih that the Messenger of Allah ﷺ said, «لَوْ يَعْلَمُ الْمُؤْمِنُ مَا عِنْدَ اللهِ مِنَ الْعُقُوبَةِ مَا طَمِعَ فِي جَنَّتِهِ أَحَدٌ، وَلَوْ يَعْلَمُ الْكَافِرُ مَا عِنْدَ اللهِ مِنَ الرَّحْمَةِ مَا قَنَطَ مِنْ رَحْمَتِهِ أَحَدٌ» (If the believer knew what punishment Allah has, none would have hope in acquiring His Paradise, and if the disbeliever knew what mercy Allah has, none will lose hope of earning His earning.)
📜 Texte arabe source

القول في تأويل قوله : الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ .

قال أبو جعفر: قد مضى البيانُ عن تأويل قوله (الرحمن الرحيم)، في تأويل بِسْمِ اللَّهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ ، فأغنى ذلك عن إعادته في هذا الموضع.

ولم نَحْتَجْ إلى الإبانة عن وجه تكرير ذلك في هذا الموضع، إذْ كنا لا نرى أن بِسْمِ اللَّهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ من فاتحة الكتاب - آيةٌ، فيكونَ علينا لسائلٍ مسألةٌ بأن يقول: ما وجه تكرير ذلك في هذا الموضع، وقد مضى وصفُ الله عزّ وجلّ به نفسه في قوله بِسْمِ اللَّهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ مع قرب مكان إحدى الآيتين من الأخرى، ومجاورتها صَاحِبتها؟ بل ذلك لنا حُجة على خطأ دعوى من ادَّعى أن بِسْمِ اللَّهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ من فاتحة الكتاب آية. إذ لو كان ذلك كذلك، لكان ذلك إعادةَ آية بمعنى واحد ولفظ واحدٍ مرتين من غير فَصْل يَفصِل بينهما. وغيرُ موجودٍ في شيء من كتاب الله آيتان مُتجاورتان مكرّرتان بلفظ واحد ومعنى واحد، لا فصلَ بينهما من كلام يُخالف معناه معناهما. وإنما يُؤتى بتكرير آية بكمالها في السورة الواحدة، مع فُصولٍ تفصِل بين ذلك، وكلامٍ يُعترضُ به معنى الآيات المكررات أو غير ألفاظها، ولا فاصِلَ بين قول الله تبارك وتعالى اسمه " الرحمن الرحيم " من بِسْمِ اللَّهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ ، وقولِ الله: " الرحمن الرحيم "، من الْحَمْدُ لِلَّهِ رَبِّ الْعَالَمِينَ .

فإن قال : فإن الْحَمْدُ لِلَّهِ رَبِّ الْعَالَمِينَ فاصل من ذلك. (77)

قيل: قد أنكر ذلك جماعة من أهل التأويل، وقالوا: إن ذلك من المؤخَّر الذي معناه التقديم، وإنما هو: الحمد لله الرحمن الرحيم رَبّ العالمين مَلِك يوم الدين. واستشهدوا على صحة ما ادعوا من ذلك بقوله: " مَلِك يوم الدين " ، فقالوا : إن قوله " ملِكِ يوم الدين " تعليم من الله عبدَه أنْ يصفَه بالمُلْك في قراءة من قرأ ملِك ، وبالمِلْك في قراءة من قرأ مَالِكِ . قالوا: فالذي هو أولى أن يكونَ مجاورَ وصفه بالمُلْك أو المِلْك، ما كان نظيرَ ذلك من الوصف؛ وذلك هو قوله: رَبِّ الْعَالَمِينَ ، الذي هو خبر عن مِلْكه جميع أجناس الخلق؛ وأن يكون مجاورَ وصفه بالعظمة والألُوهة ما كان له نظيرًا في المعنى من الثناء عليه، وذلك قوله: (الرحمن الرحيم).

فزعموا أنّ ذلك لهم دليلٌ على أن قوله " الرحمن الرحيم " بمعنى التقديم قبل رَبِّ الْعَالَمِينَ ، وإن كان في الظاهر مؤخرًا. وقالوا : نظائرُ ذلك - من التقديم الذي هو بمعنى التأخير، والمؤخَّر الذي هو بمعنى التقديم - في كلام العرب أفشى، وفي منطقها أكثر، من أن يُحصى. من ذلك قول جرير بن عطية:

طَـافَ الخَيَـالُ - وأَيْـنَ مِنْكَ? - لِمَامَا

فَــارْجِعْ لــزَوْرِكَ بالسَّـلام سَـلاما (78)

بمعنى طاف الخيال لمامًا، وأين هو منك؟ وكما قال جل ثناؤه في كتابه: الْحَمْدُ لِلَّهِ الَّذِي أَنْـزَلَ عَلَى عَبْدِهِ الْكِتَابَ وَلَمْ يَجْعَلْ لَهُ عِوَجَا * قَيِّمًا [سورة الكهف: 1] بمعنى (79) : الحمدُ لله الذي أنـزل على عبده الكتاب قيِّمًا ولم يجعل له عوجًا، وما أشبه ذلك. ففي ذلك دليل شاهدٌ على صحة قول من أنكر أن تكون - بِسْمِ اللَّهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ من فاتحة الكتاب - آيةً (80)

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الهوامش :

(77) في المطبوعة : "فاصل بين ذلك" ، والذي في المخطوطة عربية جيدة .

(78) ديوانه : 541 ، والنقائض : 38 . طاف الخيال : ألم بك في الليل ، واللمام : اللقاء اليسير . والزور : الزائر ، يقال للواحد والمثنى والجمع : زور . "فارجع لزورك" ، يقول : رد عليه السلام كما سلم عليك .

(79) في المطبوعة : "المعنى : الحمد لله . . . "

(80) وهكذا ذهب أبو جعفر رحمه الله إلى أن "بسم الله الرحمن الرحيم" ليست آية من الفاتحة ، واحتج لقوله بما ترى . وليس هذا موضع بسط الخلاف فيه ، والدلالة على خلاف ما قال ابن جرير .

وقد حققت هذه المسألة ، أقمت الدلائل الصحاح -في نظري وفقهي- على أنها آية من الفاتحة - : في شرحي لسنن الترمذي 2 : 16 - 25 . وفي الإشارة إليه غنية هنا . أحمد محمد شاكر .

Verset 4
Tafsir Sourate 1, verset 4 : Indication de la Souveraineté au Jour du Jugement Allah a mentionné Sa souveraineté sur le Jour de la Résurrection, mais cela ne nie pas Sa souveraineté sur toutes les autres choses. En effet, Allah a mentionné qu'Il est le Seigneur de l'existence, y compris cette vie terrestre et l'Au-delà. Allah n'a mentionné le Jour de la Rétribution ici que parce que, ce Jour-là, nul autre que Lui ne pourra prétendre à la possession de quoi que ce soit. Ce Jour-là, personne ne sera autorisé à parler sans Sa permission. De même, Allah a dit : يَوْمَ يَقُومُ الرُّوحُ وَالْمَلَـئِكَةُ صَفّاً لاَّ يَتَكَلَّمُونَ إِلاَّ مَنْ أَذِنَ لَهُ الرَّحْمَـنُ وَقَالَ صَوَاباً (Le Jour où l'Esprit (Jibril (Gabriel) ou un autre ange) et les anges se tiendront en rangs, ils ne parleront pas, sauf celui à qui le Tout Miséricordieux (Allah) aura permis, et il dira ce qui est juste.) (78:38), وَخَشَعَتِ الأَصْوَاتُ لِلرَّحْمَـنِ فَلاَ تَسْمَعُ إِلاَّ هَمْساً (Et les voix s'humilieront devant le Tout Miséricordieux (Allah), et tu n'entendras que le murmure de leurs pas.) (20:108), et, يَوْمَ يَأْتِ لاَ تَكَلَّمُ نَفْسٌ إِلاَّ بِإِذْنِهِ فَمِنْهُمْ شَقِىٌّ وَسَعِيدٌ (Le Jour où elle viendra, aucune âme ne parlera sans Sa permission (d'Allah). Parmi eux, il y aura des malheureux et des bienheureux) (11:105). Ad-Dahhak a rapporté qu'Ibn `Abbas a commenté : « Allah dit : "Ce Jour-là, personne ne possède rien de ce qu'ils possédaient dans le monde." » La signification de Yawm Ad-Din Ibn `Abbas a dit : « Yawm Ad-Din est le Jour de la Rétribution pour les créatures, c'est-à-dire le Jour du Jugement. Ce Jour-là, Allah rendra compte aux créatures de leurs actes, le mal pour le mal, le bien pour le bien, sauf pour ceux qu'Il pardonne. » De plus, plusieurs autres Compagnons, Tabi`in et savants du Salaf ont dit de même, car ce sens est apparent et clair dans le verset. Allah est Al-Malik (Roi ou Propriétaire) Allah est le Vrai Propriétaire (Malik) (de tout et de tous). Allah a dit : هُوَ اللَّهُ الَّذِى لاَ إِلَـهَ إِلاَّ هُوَ الْمَلِكُ الْقُدُّوسُ السَّلَـمُ (Il est Allah, en dehors de Qui il n'y a pas de divinité, le Roi, le Saint, Celui qui est exempt de tout défaut) (59:23). De plus, les deux Sahih ont rapporté qu'Abu Hurayrah a dit que le Prophète ﷺ a dit : « أَخْنَعُ اسْمٍ عِنْدَ اللهِ رَجُلٌ تَسَمَّى بِمَلِكِ الْأَمْلَاكِ وَلَا مَالِكَ إِلَّا اللهُ » (Le nom le plus méprisable auprès d'Allah est celui d'un homme qui se fait appeler le roi des rois, alors qu'il n'y a de propriétaire qu'Allah.) De plus, les deux Sahih ont rapporté que le Messager d'Allah ﷺ a dit : « يَقْبِضُ اللهُ الْأَرْضَ وَيَطْوِي السَّمَاءَ بِيَمِينِهِ ثُمَّ يَقُولُ: أَنَا الْمَلِكُ، أَيْنَ مُلُوكُ الْأَرْضِ؟ أَيْنَ الْجَبَّارُونَ؟ أَيْنَ الْمُتَكَبِّرُونَ؟ » ((Au Jour du Jugement) Allah saisira la terre et pliera les cieux de Sa Main Droite puis proclamera : 'Je suis le Roi ! Où sont les rois de la terre ? Où sont les tyrans ? Où sont les orgueilleux ?') Aussi, dans le Coran glorieux ; لِّمَنِ الْمُلْكُ الْيَوْمَ لِلَّهِ الْوَحِدِ الْقَهَّارِ (À qui appartient la royauté aujourd'hui ? À Allah, l'Unique, l'Irresistible.) (40:16). Quant au fait d'appeler quelqu'un d'autre qu'Allah un roi dans cette vie, cela se fait comme une figure de style. Par exemple, Allah a dit : إِنَّ اللَّهَ قَدْ بَعَثَ لَكُمْ طَالُوتَ مَلِكًا (En effet, Allah vous a envoyé Talut (Saül) comme roi.) (2:247), وَكَانَ وَرَآءَهُم مَّلِكٌ (Comme il y avait un roi derrière eux) (18:79), et, إِذْ جَعَلَ فِيكُمْ أَنْبِيَآءَ وَجَعَلَكُمْ مُّلُوكاً (Quand Il a fait des Prophètes parmi vous, et vous a faits rois) (5:20). Aussi, les deux Sahih ont rapporté : « مِثْلُ الْمُلُوكِ عَلَى الْأَسِرَّةِ » (Comme des rois accoudés sur leurs trônes) La signification d'Ad-Din Ad-Din signifie le compte, la récompense ou le châtiment. De même, Allah a dit : يَوْمَئِذٍ يُوَفِّيهِمُ اللَّهُ دِينَهُمُ الْحَقَّ (Ce Jour-là, Allah leur paiera leur (Dinahum) rétribution (de leurs actes) en entier) (24:25), et, أَءِنَّا لَمَدِينُونَ (Serons-nous vraiment (ressuscités) pour recevoir une récompense ou un châtiment (selon nos actes)) (37:53). Un Hadith a stipulé : « الْكَيّسُ مَنْ دَانَ نَفْسَهُ وَعَمِلَ لِمَا بَعْدَ الْمَوْتِ » (Le sage est celui qui se juge lui-même et œuvre pour (sa vie) après la mort.) c'est-à-dire, il se tient lui-même pour responsable. Aussi, `Umar a dit : « Jugez-vous vous-mêmes avant d'être jugés, pesez-vous avant d'être pesés, et préparez-vous pour le plus grand rassemblement devant Celui dont la connaissance englobe vos actes, يَوْمَئِذٍ تُعْرَضُونَ لاَ تَخْفَى مِنكُمْ خَافِيَةٌ (Ce Jour-là, vous serez présentés (au Jugement), aucun de vos secrets ne sera caché) (69:18). »
▼ 🇬🇧 English (Ibn Kathir — version officielle)
Indicating Sovereignty on the Day of Judgment Allah mentioned His sovereignty of the Day of Resurrection, but this does not negate His sovereignty over all other things. For Allah mentioned that He is the Lord of existence, including this earthly life and the Hereafter. Allah only mentioned the Day of Recompense here because on that Day, no one except Him will be able to claim ownership of anything whatsoever. On that Day, no one will be allowed to speak without His permission. Similarly, Allah said, يَوْمَ يَقُومُ الرُّوحُ وَالْمَلَـئِكَةُ صَفّاً لاَّ يَتَكَلَّمُونَ إِلاَّ مَنْ أَذِنَ لَهُ الرَّحْمَـنُ وَقَالَ صَوَاباً (The Day that Ar-Ruh (Jibril (Gabriel) or another angel) and the angels will stand forth in rows, they will not speak except him whom the Most Gracious (Allah) allows, and he will speak what is right.) (78:38), وَخَشَعَتِ الأَصْوَاتُ لِلرَّحْمَـنِ فَلاَ تَسْمَعُ إِلاَّ هَمْساً (And all voices will be humbled for the Most Gracious (Allah), and nothing shall you hear but the low voice of their footsteps.)(20:108), and, يَوْمَ يَأْتِ لاَ تَكَلَّمُ نَفْسٌ إِلاَّ بِإِذْنِهِ فَمِنْهُمْ شَقِىٌّ وَسَعِيدٌ (On the Day when it comes, no person shall speak except by His (Allah's) leave. Some among them will be wretched and (others) blessed) (11:105). Ad-Dahhak said that Ibn `Abbas commented, "Allah says, `On that Day, no one owns anything that they used to own in the world."' The Meaning of Yawm Ad-Din Ibn `Abbas said, "Yawm Ad-Din is the Day of Recompense for the creatures, meaning the Day of Judgment. On that Day, Allah will reckon the creation for their deeds, evil for evil, good for good, except for those whom He pardons." In addition, several other Companions, Tabi`in and scholars of the Salaf, said similarly, for this meaning is apparent and clear from the Ayah. Allah is Al-Malik (King or Owner) Allah is the True Owner (Malik) (of everything and everyone). Allah said, هُوَ اللَّهُ الَّذِى لاَ إِلَـهَ إِلاَّ هُوَ الْمَلِكُ الْقُدُّوسُ السَّلَـمُ (He is Allah, beside Whom La ilaha illa Huwa, the King, the Holy, the One free from all defects) (59:23). Also, the Two Sahihs recorded Abu Hurayrah saying that the Prophet ﷺ said, «أَخْنَعُ اسْمٍ عِنْدَ اللهِ رَجُلٌ تَسَمَّى بِمَلِكِ الْأَمْلَاكِ وَلَا مَالِكَ إِلَّا اللهُ» (The most despicable name to Allah is a person who calls himself the king of kings, while there are no owners except Allah.) Also the Two Sahihs recorded that the Messenger of Allah ﷺ said, «يَقْبِضُ اللهُ الْأَرْضَ وَيَطْوِي السَّمَاءَ بِيَمِينِهِ ثُمَّ يَقُولُ: أَنَا الْمَلِكُ، أَيْنَ مُلُوكُ الْأَرْضِ؟ أَيْنَ الْجَبَّارُونَ؟ أَيْنَ الْمُتَكَبِّرُونَ؟» ((On the Day of Judgement) Allah will grasp the earth and fold up the heavens with His Right Hand and proclaim, 'I Am the King! Where are the kings of the earth Where are the tyrants Where are the arrogant') Also, in the the Glorious Qur'an; لِّمَنِ الْمُلْكُ الْيَوْمَ لِلَّهِ الْوَحِدِ الْقَهَّارِ (Whose is the kingdom this Day Allah's, the One, the Irresistible.)(40:16). As for calling someone other than Allah a king in this life, then it is done as a figure of speech. For instance, Allah said, إِنَّ اللَّهَ قَدْ بَعَثَ لَكُمْ طَالُوتَ مَلِكًا (Indeed Allah appointed Talut (Saul) as a king over you.) (2:247), وَكَانَ وَرَآءَهُم مَّلِكٌ (As there was a king behind them)(18:79), and, إِذْ جَعَلَ فِيكُمْ أَنْبِيَآءَ وَجَعَلَكُمْ مُّلُوكاً When He made Prophets among you, and made you kings )5:20(. Also, the Two Sahihs recorded, «مِثْلُ الْمُلُوكِ عَلَى الْأَسِرَّةِ» (Just like kings reclining on their thrones) The Meaning of Ad-Din Ad-Din means the reckoning, the reward or punishment. Similarly, Allah said, يَوْمَئِذٍ يُوَفِّيهِمُ اللَّهُ دِينَهُمُ الْحَقَّ (On that Day Allah will pay them the (Dinahum) recompense (of their deeds) in full) (24:25), and, أَءِنَّا لَمَدِينُونَ (Shall we indeed (be raised up) to receive reward or punishment (according to our deeds)) (37:53). A Hadith stated, «الْكَيِّسُ مَنْ دَانَ نَفْسَهُ وَعَمِلَ لِمَا بَعْدَ الْمَوتِ» (The wise person is he who reckons himself and works for (his life) after death.) meaning, he holds himself accountable. Also, `Umar said, "Hold yourself accountable before you are held accountable, weigh yourselves before you are weighed, and be prepared for the biggest gathering before He Whose knowledge encompasses your deeds, يَوْمَئِذٍ تُعْرَضُونَ لاَ تَخْفَى مِنكُمْ خَافِيَةٌ (That Day shall you be brought to Judgement, not a secret of yours will be hidden) (69:18)."
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القول في تأويل قوله : مَالِكِ يَوْمِ الدِّينِ .

قال أبو جعفر: القرَّاء مختلفون في تلاوة ( ملك يَوْمِ الدِّينِ ). فبعضهم يتلوه " مَلِكِ يَوْمِ الدِّينِ "، وبعضهم يتلوه (مَلِكِ يَوْمِ الدِّينِ) وبعضهم يتلوه (مالِكَ يَوْمِ الدِّينِ) بنصب الكاف. وقد استقصينا حكاية الرواية عمن رُوي عنه في ذلك قراءةٌ في " كتاب القراآت "، وأخبرنا بالذي نختار من القراءة فيه، والعلة الموجبة صحّة ما اخترنا من القراءة فيه، فكرهنا إعادة ذلك في هذا الموضع، إذ كان الذي قَصَدْنا له، في كتابنا هذا، البيانَ عن وجوه تأويل آي القرآن، دون وجوه قراءتها.

ولا خلاف بين جميع أهل المعرفة بلغات العرب، أن المَلِك من " المُلْك " &; 1-149 &; مشتق، وأن المالك من " المِلْك " مأخوذٌ. فتأويل قراءةِ من قرأ ذلك: (مَلِكِ يَوْمِ الدِّينِ)، أن لله المُلْك يوم الدين خالصًا دون جميع خلقه، الذين كانوا قبل ذلك في الدنيا ملوكًا جبابرة ينازعونه الملك، ويدافعونه الانفرادَ بالكبرياء والعظمة والسلطان والجبرية (81) . فأيقنوا بلقاء الله يوم الدين أنهم الصَّغَرة الأذِلّة (82) ، وأنّ له - من دُونهم، ودون غيرهم - المُلك والكبرياء، والعزة والبهاء، كما قال جلّ ذكره وتقدست أسماؤه في تنـزيله: يَوْمَ هُمْ بَارِزُونَ لا يَخْفَى عَلَى اللَّهِ مِنْهُمْ شَيْءٌ لِمَنِ الْمُلْكُ الْيَوْمَ لِلَّهِ الْوَاحِدِ الْقَهَّارِ [سورة غافر: 16]. فأخبر تعالى ذكره أنه المنفرد يومئذ بالمُلك دون ملوك الدنيا، الذين صارُوا يوم الدّين منْ مُلكهم إلى ذِلّة وصَغار، ومن دُنياهم في المعاد إلى خسار.

وأما تأويلُ قراءة من قرأ: (مالك يوم الدين)، فما:-

166 - حدثنا به أبو كُريب، قال: حدثنا عثمان بن سعيد، عن بشر بن عُمارة، قال: حدثنا أبو رَوْق، عن الضحاك، عن عبد الله بن عباس: (مَالِكِ يَوْمِ الدِّينِ)، يقول: لا يملك أحدٌ في ذلك اليوم معهُ حكمًا كمِلْكِهم في الدنيا. ثم قال: لا يَتَكَلَّمُونَ إِلا مَنْ أَذِنَ لَهُ الرَّحْمَنُ وَقَالَ صَوَابًا [سورة النبأ: 38] وقال: وَخَشَعَتِ الأَصْوَاتُ لِلرَّحْمَنِ [سورة طه: 108] . وقال: وَلا يَشْفَعُونَ إِلا لِمَنِ ارْتَضَى (83) [سورة الأنبياء: 28].

قال أبو جعفر: وأولى التأويلين بالآية، وأصحُّ القراءتين في التلاوة عندي، التأويلُ الأول، وهي قراءةُ من قرأ " مَلِكِ" بمعنى " المُلك ". لأن في الإقرار له بالانفراد بالمُلك، إيجابًا لانفراده بالمِلْك، وفضيلة زيادة المِلك على المالك (84) ، إذْ كان معلومًا أن لا مَلِك إلا وهو مالكٌ، وقد يكون المالكُ لا ملكًا .

وبعدُ، فإن الله جلّ ذكره، قد أخبر عبادَه في الآية التي قبل قوله (ملِكِ يوم الدين) أنه مالكُ جميع العالمين وسيَّدهم، ومُصلحُهم، والناظرُ لهم، والرحيم بهم في الدنيا والآخرة، بقوله: الْحَمْدُ لِلَّهِ رَبِّ الْعَالَمِينَ * الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ .

وإذْ كان جلّ ذكره قد أنبأهم عن مِلْكه إيَّاهم كذلك بقوله: رَبِّ الْعَالَمِينَ ، فأولى الصّفات من صفاته جل ذكره أن يَتْبَع ذلك ما لم يحْوِه قوله رَبِّ الْعَالَمِينَ * الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ ، مع قرب ما بين الآيتين من المواصَلة والمجاورة، إذْ كانت حكمتُه الحكمةَ التي لا تشبهها حِكمةٌ، وكان في إعادة وصفه جلّ ذكره بأنه (مالِكِ يوم الدين)، إعادةُ ما قد مضى من وصفه به في قوله رَبِّ الْعَالَمِينَ ، مع تقارب الآيتين وتجاوز الصفتين. وكان في إعادة ذلك تكرارُ ألفاظ مختلفة بمعان متفقة، لا تفيد سامع ما كُرِّر منه فائدةً به إليها حاجة. والذي لم يحْوِه من صفاته جلّ ذكره ما قبل قوله: (مالك يوم الدين)، المعنى الذي في قوله: (مَلِك يوم الدين)، وهو وصْفه بأنه الملِك.

فبيِّن إذًا أن أولى القراءتين بالصواب، وأحقّ التأويلين بالكتاب، قراءة من قرأه ( مَلِكِ يَوْمِ الدِّينِ )، بمعنى إخلاص المُلك له يوم الدين، دون قراءة من قرأ (مالك يوم الدين) الذي بمعنى أنه يملك الحكمَ بينهم وفصلَ القضاء، متفرِّدًا به دون سائر خلقه.

فإن ظنّ ظانّ أن قوله رَبِّ الْعَالَمِينَ نبأ عن ملكه إياهم في الدنيا دون الآخرة، يوجبُ وصْلَ ذلك بالنبأ عن نفسه أنه: مَنْ مَلَكهم في الآخرة على نحو مِلْكه إياهم في الدنيا بقوله (مالك يوم الدين) - فَقد أغفلَ وظنَّ خطأ (85) .

وذلك أنه لو جاز لِظانّ أنْ يظنّ أن قوله رَبِّ الْعَالَمِينَ محصورٌ معناه على الخبر عن ربوبِيَّة عالم الدنيا دُونَ عالم الآخرة، مع عدم الدلالة على أن مَعنى ذلك كذلك في ظاهر التنـزيل، أو في خبرٍ عن الرسول صلى الله عليه وسلم به منقولٍ، أو بحجّة موجودة في المعقول - لجاز لآخر أن يظنّ أن ذلك محصور على عالم الزمان الذي فيه نـزل قوله رَبِّ الْعَالَمِينَ ، دون سائر ما يحدث بعدَه في الأزمنة الحادثة من العالمين. إذْ كان صحيحًا بما قد قدّمنا من البيان، أنّ عالمَ كل زمان غير عالم الزمان الذي بعده.

فإن غَبِيَ - عن علم صحة ذلك بما قد قدمنا - ذو غباء، فإنّ في قول الله جل ثناؤه: وَلَقَدْ آتَيْنَا بَنِي إِسْرَائِيلَ الْكِتَابَ وَالْحُكْمَ وَالنُّبُوَّةَ وَرَزَقْنَاهُمْ مِنَ الطَّيِّبَاتِ وَفَضَّلْنَاهُمْ عَلَى الْعَالَمِينَ [سورة الجاثية: 16] دلالةً واضحةً على أنّ عالم كلّ زمان، غيرُ عالم الزمان الذي كان قَبله، وعالم الزمان الذي بعدَه، إذْ كان الله جلّ ثناؤه قد فضّل أمّة نبينا محمد صلى الله عليه وسلم على سائر الأمم الخالية، وأخبرهم بذلك في قوله: كُنْتُمْ خَيْرَ أُمَّةٍ أُخْرِجَتْ لِلنَّاسِ الآية [سورة آل عمران: 110]. فمعلومٌ بذلك أن بَني إسرائيل في عصر نبينا لم يكونوا -مع تكذيبهم به صلى الله عليه وسلم- أفضلَ العالمين، بل كانَ أفضلَ العالمين في ذلك العصر وبعدَه إلى قيام الساعة، المؤمنون به المتَّبِعون منهاجهُ، دون من سِواهم من الأمم المكذِّبة الضالة عن منهاجه.

وإذْ كان بيِّنًا فساد تأويل متأوِّلٍ لو تأوّل قوله رَبِّ الْعَالَمِينَ أنه معنيٌّ به &; 1-152 &; أن الله ربُّ عَالمي زَمن نبيّنا محمد صلى الله عليه وسلم، دون عالمي سائر الأزمنة غيره - كان واضحًا فساد قول من زعم أنّ تأويلَهُ: ربُّ عالَمِ الدنيا دُون عالَمِ الآخرة، وأنّ " مالك يوم الدين " استحقَّ الوصلَ به ليُعلَم أنه في الآخرة من مِلْكِهم ورُبُوبيتهم بمثل الذي كان عليه في الدنيا.

ويُسْأل زاعم ذلك، الفرقَ بينه وبين متحكم مثله - في تأويل قوله رَبِّ الْعَالَمِينَ ، تحكَّم فقال: إنه إنما عنى بذلك أنه ربّ عالمي زمان محمّد صلى الله عليه وسلم، دون عالمي غيره من الأزمان الماضية قبله، والحادثة بعده، كالذي زعم قائل هذا القول: أنه عَنى به عالمي الدنيا دُون عالمي الآخرة - من أصل أو دلالة (86) . فلن يقول في أحدهما شيئًا إلا ألزم في الآخر مثله.

وأما الزاعم أن تأويل قوله (مالك يوم الدين) أنه الذي يملكُ إقامة يَوم الدين، فإن الذي ألزمْنا قَائلَ هذا القول الذي قبله - له لازمٌ. إذْ كانت إقامةُ القيامة، إنما هي إعادة الخلق الذين قد بادوا لهيئاتهم التي كانوا عليها قبل الهلاك، في الدار التي أعَدّ الله لهم فيها ما أعدّ. وُهمُ العالَمون الذين قد أخبر جلّ ذكره عنهم أنه ربُّهم في قوله رَبِّ الْعَالَمِينَ .

وأما تأويل ذلك في قراءة من قرأ (مَالِكَ يَوْمِ الدِّينِ)، فإنه أراد: يا مالك يوم الدين، فنصَبه بنيّة النداء والدعاء، كما قال جلّ ثناؤه: يُوسُفُ أَعْرِضْ عَنْ هَذَا [سورة يوسف: 29] بتأويل: يا يوسف أعرضْ عن هذا، وكما قال الشاعر من بني أسد، وهو شعر -فيما يقال- جاهلي:

إنْ كُــنْتَ أَزْنَنْتَنــي بِهَــا كَذِبًـا

جَــزْءُ, فلاقَيْــتَ مِثْلَهَــا عَجِـلا (87)

يريد: يا جزءُ، وكما قال الآخر:

كَــذَبْتُمْ وبيــتِ اللـه لا تَنْكِحُونَهَـا,

بَنـي شَـاب قَرْنَاهـا تَصُـرُّ وتَحْـلبُ (88)

يريد: يا بني شابَ قرْناها. وإنما أوْرطه في قراءة ذلك - بنصب الكاف من " مالك "، على المعنى الذي وصفتُ - حيرتهُ في توجيه قَوله: إِيَّاكَ نَعْبُدُ وَإِيَّاكَ نَسْتَعِينُ وِجْهَته، مع جر (مالك يوم الدين) وخفضِه. فظنّ أنّه لا يصحّ معنى ذلك بعد جرِّه (مالك يوم الدين)، فنصب: " مالكَ يوم الدين " ليكون إِيَّاكَ نَعْبُدُ له خطابًا. كأنه أراد: يا مالك يوم الدين، إياك نعبد وإياك نَستعين . ولو كان عَلم تأويل أول السورة، وأن الْحَمْدُ لِلَّهِ رَبِّ الْعَالَمِينَ أمرٌ من الله عبدَه بقيلِ ذلك - كما ذكرنا قبلُ من الخبر عن ابن عباس: أن جبريلَ قال للنبي صلى الله عليه وسلم عن الله تعالى ذكره: قل يا محمد، الْحَمْدُ لِلَّهِ رَبِّ الْعَالَمِينَ * الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ * مَالِكِ يَوْمِ الدِّينِ ، وقل أيضًا يا محمد: إِيَّاكَ نَعْبُدُ وَإِيَّاكَ نَسْتَعِينُ (89) - وكان عَقَل (90) عن العرب أنَّ من شأنها إذا حكَت أو أمرت بحكاية خبرٍ يتلو القولَ، أن تخاطب ثم تخبر عن غائب، وتخبرَ عن الغائب ثم تعودَ إلى الخطاب، لما في الحكاية بالقول من معنى الغائب والمخاطب، كقولهم للرجل: قد قلتُ لأخيك: لو قمتَ لقمتُ، وقد قلتُ لأخيك: لو قام لقمتُ (91) - لسَهُل عليه مخرجُ ما استصعب عليه وجْهتُه من جر " مالك يوم الدين ".

ومن نظير " مالك يوم الدين " مجرورًا، ثم عَوْده إلى الخطاب بـ إِيَّاكَ نَعْبُدُ ، لما ذكرنا قبل - البيتُ السائرُ من شعر أبي كبير الهُذَلي:

يَـا لَهْـفَ نَفْسـي كـان جِـدَّةُ خَـالِدٍ

وَبَيَــاضُ وَجْـهِكَ للـتُّرابِ الأَعْفَـرِ (92)

فرجعَ إلى الخطاب بقوله: " وبياضُ وَجْهك "، بعد ما قد مضى الخبرُ عن خالد على معنى الخبر عن الغائب.

ومنه قول لبيد بن ربيعة:

بَــاتَتْ تَشَـكَّى إلـيّ النَّفْسُ مُجْهِشَـةً

وقــد حَـمَلْتُكِ سَـبْعًا بَعْـدَ سَـبْعِينَا (93)

فرجع إلى مخاطبة نفسه، وقد تقدم الخبر عنها على وجه الخبر عن الغائب.

ومنه قول الله ، وهو أصدق قيلٍ وأثبتُ حجةٍ: حَتَّى إِذَا كُنْتُمْ فِي الْفُلْكِ وَجَرَيْنَ بِهِمْ بِرِيحٍ طَيِّبَةٍ [سورة يونس: 22] ، فخاطب ثم رجع إلى الخبر عن الغائب، ولم يقل: وَجرَين بكم . والشواهدُ من الشعر وكلام العرب في ذلك أكثر من أن تُحصى، وفيما ذكرنا كفاية لمن وُفِّق لفهمه.

فقراءة: " مالكَ يوم الدين " محظورة غير جائزة، لإجماع جميع الحجة من القرّاء وعلماء الأمة على رَفض القراءة بها.

القول في تأويل قوله جل ثناؤه: يَوْمِ الدِّينِ .

قال أبو جعفر: والدين في هذا الموضع، بتأويل الحساب والمجازاة بالأعمال، كما قال كعب بن جُعَيْل:

إِذَا مَـــا رَمَوْنَـــا رَمَيْنَـــاهُم

ودِنَّــاهُمُ مِثْــلَ مــا يُقْرِضُونَــا (94)

وكما قال الآخر:

وَاعْلَــمْ وأَيْقِــنْ أنَّ مُلْكـكَ زائـلٌ

واعلــمْ بــأَنَّكَ مَــا تـدِينُ تُـدَانُ (95)

يعني: ما تَجْزِي تُجازى.

ومن ذلك قول الله جل ثناؤه كَلا بَلْ تُكَذِّبُونَ بِالدِّينِ - يعني: بالجزاء - وَإِنَّ عَلَيْكُمْ لَحَافِظِينَ [سورة الانفطار: 9 ، 10] يُحصون ما تعملون من الأعمال، وقوله تعالى فَلَوْلا إِنْ كُنْتُمْ غَيْرَ مَدِينِينَ [سورة الواقعة: 86] ، يعني غير مجزيِّين بأعمالكم ولا مُحاسَبين.

وللدين معانٍ في كلام العرب، غير معنى الحساب والجزاء، سنذكرها في أماكنها إن شاء الله.

&; 1-156 &;

وبما قُلنا في تأويل قوله (يوم الدين) جاءت الآثار عن السلف من المفسِّرين، مع تصحيح الشواهد تأويلَهم الذي تأوّلوه في ذلك.

167 - حدثنا أبو كريب محمد بن العلاء، قال: حدثنا عثمان بن سعيد، قال: حدثنا بشر بن عُمارة، قال: حدثنا أبو رَوق، عن الضحاك، عن عبد الله بن عباس: (يَوْمِ الدِّينِ) ، قال: يوم حساب الخلائق، وهو يوم القيامة، يدينهم بأعمالهم، إن خيرًا فخيرًا، وإن شرًّا فشرًّا، إلا من عَفا عنه، فالأمرُ أمرُه. ثم قال: أَلا لَهُ الْخَلْقُ وَالأَمْرُ [سورة الأعراف: 54] . (96)

168 - وحدثني موسى بن هارون الهَمْدَاني، قال: حدثنا عمرو بن حماد القَنَّاد، قال: حدثنا أسباط بن نصر الهمداني، عن إسماعيل بن عبد الرحمن السُّدِّي، عن أبي مالك ، وعن أبي صالح، عن ابن عباس - وعن مرة الهمداني عن ابن مسعود - وعن ناس من أصحاب النبي صلى الله عليه وسلم: (مَلِكِ يَوْمِ الدِّينِ)، هو يوم الحساب. (97)

169 - حدثنا الحسن بن يحيى، قال: أخبرنا عبد الرزاق، قال: أخبرنا مَعمر، عن قتادة في قوله: (مَالِكِ يَوْمِ الدِّينِ) قال: يوم يَدينُ الله العبادَ بأعمالهم. (98)

170 - وحدثنا القاسم بن الحسن، قال: حدثنا الحسين بن داود، قال: حدثني حجاج، عن ابن جريج، (مالك يوم الدين) قال: يوم يُدان الناس بالحساب. (99)

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الهوامش :

(81) الجبرية والجبروت واحد ، وهو من صفات الله العلي . الجبار : القاهر فوق عباده ، يقهرهم على ما أراد من أمر ونهي ، سبحانه وتعالى .

(82) الصغرة جمع صاغر : وهو الراضي بالذل المقر به . والأذلة جمع ذليل .

(83) الخبر 166 - سبق الكلام مفصلا في ضعف هذا الإسناد 137 . وهذا الخبر ، مع باقيه الآتي 167 نقله ابن كثير 1 : 46 دون إسناد ولا نسبة ، ونقله السيوطي 1 : 14 ونسبه أيضًا لابن أبي حاتم . وقال ابن كثير : " وكذلك قال غيره من الصحابة والتابعين والسلف . وهو ظاهر" .

(84) في المخطوطة : "الملك على الملك" ، وهما سواء .

(85) قوله "أغفل" ، فعل لازم غير متعد . ومعناه : دخل في الغفلة والنسيان ووقع فيهما ، وهي عربية معرقة ، وإن لم توجد في المعاجم ، وهي كقولهم : أنجد ، دخل نجدًا ، وأشباهها . وحسبك بها عربية أنها لغة الشافعي ، أكثر من استعمالها في الرسالة والأم . من ذلك قوله في الرسالة : 42 رقم : 136 : "وبالتقليد أغفل من أغفل منهم" .

(86) سياق العبارة : "ويسأل زاعم ذلك ، الفرق . . . من أصل أو دلالة " ، وما بينهما فصل .

(87) الشعر لجاهلي مخضرم هو حضرمي بن عامر الأسدي ، وفد إلى رسول الله صلى الله عليه وسلم في نفر من بني أسد فأسلموا جميعًا . وسبب قوله هذا الشعر : أن إخوته كانوا تسعة ، فجلسوا على بئر فانخسفت بهم ، فورثهم ، فحسده ابن عمه جزء بن مالك بن مجمع ، وقال له : من مثلك؟ مات إخوتك فورثتهم ، فأصبحت ناعمًا جذلا . وما كاد ، حتى جلس جزء وإخوة له تسعة على بئر فانخسفت بإخوته ونجا هو ، فبلغ ذلك حضرميًا فقال : إنا لله وإنا إليه راجعون ، كلمة وافقت قدرًا وأبقت حقدًا . يعني قوله لجزء : "فلاقيت مثلها عجلا" . وأزننته بشيء : اتهمته به . انظر أمالي القالي 1 : 67 ، والكامل 1 : 41 - 42 وغيرهما .

(88) نسبه في اللسان (قرن) ومجاز القرآن : 100 إلى رجل من بني أسد والبيت في سيبويه 1 : 295 / 2 : 7 ، 65 ، وهو شاهد مشهور . "وبني شاب قرناها" يعني قومًا ، يقول : بني التي يقال لها : شاب قرناها ، أي يا بني العجوز الراعية ، لا هم لها إلا أن تصر ، أي تشد الصرار على الضرع حتى تجتمع الدرة ، ثم تحلب . وذلك ذم لها . والقرن : الضفيرة .

(89) انظر : 151 ، 155 .

(90) عطف على قوله : " ولو كان علم . . . " .

(91) جواب " لو كان علم . . . وكان عقل " .

(92) ديوان الهذليين 2 : 101 . في المطبوعة : "جلدة" وهو خطأ وقوله "جدة" يعني شبابه الجديد . والجدة : نقيض البلى . والتراب الأعفر : الأبيض ، قل أن يطأه الناس لجدبه . وخالد : صديق له من قومه ، يرثيه .

(93) القسم الثاني من ديوانه : 46 ، وقال ابن سلام في طبقات فحول الشعراء : ص 50 وذكر البيت وبيتًا معه ، أنهما قد رويا عن الشعبي (ابن سعد 6 : 178) ، وهما يحملان على لبيد ، ثم قال : "ولا اختلاف في أن هذا مصنوع تكثر به الأحاديث ، ويستعان به على السهر عند الملوك والملوك لا تستقصي" . أجهش بالبكاء : تهيأ له وخنقه بكاؤه .

(94) الكامل للمبرد 1 : 191 ، ووقعة صفين لنصر بن مزاحم 1 : 52 ، المخصص 17 : 155 .

(95) الكامل للمبرد 1 : 192 منسوبًا إلى يزيد بن أبي الصعق الكلابي ، وكذلك في جمهرة الأمثال للعسكري : 196 ، والمخصص 17 : 155 ، وفي اللسان (زنأ) و (دان) منسوبين إلى خويلد بن نوفل الكلابي ، وفي الخزانة 4 : 230 إلى بعض الكلابيين . يقولون : إن الحارث بن أبي شمر الغساني كان إذا أعجبته امرأة من قيس عيلان بعث إليها واغتصبها ، فأخذ بنت يزيد بن الصعق الكلابي ، وكان أبوها غائبًا ، فلما قدم أخبر . فوفد إليه فوقف بين يديه وقال :

يَـا أَيُّهَـا المَلِـكُ المُقِيـتُ ! أمَا تَـرى

لَيْــلاً وصُبْحًــا كَـيْف يَخْتَلِفَـانِ ?

هَـلْ تَسْـتَطِيعُ الشَّـمْسَ أن تَـأتِي بها

لَيْــلاً ? وهـل لَـكَ بِـالْمَلِيك يَـدَانِ?

يَــا حَـارِ, أيْقِـنْ أنَّ مـُلْكَـكَ زَائِـلٌ

. . . . . . . . . . . . . . . . . . .

(96) الخبر 167 - سبق تخريجه في الخبر 166 .

(97) الخبر 168 - هذا الإسناد من أكثر الأسانيد دورانًا في تفسير الطبري ، إن لم يكن أكثرها ، فلا يكاد يخلو تفسير آية من رواية بهذا الإسناد . وقد عرض الطبري نفسه في (ص 121 بولاق ، سطر : 28 وما بعده) ، فقال ، وقد ذكر الخبر عن ابن مسعود وابن عباس بهذا الإسناد : "فإن كان ذلك صحيحًا ، ولست أعلمه صحيحًا ، إذ كان بإسناده مرتابًا . . . . " . ولم يبين علة ارتيابه في إسناده ، وهو مع ارتيابه قد أكثر من الرواية به . ولكنه لم يجعلها حجة قط .

بيد أني أراه إسنادا يحتاج إلى بحث دقيق . ولأئمة الحديث كلام فيه وفي بعض رجاله . وقد تتبعت ما قالوا وما يدعو إليه بحثه ، ما استطعت ، وبدا لي فيه رأي ، أرجو أن يكون صوابًا ، إن شاء الله . وما توفيقي إلا بالله :

أما شيخ الطبري ، وهو "موسى بن هارون الهمداني" : فما وجدت له ترجمة ، ولا ذكرًا في شيء مما بين يدي من المراجع ، إلا ما يرويه عنه الطبري أيضًا في تاريخه ، وهو أكثر من خمسين موضعًا في الجزئين الأول والثاني منه . وما بنا حاجة إلى ترجمته من جهة الجرح والتعديل ، فإن هذا التفسير الذي يرويه عن عمرو بن حماد ، معروف عند أهل العلم بالحديث . وما هو إلا رواية كتاب ، لا رواية حديث بعينه .

"وعمرو بن حماد" : هو عمرو بن حماد بن طلحة القناد ، وقد ينسب إلى جده ، فيقال عمرو بن طلحة ، وهو ثقة ، روى عنه مسلم في صحيحه ، وترجمه ابن سعد في الطبقات 6 : 285 ، وقال : "وكان ثقة إن شاء الله" مات سنة 222 . وترجمه ابن أبي حاتم في الجرح والتعديل 3 / 1 / 228 ، وروى عن أبيه ويحيى بن معين أنهما قالا فيه : "صدوق" .

أسباط بن نصر الهمداني : مختلف فيه ، وضعفه أحمد ، وذكره ابن حبان في الثقات : 410 ، ةترجمه البخاري في الكبير 1 / 2 / 53 فلم يذكر فيه جرحًا ، وترجمه ابن أبي حاتم في الجرح والتعديل 1 / 1 / 332 ، وروى عن يحيى بن معين قال : "أسباط بن نصر ثقة" . وقد رجحنا توثيقه في شرح المسند ، في الحديث 1286 .

إسماعيل بن عبد الرحمن بن أبي كريمة السدي : هو السدي الكبير ، قرشي بالولاء ، مولى زينب بنت قيس بن مخرمة ، من بني عبد مناف ، كما نص على ذلك البخاري في تاريخيه : الصغير : 141 - 142 ، والكبير 1 / 1 / 361 ، وهو تابعي ، سمع أنسًا ، كما نص على ذلك البخاري أيضًا ، وروى عن غيره من الصحابة ، وعن كثير من التابعين . وهو ثقة . أخرج له مسلم في صحيحه ، وثقه أحمد بن حنبل ، فيما روى ابن أبي حاتم في الجرح والتعديل 1 / 1 / 184 ، وروى أيضًا عن أحمد ، قال : "قال لي يحيى بن معين يومًا عند عبد الرحمن بن مهدي : السدي ضعيف ، فغضب عبد الرحمن ، وكره ما قال" : وفي الميزان والتهذيب "أن الشعبي قيل له : إن السدي قد أعطي حظًا من علم القرآن ، فقال : قد أعطي حظًا من جهل بالقرآن!" . وعندي أن هذه الكلمة من الشعبي قد تكون أساسا لقول كل من تكلم في السدي بغير حق . ولذلك لم يعبأ البخاري بهذا القول من الشعبي ، ولم يروه ، بل روى في الكبير عن مسدد عن يحيى قال : " سمعت ابن أبي خالد يقول : السدي أعلم بالقرآن من الشعبي" . وروى في تاريخيه عن ابن المديني عن يحيى ، وهو القطان ، قال : "ما رأيت أحدًا يذكر السدي إلا بخير ، وما تركه أحد" . وفي التهذيب : "قال العجلي : ثقة عالم بالتفسير راوية له" . وقد رجحنا توثيقه في شرح المسند 807 . وتوفي السدي سنة 127 .

و "السدي" : بضم السين وتشديد الدال المهملتين ، نسبة إلى "السدة" ، وهي الباب ، لأنه كان يجلس إلى سدة الجامع بالكوفة ، ويبيع بها المقانع .

أبو مالك: هو الغفاري ، واسمه غزوان . وهو تابعي كوفي ثقة . ترجمه البخاري في الكبير 4 / 1 / 108 ، وابن سعد في الطبقات 6 : 206 ، وابن أبي حاتم في الجرح والتعديل 3 / 2 / 55 ، وروى توثيقه يحيى بن معين .

أبو صالح : هو مولى أم هانئ بنت أبي طالب ، واسمه باذام ، ويقال باذان . وهو تابعي ثقة ، رجحنا توثيقه في شرح المسند 2030 ، وترجمه البخاري في الكبير 1 / 2 / 144 ، وروى عن محمد بن بشار ، قال : "ترك ابن مهدي حديث أبي صالح" . وكذلك روى ابن أبي حاتم في ترجمته في الجرح والتعديل 1 / 1 / 431 - 432 عن أحمد بن حنبل عن ابن مهدي . ولكنه أيضًا عن يحيى بن سعيد القطان ، قال : " لم أرَ أحدًا من أصحابنا ترك أبا صالح مولى أم هانئ ، وما سمعت أحدًا من الناس يقول فيه شيئًا ، ولم يتركه شعبة ولا زائدة ولا عبد الله بن عثمان" . وروى أيضًا عن يحيى بن معين ، قال : " أبو صالح مولى أم هانئ ليس به بأس ، فإذا روى عنه الكلبي فليس بشيء ، وإذا روى عنه غير الكلبي فليس به بأس ، لأن الكلبي يحدث به مرة من رأيه ، ومرة عن أبي صالح ، ومرة عن أبي صالح عن ابن عباس" . يعني بهذا أن الطعن فيما يروي عنه هو في رواية الكلبي ، كما هو ظاهر .

هذا عن القسم الأول من هذا الإسناد . فإنه في حقيقته إسنادان أو ثلاثة . أولهما هذا المتصل بابن عباس .

والقسم الثاني ، أو الإسناد الثاني : "وعن مرة الهمداني عن ابن مسعود" . والذي يروي عن مرة الهمداني : هو السدي نفسه .

ومرة : هو ابن شراحيل الهمداني الكوفي ، وهو تابعي ثقة ، من كبار التابعين ، ليس فيه خلاف بينهم .

والقسم الثالث ، أو الإسناد الثالث : "وعن ناس من أصحاب النبي صلى الله عليه وسلم" .

وهذا أيضًا من رواية السدي نفسه عن ناس من الصحابة .

فالسدي يروي هذه التفاسير لآيات من القرآن : عن اثنين من التابعين عن ابن عباس ، وعن تابعي واحد عن ابن مسعود ، ومن رواية نفسه عن ناس من الصحابة .

وللعلماء الأئمة الأقدمين كلام في هذا التفسير ، بهذه الأسانيد ، قد يوهم أنه من تأليف من دون السدي من الرواة عنه ، إلا أني استيقنت بعدُ ، أنه كتاب ألفه السدي .

فمن ذلك قول ابن سعد في ترجمة "عمرو بن حماد القناد" 6 : 285 : "صاحب تفسير أسباط بن نصر عن السدي" . وقال في ترجمة "أسباط بن نصر" 6 : 261 : "وكان راوية السدي ، روى عنه التفسير" . وقال قبل ذلك في ترجمة "السدي" 6 : 225 : "إسماعيل بن عبد الرحمن السدي ، صاحب التفسير" . وقال قبل ذلك أيضًا ، في ترجمة "أبي مالك الغفاري" 6 : 206 : "أبو مالك الغفاري صاحب التفسير ، وكان قليل الحديث" .

ولكن الذي يرجح أنه كتاب ألفه السدي ، جمع فيه التفسير ، بهذه الطرق الثلاث ، قول أحمد بن حنبل في التهذيب 1 : 314 ، في ترجمة السدي : "إنه ليحسن الحديث، إلا أن هذا التفسير الذي يجئ به ، قد جعل له إسنادًا ، واستكلفه" . وقول الحافظ في التهذيب أيضًا 1 : 315 : "قد أخرج الطبري وابن أبي حاتم وغيرهما ، في تفاسيرهم ، تفسير السدي ، مفرقًا في السور ، من طريق أسباط بن نصر عنه" .

وقول السيوطي في الإتقان 2 : 224 فيما نقل عن الخليل في الإرشاد : "وتفسير إسماعيل السدي ، يورده بأسانيد إلى ابن مسعود وابن عباس . وروى عن السدي الأئمة ، مثل الثوري وشعبة . ولكن التفسير الذي جمعه ، رواه أسباط بن نصر . وأسباط لم يتفقوا عليه . غير أن أمثل التفاسير تفسير السدي" . ثم قال السيوطي : "وتفسير السدي ، [الذي] أشار إليه ، يورد منه ابن جرير كثيرًا ، من طريق السدي عن أبي مالك وعن أبي صالح عن ابن عباس ، وعن مرة عن ابن مسعود ، و [عن] ناس من الصحابة . هكذا . ولم يورد منه ابن أبي حاتم شيئًا ، لأنه التزم أن يخرج أصح ما ورد . والحاكم يخرج منه في مستدركه أشياء ، ويصححه ، لكن من طريق مرة عن ابن مسعود وناس ، فقط ، دون الطريق الأول ، وقد قال ابن كثير : إن هذا الإسناد يروي به السدي أشياء فيها غرابة" .

وأول ما نشير إليه في هذه الأقوال : التناقض بين قولي الحافظ ابن حجر والسيوطي ، في أن ابن أبي حاتم أخرج تفسير السدي مفرقًا في تفسيره ، كما صنع الطبري ، في نقل الحافظ ، وأنه أعرض عنه ، في نقل السيوطي . ولست أستطيع الجزم في ذلك بشيء ، إذ لم أرَ تفسير ابن أبي حاتم . ولكني أميل إلى ترجيح نقل ابن حجر ، بأنه أكثر تثبتًا ودقة في النقل من السيوطي .

ثم قد صدق السيوطي فيما نقل عن الحاكم . فإنه يروي بعض هذا التفسير في المستدرك ، بإسناده ، إلى أحمد بن نصر : "حدثنا عمرو بن طلحة القناد حدثنا أسباط بن نصر ، عن إسماعيل بن عبد الرحمن السدي ، عن مرة الهمداني ، عن عبد الله بن مسعود ، وعن أناس من أصحاب النبي صلى الله عليه وسلم" . ثم يصححه على شرط مسلم ، ويوافقه الذهبي في تلخيصه . من ذلك في المستدرك 2 : 258 ، 260 ، 273 ، 321 .

والحاكم في ذلك على صواب ، فإن مسلمًا أخرج لجميع رجال هذا الإسناد . من عمرو بن حماد بن طلحة القناد إلى مرة الهمداني . ولم يخرج لأبي صالح باذام ولا لأبي مالك الغفاري ، في القسم الأول من الإسناد الذي روى به السدي تفاسيره .

أما كلمة الإمام أحمد بن حنبل في السدي "إلا أن هذا التفسير الذي يجيء به ، قد جعل له إسنادًا واستكلفه" فإنه لا يريد ما قد يفهم من ظاهرها : أنه اصطنع إسنادا لا أصل له ؛ إذ لو كان ذلك ، لكان -عنده- كذابًا وضاعًا للرواية . ولكنه يريد -فيما أرى ، والله أعلم- أنه جمع هذه التفاسير ، من روايته عن هؤلاء الناس : عن أبي مالك وأبي صالح عن ابن عباس ، وعن مرة عن ابن مسعود ، وعن ناس من الصحابة ، ثم ساقها كلها مفصلة ، على الآيات التي ورد فيها شيء من التفسير ، عن هذا أو ذاك أو أولئك ، وجعل لها كلها هذا الإسناد ، وتكلف أن يسوقها به مساقًا واحدًا .

أعني : أنه جمع مفرق هذه التفاسير في كتاب واحد ، جعل له في أوله هذه الأسانيد . يريد بها أن ما رواه من التفاسير في هذا الكتاب ، لا يخرج عن هذه الأسانيد . ولا أكاد أعقل أنه يروي كل حرف من هذه التفاسير عنهم جميعا . فهو كتاب مؤلف في التفسير ، مرجع فيه إلى الرواية عن هؤلاء ، في الجملة ، لا في التفصيل .

إنما الذي أوقع الناس في هذه الشبهة ، تفريق هذه التفاسير في مواضعها ، مثل صنيع الطبري بين أيدينا ، ومثل صنيع ابن أبي حاتم ، فيما نقل الحافظ ابن حجر ، ومثل صنيع الحاكم في المستدرك . فأنا أكاد أجزم أن هذا التفريق خطأ منهم ، لأنه يوهم القارئ أن كل حرف من هذه التفاسير مروي بهذه الأسانيد كلها ، لأنهم يسوقونها كاملة عند كل إسناد ، والحاكم يختار منها إسنادًا واحدًا يذكره عند كل تفسير منها يريد روايته . وقد يكون ما رواه الحاكم -مثلا- بالإسناد إلى ابن مسعود ، ليس مما روى السدي عن ابن مسعود نصًا . بل لعله مما رواه من تفسير ابن عباس ، او مما رواه ناس من الصحابة ، روى عن كل واحد منهم شيئًا ، فأسند الجملة ، ولم يسند التفاصيل .

ولم يكن السدي ببدع في ذلك ، ولا يكون هذا جرحًا فيه ولا قدحًا . إنما يريد إسناد هذه التفاسير إلى الصحابة ، بعضها عن ابن عباس ، وبعضها عن ابن مسعود ، وبعضها عن غيرهما منهم . وقد صنع غيره من حفاظ الحديث وأئمته نحوًا مما صنع ، فما كان ذلك بمطعن فيهم ، بل تقبلها الحفاظ بعدهم ، وأخرجوها في دواوينهم . ويحضرني الآن من ذلك صنيع معاصره : ابن شهاب الزهري الإمام . فقد روى قصة حديث الإفك ، فقال : "أخبرني سعيد بن المسيب ، وعروة بن الزبير ، وعلقمة بن وقاص ، وعبيد الله بن عبد الله بن عتبة بن مسعود ، عن حديث عائشة زوج النبي صلى الله عليه وسلم ، حين قال لها أهل الإفك ما قالوا ، فبرأها الله مما قالوا . وكلهم حدثني طائفة من حديثها ، وبعضهم كان أوعى لحديثها من بعض وأثبت اقتصاصًا ، وقد وعيت عن كل واحد منهم الحديث الذي حدثني ، وبعض حديثهم يصدق بعضا " ، إلخ .

فذكر الحديث بطوله . وهو في صحيح مسلم 2 : 333 - 335 . وسيأتي في تفسير الطبري (18 : 71 - 74 بولاق) . ورواه الإمام أحمد والبخاري في صحيحه ، كما في تفسير ابن كثير 6 : 68 - 73 . ثم قال ابن كثير : " وهكذا رواه ابن إسحاق عن الزهري كذلك ، قال : " وحدثني يحيى بن عباد بن عبد الله بن الزبير عن أبيه عن عائشة ، وحدثني عبد الله بن أبي بكر بن محمد بن عمرو بن حزم عن عمرة عن عائشة " . وإسناد ابن إسحاق الأخير في الطبري أيضًا . والإسنادان كلاهما رواهما ابن إسحاق عن الزهري ، في السيرة (ص 731 من سيرة ابن هشام) .

والمثل على ذلك كثيرة ، يعسر الآن تتبعها .

وقد أفادنا هذا البحث أن تفسير السدي من أوائل الكتب التي ألفت في رواية الأحاديث والآثار .

وهو من طبقة عالية ، من طبقة شيوخ مالك من التابعين .

وبعد : فأما هذا الخبر بعينه ، فقد رواه الحاكم في المستدرك 2 : 258 ، بالإسناد الذي أشرنا إليه ، من رواية السدي عن مرة عن ابن مسعود ، وعن أناس من الصحابة . وقال : "هذا حديث صحيح على شرط مسلم ، ولم يخرجاه" . وافقه الذهبي . ونقله السيوطي في الدر المنثور 1 : 14 عن ابن جرير والحاكم ، وصححه ، عن ابن مسعود وناس من الصحابة " .

(98) الأثر 169 - نقله السيوطي 1 : 14 ونسبه لعبد الرزاق وعبد بن حميد . وهو ظاهر في رواية الطبري هذه - أنه من مصنف عبد الرزاق . ونسبه الشوكاني 1 : 12 لهما وللطبري .

(99) الأثر 170 - مضى الكلام على هذا الإسناد : 144 . وأما لفظه فلم يذكره أحد منهم .

Verset 5
Tafsir Sourate 1, verset 5 : **Le sens linguistique et religieux de `Ibadah** Linguistiquement, `Ibadah signifie « soumis ». Par exemple, une route est décrite comme Mu`abbadah, c'est-à-dire « pavée ». Dans la terminologie religieuse, `Ibadah implique l'amour suprême, l'humilité et la crainte. **Le mérite de mentionner l'objet de l'action avant l'auteur de l'acte, et le mérite de ces négations** « Toi (seul)… », signifie : nous n'adorons que Toi seul et nul autre, et nous ne nous reposons que sur Toi seul et nul autre. C'est la forme parfaite de l'obéissance, et toute la religion est impliquée par ces deux idées. Certains Salaf ont dit : « Al-Fatihah est le secret du Coran, et ces paroles sont le secret d'Al-Fatihah » : إِيَّاكَ نَعْبُدُ وَإِيَّاكَ نَسْتَعِينُ (5 C'est Toi que nous adorons, et c'est Toi dont nous implorons l'aide.) La première partie est une déclaration d'innocence du Shirk (polythéisme), tandis que la seconde nie toute force ou puissance, manifestant la reconnaissance que toutes les affaires sont contrôlées par Allah seul. Ce sens est réitéré à divers endroits du Coran. Par exemple, Allah a dit : فَاعْبُدْهُ وَتَوَكَّلْ عَلَيْهِ وَمَا رَبُّكَ بِغَـفِلٍ عَمَّا تَعْمَلُونَ (Adore-Le donc (ô Muhammad) et place ta confiance en Lui. Et ton Seigneur n'est pas inattentif à ce que vous (les gens) faites.) (11:123), قُلْ هُوَ الرَّحْمَـنُ ءَامَنَّا بِهِ وَعَلَيْهِ تَوَكَّلْنَا (Dis : « C'est Lui, le Tout Miséricordieux (Allah), en Lui nous croyons, et en Lui nous plaçons notre confiance. ») (67:29), رَّبُّ الْمَشْرِقِ وَالْمَغْرِبِ لاَ إِلَـهَ إِلاَّ هُوَ فَاتَّخِذْهُ وَكِيلاً ((Il est seul) le Seigneur de l'est et de l'ouest ; nulle divinité n'a le droit d'être adorée si ce n'est Lui. Prends-Le donc seul comme Wakil (Gérant de tes affaires)), (73:9), et, إِيَّاكَ نَعْبُدُ وَإِيَّاكَ نَسْتَعِينُ (C'est Toi que nous adorons, et c'est Toi dont nous implorons l'aide). Nous devons mentionner que dans ce verset, le type de discours change ici de la troisième personne au discours direct en utilisant le Kaf dans la déclaration Iyyaka (Toi). C'est parce qu'après que le serviteur a loué et remercié Allah, il se tient devant Lui, s'adressant à Lui directement ; إِيَّاكَ نَعْبُدُ وَإِيَّاكَ نَسْتَعِينُ (C'est Toi que nous adorons, et c'est Toi dont nous implorons l'aide). Al-Fatihah indique la nécessité de louer Allah. Elle est requise dans chaque Prière. Le début de la Sourate Al-Fatihah contient la louange d'Allah pour Lui-même par Ses plus beaux Attributs et indique à Ses serviteurs qu'ils doivent, eux aussi, Le louer de la même manière. Par conséquent, la prière n'est pas valide à moins que l'on récite Al-Fatihah, si on en est capable. Les deux Sahihs ont rapporté que `Ubadah bin As-Samit a dit que le Messager d'Allah ﷺ a dit : «لَا صَلَاةَ لِمَنْ لَمْ يَقْرَأْ بِفَاتِحَةِ الْكِتَابِ» (Il n'y a pas de prière valide pour celui qui ne récite pas la Fatihah du Livre.) De plus, il est rapporté dans Sahih Muslim qu'Abu Hurayrah a dit que le Messager d'Allah ﷺ a dit : «يَقُولُ اللَّهُ تَعَالَى : قَسَمْتُ الصَّلَاةَ بَيْنِي وَبَيْنَ عَبْدِي نِصْفَيْنِ، فَنِصْفُهَا لِي وَنِصْفُهَا لِعَبْدِي وَلِعَبْدِي مَا سَأَلَ، إِذَا قَالَ الْعَبْدُ: «الْحَمْدُ للَّهِ رَبّ الْعَـلَمِينَ»، قَالَ اللهُ: أَثْنى عَلَيَّ عَبْدِي فَإذَا قَالَ: «الرَّحْمَـنِ الرَّحِيمِ»، قَالَ اللهُ: أَثْنى عَلَيَّ عَبْدِي، وَإِذَا قَالَ: «مَـلِكِ يَوْمِ الدِّينِ»، قَالَ اللهُ: مَجَّدَنِي عَبْدِي، وَإِذَا قَالَ: «إِيَّاكَ نَعْبُدُ وَإِيَّاكَ نَسْتَعِينُ»، قَالَ: هذَا بَيْنِي وَبَيْنَ عَبْدِي، وَلِعَبْدِي مَا سَأَلَ، فَإِذَا قَالَ: «اهْدِنَا الصِّرَاطَ الْمُسْتَقِيمَ - صِرَاطَ الَّذِينَ أَنْعَمْتَ عَلَيْهِمْ غَيْرِ الْمَغْضُوبِ عَلَيْهِمْ وَلاَ الضَّآلِّينَ»، قَالَ: هذَا لِعَبْدِي، وَلِعَبْدِي مَا سَأَلَ» (Allah a dit : « J'ai divisé la prière en deux moitiés entre Moi et Mon serviteur, une moitié est pour Moi et une moitié pour Mon serviteur. Mon serviteur aura ce qu'il demande. » Lorsque le serviteur dit : الْحَمْدُ للَّهِ رَبِّ الْعَـلَمِينَ (Toute louange et tout remerciement soient à Allah, le Seigneur de tout ce qui existe), Allah dit : « Mon serviteur M'a loué. » Lorsque le serviteur dit : الرَّحْمَـنِ الرَّحِيمِ (Le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux), Allah dit : « Mon serviteur M'a loué. » Lorsque le serviteur dit : مَـلِكِ يَوْمِ الدِّينِ (Le Maître du Jour de la Rétribution), Allah dit : « Mon serviteur M'a glorifié. » Si le serviteur dit : إِيَّاكَ نَعْبُدُ وَإِيَّاكَ نَسْتَعِينُ (C'est Toi que nous adorons, et c'est Toi dont nous implorons l'aide), Allah dit : « Ceci est entre Moi et Mon serviteur, et Mon serviteur aura ce qu'il a demandé. » Si le serviteur dit : اهْدِنَا الصِّرَاطَ الْمُسْتَقِيمَ - صِرَاطَ الَّذِينَ أَنْعَمْتَ عَلَيْهِمْ غَيْرِ الْمَغْضُوبِ عَلَيْهِمْ وَلاَ الضَّآلِّينَ (Guide-nous sur le droit chemin. Le chemin de ceux sur qui Tu as répandu Ta grâce, non (celui) de ceux qui ont encouru Ta colère, ni des égarés), Allah dit : « Ceci est pour Mon serviteur, et Mon serviteur aura ce qu'il a demandé. ») **Tawhid Al-Uluhiyyah (l'Unicité de la Divinité)** Ad-Dahhak a rapporté qu'Ibn `Abbas a dit : إِيَّاكَ نَعْبُدُ (C'est Toi que nous adorons) signifie : « C'est Toi que nous singularisons, que nous craignons et en qui nous espérons, Toi seul, notre Seigneur, et nul autre. **Tawhid Ar-Rububiyyah (l'Unicité de la Seigneurie)** وَإِيَّاكَ نَسْتَعِينُ (Et c'est Toi dont nous implorons l'aide), pour T'obéir et dans toutes nos affaires. » De plus, Qatadah a dit que le verset : إِيَّاكَ نَعْبُدُ وَإِيَّاكَ نَسْتَعِينُ (C'est Toi que nous adorons, et c'est Toi dont nous implorons l'aide) « Contient l'ordre d'Allah de Lui vouer un culte sincère et d'implorer Son aide concernant toutes nos affaires. » Allah a mentionné : إِيَّاكَ نَعْبُدُ (C'est Toi que nous adorons) avant : وَإِيَّاكَ نَسْتَعِينُ (Et c'est Toi dont nous implorons l'aide), parce que l'objectif ici est l'adoration, tandis que l'aide d'Allah est l'outil pour mettre en œuvre cet objectif. Certes, on s'occupe d'abord des aspects les plus importants, puis de ce qui l'est moins, et Allah sait mieux. **Allah a appelé Son Prophète un `Abd (serviteur)** Allah a appelé Son Messager un `Abd (serviteur) lorsqu'Il a mentionné l'envoi de Son Livre, l'implication du Prophète dans l'appel à Lui, et lorsqu'Il a mentionné l'Isra' (voyage nocturne de La Mecque à Jérusalem puis au ciel), et ce sont les missions les plus honorables du Prophète. Allah a dit : الْحَمْدُ لِلَّهِ الَّذِى أَنْزَلَ عَلَى عَبْدِهِ الْكِتَـبَ (Toute louange et tout remerciement soient à Allah, Qui a fait descendre sur Son serviteur (Muhammad) le Livre (le Coran)) (18:1), وَأَنَّهُ لَّمَا قَامَ عَبْدُ اللَّهِ يَدْعُوهُ (Et quand le serviteur d'Allah (Muhammad) s'est levé pour L'invoquer (son Seigneur — Allah en prière)), (72:19) et, سُبْحَانَ الَّذِى أَسْرَى بِعَبْدِهِ لَيْلاً (Gloire (et Exalté) soit-Il (Allah) (au-dessus de tout ce qu'ils Lui associent) Qui a fait voyager Son serviteur (Muhammad) de nuit) (17:1). **Encouragement à l'accomplissement des actes d'adoration en période de détresse** Allah a également recommandé à Son Prophète de recourir aux actes d'adoration en période de détresse à cause des mécréants qui le défiaient et le déniaient. Allah a dit : وَلَقَدْ نَعْلَمُ أَنَّكَ يَضِيقُ صَدْرُكَ بِمَا يَقُولُونَ - فَسَبِّحْ بِحَمْدِ رَبِّكَ وَكُنْ مِّنَ السَّـجِدِينَ - وَاعْبُدْ رَبَّكَ حَتَّى يَأْتِيَكَ الْيَقِينُ (En vérité, Nous savons que ta poitrine se serre à cause de ce qu'ils disent. Glorifie donc les louanges de ton Seigneur et sois de ceux qui se prosternent (devant Lui). Et adore ton Seigneur jusqu'à ce que te vienne la certitude (c'est-à-dire la mort)) (15:97-99). **Pourquoi la louange a été mentionnée en premier** Puisque la louange d'Allah, dont on implore l'aide, a été mentionnée, il convenait que l'on suive la louange en demandant son besoin. Nous avons mentionné qu'Allah a dit : «فَنِصْفُهَا لِي وَنِصْفُهَا لِعَبْدِي، وَلِعَبْدِي مَا سَأَلَ» (Une moitié pour Moi et une moitié pour Mon serviteur, et Mon serviteur aura ce qu'il demande.) C'est la meilleure méthode pour demander de l'aide : d'abord louer celui dont on implore l'aide, puis demander Son aide, et l'aide pour soi-même, et pour ses frères musulmans en disant : اهْدِنَا الصِّرَاطَ الْمُسْتَقِيمَ (Guide-nous sur le droit chemin.) Cette méthode est plus appropriée et plus efficace pour obtenir une réponse positive aux supplications, et c'est pourquoi Allah a recommandé cette meilleure méthode. Demander de l'aide peut prendre la forme de la description de la condition de la personne qui demande de l'aide. Par exemple, le Prophète Moïse a dit : رَبِّ إِنِّى لِمَآ أَنزَلْتَ إِلَىَّ مِنْ خَيْرٍ فَقِيرٌ (Mon Seigneur ! En vérité, j'ai besoin de tout bien que Tu me feras descendre !) (28:24). Aussi, on peut d'abord mentionner les attributs de celui à qui l'on demande, comme ce que Dhun-Nun a dit : لاَّ إِلَـهَ إِلاَّ أَنتَ سُبْحَـنَكَ إِنِّى كُنتُ مِنَ الظَّـلِمِينَ (La ilaha illa Anta (nulle divinité n'a le droit d'être adorée si ce n'est Toi (ô Allah)), Gloire (et Exalté) sois-Tu (au-dessus de tout ce qu'ils T'associent) ! En vérité, j'ai été des injustes) (21:87). De plus, on peut Le louer sans mentionner ce dont on a besoin.
▼ 🇬🇧 English (Ibn Kathir — version officielle)
The Linguistic and Religious Meaning of `Ibadah Linguistically, `Ibadah means subdued. For instance, a road is described as Mu`abbadah, meaning, `paved'. In religious terminology, `Ibadah implies the utmost love, humility and fear. The Merit of stating the Object of the Action before the Doer of the Act, and the Merit of these Negations "You...", means, we worship You alone and none else, and rely on You alone and none else. This is the perfect form of obedience and the entire religion is implied by these two ideas. Some of the Salaf said, Al-Fatihah is the secret of the Qur'an, while these words are the secret of Al-Fatihah, إِيَّاكَ نَعْبُدُ وَإِيَّاكَ نَسْتَعِينُ (5 You we worship, and You we ask for help from.) The first part is a declaration of innocence from Shirk (polytheism), while the second negates having any power or strength, displaying the recognition that all affairs are controlled by Allah alone. This meaning is reiterated in various instances in the Qur'an. For instance, Allah said, فَاعْبُدْهُ وَتَوَكَّلْ عَلَيْهِ وَمَا رَبُّكَ بِغَـفِلٍ عَمَّا تَعْمَلُونَ (So worship Him (O Muhammad ) and put your trust in Him. And your Lord is not unaware of what you (people) do.) (11:123), قُلْ هُوَ الرَّحْمَـنُ ءَامَنَّا بِهِ وَعَلَيْهِ تَوَكَّلْنَا (Say: "He is the Most Gracious (Allah), in Him we believe, and in Him we put our trust.") (67:29), رَّبُّ الْمَشْرِقِ وَالْمَغْرِبِ لاَ إِلَـهَ إِلاَّ هُوَ فَاتَّخِذْهُ وَكِيلاً ((He alone is) the Lord of the east and the west; La ilaha illa Huwa (none has the right to be worshipped but He). So take Him alone as Wakil (Disposer of your affairs)), (73:9), and, إِيَّاكَ نَعْبُدُ وَإِيَّاكَ نَسْتَعِينُ (You we worship, and You we ask for help from). We should mention that in this Ayah, the type of speech here changes from the third person to direct speech by using the Kaf in the statement Iyyaka (You). This is because after the servant praised and thanked Allah, he stands before Him, addressing Him directly; إِيَّاكَ نَعْبُدُ وَإِيَّاكَ نَسْتَعِينُ (You we worship, and You we ask for help from). So take Him alone as Wakil (Disposer of your affairs)), (73:9), and, إِيَّاكَ نَعْبُدُ وَإِيَّاكَ نَسْتَعِينُ (You we worship, and You we ask for help from). We should mention that in this Ayah, the type of speech here changes from the third person to direct speech by using the Kaf in the statement Iyyaka (You). This is because after the servant praised and thanked Allah, he stands before Him, addressing Him directly; إِيَّاكَ نَعْبُدُ وَإِيَّاكَ نَسْتَعِينُ (You we worship, and You we ask for help from). Al-Fatihah indicates the Necessity of praising Allah. It is required in every Prayer. The beginning of Surat Al-Fatihah contains Allah's praise for Himself by His most beautiful Attributes and indicates to His servants that, they too, should praise Him in the same manner. Hence, the prayer is not valid unless one recites Al-Fatihah, if he is able. The Two Sahihs recorded that `Ubadah bin As-Samit said that the Messenger of Allah ﷺ said, «لَا صَلَاةَ لِمَنْ لَمْ يَقْرَأْ بِفَاتِحَةِ الْكِتَابِ» (There is no valid prayer for whoever does not recite Al-Fatihah of the Book.) Also, it is recorded in Sahih Muslim that Abu Hurayrah said that the Messenger of Allah ﷺ said, «يَقُولُ اللَّهُ تَعَالَى : قَسَمْتُ الصَّلَاةَ بَيْنِي وَبَيْنَ عَبْدِي نِصْفَيْنِ، فَنِصْفُهَا لِي وَنِصْفُهَا لِعَبْدِي وَلِعَبْدِي مَا سَأَلَ، إِذَا قَالَ الْعَبْدُ: «الْحَمْدُ للَّهِ رَبّ الْعَـلَمِينَ يَوْمِ إِنَّ اللَّهُ يُؤْمِنُونَ كَفَرُواْ اللَّهُ يُؤْمِنُونَ غِشَـوَةٌ عَلَى الْمَغْضُوبِ يُنفِقُونَ اللَّهُ سَوَآء قُلُوبِهِمْ يُؤْمِنُونَ اللَّهُ عَلَيْهِمْ قُلُوبِهِمْ تُنذِرْهُمْ يُوقِنُونَ اللَّهُ بِالْغَيْبِ سَمْعِهِمْ يُؤْمِنُونَ قُلُوبِهِمْ تُنذِرْهُمْ يَوْمِ أَمْ اللَّهُ لّلْمُتَّقِينَ قُلُوبِهِمْ بِمَآ اللَّهُ يُؤْمِنُونَ إِنَّ اللَّهُ يُؤْمِنُونَ كَفَرُواْ اللَّهُ الْمَغْضُوبِ الرَّحْمَـنِ الرَّحِيمِ» ، قَالَ اللهُ: أَثْنى عَلَيَّ عَبْدِي فَإذَا قَالَ: مَـلِكِ يَوْمِ الدِّينِ ، قَالَ اللهُ: مَجَّدَنِي عَبْدِي، وَإِذَا قَالَ: إِيَّاكَ نَعْبُدُ وَإِيَّاكَ نَسْتَعِينُ ، قَالَ: هذَا بَيْنِي وَبَيْنَ عَبْدِي، وَلِعَبْدِي مَا سَأَلَ، فَإِذَا قَالَ: اهْدِنَا الصِّرَاطَ الْمُسْتَقِيمَ صِرَاطَ الَّذِينَ أَنْعَمْتَ عَلَيْهِمْ غَيْرِ الْمَغْضُوبِ عَلَيْهِمْ وَلاَ الضَّآلِّينَ ، قَالَ: هذَا لِعَبْدِي، وَلِعَبْدِي مَا سَأَلَ» (Allah said, `I divided the prayer into two halves between Myself and My servant, one half is for Me and one half for My servant. My servant shall have what he asks for.' When the servant says, الْحَمْدُ للَّهِ رَبِّ الْعَـلَمِينَ (All praise and thanks be to Allah, the Lord of all that exists.), Allah says, `My servant has praised Me.' When the servant says, الرَّحْمَـنِ الرَّحِيمِ (The Most Gracious, the Most Merciful), Allah says, `My servant has praised Me.' When the servant says, مَـلِكِ يَوْمِ الدِّينِ (The Owner of the Day of Recompense), Allah says, `My servant has glorified Me.' If the servant says, إِيَّاكَ نَعْبُدُ وَإِيَّاكَ نَسْتَعِينُ (You we worship, and You we ask for help), Allah says, `This is between Me and My servant, and My servant shall have what he asked.' If the servant says, اهْدِنَا الصِّرَاطَ الْمُسْتَقِيمَ - صِرَاطَ الَّذِينَ أَنْعَمْتَ عَلَيْهِمْ غَيْرِ الْمَغْضُوبِ عَلَيْهِمْ وَلاَ الضَّآلِّينَ (Guide us to the straight path. The path of those on whom You have bestowed Your grace, not (that) of those who have earned Your anger, nor of those who went astray), Allah says, `This is for My servant, and My servant shall have what he asked.') Tawhid Al-Uluhiyyah Ad-Dahhak narrated that Ibn `Abbas said, إِيَّاكَ نَعْبُدُ (You we worship) means, "It is You whom we single out, Whom we fear and Whom we hope in, You alone, our Lord, and none else. Tawhid Ar-Rububiyyah وَإِيَّاكَ نَسْتَعِينُ (And You we ask for help from), to obey you and in all of our affairs." Further, Qatadah said that the Ayah, إِيَّاكَ نَعْبُدُ وَإِيَّاكَ نَسْتَعِينُ (You we worship, and You we ask for help from) "Contains Allah's command to us to perform sincere worship for Him and to seek His aid concerning all of our affairs." Allah mentioned, إِيَّاكَ نَعْبُدُ (You we worship) before, وَإِيَّاكَ نَسْتَعِينُ (And You we ask for help from), because the objective here is the worship, while Allah's help is the tool to implement this objective. Certainly, one first takes care of the most important aspects and then what is less important, and Allah knows best. Allah called His Prophet an `Abd Allah called His Messenger an `Abd (servant) when He mentioned sending down His Book, the Prophet's involvement in inviting to Him, and when mentioning the Isra' (overnight journey from Makkah to Jerusalem and then to heaven), and these are the Prophet's most honorable missions. Allah said, الْحَمْدُ لِلَّهِ الَّذِى أَنْزَلَ عَلَى عَبْدِهِ الْكِتَـبَ (All praise and thanks be to Allah, Who has sent down to His servant (Muhammad ) the Book (the Qur'an)) (18:1), وَأَنَّهُ لَّمَا قَامَ عَبْدُ اللَّهِ يَدْعُوهُ (And when the servant of Allah (Muhammad ) stood up invoking Him (his Lord ـ Allah in prayer)), (72:19) and, سُبْحَانَ الَّذِى أَسْرَى بِعَبْدِهِ لَيْلاً (Glorified (and Exalted) be He (Allah) (above all that they associate with Him) Who took His servant (Muhammad ) for a journey by night) (17:1). Encouraging the Performance of the Acts of Worship during Times of Distress Allah also recommended that His Prophet resort to acts of worship during times when he felt distressed because of the disbelievers who defied and denied him. Allah said, وَلَقَدْ نَعْلَمُ أَنَّكَ يَضِيقُ صَدْرُكَ بِمَا يَقُولُونَ - فَسَبِّحْ بِحَمْدِ رَبِّكَ وَكُنْ مِّنَ السَّـجِدِينَ - وَاعْبُدْ رَبَّكَ حَتَّى يَأْتِيَكَ الْيَقِينُ (Indeed, We know that your breast is straitened at what they say. So glorify the praises of your Lord and be of those who prostrate themselves (to Him). And worship your Lord until there comes unto you the certainty (i.e. death)) (15:97-99). Why Praise was mentioned First Since the praise of Allah, Who is being sought for help, was mentioned, it was appropriate that one follows the praise by asking for his need. We stated that Allah said, «فَنِصْفُهَا لِي وَنِصْفُهَا لِعَبْدِي، وَلِعَبْدِي مَا سَأَلَ» (One half for Myself and one half for My servant, and My servant shall have what he asked.) This is the best method for seeking help, by first praising the one whom help is sought from and then asking for His aid, and help for one's self, and for his Muslim brethren by saying. اهْدِنَا الصِّرَاطَ الْمُسْتَقِيمَ (Guide us to the straight path.) This method is more appropriate and efficient in bringing about a positive answer to the pleas, and this is why Allah recommended this better method. Asking for help may take the form of conveying the condition of the person who is seeking help. For instance, the Prophet Moses said, رَبِّ إِنِّى لِمَآ أَنزَلْتَ إِلَىَّ مِنْ خَيْرٍ فَقِيرٌ (My Lord! Truly, I am in need of whatever good that You bestow on me!) (28:24). Also, one may first mention the attributes of whoever is being asked, such as what Dhun-Nun said, لاَّ إِلَـهَ إِلاَّ أَنتَ سُبْحَـنَكَ إِنِّى كُنتُ مِنَ الظَّـلِمِينَ (La ilaha illa Anta (none has the right to be worshipped but You (O Allah)), Glorified (and Exalted) be You (above all that they associate with You)! Truly, I have been of the wrongdoers) (21:87). Further, one may praise Him without mentioning what he needs.
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القول في تأويل قوله جل ثناؤه: إِيَّاكَ نَعْبُدُ .

قال أبو جعفر: وتأويل قوله (إيَّاكَ نعبُدُ) : لك اللهم نَخشعُ ونَذِلُّ ونستكينُ ، إقرارًا لك يا رَبنا بالرُّبوبية لا لغيرك.

171 - كما حدثنا أبو كريب، قال: حدثنا عثمان بن سعيد، قال: حدثنا بشر بن عُمَارة، قال: حدثنا أبو رَوق، عن الضحاك، عن عبد الله بن عباس، قال: قال جبريلُ لمحمد صلى الله عليه وسلم: قل يا محمد: ( إِيَّاكَ نَعْبُدُ )، إياكَ نُوحِّد ونخاف ونرجو يا ربَّنا لا غيرك (100) .

وذلك من قول ابن عباس بمعنى ما قلنا. وإنما اخترنا البيان عن تأويله بأنه بمعنى نَخشع ونذلّ ونستكينُ، دون البيان عنه بأنه بمعنى نرجو ونَخاف- وإن كان الرّجاء والخوف لا يكونان إلا مع ذلة- لأنّ العبودية، عندَ جميع العرب أصلُها الذلّة، وأنها تسمي الطريقَ المذلَّلَ الذي قد وَطِئته الأقدام، وذلّلته السابلة: معبَّدًا . ومن ذلك قولَ طَرَفَة بن العَبْد:

تُبَــارِي عِتَاقًــا نَاجيـاتٍ وأَتْبَعـت

وَظِيفًــا وظيفًـا فـوق مَـوْرٍ مُعَبَّـدِ (101)

يعني بالموْر: الطريق. وبالمعبَّد: المذلَّل الموطوء (102) . ومن ذلك قيل للبعير المذلّل بالركوب في الحوائج: معبَّد. ومنه سمي العبْدُ عبدًا لذلّته لمولاه. والشواهد على ذلك -من أشعار العرب وكلامها- أكثرُ من أن تُحصى، وفيما ذكرناه كفاية لمن وُفّق لفهمه إن شاء الله تعالى.

القول في تأويل قوله : وَإِيَّاكَ نَسْتَعِينُ .

قال أبو جعفر: ومعنى قوله: ( وَإِيَّاكَ نَسْتَعِينُ ): وإياك رَبنا نستعين على عبادتنا إيّاك وطاعتنا لك وفي أمورنا كلها -لا أحدًا سواك، إذْ كان من يكفُر بك يَستعين في أمورِه معبودَه الذي يعبُدُه من الأوثان دونَك، ونحن بك نستعين في جميع أمورنا مخلصين لك العبادة.

172 - كالذي حدثنا أبو كريب، قال: حدثنا عثمان بن سعيد، &; 1-162 &; قال: حدثني بشر بن عُمارة، قال: حدثنا أبو رَوْق، عن الضحاك، عن عبد الله بن عباس: ( وَإِيَّاكَ نَسْتَعِينُ )، قال: إياك نستَعِينُ على طاعتك وعلى أمورنا كلها (103) .

فإن قال قائل: وما معنى أمر الله عبادَه بأن يسألوه المعونةَ على طاعته ؟ أوَ جائزٌ، وقد أمرهم بطاعته، أن لا يعينهم عليها؟ أم هل يقول قائل لربه: إياك نستعين على طاعتك، إلا وهو على قوله ذلك مُعانٌ، وذلك هو الطاعة. فما وجهُ مسألة العبد ربَّه ما قد أعطاه إياه؟

قيل: إن تأويلَ ذلك على غير الوجه الذي ذهبتَ إليه ، وإنما الداعي ربَّه من المؤمنين أن يعينه على طاعته إياه، داعٍ أن يعينه فيما بقي من عُمره على ما كلّفه من طاعته، دون ما قد تَقضَّى ومَضى من أعماله الصالحة فيما خلا من عمره . وجازت مسألةُ العبد ربَّه ذلك، لأن إعطاء الله عبدَه ذلك -مع تمكينه جوارحَه لأداء ما كلَّفه من طاعته، وافترض عليه من فرائضه، فضلٌ منه جل ثناؤه تفضّل به عليه، ولُطْف منه لَطَف له فيه. وليس في تَركه التفضُّلَ على بعض عبيده بالتوفيق -مع اشتغال عبده بمعصيته، وانصرافه عن مَحبته، ولا في بَسطه فضلَه على بعضهم، مع إجهاد العبد نفسه في مَحبته، ومسارعته إلى طاعته -فسادٌ في تدبير، ولا جَور في حكم، فيجوز أن يجهلَ جاهل موضع حُكم الله في أمرِه عبدَه بمسألته عَونَه على طاعته (104) .

وفي أمر الله جل ثناؤه عبادَه أن يقولوا: ( إِيَّاكَ نَعْبُدُ وَإِيَّاكَ نَسْتَعِينُ )، بمعنى مسألتهم إياه المعونةَ على العبادة، أدلُّ الدليل على فساد قول القائلين بالتَّفويض من أهل القدر (105) ، الذين أحالوا أن يأمُرَ الله أحدًا من عبيده بأمرٍ، أو يكلّفه &; 1-163 &; فرضَ عمل، إلا بعدَ إعطائه المعونة على فعلِه وعلى تركِه. ولو كانَ الذي قالوا من ذلك كما قالوا ، لبطلت الرَّغبة إلى الله في المعونة على طاعته. إذ كان -على قولهم، مع وجود الأمر والنهي والتكليف- حقًّا واجبًا على الله للعبد إعطاؤه المعونة عليه، سأله عبدُه أو تركَ مسألة ذلك . بل تَرك إعطائه ذلك عندهم منه جَورٌ. ولو كان الأمر في ذلك على ما قالوا، لكان القائل : ( إِيَّاكَ نَعْبُدُ وَإِيَّاكَ نَسْتَعِينُ )، إنما يسأل رَبَّه أن لا يجور.

وفي إجماع أهل الإسلام جميعًا -على تصويب قول القائل: " اللهم إنا نستعينك "، وتخطئَتِهم قول القائل: " اللهم لا تَجُرْ علينا "- دليل واضحٌ على خطأ ما قال الذين وصفتُ قولهم. إذْ كان تأويلُ قول القائل عندهم : " اللهم إنّا نستعينك- اللهم لا تترك مَعونتنا التي تركُكَها جَوْرٌ منك.

فإن قال قائل : وكيف قيل: ( إِيَّاكَ نَعْبُدُ وَإِيَّاكَ نَسْتَعِينُ )، فقُدِّم الخبرُ عن العِبادة، وأخِّرتْ مسألةُ المعونة عليها بعدَها؟ وإنما تكون العِبادة بالمعونة، فمسألةُ المعونة كانت أحقَّّ بالتقديم قبلَ المُعَان عليه من العمل والعبادةُ بها.

قيل: لمَّا كان معلومًا أن العبادة لا سبيلَ للعبد إليها إلا بمعونة من الله جلّ ثناؤه، وكان محالا أن يكون العبْد عابدًا إلا وهو على العبادة مُعان، وأن يكون مُعانًا عليها إلا وهو لها فاعل- كان سواءً تقديمُ ما قُدمّ منهما على صاحبه . كما سواءٌ قولك للرجل إذا قضى حاجَتَك فأحسن إليك في قضائها: " قضيتَ حاجتي فأحسنتَ إليّ " ، فقدّمت ذكر قضائه حاجتَك، أو قلتَ: أحسنتَ إليّ فقضيتَ حاجتي"، فقدَّمتَ ذكر الإحسان على ذكر قضاء الحاجة. لأنه لا يكون قاضيًا حاجتَك إلا وهو إليك محسن، ولا محسنًا إليك إلا وهو لحاجتك قاضٍ. فكذلك سواءٌ قول القائل: اللهم إنّا إياك نعبُدُ فأعِنَّا على عبادتك، وقوله : اللهم أعنَّا على عبادتك فإنّا إياك نعبُدُ.

&; 1-164 &;

قال أبو جعفر: وقد ظنّ بعض أهل الغفلة أنّ ذلك من المقدّم الذي معناه التأخيرُ، كما قال امرؤ القيس:

ولَـوْ أَنّ مَـا أسْـعَى لأَدْنَـى مَعِيشـةٍ

كَفـاني, ولـم أطلُـبْ, قليلٌ من المالِ (106)

يريد بذلك: كفاني قليلٌ من المال ولم أطلب كثيرًا. وذلك -من معنى التقديم والتأخير، ومن مشابهة بيت امرئ القيس- بمعْزِل. من أجل أنّه قد يكفيه القليلُ من المال ويطلُب الكثيرَ، فليس وُجودُ ما يكفيه منه بموجبٍ له تركَ طلب الكثير، فيكونَ نظيرَ العبادة التي بوجُودها وجود المعونة عليها، وبوجود المعونة عليها وُجُودها، فيكونَ ذكرُ أحدِهما دالا على الآخر، فيعتدلَ في صحة الكلام تقديمُ ما قُدِّم منهما قبلَ صاحبه، أن يكونَ موضوعًا في درجته ومرتَّبًا في مرتَبتِه.

فإن قال: فما وجْه تكراره: " إياك " مع قوله : " نستعين "، وقد تقدَّم ذلك قَبْل نَعْبُدُ ؟ وهلا قيل: " إياك نعبُدُ ونستعين "، إذ كان المخبَرُ عنه أنه المعبودُ، هو المخبر عنه أنه المستعانُ؟

قيل له: إن الكاف التي مع " إيَّا "، هي الكاف التي كانت تصل بالفعل -أعني بقوله: نَعْبُدُ -لو كانت مؤخرةً بعدَ الفعل. وهي كنايةُ اسم المخاطبِ المنصوب بالفعل، فكُثِّرت بـ " إيّا " متقدِّمةً، إذْ كان الأسماء إذا انفردتْ بأنفسِها لا تكون في كلام العرب على حرف واحد.

فلمّا كانت الكاف من " إياكَ " هي كنايةَ اسم المخاطَب التي كانت تكون كافًا وحدها متصلةً بالفعل إذا كانتْ بعد الفعل، ثم كان حظُّها أن تعادَ مع كلّ فعل اتصلتْ به، فيقال: " اللهم إنا نعبدكَ ونستعينكَ ونحمدكَ ونشكرك "، وكان ذلك أفصحَ في كلام العرب من أن يقال: " اللهم إنا نعبدك ونستعين ونحمد "- كان كذلك، إذا قدِّمت كنايةُ اسم المخاطب قبل الفعل موصولةً بـ " إيّا "، كان الأفصح إعادَتها مع كل فعل. كما كان الفصيحُ من الكلام إعادَتها مع &; 1-165 &; كل فعل، إذا كانت بعد الفعل متصلةً به، وإن كان تركُ إعادتها جائزًا.

وقد ظنّ بعضُ من لم يُنعم النظرَ (107) أنّ إعادة " إياك " مع " نستعين "، بعد تقدّمها في قوله: " إياك نستعين "، بمعنى قول عدي بن زيد العِبَاديّ:

وجَـاعِل الشَّـمس مِصْـرًا لا خَفَاءَ بِه

بَيْـن النَّهـارِ وَبيْـنَ اللَّيـل قد فَصَلا (108)

وكقول أعشى هَمْدان:

بَيْــنَ الأشَــجِّ وبَيْـنَ قَيْسٍ بـاذخٌ

بَـــخْ بَــخْ لوَالِــدِهِ وللمَولُــودِ (109)

وذلك من قائله جهل، من أجل أن حظ " إيّاك " أن تكون مكررة مع كل فعل، لما وصفنا آنفًا من العلة، وليس ذلك حُكم " بين " لأنها لا تكون -إذ اقتضت اثنين- إلا تكريرًا إذا أعيدت، إذْ كانت لا تنفَرد بالواحد. وأنها لو أفْرِدت بأحد الاسمين، في حال اقتضائها اثنين، كان الكلام كالمستحيل. وذلك أنّ قائلا لو قال: " الشمس قد فَصَلت بين النهار "، لكان من الكلام خَلْفًا (110) لنُقصان الكلام عما به الحاجة إليه، من تمامه الذي يقتضيه " بين ".

ولو قال قائل: " اللهمّ إياك نعبد "، لكان ذلك كلامًا تامًّا. فكان معلومًا بذلك أنّ حاجةَ كلِّ كلمةٍ -كانت نظيرةَ إِيَّاكَ نَعْبُدُ - إلى " إياك " كحاجة &; 1-166 &; نَعْبُدُ إليها (111) وأنّ الصواب أن تكونَ معها " إياك "، إذْ كانت كل كلمة منها جملةَ خبرِ مبتدأ، وبيّنًا حُكم مخالفة ذلك حُكم " بين " فيما وَفّق بينهما الذي وصفنا قوله.

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الهوامش :

(100) الخبر 171 - إسناده ضعيف ، بيناه في : 137 . وهذا الخبر والذي بعده 172 جمعهما السيوطي 1 : 14 ، ونسبهما أيضًا لابن أبي حاتم .

(101) ديوان الستة الجاهليين : 31 . يصف ناقته . تباري : تجاريها وتسابقها . والعتاق جمع عتيق : وهو الكريم المعرق في كرم الأصل . وناجيات : مسرعات في السير ، من النجاء ، وهو سرعة السير . والوظيف : من رسغي البعير إلى ركبتيه في يديه ، وأما في رجليه فمن رسغيه إلى عرقوبيه . وعنى بالوظيف هنا : الخف .

(102) في المخطوطة : "الموطن" ، وهو قريب المعنى .

(103) الخبر 172 - هو بالإسناد الضعيف قبله . وأشرنا إليه هناك .

(104) في المطبوعة : "حكم الله وأمره عبده" ، وفي المخطوطة : "حكم الله امره" بغير واو . والذي أثبتناه أصوب . والحكم : الحكمة ، كما مر مرارًا

(105) أهل القدر : هم نفاة القدر لا مثبتوه . والقائلون بالتفويض هم القدرية والمعتزلة والإمامية . يزعمون أن الأمر فوض إلى الإنسان (أي رد إليه) ، فإرادته كافية في إيجاد فعله ، طاعة كان أو معصية ، وهو خالق لأفعاله ، والاختيار بيده .

(106) ديوانه 1 : 71 .

(107) في المطبوعة : "لم يمعن النظر" ، بدلوها ، كما فعلوا في ص : 55 ، تعليق : 3 .

(108) في اللسان (مصر) منسوبًا إلى أمية بن أبي الصلت . واستدركه ابن بري ونسبه لعدي بن زيد . والمصر : الحاجز والحد بين الشيئين . يقول : جعل الشمس حدا وعلامة بين الليل والنهار .

(109) ديوان الأعشين : 323 ، والأغاني 6 : 46 ، 61 . وأعشى همدان هو عبد الرحمن بن عبد الله الهمداني أبو مصبح ، كان أحد الفقهاء القراء ، ثم ترك ذلك وقال الشعر . يمدح عبد الحمن بن الأشعث بن قيس الكندي ، وكان خرج على الحجاج ، فخرج معه الفقهاء والقراء ، فلما أسر الحجاج الأعشى ، قال له : ألست القائل : وأنشده البيت - والله لا تبخبخ بعدها أبدًا! وقتله . الأشج : هو الأشعث والد عبد الحمن ، وقيس جده . وبخ بخ : كلمة للتعظيم والتفخيم . وهذا البيت والذي سبقه شاهدان على صحة تكرار "بين" ، مع غير الضمير المتصل ، ومثلهما كثير . وأهل عصرنا يخطئون من يقوله ، وهم في شرك الخطأ .

(110) الخلف (بفتح فسكون) : الرديء من القول . يقال هذا خلف من القول ، أي رديء . وفي المثل : "سكت ألفًا ونطق خلفًا" ، يقال للرجل يطيل الصمت ، فإذا تكلم تكلم بالخطأ . أي سكت دهرًا طويلًا ، ثم تكلم بخطأ . كنى بالألف عن الزمن الطويل ، ألف ساعة مثلا .

(111) يعني أن حاجة الأولى منهما كحاجة الثانية ، فلذلك وجب تكرارها . سياق العبارة : "فكان معلومًا أن حاجة كل كلمة . . . وكان معلومًا أم الصواب أن تكون معها . . . وكان بينًا . . . " إلى آخر الفقرة .

Verset 6
Tafsir de la Sourate 1, verset 6 : **La signification de la guidance mentionnée dans la sourate** La guidance mentionnée dans la sourate implique d'être dirigé et guidé vers le succès. Allah a dit : اهْدِنَا الصِّرَاطَ الْمُسْتَقِيمَ (Guide-nous vers le droit chemin), c'est-à-dire : guide-nous, dirige-nous, mène-nous et accorde-nous la bonne guidance. De même, وَهَدَيْنَـهُ النَّجْدَينِ (Et Nous lui avons montré les deux voies (le bien et le mal)) (90:10), signifie : « Nous lui avons expliqué les chemins du bien et du mal. » Allah a également dit : اجْتَبَـهُ وَهَدَاهُ إِلَى صِرَطٍ مُّسْتَقِيمٍ (Il (Allah) l'a choisi (comme ami intime) et l'a guidé vers un droit chemin) (16:121), et, فَاهْدُوهُمْ إِلَى صِرَطِ الْجَحِيمِ (Et menez-les vers le chemin de la Fournaise ardente (l'Enfer)) (37:23). De même, Allah a dit : وَإِنَّكَ لَتَهْدِى إِلَى صِرَطٍ مُّسْتَقِيمٍ (Et en vérité, toi (ô Muhammad ﷺ), tu guides (les gens) vers le droit chemin) (42:52), et, الْحَمْدُ لِلَّهِ الَّذِى هَدَانَا لِهَـذَا (Louange à Allah qui nous a guidés vers ceci) (7:43), c'est-à-dire : Il nous a guidés, dirigés et qualifiés pour cette fin — le Paradis. **La signification d'As-Sirat Al-Mustaqim, le droit chemin** Quant à la signification d'As-Sirat Al-Mustaqim, l'imam Abou Ja`far At-Tabari a dit : « La communauté (Ummah) s'est accordée sur le fait qu'As-Sirat Al-Mustaqim est le chemin clair, sans embranchements, selon la langue des Arabes. Par exemple, Jarir bin `Atiyah Al-Khatafi a dit dans un poème : "Le Commandeur des croyants est sur un chemin qui restera droit même si les autres chemins sont tortueux." » At-Tabari a également affirmé : « Il existe de nombreuses preuves de ce fait. » At-Tabari a ensuite poursuivi : « Les Arabes utilisent le terme Sirat pour désigner toute action et toute parole, qu'elle soit vertueuse ou mauvaise. Ainsi, les Arabes décrivaient la personne honnête comme étant droite et la personne perverse comme étant tortueuse. Le droit chemin mentionné dans le Coran fait référence à l'Islam. » L'imam Ahmad a rapporté dans son Musnad qu'An-Nawwas bin Sam`an a dit que le Prophète ﷺ a dit : « ضَرَبَ اللهُ مَثَلًا صِرَاطًا مُسْتَقِيمًا، وَعَلَى جَنْبَتَيِ الصِّرَاطِ سُورَانِ فِيهِمَا أَبْوَابٌ مُفَتَّحَةٌ، وَعَلَى الْأَبْوَابِ سُتُورٌ مُرْخَاةٌ، وَعَلَى بَابِ الصِّرَاطِ دَاعٍ يَقُولُ: يَاأَيُّهَا النَّاسُ ادْخُلُوا الصِّرَاطَ جَمِيعًا وَلَا تَعْوَجُّوا، وَدَاعٍ يَدْعُو مِنْ فَوْقِ الصِّرَاطِ، فَإِذَا أَرَادَ الْإِنْسَانُ أَنْ يَفْتَحَ شَيْئًا مِنْ تِلْكَ الْأَبْوَابِ قَالَ: وَيْحَكَ لَا تَفْتَحْهُ فَإِنَّكَ إِنْ فَتَحْتَهُ تَلِجْهُ فَالصِّرَاطُ: الْإِسْلَامُ وَالسُّورَانِ: حُدُودُ اللهِ وَالْأَبْوَابُ الْمُفَتَّحَةُ مَحَارِمُ اللهِ وَذَلِكَ الدَّاعِي عَلَى رَأْسِ الصِّرَاطِ كِتَابُ اللهِ، وَالدَّاعِي مِنْ فَوْقِ الصِّرَاطِ وَاعِظُ اللهِ فِي قَلْبِ كُلِّ مُسْلِمٍ » (Allah a donné un exemple : un Sirat (droit chemin) entouré de deux murs des deux côtés, avec plusieurs portes ouvertes dans les murs, couvertes de rideaux. Il y a un appelant à la porte du Sirat qui proclame : « Ô gens ! Restez sur le chemin et ne vous en écartez pas. » Pendant ce temps, un appelant d'au-dessus du chemin avertit également toute personne qui veut ouvrir l'une de ces portes : « Malheur à toi ! Ne l'ouvre pas, car si tu l'ouvres, tu y passeras. » Le droit chemin est l'Islam, les deux murs sont les limites fixées par Allah, tandis que les portes représentent ce qu'Allah a interdit. L'appelant à la porte du Sirat est le Livre d'Allah, tandis que l'appelant au-dessus du Sirat est l'exhortation d'Allah dans le cœur de chaque musulman.) **Le croyant demande la guidance et s'y accroche** Si quelqu'un demande : « Pourquoi le croyant demande-t-il à Allah la guidance à chaque prière et à d'autres moments, alors qu'il est déjà correctement guidé ? N'a-t-il pas déjà acquis la guidance ? » La réponse à ces questions est que si le croyant n'avait pas besoin de continuer à demander la guidance jour et nuit, Allah ne l'aurait pas dirigé à L'invoquer pour acquérir cette guidance. Le serviteur a besoin d'Allah l'Exalté à chaque heure de sa vie pour l'aider à rester ferme sur le chemin de la guidance et pour le rendre encore plus ferme et persévérant sur celui-ci. Le serviteur n'a pas le pouvoir de se faire du bien ou du mal, sauf avec la permission d'Allah. Par conséquent, Allah a dirigé le serviteur à L'invoquer constamment, afin qu'Il lui accorde Son aide, la fermeté et le succès. En effet, la personne heureuse est celle qu'Allah guide à Lui demander. Cela est particulièrement vrai lorsqu'une personne a un besoin urgent de l'aide d'Allah, de jour comme de nuit. Allah a dit : يَـأَيُّهَا الَّذِينَ ءَامَنُواْ ءَامِنُواْ بِاللَّهِ وَرَسُولِهِ وَالْكِتَـبِ الَّذِى نَزَّلَ عَلَى رَسُولِهِ وَالْكِتَـبِ الَّذِى أَنَزلَ مِن قَبْلُ (Ô vous qui croyez ! Croyez en Allah, en Son Messager (Muhammad ﷺ), au Livre (le Coran) qu'Il a fait descendre sur Son Messager, et à l'Écriture qu'Il a fait descendre avant (lui)) (4:136). Par conséquent, dans ce verset, Allah a ordonné aux croyants de croire, et cet ordre n'est pas redondant puisque ce qui est recherché ici est la fermeté et la continuité dans l'accomplissement des actes qui aident à rester sur le chemin de la foi. De même, Allah a ordonné à Ses serviteurs croyants de proclamer : رَبَّنَا لاَ تُزِغْ قُلُوبَنَا بَعْدَ إِذْ هَدَيْتَنَا وَهَبْ لَنَا مِن لَّدُنكَ رَحْمَةً إِنَّكَ أَنتَ الْوَهَّابُ (Notre Seigneur ! Ne laisse pas nos cœurs dévier (de la vérité) après que Tu nous as guidés, et accorde-nous Ta miséricorde. En vérité, Tu es le Donateur) (3:8). Ainsi, اهْدِنَا الصِّرَاطَ الْمُسْتَقِيمَ (Guide-nous vers le droit chemin) signifie : « Rends-nous fermes sur le chemin de la guidance et ne nous laisse pas en dévier. »
▼ 🇬🇧 English (Ibn Kathir — version officielle)
The Meaning of Guidance mentioned in the Surah The guidance mentioned in the Surah implies being directed and guided to success. Allah said, اهْدِنَا الصِّرَاطَ الْمُسْتَقِيمَ (Guide us to the straight path) meaning guide, direct, lead and grant us the correct guidance. Also, وَهَدَيْنَـهُ النَّجْدَينِ (And shown him the two ways (good and evil)) (90:10), means, `We explained to him the paths of good and evil.' Also, Allah said, اجْتَبَـهُ وَهَدَاهُ إِلَى صِرَطٍ مُّسْتَقِيمٍ (He (Allah) chose him (as an intimate friend) and guided him to a straight path) (16:121), and, فَاهْدُوهُمْ إِلَى صِرَطِ الْجَحِيمِ (And lead them on to the way of flaming Fire (Hell)) (37:23). Similarly, Allah said, وَإِنَّكَ لَتَهْدِى إِلَى صِرَطٍ مُّسْتَقِيمٍ (And verily, you (O Muhammad ) are indeed guiding (mankind) to the straight path) (42:52), and, الْحَمْدُ لِلَّهِ الَّذِى هَدَانَا لِهَـذَا (All praise and thanks be to Allah, Who has guided us to this) (7:43), meaning, guided us and directed us and qualified us for this end - Paradise. The Meaning of As-Sirat Al-Mustaqim, the Straight Path. As for the meaning of As-Sirat Al-Mustaqim, Imam Abu Ja`far At-Tabari said, "The Ummah agreed that Sirat Al-Mustaqim, is the clear path without branches, according to the language of the Arabs. For instance, Jarir bin `Atiyah Al-Khatafi said in a poem, `The Leader of the faithful is on a path that will remain straight even though the other paths are crooked." At-Tabari also stated that, "There are many evidences to this fact." At-Tabari then proceeded, "The Arabs use the term, Sirat in reference to every deed and statement whether righteous or wicked. Hence the Arabs would describe the honest person as being straight and the wicked person as being crooked. The straight path mentioned in the Qur'an refers to Islam. Imam Ahmad recorded in his Musnad that An-Nawwas bin Sam`an said that the Prophet ﷺ said, «ضَرَبَ اللهُ مَثَلًا صِرَاطًا مُسْتَقِيمًا، وَعَلَى جَنْبَتَيِ الصِّرَاطِ سُورَانِ فِيهِمَا أَبْوَابٌ مُفَتَّحَةٌ، وَعَلَى الْأَبْوَابِ سُتُورٌ مُرْخَاةٌ، وَعَلَى بَابِ الصِّرَاطِ دَاعٍ يَقُولُ: يَاأَيُّهَا النَّاسُ ادْخُلُوا الصِّرَاطَ جَمِيعًا وَلَا تَعْوَجُّوا، وَدَاعٍ يَدْعُو مِنْ فَوْقِ الصِّرَاطِ، فَإِذَا أَرَادَ الْإِنْسَانُ أَنْ يَفْتَحَ شَيْئًا مِنْ تِلْكَ الْأَبْوَابِ قَالَ:وَيْحَكَ لَا تَفْتَحْهُ فَإِنَّكَ إِنْ فَتَحْتَهُ تَلِجْهُ فَالصِّرَاطُ: الْإِسْلَامُ وَالسُّورَانِ: حُدُودُ اللهِ وَالْأَبْوَابُ الْمُفَتَّحَةُ مَحَارِمُ اللهِ وَذَلِكَ الدَّاعِي عَلَى رَأْسِ الصِّرَاطِ كِتَابُ اللهِ، وَالدَّاعِي مِنْ فَوْقِ الصِّرَاطِ وَاعِظُ اللهِ فِي قَلْبِ كُلِّ مُسْلِمٍ» (Allah has set an example: a Sirat (straight path) that is surrounded by two walls on both sides, with several open doors within the walls covered with curtains. There is a caller on the gate of the Sirat who heralds, 'O people! Stay on the path and do not deviate from it.' Meanwhile, a caller from above the path is also warning any person who wants to open any of these doors, 'Woe unto you! Do not open it, for if you open it you will pass through.' The straight path is Islam, the two walls are Allah's set limits, while the doors resemble what Allah has prohibited. The caller on the gate of the Sirat is the Book of Allah, while the caller above the Sirat is Allah's admonishment in the heart of every Muslim.) The Faithful ask for and abide by Guidance If someone asks, "Why does the believer ask Allah for guidance during every prayer and at other times, while he is already properly guided Has he not already acquired guidance" The answer to these questions is that if it were not a fact that the believer needs to keep asking for guidance day and night, Allah would not have directed him to invoke Him to acquire the guidance. The servant needs Allah the Exalted every hour of his life to help him remain firm on the path of guidance and to make him even more firm and persistent on it. The servant does not have the power to benefit or harm himself, except by Allah's permission. Therefore, Allah directed the servant to invoke Him constantly, so that He provides him with His aid and with firmness and success. Indeed, the happy person is he whom Allah guides to ask of Him. This is especially the case if a person urgently needs Allah's help day or night. Allah said, يَـأَيُّهَا الَّذِينَ ءَامَنُواْ ءَامِنُواْ بِاللَّهِ وَرَسُولِهِ وَالْكِتَـبِ الَّذِى نَزَّلَ عَلَى رَسُولِهِ وَالْكِتَـبِ الَّذِى أَنَزلَ مِن قَبْلُ (O you who believe! Believe in Allah, and His Messenger (Muhammad ﷺ ), and the Book (the Qur'an) which He has sent down to His Messenger, and the Scripture which He sent down to those before (him)) (4:16). Therefore, in this Ayah Allah commanded the believers to believe, and this command is not redundant since what is sought here is firmness and continuity of performing the deeds that help one remain on the path of faith. Also, Allah commanded His believing servants to proclaim, رَبَّنَا لاَ تُزِغْ قُلُوبَنَا بَعْدَ إِذْ هَدَيْتَنَا وَهَبْ لَنَا مِن لَّدُنكَ رَحْمَةً إِنَّكَ أَنتَ الْوَهَّابُ (Our Lord! Let not our hearts deviate (from the truth) after You have guided us, and grant us mercy from You. Truly, You are the Bestower.) (3:8). Hence, اهْدِنَا الصِّرَاطَ الْمُسْتَقِيمَ (Guide us to the straight way) means, "Make us firm on the path of guidance and do not allow us to deviate from it."
📜 Texte arabe source

القول في تأويل قوله : اهْدِنَا .

قال أبو جعفر: ومعنى قوله: ( اهْدِنَا الصِّرَاطَ الْمُسْتَقِيمَ )، في هذا الموضع عندنا: وَفِّقْنا للثبات عليه، كما رُوي ذلك عن ابن عباس:-

173 - حدثنا أبو كُريب، قال: حدثنا عثمان بن سعيد، قال: حدثنا بشر بن عمارة، قال: حدثنا أبو رَوْق، عن الضحاك، عن عبد الله بن عباس، قال: قال جبريل لمحمد صلى الله عليه : " قل، يا محمد " اهدنا الصراط المستقيمَ". يقول: ألهمنا الطريق الهادي (112) .

وإلهامه إياه ذلك، هو توفيقه له، كالذي قلنا في تأويله. ومعناه نظيرُ معنى قوله: (إياك نستعين)، في أنه مَسألةُ العبد ربَّه التوفيقَ للثبات على العمل بطاعته، وإصابة الحق والصواب فيما أمَره به ونهاه عنه، فيما يَستَقبِلُ من عُمُره، دون ما قد مضى من أعماله، وتقضَّى فيما سَلف من عُمُره . كما في قوله: (إياك نستعين)، مسألةٌ منه ربَّه المعونةَ على أداء ما قد كلَّفه من طاعته، فيما بقي من عُمُره.

فكانَ معنى الكلام: اللهمّ إياك نعبدُ وحدَك لا شريك لك، مخلصين لك العبادةَ دونَ ما سِواك من الآلهة والأوثان، فأعِنَّا على عبادتك، ووفِّقنا لما &; 1-167 &; وفَّقت له مَن أنعمتَ عليه من أنبيائك وأهل طاعتك، من السبيل والمنهاج.

فإن قال قائل: وأنَّى وَجدتَ الهدايةَ في كلام العرب بمعنى التَّوفيق؟

قيل له: ذلك في كلامها أكثرُ وأظهر من أن يُحصى عددُ ما جاء عنهم في ذلك من الشواهد . فمن ذلك قول الشاعر:

لا تَحْــرِمَنِّي هَــدَاكَ اللـه مَسْـألتِي

وَلا أكُـونَنْ كـمن أوْدَى بـه السَّـفَرُ (113)

يعنى به: وفَّقك الله لقضاء حاجتي. ومنه قول الآخر:

ولا تُعْجِـــلَنِّي هـــدَاَك المليــكُ

فـــإنّ لكـــلِّ مَقــامٍ مَقَــالا (114)

فمعلوم أنه إنما أراد: وفقك الله لإصابة الحق في أمري.

ومنه قول الله جل ثناؤه: وَاللَّهُ لا يَهْدِي الْقَوْمَ الظَّالِمِينَ في غير آيه من تنـزيله. وقد عُلم بذلك، أنه لم يَعْنِ أنه لا يُبيِّنُ للظالمين الواجبَ عليهم من فرائضه. وكيف يجوزُ أن يكونَ ذلك معناه، وقد عمَّ بالبيان جميع المكلَّفين من خلقه؟ ولكنه عَنى جلّ وعزّ أنه لا يُوفِّقهم، ولا يشرَحُ للحق والإيمان صدورَهم.

وقد زعم بعضهم أن تأويل قوله : (اهدِنا): زدْنا هدايةٍ.

وليس يخلُو هذا القولُ من أحد أمرين: إما أن يكون ظنَّ قائلُه أنّ النبي صلى الله عليه وسلم أُمِر بمسألة الزيادة في البيان، أو الزيادةَ في المعونة والتوفيق .

فإن كان ظن أنه أُمِر بمسألة رَبِّه الزيادة في البيان، فذلك ما لا وجه له؛ لأن الله جلّ ثناؤه لا يكلِّف عبدًا فرضًا من فرائضه، إلا بعد تبيينه له وإقامةِ الحجة عليه به. ولو كان مَعنى ذلك معنى مسألتِه البيانَ، لكانَ قد أمِر أن يدعو ربَّه أن يبين له ما فَرض عليه ، وذلك من الدعاء خَلفٌ (115) ، لأنه لا يفرض فرضًا إلا مبيَّنًا &; 1-168 &; لمن فرضَه عليه. أو يكون أمِر أن يدعوَ ربَّه أن يفرض عليه الفرائضَ التي لم يفرضْها.

وفي فساد وَجه مسألة العبد ربَّه ذلك، ما يوضِّح عن أن معنى: ( اهْدِنَا الصِّرَاطَ الْمُسْتَقِيمَ )، غير معنى: بيِّن لنا فرائضَك وحدودَك.

أو يكون ظنّ أنه أمِر بمسألة ربه الزيادةَ في المعونة والتوفيق. فإن كان ذلك كذلك، فلن تخلوَ مسألتُه تلك الزيادةَ من أن تكون مسألةً للزيادة في المعونة على ما قد مضى من عمله، أو على ما يحدُث.

وفي ارتفاع حاجةِ العبد إلى المعونة على ما قد تقضَّى من عمله (116) ، ما يُعلِمُ أنّ معنى مسألة تلك الزيادة إنما هو مسألتُه الزيادةَ لما يحدث من عمله. وإذْ كانَ ذلك كذلك، صارَ الأمر إلى ما وصفنا وقلنا في ذلك: من أنه مسألة العبد ربَّه التوفيقَ لأداء ما كُلِّف من فرائضه، فيما يَستقبل من عُمُره.

وفي صحة ذلك، فسادُ قول أهل القدَر الزاعمين أنّ كل مأمور بأمرٍ أو مكلَّف فرضًا، فقد أعطي من المعونة عليه، ما قد ارتفعت معه في ذلك الفرض حاجتُه إلى ربِّه (117) . لأنه لو كان الأمرُ على ما قالوا في ذلك، لبطَلَ معنى قول الله جل ثناؤه: إِيَّاكَ نَعْبُدُ وَإِيَّاكَ نَسْتَعِينُ * اهْدِنَا الصِّرَاطَ الْمُسْتَقِيمَ . وفي صحة معنى ذلك، على ما بيَّنا، فسادُ قولهم.

وقد زعم بعضُهم أنّ معنى قوله: ( اهْدِنَا الصِّرَاطَ الْمُسْتَقِيمَ ) : أسْلِكنا طريق الجنة في المعاد، أيْ قدِّمنا له وامض بنا إليه، كما قال جلّ ثناؤه: فَاهْدُوهُمْ إِلَى صِرَاطِ الْجَحِيمِ [سورة الصافات: 23]، أي أدخلوهم النار، كما تُهْدَى المرأة إلى زوجها، يُعني بذلك أنها تُدخَل إليه، وكما تُهدَى الهديَّة إلى الرجل، وكما تَهدِي الساقَ القدمُ، نظير قَول طَرفة بن العبد:

&; 1-169 &;

لَعبـــتْ بَعْــدِي السُّــيُولُ بــهِ

وجَــرَى فــي رَوْنَــقٍ رِهمُــهْ (118)

لِلفَتَــــى عَقْـــلٌ يَعِيشُ بِـــهِ

حَـــيْثُ تَهْــدِي سَــاقَه قَدَمُــهْ (119)

أي تَرِدُ به الموارد.

وفي قول الله جل ثناؤه إِيَّاكَ نَعْبُدُ وَإِيَّاكَ نَسْتَعِينُ ما ينبئ عن خطأ هذا التأويل، مع شهادة الحجة من المفسِّرين على تخطئته. وذلك أنّ جميع المفسرين من الصحابة والتابعين مجمِعُون على أنّ معنى الصِّرَاطَ في هذا الموضع، غيرُ المعنى الذي تأوله قائل هذا القول، وأن قوله: " إياك نستعينُ" مسألةُ العبدِ ربَّه المعونةَ على عبادته. فكذلك قوله " اهْدِنا " إنما هو مسألةُ الثباتِ على الهدى فيما بقي من عُمُره.

والعربُ تقول: هديتُ فلانًا الطريقَ، وهَديتُه للطريق، وهديتُه إلى الطريق، إذا أرشدتَه إليه وسدَّدته له. وبكل ذلك جاء القرآن، قال الله جلّ ثناؤه: وَقَالُوا الْحَمْدُ لِلَّهِ الَّذِي هَدَانَا لِهَذَا [سورة الأعراف: 43]، وقال في موضع آخر: اجْتَبَاهُ وَهَدَاهُ إِلَى صِرَاطٍ مُسْتَقِيمٍ [سورة النحل: 121]، وقال: ( اهْدِنَا الصِّرَاطَ الْمُسْتَقِيمَ ).

وكل ذلك فاش في منطقها، موجودٌ في كلامها، من ذلك قول الشاعر:

أَسْـتَغْفِرُ اللـهَ ذَنْبًـا لَسْـتُ مُحْصِيَـهُ,

رَبَّ العِبــاد, إليـهِ الوَجْـهُ والعَمَـلُ (120)

يريد: أستغفر الله لذنْب، كما قال جل ثناؤه: وَاسْتَغْفِرْ لِذَنْبِكَ [سورة غافر: 55] .

ومنه قول نابغة بني ذُبْيان:

فَيَصِيدُنَــا العَـيْرَ المُـدِلَّ بِحُـضْرِهِ

قَبْــلَ الــوَنَى وَالأَشْـعَبَ النَبَّاحَـا (121)

يريد: فيصيدُ لنا. وذلك كثير في أشعارهم وكلامهم، وفيما ذكرنا منه كفاية.

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الهوامش :

(112) يأتي بتمامه وتخريجه برقم 179 .

(113) لم أعرف نسبة البيت ، وأخشى أن يكون من أبيات ودقة الأسدي يقولها لمعن بن زائدة . أمالي المرتضى 1 : 160 .

(114) نسبه المفضل بن سلمة في الفاخر : 253 ، وقال : "أول من قال ذلك طرفة بن العبد ، في شعر يعتذر فيه إلى عمرو بن هند" ، وليس في ديوانه ، وانظر أمثال الميداني 2 : 125 .

(115) أي رديء من القول . انظر ما سلف ص 165 رقم : 1 .

(116) ارتفع الأمر : زال وذهب ، كأنه كان موضوعا حاضرا ثم ارتفع . ومنه : ارتفع الخلاف بينهما .

(117) انظر ص : 162 التعليق رقم 2 .

(118) ديوان الستة الجاهليين : 234 ، 237 ، والبيت الأول في فاتحة الشعر ، والأخير خاتمته . والضمير في قوله : "لعبت" للربع ، في أبيات سلفت . ورونق السيف والشباب والنبات : صفاؤه وحسنه وماؤه . ويروى : "في ريق" . وريق الشباب : أوله والتماعه ونضرته . وعنى نباتًا نضيرًا كأنه يقول : في ذي رنق ، أو في ذي ريق . والرهم -بكسر الراء- جمع رهمة : وهي المطرة الضعيفة المتتابعة ، وهي مكرمة للنبات . يقول : أعشبت الأرض ، وجرى ماء السماء في النبت يترقرق . والضمير في "رهمه" عائد على الغيث ، غائب كمذكور .

(119) يقول : حيث سار الفتى عاش بعقله وتدبيره واجتهاده .

(120) يأتي في تفسير آية سورة آل عمران : 121 ، وآية سورة القصص : 88 . وسيبويه 1 : 17 ، والخزانة 1 : 486 ، وهو من أبيات سيبويه الخمسين التي لا يعرف قائلها . قال الشنتمري : "أراد من ذنب ، فحذف الجار وأوصل الفعل فنصب" والذنب هنا اسم جنس بمعنى الجمع . فلذلك قال : "لست محصيه" . والوجه : القصد والمراد ، وهو بمعنى التوجه" .

(121) البيت ليس في ديوانه . ومن القصيدة أبيات فيه : 23 ، (مطبوعة محمد جمال) ، والمجتنى لابن دريد : 23 ، يصف فرسًا . والعير : حمار الوحش . والحضر : العدو الشديد ، وحمار الوحش شديد العدو . والونى : التعب والفترة في العدو أو العمل . والأشعب : الظبي تفرق قرناه فانشعبا وتباينا بينونة شديدة . ونبح الكلب والظبي والتيس ينبح نباحًا ، فهو نباح ، إذا كثر صياحه ، من المرح والنشاط . والظبي إذا أسن ونبتت لقرونه شعب ، نبح (الحيوان 1 : 349) . يصف فرسه بشدة العدو ، يلحق العير المدل بحضره ، والظبي المستحكم السريع ، فيصيدها قبل أن يناله تعب .

القول في تأويل قوله : الصِّرَاطَ الْمُسْتَقِيمَ .

قال أبو جعفر: أجمعت الأمة من أهل التأويل جميعًا على أن " الصراط المستقيم "، هو الطريق الواضح الذي لا اعوجاج فيه. وكذلك ذلك في لغة جميع العرب، فمن ذلك قول جرير بن عطية الخَطَفي:

أمــيرُ المــؤمنين عَـلَى صِـرَاطٍ

إذا اعـــوَجَّ المَــوَارِدُ مُسْــتَقيمِ (122)

يريد على طريق الحق. ومنه قول الهُذلي أبي ذُؤَيْب:

صَبَحْنَــا أَرْضَهُــمْ بـالخَيْلِ حَـتّى

تركْنَاهـــا أَدَقَّ مِــنَ الصِّــرَاطِ (123)

ومنه قول الراجز:

* فَصُدَّ عَنْ نَهْجِ الصِّراطِ القَاصدِ (124) *

والشواهد على ذلك أكثرُ من أن تُحصى ، وفيما ذكرنا غنًى عما تركنا.

ثم تستعيرُ العرب " الصراط" فتستعمله في كل قولٍ وعمل وُصِف باستقامة أو اعوجاج، فتصفُ المستقيمَ باستقامته، والمعوجَّ باعوجاجه.

والذي هو أولى بتأويل هذه الآية عندي، أعني: ( اهْدِنَا الصِّرَاطَ الْمُسْتَقِيمَ )، أن يكونا معنيًّا به: وَفّقنا للثبات على ما ارتضيتَه ووَفّقتَ له مَنْ أنعمتَ عليه من عبادِك، من قولٍ وعملٍ، وذلك هو الصِّراط المستقيم. لأن من وُفّق لما وفق له من أنعم الله عليه من النبيِّين والصديقين والشهداء ، فقد وُفّق للإسلام، وتصديقِ الرسلِ، والتمسكِ بالكتاب، والعملِ بما أمر الله به، والانـزجار عمّا زَجره عنه، واتّباع منهج النبيّ صلى الله عليه وسلم، ومنهاج أبي بكر وعمر وعثمان وعلي. وكلِّ عبدٍ لله صالحٍ، وكل ذلك من الصراط المستقيم.

وقد اختلفتْ تراجمةُ القرآن في المعنيِّ بالصراط المستقيم (125) . يشمل معاني جميعهم في ذلك، ما اخترنا من التأويل فيه.

ومما قالته في ذلك، ما رُوي عن علي بن أبي طالب، عن النبي صلى الله عليه وسلم، أنه قال، وذكر القرآن، فقال: هو الصراط المستقيم.

174 - حدثنا بذلك موسى بن عبد الرحمن المسروقي، قال: حدثنا حسين الجُعْفي، عن حمزة الزيات، عن أبي المختار الطائي، عن ابن أخي الحارث، عن الحارث، عن عليّ، عن النبي صلى الله عليه وسلم (126) .

175 - وحُدِّثْتُ عن إسماعيل بن أبي كريمة، قال: حدثنا محمد بن سَلمة، عن أبي سِنان، عن عمرو بن مُرّة، عن أبي البَخْتريّ ، عن الحارث، عن عليّ، عن النبي صلى الله عليه وسلم، مثله (127) .

176 - وحدثنا أحمد بن إسحاق الأهوازي، قال: حدثنا أبو أحمد الزُّبيري، قال: حدثنا حمزة الزيات، عن أبي المختار الطائي، عن أبن أخي الحارث الأعور، عن الحارث، عن عليّ، قال: الصِّراطُ المستقيم: كتاب الله تعالى ذكره (128)

177 - حدثنا أحمد بن إسحاق الأهوازي، قال: حدثنا أبو أحمد الزبيري ، قال: حدثنا سفيان -ح- وحدثنا محمد بن حُميد الرازي، قال. حدثنا مِهْران، عن سفيان ، عن منصور عن أبي وائل، قال: قال عبد الله: " الصِّراطُ المستقيم " كتابُ الله (129)

178 - حدثني محمود بن خِدَاشِ الطالَقاني، قال: حدثنا حُميد بن عبد الرحمن الرُّؤاسِي ، قال: حدثنا علي والحسن ابنا صالح، جميعًا، عن عبد الله بن محمد بن عَقِيل، عن جابر بن عبد الله: ( اهْدِنَا الصِّرَاطَ الْمُسْتَقِيمَ ) قال: الإسلام، قال: هو أوسع مما بين السماء والأرض (130) .

179 - حدثنا أبو كريب، قال: حدثنا عثمان بن سعيد، قال: حدثنا بشر بن عُمَارة، قال: حدثنا أبو رَوق، عن الضحّاك، عن عبد الله بن عباس، قال: قال جبريل لمحمد: قل يا محمد: &; 1-175 &; ( اهْدِنَا الصِّرَاطَ الْمُسْتَقِيمَ ) يقول: ألهمنا الطريقَ الهادي، وهو دين الله الذي لا عوج له (131) .

180 - حدثنا موسى بن سهل الرازي، قال: حدثنا يحيى بن عوف، عن الفُرَات بن السائب، عن ميمون بن مِهْران، عن ابن عباس، في قوله: ( اهْدِنَا الصِّرَاطَ الْمُسْتَقِيمَ ) قال: ذلك الإسلام (132) .

181 - حدثني محمود بن خِدَاش، قال: حدثنا محمد بن ربيعة الكِلابي، عن إسماعيل الأزرق، عن أبي عُمر البزّار، عن ابن الحنفية، في قوله : ( اهْدِنَا الصِّرَاطَ الْمُسْتَقِيمَ ) قال: هو دين الله الذي لا يقبل من العِباد غيرَه (133) .

182 - حدثني موسى بن هارون الهمداني، قال: حدّثنا عَمرو بن طلحة القنَّاد، قال: حدثنا أسباط، عن السدِّي -في خبر ذكره- عن أبي مالك، وعن أبي صالح، عن ابن عباس -وعن مُرّة الهمداني، عن ابن مسعود -وعن ناس من أصحاب النبي صلى الله عليه وسلم: ( اهْدِنَا الصِّرَاطَ الْمُسْتَقِيمَ ) قال: هو الإسلام (134)

183 - حدثنا القاسم بن الحسن، قال: حدثنا الحسين بن داود، قال: حدثني حجاج، عن ابن جُريج، قال: قال ابن عباس في قوله: ( اهْدِنَا الصِّرَاطَ الْمُسْتَقِيمَ ) قال : الطريق (135) .

184 - حدثنا عبد الله بن كثير أبو صديف الآمُلي، قال: حدثنا هاشم بن القاسم، قال: حدثنا حمزة بن المغيرة، عن عاصم، عن أبي العالية، في قوله: ( اهْدِنَا الصِّرَاطَ الْمُسْتَقِيمَ )، قال: هو رسول الله صلى الله عليه وسلم، وصاحباه من بعدِه أبو بكر وعمر. قال: فذكرتُ ذلك للحسن، فقال: صدَق أبو العالية ونصح (136)

185- حدثني يونس بن عبد الأعلى، قال: حدثنا ابن وهب، قال: قال عبد الرحمن بن زيد بن أسلم: " اهدنا الصراط المستقيم "، قال: الإسلام (137) .

186- حدثنا المثنى، قال: حدثنا أبو صالح، قال : حدثني معاوية بن صالح، أنّ عبد الرحمن بن جُبير، حدّثه عن أبيه، عن نَوَّاس بن سمعان الأنصاري، عن رسول الله صلى الله عليه وسلم قال: " ضرب الله مثلا صراطًا مستقيمًا ". والصِّراط: الإسلامُ.

187 - حدثنا المثنى، قال: حدثنا آدم العسقلاني، قال: حدثنا الليث، عن معاوية بن صالح، عن عبد الرحمن بن جبير بن نُفير، عن أبيه، عن نَوَّاس بن سمعان الأنصاري ، عن النبي صلى الله عليه وسلم، بمثله (138) .

قال أبو جعفر: وإنما وصفه الله بالاستقامة، لأنه صواب لا خطأ فيه. وقد زعم بعض أهل الغباء، أنه سمّاه مستقيمًا، لاستقامته بأهله إلى الجنة. وذلك تأويلٌ لتأويل جميع أهل التفسير خلافٌ، وكفى بإجماع جميعهم على خلافه دليلا على خطئه.

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الهوامش :

(122) ديوانه : 507 ، يمدح هشام بن عبد الملك . والموارد جمع موردة : وهي الطرق إلى الماء . يريد الطرق التي يسلكها الناس إلى أغراضهم وحاجاتهم ، كما يسلكون الموارد إلى الماء .

(123) ليس في ديوانه ، ونسبه القرطبي في تفسيره 1 : 128 لعامر بن الطفيل ، وليس في ديوانه ، فإن يكن هذليا ، فلعله من شعر المتنخل ، وله قصيدة في ديوان الهذليين 2 : 18 - 28 ، على هذه القافية . ولعمرو بن معد يكرب أبيات مثلها رواها القالي في النوادر 3 : 191 .

(124) رواه القرطبي في تفسيره 1 : 128 "الصراط الواضح" .

(125) تراجمة القرآن : جمع ترجمان : وأراد المفسرين ، وانظر ما مضى : 70 تعليق : 1

(126) الحديث 174 - إسناده ضعيف جدًا . موسى بن عبد الرحمن المسروقي : ثقة ، روى عنه الترمذي ، والنسائي ، وابن خزيمة ، وغيرهم . مات سنة 258 ، مترجم في التهذيب . حسين الجعفي : هو حسين بن علي بن الوليد ، ثقة معروف ، روى عنه أحمد ، وابن معين ، وغيرهم ، بل روى عنه ابن عيينة وهو أكبر منه . وأخرج له أصحاب الكتب الستة . حمزة الزيات : هو حمزة بن حبيب ، القارئ المعروف . وتكلم في رواية بعضهم ، والحق أنه ثقة ، وأخرج له مسلم في صحيحه . أبو المختار الطائي : قيل اسمه : سعد ، وهو مجهول ، جهله المديني وأبو زرعة . ابن أخي الحارث الأعور : أشد جهالة من ذلك ، لم يسم هو ولا أبوه . عمه الحارث : هو ابن عبد الله الأعور الهمداني ، وهو ضعيف جدا . وقد اختلف فيه العلماء اختلافا كثيرا ، حتى وصفه الشعبي وغيره بأنه "كان كذابًا" ، وقد رجحت في شرح الحديث 565 وغيره من المسند أنه ضعيف جدا .

وأما متن الحديث : فقد رواه -بمعناه- ابن أبي حاتم ، عن الحسن بن عرفة عن يحيى بن يمان عن حمزة الزيات ، بهذا الإسناد ، فيما نقل ابن كثير 1 : 50 ووقع فيه تحريف الإسناد هناك . وهو جزء من حديث طويل ، في فضل القرآن - رواه الترمذي (4 : 51 - 52 من تحفة الأحوذي) ، عن عبد بن حميد عن حسين الجعفي ، بهذا الإسناد . وقال الترمذي : "هذا حديث غريب ، لا نعرفه إلا من حديث حمزة الزيات ، وإسناده مجهول ، وفي حديث الحارث مقال" . كذلك رواه الدارمي في سننه 2 : 435 عن محمد بن يزيد الرفاعي عن حسين الجعفي . ونقله السيوطي 1 : 15 ونسبه أيضًا لابن أبي شيبة وابن الأنباري في المصاحف والبيهقي في شعب الإيمان . وأشار إليه الذهبي في الميزان 3 : 380 في ترجمة أبي المختار الطائي ، قال : "حديثه في فضائل القرآن منكر" . ونقله ابن كثير في الفضائل : 14 - 15 عن الترمذي ، ونقل تضعيفه إياه ، ثم قال : "لم ينفرد بروايته حمزة بن حبيب الزيات ، بل قد رواه محمد بن إسحاق عن محمد بن كعب القرظي عن الحارث الأعور . فبرئ حمزة من عهدته ، على أنه وإن كان ضعيف الحديث ، فإنه إمام في القراءة . والحديث مشهور من رواية الحارث الأعور ، وقد تكلموا فيه ، بل قد كذبه بعضهم من جهة رأيه واعتقاده ، أما أنه تعمد الكذب في الحديث - فلا . وقصارى هذا الحديث أن يكون من كلام أمير المؤمنين علي رضي الله عنه ، وقد وهم بعضهم في رفعه ، وهو كلام حسن صحيح " .

وسيأتي 175 ، 176 بإسنادين آخرين ، موقوفًا ، من كلام علي رضي الله عنه .

ورواية ابن إسحاق -التي أشار إليها ابن كثير- هي حديث أحمد في المسند : 565 . عن يعقوب بن إبراهيم بن سعد عن أبيه عن ابن إسحاق . وقد ضعفنا إسناده هناك ، بالحارث الأعور ، وبانقطاعه بين ابن إسحاق ومحمد بن كعب . وليس فيه الحرف الذي هنا ، في تفسير "الصراط المستقيم" .

(127) الحديث 175 - هو الحديث السابق بإسناد آخر . وهذا الإسناد جيد إلى الحارث الأعور ، ثم يضعف به الحديث جدا ، كما قلنا من قبل .

ومحمد بن سلمة : هو الباهلي الحراني ، وهو ثقة ، روى عنه أحمد بن حنبل وغيره ، وأخرج له مسلم في صحيحه ، مات سنة 191 . وشيخه أبو سنان : وهو سعيد بن سنان الشيباني ، وهو ثقة ، ومن تكلم فيه إنما يكون من جهة خطئه بعض الخطأ ، وقال أبو داود : "ثقة من رفعاء الناس" ، وأخرج له مسلم في الصحيح . وعمرو بن مرة : هو المرادي الجملي ، ثقة مأمون بلا خلاف ، قال مسعر : "عمرو من معادن الصدق " . وأبو البختري - بفتح الباء الموحدة والتاء المثناة بينهما خاء معجمة ساكنة : هو سعيد بن فيروز الطائي الكوفي ، تابعي ثقة معروف .

(128) الخبر 176 - هو الحديث السابق بالإسنادين قبله ، بمعناه . ولكنه هنا موقوف على ابن أبي طالب . والإسناد إليه منهار انهيار الإسناد 174 ، من أجل الحارث الأعور وابن أخيه . أما من دونهما ، فأبو المختار الطائي وحمزة مضيا في 174 ، وأبو أحمد الزبيري وأحمد بن إسحاق مضيا في 159 .

(129) الخبر 177 - هذا موقوف من كلام عبد الله بن مسعود . وقد رواه الطبري بإسنادين إلى سفيان ، وهو الثوري . أما أولهما : أحمد بن إسحاق عن أبي أحمد الزبيري عن سفيان الثوري - فإسناده صحيح ، لا كلام فيه . وأما ثانيهما : محمد بن حميد الرازي عن مهران ، وهو ابن أبي عمر العطار - فقد بينا في الإسناد 11 أن في رواية مهران عن الثوري اضطرابًا ، ولكنه هنا تابعه عن روايته حافظ ثقة ، هو أبو أحمد الزبيري . وقد رواه الثوري عن منصور ، وهو ابن المعتمر الكوفي ، وهو ثقة ثبت حجة ، لا يختلف فيه أحد . وأبو وائل : هو شقيق بن سلمة الأسدي ، من كبار التابعين الثقات ، قال ابن معين : "ثقة لا يسأل عن مثله" .

وهذا الخبر ، رواه الحاكم في المستدرك 2 : 258 من طريق عمر بن سعد أبي داود الحضري عن الثوري ، بهذا الإسناد . وقال : "هذا حديث صحيح على شرط الشيخين ولم يخرجاه " ، ووافقه الذهبي . وذكره السيوطي 1 : 15 ، والشوكاني 1 : 13 .

(130) الخبر 178 - وهذا موقوف على جابر بن عبد الله . وإسناده صحيح : محمود بن خداش بكسر الخاء المعجمة وفتح الدال المهملة وآخره شين معجمة - الطالقاني : ثقة من أهل الصدق ، مات يوم الأربعاء 14 شعبان سنة 250 ، كما في التاريخ الصغير للبخاري : 247 . وحميد بن عبد الرحمن الرؤاسي : ثقة ثبت عاقل ، روى عنه أحمد وغيره من الحفاظ . والحسن وعلي ابنا صالح بن صالح بن حي : ثقتان ، وهما أخوان توأم . ومن تكلم في الحسن تكلم بغير حجة ، وقد وثقناه في المسند : 2403 . وأخاه فيه : 220 . وعبد الله بن محمد بن عقيل بن أبي طالب ، وأمه زينب الصغرى بنت علي بن أبي طالب : تابعي ثقة ، ولا حجة لمن تكلم فيه .

والخبر رواه الحاكم في المستدرك 2 : 258 - 259 ، من طريق أبي نعيم عن الحسن بن صالح -وحده- بهذا الإسناد . وقال : "هذا حديث صحيح الإسناد ولم يخرجاه" . ووافقه الذهبي . وذكره ابن كثير 1 : 50 ، والسيوطي 1 : 15 ، والشوكاني 1 : 13

(131) الحديث 179 - إسناده ضعيف ، سبق بيان ضعفه : 137 . وهذا اللفظ نقله ابن كثير 1 : 50 دون إسناد ولا نسبة . ونقله السيوطي 1 : 14 مختصرًا ، ونسبه للطبري فقط .

(132) الخبر 180 - إسناده ضعيف جدا ، على ما فيه من جهلنا بحال بعض رجاله : فموسى بن سهل الرازي ، شيخ الطبري : لم نجزم بأي الرجال هو ؟ ولعله " موسى بن سهل بن قادم ، ويقال ابن موسى أبو عمر الرملي ، نسائي الأصل " . فهو شيخ للطبري مترجم في التهذيب 10 : 347 ، ولكنه لم ينسب "رازيا" . وكتب في المخطوطة : "سهل بن موسى"! ولم نجد هذه الترجمة أيضًا ، ونرجح أنه خطأ من الناسخ . . ويحيى بن عوف : لم نجد ترجمة بهذا الاسم قط فيما لدينا من مراجع . واما علة الإسناد ، فهو "الفرات بن السائب الجزري" ، وهو ضعيف جدا ، قال البخاري في الكبير 4 / 1 / 130 : "تركوه ، منكر الحديث" ، وكذلك قال الأئمة فيه ، وقال ابن حبان في المجروحين (في الورقة 187) : كان ممن يروي الموضوعات عن الأثبات ، ويأتي بالمعضلات عن الثقات ، لا يجوز الاحتجاج به ، ولا الرواية عنه ، ولا كتبة الحديث إلا على سبيل الاختبار" . وأما ميمون بن مهران فتابعي ثقة معروف ، فقيه حجة .

وهذا الخبر نقله ابن كثير 1 : 50 مجهلا بلفظ "وقيل : هو الإسلام" . ونقله السيوطي 1 : 15 منسوبا لابن جريج فقط ، على خطأ مطبعي فيه "ابن جريج" !

(133) الأثر 181 - ابن الحنفية : هو محمد بن علي بن أبي طالب ، والحنفية أمه ، وهي خولة بنت جعفر من بني حنيفة ، عرف بالنسبة إليها . وهذا الإسناد إليه ضعيف : محمد بن ربيعة الكلابي الرؤاسي : ثقة من شيوخ أحمد وابن معين . وإسماعيل الأزرق : هو إسماعيل بن سلمان ، وهو ضعيف ، قال ابن معين : "ليس حديثه بشيء" ، وقال ابن نمير والنسائي : "متروك" ، وقال ابن حبان في كتاب المجروحين (ص 78 رقم 35) : "ينفرد بمناكير يرويها عن المشاهير" . وأبو عمر البزار : هو دينار بن عمر الأسدي الكوفي الأعمى ، وهو ثقة . والأثر ذكره ابن كثير 1 : 51 دون نسبة ولا إسناد .

(134) الخبر 182 - هذا من تفسير السدي ، وقد سبق شرح إسناده 168 . وقد نقله ابن كثير 1 : 50 والسويطي 1 : 15 .

(135) الخبر 183 - نقله السيوطي 1 : 14 منسوبا للطبري وابن المنذر . وقد سبق أول هذا الإسناد : 144 ، وهو هنا منقطع ، لأن ابن جريج لم يدرك ابن عباس ، إنما يروي عن الرواة عنه .

(136) الأثر 184 - عبد الله بن كثير أبو صديف الآملي ، شيخ الطبري : لم أعرف من هو ، ولم أجد له ذكرًا ، وأخشى أن يكون فيه تحريف . هاشم بن القاسم : هو ابو النضر - بالنون والصاد المعجمة - الحافظ الخراساني الإمام ، شيخ الأئمة : أحمد وابن راهويه وابن المديني وابن معين وغيرهم .

حمزة بن المغيرة بن نشيط - بفتح النون وكسر الشين المعجمة - الكوفي العابد : ثقة ، مترجم في التهذيب ، وترجمه البخاري في الكبير 2 / 1 / 44 ، وابن أبي حاتم 1 / 2 / 214 - 215 ، وذكره ابن حبان في الثقات 443 ، قال : "حمزة بن المغيرة العابد ، من أهل الكوفة . يروي عن عاصم الأحول عن أبي العالية (اهدنا الصراط المستقيم) ، قال : هو النبي صلى الله عليه وسلم وصاحباه . روى عنه أبو النضر هاشم بن القاسم" . ووقع هنا : في الأصول "حمزة بن أبي المغيرة" . وهو خطأ من الناسخين .

عاصم : هو ابن سليمان الأحول ، تابعي ثقة ثبت . أبو العالية : هو الرياحي - بكسر الراء وتخفيف الياء ، واسمه : رفيع -بالتصغير- ابن مهران ، من كبار التابعين الثقات ، مجمع على توثيقه .

وهذا الأثر ذكره ابن كثير 1 : 51 ونسبه أيضًا لابن أبي حاتم . والسيوطي 1 : 15 وزاد نسبته لعبد بن حميد وابن عدي وابن عساكر . وأبو العالية لم يقله من قبل نفسه : فقد رواه الحاكم في المستدرك 2 : 259 من طريق أبي النضر بهذا الإسناد إلى "أبي العالية عن ابن عباس" . وقال : " هذا حديث صحيح الإسناد ، ولم يخرجاه" . ووافقه الذهبي . واختصره السيوطي ونسبه للحاكم فقط .

(137) الأثر 185 - هذا من كلام عبد الرحمن بن زيد بن أسلم ، وقد نقله ابن كثير 1 : 51 دون نسبة . وعبد الرحمن بن زيد : متأخر ، من أتباع التابعين ، مات سنة 182 . وهو ضعيف جدا ، بينت ضعفه في حديث المسند : 5723 ، ويكفي منه قول ابن خزيمة : "ليس هو ممن يحتج أهل العلم بحديثه ، لسوء خفظه ، وهو رجل صناعته العبادة والتقشف ، ليس من أحلاس الحديث" .

(138) الحديث 186 ، 187 - رواه الطبري عن شيخه "المثنى" بإسنادين ، أولهما أعلى من الثاني درجة : بين المثنى وبين معاوية بن صالح في أولهما شيخ واحد ، وفي ثانيهما شيخان .

أما المثنى شيخ الطبري : فهو المثنى بن إبراهيم الآملي ، يروي عنه الطبري كثيرا في التفسير والتاريخ . وأبو صالح ، في الإسناد الأول : هو عبد الله بن صالح المصري ، كاتب الليث بن سعد ، صحبه عشرين سنة . وهو ثقة ، ومن تكلم فيه ، في بعض حديثه عن الليث ، تكلم بغير حجة . وله ترجمة في التهذيب جيدة ، وكذلك في الجرح والتعديل لابن أبي حاتم 2 / 2 / 86 - 87 ، وتذكرة الحفاظ 1 : 351 - 353 . ولد عبد الله بن صالح سنة 137 ومات سنة 222 . ووقع تاريخ مولده في التهذيب (173) وهو خطأ مطبعي ، صوابه في تذكرة الحفاظ . وآدم العسقلاني ، في الإسناد الثاني : هو آدم بن أبي إياس ، وهو ثقة مأمون متعبد ، من خيار عباد الله ، كما قال أبو حاتم . الليث : هو ابن سعد ، إمام أهل مصر . معاوية بن صالح ، في الإسنادين : هو الحمصي ، أحد الأعلام وقاضي الأندلس ، ثقة ، من تكلم فيه أخطأ . عبد الرحمن بن جبير بن نفير - بالتصغير فيهما - الحضرمي الحمصي : تابعي ثقة . وأبوه : من كبار التابعين ، أدرك زمن النبي صلى الله عليه وسلم . وهو ثقة مشهور بالعلم ، وقد ذكره الطبري في طبقات الفقهاء . النواس -بفتح النون وتشديد الواو- بن سمعان الكلابي : صحابي معروف .

وهذا الحديث مختصر من حديث طويل ، رواه احمد في المسند : 17711 (ج 4 ص 182 حلبي) عن الحسن بن سوار عن الليث بن سعد عن معاوية بن صالح ، به . ونقله ابن كثير 1 : 51 من رواية المسند ، قال : "وهكذا رواه ابن أبي حاتم وابن جرير من حديث الليث بن سعد ، به . ورواه الترمذي والنسائي جميعا عن علي بن حجر بن بقية عن بجير بن سعد عن خالد بن معدان عن جبير بن نفير عن النواس بن سمعان ، به . وهو إسناد حسن صحيح" . ونسبه السيوطي 1 : 15 ، والشوكاني 1 : 13 أيضًا للحاكم "وصححه" ، ولغيره .

Verset 7
Tafsir Sourate 1, verset 7 : Nous avons mentionné le Hadith dans lequel le serviteur proclame : اهْدِنَا الصِّرَاطَ الْمُسْتَقِيمَ (Guide-nous vers le droit chemin) et Allah dit : « Ceci est pour Mon serviteur, et Mon serviteur obtiendra ce qu'il demande. » La parole d'Allah : صِرَاطَ الَّذِينَ أَنْعَمْتَ عَلَيْهِمْ (Le chemin de ceux sur qui Tu as répandu Tes bienfaits) définit le chemin. « Ceux sur qui Allah a répandu Ses bienfaits » sont ceux mentionnés dans Sourate An-Nisa' (chapitre 4), lorsqu'Allah a dit : وَمَن يُطِعِ اللَّهَ وَالرَّسُولَ فَأُوْلَـئِكَ مَعَ الَّذِينَ أَنْعَمَ اللَّهُ عَلَيْهِم مِّنَ النَّبِيِّينَ وَالصِّدِّيقِينَ وَالشُّهَدَآءِ وَالصَّـلِحِينَ وَحَسُنَ أُولَـئِكَ رَفِيقاً - ذلِكَ الْفَضْلُ مِنَ اللَّهِ وَكَفَى بِاللَّهِ عَلِيماً (Et quiconque obéit à Allah et au Messager (Muhammad ﷺ), alors ceux-là seront en compagnie de ceux sur qui Allah a répandu Ses bienfaits : les Prophètes, les Siddiqin (les vraiment sincères), les martyrs et les vertueux. Et quelle excellente compagnie que celle-là ! Telle est la grâce d'Allah, et Allah suffit comme Connaisseur) (4 : 69-70). La parole d'Allah : غَيْرِ الْمَغْضُوبِ عَلَيْهِمْ وَلاَ الضَّآلِّينَ (Non (le chemin) de ceux qui ont encouru Ta colère, ni de ceux qui se sont égarés) signifie : guide-nous vers le droit chemin, le chemin de ceux sur qui Tu as répandu Tes bienfaits, c'est-à-dire les gens de la guidance, de la sincérité et de l'obéissance à Allah et à Ses Messagers. Ce sont ceux qui adhèrent aux commandements d'Allah et s'abstiennent de commettre ce qu'Il a interdit. Mais aide-nous à éviter le chemin de ceux sur qui Allah est en colère, dont les intentions sont corrompues, qui connaissent la vérité mais s'en écartent. Aide-nous également à éviter le chemin de ceux qui se sont égarés, qui ont perdu la vraie connaissance et, par conséquent, errent dans l'égarement, incapables de trouver le droit chemin. Allah a affirmé que les deux chemins qu'Il a décrits ici sont tous deux égarés en répétant la négation « non ». Ces deux chemins sont les chemins des chrétiens et des juifs, fait dont le croyant doit se méfier afin de les éviter. Le chemin des croyants est la connaissance de la vérité et son application. En comparaison, les juifs ont abandonné la pratique de la religion, tandis que les chrétiens ont perdu la vraie connaissance. C'est pourquoi la « colère » est descendue sur les juifs, tandis que la description d'« égarés » est plus appropriée pour les chrétiens. Ceux qui connaissent mais évitent d'appliquer la vérité méritent la colère, contrairement à ceux qui sont ignorants. Les chrétiens veulent chercher la vraie connaissance, mais sont incapables de la trouver parce qu'ils ne l'ont pas cherchée à ses sources appropriées. C'est pourquoi ils ont été égarés. Nous devons également mentionner que les chrétiens et les juifs ont tous deux encouru la colère et sont égarés, mais la colère est l'un des attributs plus particuliers aux juifs. Allah a dit à propos des juifs : مَن لَّعَنَهُ اللَّهُ وَغَضِبَ عَلَيْهِ (Ceux (les juifs) qui ont encouru la malédiction d'Allah et Sa colère) (5 : 60). L'attribut que les chrétiens méritent le plus est celui d'être égarés, comme Allah l'a dit à leur sujet : قَدْ ضَلُّواْ مِن قَبْلُ وَأَضَلُّواْ كَثِيراً وَضَلُّواْ عَن سَوَآءِ السَّبِيلِ (Qui se sont égarés auparavant et qui ont égaré beaucoup de gens, et se sont écartés du droit chemin) (5 : 77). Il existe plusieurs Hadiths et rapports des Salaf sur ce sujet. L'Imam Ahmad a enregistré que 'Adi bin Hatim a dit : « Les cavaliers du Messager d'Allah ﷺ ont saisi ma tante paternelle et quelques autres personnes. Lorsqu'ils les ont amenées au Messager d'Allah ﷺ, elles ont été placées en rang devant lui. Ma tante a dit : "Ô Messager d'Allah ﷺ ! Le soutien est loin, les descendants ont cessé de venir et je suis une vieille femme, incapable de servir. Accorde-moi ta faveur, qu'Allah t'accorde Sa faveur." Il a dit : "Qui est ton soutien ?" Elle a dit : "'Adi bin Hatim." Il a dit : "Celui qui a fui Allah et Son Messager." Elle a dit : "Alors, le Prophète ﷺ m'a libérée." Lorsque le Prophète ﷺ est revenu, il y avait un homme à côté de lui, je pense que c'était 'Ali, qui lui a dit : "Demande-lui un moyen de transport." Elle a demandé au Prophète ﷺ, et il a ordonné qu'on lui donne un animal. » 'Adi a ensuite dit : « Plus tard, elle est venue me voir et a dit : "Il (Muhammad ﷺ) a fait une faveur que ton père (qui était un homme généreux) n'aurait jamais faite. Untel est venu à lui et il lui a accordé sa faveur, et untel est venu à lui et il lui a accordé sa faveur." Alors je suis allé voir le Prophète ﷺ et j'ai trouvé que des femmes et des enfants se rassemblaient autour de lui, si proches que j'ai su qu'il n'était pas un roi comme Kisra (roi de Perse) ou César. Il a dit : "Ô 'Adi ! Qu'est-ce qui t'a fait fuir, afin que La ilaha illallah ne soit pas proclamée ? Y a-t-il une divinité digne d'adoration excepté Allah ? Qu'est-ce qui t'a fait fuir, afin que Allahu Akbar (Allah est le Plus Grand) ne soit pas proclamée ? Y a-t-il quelque chose de plus grand qu'Allah ?" J'ai proclamé mon islam et j'ai vu son visage rayonner de plaisir et il a dit : «إِنَّ الْمَغْضُوبَ عَلَيْهِمُ الْيَهُودُ وَ إِنَّ الضَّالِينَ النَّصَارَى» (Ceux qui ont encouru la colère sont les juifs et ceux qui sont égarés sont les chrétiens.) » Ce Hadith a également été recueilli par At-Tirmidhi qui a dit qu'il est Hasan Gharib. De plus, lorsque Zayd bin 'Amr bin Nufayl est allé avec certains de ses amis - avant l'islam - à Ash-Sham à la recherche de la vraie religion, les juifs lui ont dit : « Tu ne deviendras pas juif à moins de porter une part de la colère d'Allah que nous avons encourue. » Il a dit : « Je cherche à échapper à la colère d'Allah. » Aussi, les chrétiens lui ont dit : « Si tu deviens l'un des nôtres, tu porteras une part du mécontentement d'Allah. » Il a dit : « Je ne peux pas le supporter. » Il est donc resté dans sa nature pure et a évité d'adorer les idoles et les pratiques polythéistes. Il n'est devenu ni juif, ni chrétien. Quant à ses compagnons, ils sont devenus chrétiens parce qu'ils ont trouvé cela plus pur que le judaïsme. Waraqah bin Nawfal était parmi ces gens jusqu'à ce qu'Allah le guide par la main de Son Prophète, lorsqu'il a été envoyé comme Prophète, et Waraqah a cru à la révélation qui a été envoyée au Prophète ﷺ, qu'Allah soit satisfait de lui. Le Résumé d'Al-Fatihah La sourate honorable Al-Fatihah contient sept versets incluant la louange et le remerciement d'Allah, Sa glorification et Sa louange en mentionnant Ses plus Beaux Noms et Ses plus Hauts Attributs. Elle mentionne également l'Au-delà, qui est le Jour de la Résurrection, et dirige les serviteurs d'Allah pour Lui demander, L'invoquer et déclarer que tout pouvoir et toute force viennent de Lui. Elle appelle aussi à la sincérité de l'adoration d'Allah seul, en Le singularisant dans Sa divinité, en croyant en Sa perfection, en étant exempt du besoin de tout associé, sans rivaux ni égaux. Al-Fatihah dirige les croyants pour invoquer Allah afin de les guider vers le droit chemin, qui est la vraie religion, et pour les aider à rester sur ce chemin dans cette vie, et à passer sur le Sirat (le pont au-dessus de l'enfer que chacun doit traverser) le Jour du Jugement. Ce Jour-là, les croyants seront dirigés vers les jardins du confort en compagnie des Prophètes, des véridiques, des martyrs et des vertueux. Al-Fatihah encourage également à accomplir de bonnes actions, afin que les croyants soient en compagnie des bienfaisants le Jour de la Résurrection. La sourate avertit aussi contre le fait de suivre les chemins de l'égarement, afin que l'on ne finisse pas rassemblé avec ceux qui se livrent au péché, le Jour de la Résurrection, y compris ceux qui ont encouru la colère et ceux qui ont été égarés. Les Bienfaits sont dus à Allah, pas aux Déviances Allah a dit : صِرَاطَ الَّذِينَ أَنْعَمْتَ عَلَيْهِمْ (Le chemin de ceux sur qui Tu as répandu Tes bienfaits), lorsqu'Il a mentionné Sa faveur. En mentionnant la colère, Allah a dit : غَيْرِ الْمَغْضُوبِ عَلَيْهِمْ (Non (celui) de ceux qui ont encouru Ta colère), sans mentionner le sujet, bien que ce soit Lui Qui a fait descendre la colère sur eux, comme Allah l'a déclaré dans un autre verset : أَلَمْ تَرَ إِلَى الَّذِينَ تَوَلَّوْاْ قَوْماً غَضِبَ اللَّهُ عَلَيْهِم (N'as-tu pas (ô Muhammad) vu ceux (les hypocrites) qui prennent pour alliés un peuple sur lequel est la colère d'Allah (c'est-à-dire les juifs)) (58 : 14). Aussi, Allah attribue l'égarement de ceux qui s'y livrent, bien qu'ils aient été justement égarés selon le décret destiné d'Allah. Par exemple, Allah a dit : مَن يَهْدِ اللَّهُ فَهُوَ الْمُهْتَدِ وَمَن يُضْلِلْ فَلَن تَجِدَ لَهُ وَلِيًّا مُّرْشِدًا (Celui qu'Allah guide, il est bien guidé ; mais celui qu'Il égare, tu ne trouveras pour lui aucun allié (guide) pour le mener (au droit chemin)) (18 : 17) et, مَن يُضْلِلِ اللَّهُ فَلاَ هَادِيَ لَهُ وَيَذَرُهُمْ فِى طُغْيَـنِهِمْ يَعْمَهُونَ (Quiconque Allah égare, nul ne peut le guider ; et Il les laisse errer aveuglément dans leur transgression) (7 : 186). Ces versets et plusieurs autres témoignent du fait qu'Allah seul est Celui Qui guide et égare, contrairement à la croyance de la secte des Qadariyyah, qui prétendaient que les serviteurs choisissent et créent leur propre destin. Ils s'appuient sur certains versets ambigus en évitant ce qui est clair et contredit leurs désirs. Leur méthode est celle des gens qui suivent leurs passions, leurs désirs et leur méchanceté. Un Hadith authentique a rapporté : «إِذَا رَأَيْتُمُ الَّذِينَ يَتَّبِعُونَ مَا تَشَابَهَ مِنْهُ فَأُولئِكَ الَّذِينَ سَمَّى اللهُ فَاحْذَرُوهُمْ» (Quand vous voyez ceux qui suivent ce qui n'est pas clair en lui (le Coran), alors ce sont ceux qu'Allah a mentionnés (référence à 3 : 7). Évitez-les donc.) Le Prophète ﷺ faisait référence à la parole d'Allah : فَأَمَّا الَّذِينَ فى قُلُوبِهِمْ زَيْغٌ فَيَتَّبِعُونَ مَا تَشَـبَهَ مِنْهُ ابْتِغَآءَ الْفِتْنَةِ وَابْتِغَآءَ تَأْوِيلِهِ (Quant à ceux dans leurs cœurs il y a une déviation (de la vérité), ils suivent ce qui n'est pas entièrement clair, cherchant Al-Fitnah (polythéisme et épreuves), et cherchant ses significations cachées) (3 : 7). En vérité, aucun innovateur dans la religion ne pourrait jamais s'appuyer sur une preuve authentique dans le Coran qui témoigne de son innovation. Le Coran est venu pour distinguer la vérité du faux, et la guidance de l'égarement. Le Coran ne contient aucune divergence ni contradiction, car c'est une révélation du Plus Sage, Digne de toute louange. Dire Amin Il est recommandé de dire Amin après avoir terminé la récitation d'Al-Fatihah. Amin signifie : « Ô Allah ! Accepte notre invocation. » La preuve que dire Amin est recommandé est contenue dans ce que les Imams Ahmad, Abu Dawud et At-Tirmidhi ont enregistré, que Wa'il bin Hujr a dit : « J'ai entendu le Messager d'Allah ﷺ réciter : غَيْرِ الْمَغْضُوبِ عَلَيْهِمْ وَلاَ الضَّآلِّينَ (Non (celui) de ceux qui ont encouru Ta colère, ni de ceux qui se sont égarés), et il a dit "Amin" en l'étendant avec sa voix. » La narration d'Abu Dawud a ajouté : « Élevant sa voix avec cela. » At-Tirmidhi a ensuite commenté que ce Hadith est Hasan et a également été rapporté de 'Ali et Ibn Mas'ud. Aussi, Abu Hurayrah a rapporté que chaque fois que le Messager d'Allah ﷺ récitait : غَيْرِ الْمَغْضُوبِ عَلَيْهِمْ وَلاَ الضَّآلِّينَ (Non (le chemin) de ceux qui ont encouru Ta colère, ni de ceux qui se sont égarés), Il disait Amin jusqu'à ce que ceux qui étaient derrière lui dans la première rangée puissent l'entendre. Abu Dawud et Ibn Majah ont enregistré ce Hadith avec l'ajout : « Puis la mosquée tremblait à cause de (ceux derrière le Prophète ﷺ) récitant Amin. » Aussi, Ad-Daraqutni a enregistré ce Hadith et a commenté qu'il est Hasan. De plus, Bilal a rapporté qu'il a dit : « Ô Messager d'Allah ﷺ ! Ne finis pas de dire Amin avant que je puisse te rejoindre. » Cela a été enregistré par Abu Dawud. En outre, Abu Nasr Al-Qushayri a rapporté qu'Al-Hasan et Ja'far As-Sadiq ont accentué le « m » dans Amin. Dire Amin est recommandé pour ceux qui ne prient pas (lorsqu'ils récitent Al-Fatihah) et est fortement recommandé pour ceux qui prient, que ce soit seuls ou derrière l'Imam. Les Deux Sahihs ont enregistré que le Messager d'Allah
▼ 🇬🇧 English (Ibn Kathir — version officielle)
We mentioned the Hadith in which the servant proclaims, اهْدِنَا الصِّرَاطَ الْمُسْتَقِيمَ (Guide us to the straight way) and Allah says, "This is for My servant, and My servant shall acquire what he asks for." Allah's statement. صِرَاطَ الَّذِينَ أَنْعَمْتَ عَلَيْهِمْ (The way of those upon whom You have bestowed Your grace) defines the path. `Those upon whom Allah has bestowed His grace' are those mentioned in Surat An-Nisa' (chapter 4), when Allah said, وَمَن يُطِعِ اللَّهَ وَالرَّسُولَ فَأُوْلَـئِكَ مَعَ الَّذِينَ أَنْعَمَ اللَّهُ عَلَيْهِم مِّنَ النَّبِيِّينَ وَالصِّدِّيقِينَ وَالشُّهَدَآءِ وَالصَّـلِحِينَ وَحَسُنَ أُولَـئِكَ رَفِيقاً - ذلِكَ الْفَضْلُ مِنَ اللَّهِ وَكَفَى بِاللَّهِ عَلِيماً (And whoever obeys Allah and the Messenger (Muhammad ﷺ ), then they will be in the company of those on whom Allah has bestowed His grace, the Prophets, the Siddiqin (the truly faithful), the martyrs, and the righteous. And how excellent these companions are! Such is the bounty from Allah, and Allah is sufficient to know) (4:69-70). Allah's statement, غَيْرِ الْمَغْضُوبِ عَلَيْهِمْ وَلاَ الضَّآلِّينَ (Not (the way) of those who earned Your anger, nor of those who went astray) meaning guide us to the straight path, the path of those upon whom you have bestowed Your grace, that is, the people of guidance, sincerity and obedience to Allah and His Messengers. They are the people who adhere to Allah's commandments and refrain from committing what He has prohibited. But, help us to avoid the path of those whom Allah is angry with, whose intentions are corrupt, who know the truth, yet deviate from it. Also, help us avoid the path of those who were led astray, who lost the true knowledge and, as a result, are wandering in misguidance, unable to find the correct path. Allah asserted that the two paths He described here are both misguided when He repeated the negation `not'. These two paths are the paths of the Christians and Jews, a fact that the believer should beware of so that he avoids them. The path of the believers is knowledge of the truth and abiding by it. In comparison, the Jews abandoned practicing the religion, while the Christians lost the true knowledge. This is why `anger' descended upon the Jews, while being described as `led astray' is more appropriate of the Christians. Those who know, but avoid implementing the truth, deserve the anger, unlike those who are ignorant. The Christians want to seek the true knowledge, but are unable to find it because they did not seek it from its proper resources. This is why they were led astray. We should also mention that both the Christians and the Jews have earned the anger and are led astray, but the anger is one of the attributes more particular of the Jews. Allah said about the Jews, مَن لَّعَنَهُ اللَّهُ وَغَضِبَ عَلَيْهِ (Those (Jews) who incurred the curse of Allah and His wrath) (5:60). The attribute that the Christians deserve most is that of being led astray, just as Allah said about them, قَدْ ضَلُّواْ مِن قَبْلُ وَأَضَلُّواْ كَثِيراً وَضَلُّواْ عَن سَوَآءِ السَّبِيلِ (Who went astray before and who misled many, and strayed (themselves) from the right path) (5:77). There are several Hadiths and reports from the Salaf on this subject. Imam Ahmad recorded that `Adi bin Hatim said, "The horsemen of the Messenger of Allah ﷺ seized my paternal aunt and some other people. When they brought them to the Messenger of Allah ﷺ , they were made to stand in line before him. My aunt said, `O Messenger of Allah ﷺ ! The supporter is far away, the offspring have stopped coming and I am an old woman, unable to serve. Grant me your favor, may Allah grant you His favor.' He said, `Who is your supporter' She said, `Adi bin Hatim.' He said, `The one who ran away from Allah and His Messenger' She said, `So, the Prophet ﷺ freed me.' When the Prophet ﷺ came back, there was a man next to him, I think that he was `Ali, who said to her, `Ask him for a means of transportation.' She asked the Prophet ﷺ, and he ordered that she be given an animal. " `Adi then said, "Later on, she came to me and said, `He (Muhammad ﷺ ) has done a favor that your father (who was a generous man) would never have done. So and-so person came to him and he granted him his favor, and so-and-so came to him and he granted him his favor.' So I went to the Prophet ﷺ and found that some women and children were gathering with him, so close that I knew that he was not a king like Kisra (King of Persia) or Caesar. He said, `O `Adi! What made you run away, so that La ilaha illallah is not proclaimed Is there a deity worthy of worship except Allah What made you run away, so that Allahu Akbar (Allah is the Greater) is not proclaimed Is there anything Greater than Allah' I proclaimed my Islam and I saw his face radiate with pleasure and he said: «إِنَّ الْمَغْضُوبَ عَلَيْهِمُ الْيَهُودُ وَ إِنَّ الضَّالِينَ النَّصَارَى» (Those who have earned the anger are the Jews and those who are led astray are the Christians.)" This Hadith was also collected by At-Tirmidhi who said that it is Hasan Gharib. Also, when Zayd bin `Amr bin Nufayl went with some of his friends - before Islam - to Ash-Sham seeking the true religion, the Jews said to him, "You will not become a Jew unless you carry a share of the anger of Allah that we have earned." He said, "I am seeking to escape Allah's anger." Also, the Christians said to him, "If you become one of us you will carry a share in Allah's discontent." He said, "I cannot bear it." So he remained in his pure nature and avoided worshipping the idols and the polytheistic practices. He became neither a Jew, nor Christian. As for his companions, they became Christians because they found it more pure than Judaism. Waraqah bin Nawfal was among these people until Allah guided him by the hand of His Prophet, when he was sent as Prophet, and Waraqah believed in the revelation that was sent to the Prophet ﷺ may Allah be pleased with him. The Summary of Al-Fatihah The honorable Surah Al-Fatihah contains seven Ayat including the praise and thanks of Allah, glorifying Him and praising Him by mentioning His most Beautiful Names and most high Attributes. It also mentions the Hereafter, which is the Day of Resurrection, and directs Allah's servants to ask of Him, invoking Him and declaring that all power and strength comes from Him. It also calls to the sincerity of the worship of Allah alone, singling Him out in His divinity, believing in His perfection, being free from the need of any partners, having no rivals nor equals. Al-Fatihah directs the believers to invoke Allah to guide them to the straight path, which is the true religion, and to help them remain on that path in this life, and to pass over the actual Sirat (bridge over hell that everyone must pass over) on the Day of Judgment. On that Day, the believers will be directed to the gardens of comfort in the company of the Prophets, the truthful ones, the martyrs and the righteous. Al-Fatihah also encourages performing good deeds, so that the believers will be in the company of the good-doers on the Day of Resurrection. The Surah also warns against following the paths of misguidance, so that one does not end up being gathered with those who indulge in sin, on the Day of Resurrection, including those who have earned the anger and those who were led astray. The Bounties are because of Allah, not the Deviations Allah said, صِرَاطَ الَّذِينَ أَنْعَمْتَ عَلَيْهِمْ (The way of those upon whom you have bestowed Your grace), when He mentioned His favor. On mentioning anger, Allah said, غَيْرِ الْمَغْضُوبِ عَلَيْهِمْ (Not (that) of those who earned Your anger), without mentioning the subject, although it is He Who has sent down the anger on them, just as Allah stated in another Ayah, أَلَمْ تَرَ إِلَى الَّذِينَ تَوَلَّوْاْ قَوْماً غَضِبَ اللَّهُ عَلَيْهِم (Have you (O Muhammad ) not seen those (hypocrites) who take as friends a people upon whom is the wrath of Allah (i.e. Jews)) (58:14). Also, Allah relates the misguidance of those who indulged in it, although they were justly misguided according to Allah's appointed destiny. For instance, Allah said, مَن يَهْدِ اللَّهُ فَهُوَ الْمُهْتَدِ وَمَن يُضْلِلْ فَلَن تَجِدَ لَهُ وَلِيًّا مُّرْشِدًا (He whom Allah guides, he is the rightly-guided; but he whom He sends astray, for him you will find no Wali (guiding friend) to lead him (to the right path)) (18:17) and, مَن يُضْلِلِ اللَّهُ فَلاَ هَادِيَ لَهُ وَيَذَرُهُمْ فِى طُغْيَـنِهِمْ يَعْمَهُونَ (Whomsoever Allah sends astray, none can guide him; and He lets them wander blindly in their transgression) (7:186). These and several other Ayat testify to the fact that Allah alone is the One Who guides and misguides, contrary to the belief of the Qadariyyah sect, who claimed that the servants choose and create their own destiny. They rely on some unclear Ayat avoiding what is clear and contradicts their desires. Theirs, is the method of the people who follow their lust, desire and wickedness. An authentic Hadith narrated, «إِذَا رَأَيْتُمُ الَّذِينَ يَتَّبِعُونَ مَا تَشَابَهَ مِنْهُ فَأُولئِكَ الَّذِينَ سَمَّى اللهُ فَاحْذَرُوهُمْ» (When you see those who follow what is not so clear in it (the Qur'an), then they are those whom Allah has mentioned (refer to 3:7). Hence, avoid them.) The Prophet ﷺ was referring to Allah's statement, فَأَمَّا الَّذِينَ فى قُلُوبِهِمْ زَيْغٌ فَيَتَّبِعُونَ مَا تَشَـبَهَ مِنْهُ ابْتِغَآءَ الْفِتْنَةِ وَابْتِغَآءَ تَأْوِيلِهِ (So as for those in whose hearts there is a deviation (from the truth) they follow that which is not entirely clear thereof, seeking Al-Fitnah (polytheism and trials), and seeking for its hidden meanings)(3:7). Verily, no innovator in the religion could ever rely on any authentic evidence in the Qur'an that testifies to his innovation. The Qur'an came to distinguish between truth and falsehood, and guidance and misguidance. The Qur'an does not contain any discrepancies or contradictions, because it is a revelation from the Most Wise, Worthy of all praise. Saying Amin It is recommended to say Amin after finishing the recitation of Al-Fatihah. Amin means, "O Allah! Accept our invocation." The evidence that saying Amin is recommended is contained in what Imams Ahmad, Abu Dawud and At-Tirmidhi recorded, that Wa'il bin Hujr said, "I heard the Messenger of Allah ﷺ recite, غَيْرِ الْمَغْضُوبِ عَلَيْهِمْ وَلاَ الضَّآلِّينَ (Not (that) of those who earned Your anger, nor of those who went astray), and he said `Amin' extending it with his voice." Abu Dawud's narration added, "Raising his voice with it." At-Tirmidhi then commented that this Hadith is Hasan and was also narrated from `Ali and Ibn Mas`ud. Also, Abu Hurayrah narrated that whenever the Messenger of Allah ﷺ would recite, غَيْرِ الْمَغْضُوبِ عَلَيْهِمْ وَلاَ الضَّآلِّينَ (Not (the way) of those who earned Your anger, nor of those who went astray), He would say Amin until those who were behind him in the first line could hear him. Abu Dawud and Ibn Majah recorded this Hadith with the addition, "Then the Masjid would shake because of (those behind the Prophet ﷺ) reciting Amin." Also, Ad-Daraqutni recorded this Hadith and commented that it is Hasan. Further, Bilal narrated that he said, "O Messenger of Allah ﷺ ! Do not finish saying Amin before I can join you." This was recorded by Abu Dawud. In addition, Abu Nasr Al-Qushayri narrated that Al-Hasan and Ja`far As-Sadiq stressed the `m' in Amin. Saying Amin is recommended for those who are not praying (when reciting Al-Fatihah) and is strongly recommended for those who are praying, whether alone or behind the Imam. The Two Sahihs recorded that the Messenger of Allah ﷺ said, «إِذَا أَمَّنَ الْإِمَامُ فَأَمِّنُوا، فَإِنَّهُ مَنْ وَافَقَ تَأْمِينُهُ تَأْمِينَ الْمَلَائِكَةِ غُفِرَ لَهُ مَا تَقَدَّمَ مِنْ ذَنْبِهِ» (When the Imam says, ' Amin', then say, 'Amin', because whoever says, Amin' with the angels, his previous sins will be forgiven.) Muslim recorded that the Messenger of Allah ﷺ said, «إِذَا قَالَ أَحَدُكُمْ فِي الصَّلَاةِ: آمِينَ، وَالْمَلَائِكَةُ فِي السَّمَاءِ: آمِينَ، فَوَافَقَتْ إِحْدَاهُمَا الْأُخْرَى غُفِرَ لَهُ مَا تَقَدَّمَ مِنْ ذَنْبِهِ» (When any of you says in the prayer, 'Amin ` and the angels in heaven say, `Amin', in unison, his previous sins will be forgiven.) It was said that the Hadith talks about both the angels and the Muslims saying Amin at the same time. The Hadith also refers to when the Amins said by the angels and the Muslims are equally sincere (thus bringing about forgiveness). Further, it is recorded in Sahih Muslim that Abu Musa related to the Prophet ﷺ that he said, «إِذَا قَالَ يَعنِي الْإِمَامَ : وَلَا الضَّالِّينَ، فَقُولُوا: آمِينَ، يُجِبْكُمُ اللهُ» (When the Imam says, `Walad-dallin', say, `Amin' and Allah will answer your invocation.) In addition, At-Tirmidhi said that `Amin' means, "Do not disappoint our hope", while the majority of scholars said that it means. "Answer our invocation." Also, in his Musnad, Imam Ahmad recorded that `A'ishah said that when the Jews were mentioned to him, the Messenger of Allah ﷺ said, «إِنَّهُم لَنْ يَحْسُدُونَا عَلَى شَيْءٍ كَمَا يَحْسُدُونَا عَلَى الْجُمُعَةِ الَّتِي هَدَانَا اللهُ لَهَا وَضَلُّوا عَنْهَا، وَعَلَى الْقِبْلَةِ الَّتِي هَدَانَا اللهُ لَهَا وَضَلُّوا عَنْهَا وَعَلَى قَوْلِنَا خَلْفَ الْإِمَامِ: آمِينَ» (They will not envy us for anything more than they envy us for Friday which we have been guided to, while they were led astray from it, and for the Qiblah which we were guided to, while they were led astray from it, and for our saying `Amin' behind the Imam.) Also, Ibn Majah recorded this Hadith with the wording, «مَا حَسَدَتْكُمُ الْيَهُودُ عَلَى شَيْءٍ مَا حَسَدَتْكُمْ عَلَى السَّلَامِ وَالتَّأْمِينِ» (The Jews have never envied you more than for your saying the Salam (Islamic greeting) and for saying Amin.) rgiveness). veneooA ? Further, it is recorded in Sahih Muslim that Abu Musa related to the Prophet ﷺ that he said, «إِذَا قَالَ يَعنِي الْإِمَامَ : وَلَا الضَّالِّينَ، فَقُولُوا: آمِينَ، يُجِبْكُمُ اللهُ» (When the Imam says, `Walad-dallin', say, `Amin' and Allah will answer your invocation.) In addition, At-Tirmidhi said that `Amin' means, "Do not disappoint our hope", while the majority of scholars said that it means. "Answer our invocation." Also, in his Musnad, Imam Ahmad recorded that `A'ishah said that when the Jews were mentioned to him, the Messenger of Allah ﷺ said, «إِنَّهُم لَنْ يَحْسُدُونَا عَلَى شَيْءٍ كَمَا يَحْسُدُونَا عَلَى الْجُمُعَةِ الَّتِي هَدَانَا اللهُ لَهَا وَضَلُّوا عَنْهَا، وَعَلَى الْقِبْلَةِ الَّتِي هَدَانَا اللهُ لَهَا وَضَلُّوا عَنْهَا وَعَلَى قَوْلِنَا خَلْفَ الْإِمَامِ: آمِينَ» (They will not envy us for anything more than they envy us for Friday which we have been guided to, while they were led astray from it, and for the Qiblah which we were guided to, while they were led astray from it, and for our saying `Amin' behind the Imam.) Also, Ibn Majah recorded this Hadith with the wording, «مَا حَسَدَتْكُمُ الْيَهُودُ عَلَى شَيْءٍ مَا حَسَدَتْكُمْ عَلَى السَّلَامِ وَالتَّأْمِينِ» (The Jews have never envied you more than for your saying the Salam (Islamic greeting) and for saying Amin.)
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صراط الذين أنعمت عليهم

وقوله : { صراط الذين أنعمت عليهم } إبانة عن الصراط المستقيم أي الصراط هو , إذ كان كل طريق من طرق الحق صراطا مستقيما , فقيل لمحمد صلى الله عليه وسلم : قل يا محمد : اهدنا يا ربنا الصراط المستقيم , صراط الذين أنعمت عليهم , بطاعتك وعبادتك من ملائكتك , وأنبيائك , والصديقين , والشهداء , والصالحين . وذلك نظير ما قال ربنا جل ثناؤه في تنزيله : { ولو أنهم فعلوا ما يوعظون به لكان خيرا لهم وأشد تثبيتا وإذا لأتيناهم من لدنا أجرا عظيما ولهديناهم صراطا مستقيما ومن يطع الله والرسول فأولئك مع الذين أنعم الله عليهم من النبيين والصديقين والشهداء والصالحين } 4 66 : 69 قال أبو جعفر : فالذي أمر محمد صلى الله عليه وسلم وأمته أن يسألوه ربهم من الهداية للطريق المستقيم , هي الهداية للطريق الذي وصف الله جل ثناؤه صفته . وذلك الطريق هو طريق الذي وصفهم الله بما وصفهم به في تنزيله , ووعد من سلكه فاستقام فيه طائعا لله ولرسوله صلى الله عليه وسلم , أن يورده مواردهم , والله لا يخلف الميعاد . وبنحو ما قلنا في ذلك روي الخبر عن ابن عباس وغيره . 158 - حدثنا محمد بن العلاء , قال : حدثنا عثمان بن سعيد , قال : حدثنا بشر بن عمار , قال : حدثنا أبو روق , عن الضحاك , عن ابن عباس : { صراط الذين أنعمت عليهم } يقول : طريق من أنعمت عليهم بطاعتك وعبادتك من الملائكة والنبيين والصديقين والشهداء والصالحين , الذين أطاعوك وعبدوك. 159 - وحدثني أحمد بن حازم الغفاري , قال : أخبرنا عبيد الله بن موسى , عن أبي جعفر عن ربيع : { صراط الذين أنعمت عليهم } قال : النبيون. 160 - وحدثني القاسم , قال : حدثنا الحسين , قال : حدثني حجاج عن ابن جريج , قال : قال ابن عباس : { أنعمت عليهم } قال : المؤمنين. 161 - وحدثنا القاسم , قال : حدثنا الحسين , قال : قال وكيع { أنعمت عليهم } : المسلمين . 162 - وحدثني يونس بن عبد الأعلى , قال : أخبرنا ابن وهب , قال : قال عبد الرحمن بن زيد في قول الله : { صراط الذين أنعمت عليهم } قال : النبي صلى الله عليه وسلم ومن معه . قال أبو جعفر : وفي هذه الآية دليل واضح على أن طاعة الله جل ثناؤه لا ينالها المطيعون إلا بإنعام الله بها عليهم وتوفيقه إياهم لها . أولا يسمعونه يقول : { صراط الذين أنعمت عليهم } فأضاف كل ما كان منهم من اهتداء وطاعة وعبادة إلى أنه إنعام منه عليهم ؟ فإن قال قائل : وأين تمام هذا الخبر , وقد علمت أن قول القائل لآخر : أنعمت عليك , مقتض الخبر عما أنعم به عليه , فأين ذلك الخبر في قوله : { صراط الذين أنعمت عليهم } وما تلك النعمة التي أنعمها عليهم ؟ قيل له : قد قدمنا البيان فيما مضى من كتابنا هذا عن اجتزاء العرب في منطقها ببعض من بعض إذا كان البعض الظاهر دالا على البعض الباطن وكافيا منه , فقوله : { صراط الذين أنعمت عليهم } من ذلك ; لأن أمر الله جل ثناؤه عباده بمسألته المعونة وطلبهم منه الهداية للصراط المستقيم لما كان متقدما قوله : { صراط الذين أنعمت عليهم } الذي هو إبانة عن الصراط المستقيم , وإبدال منه , كان معلوما أن النعمة التي أنعم الله بها على من أمرنا بمسألته الهداية لطريقهم هو المنهاج القويم والصراط المستقيم الذي قد قدمنا البيان عن تأويله آنفا , فكان ظاهر ما ظهر من ذلك مع قرب تجاور الكلمتين مغنيا عن تكراره كما قال نابغة بني ذبيان : كأنك من جمال بني أقيش يقعقع خلف رجليه بشن يريد كأنك من جمال بني أقيش جمل يقعقع خلف رجليه بشن , فاكتفى بما ظهر من ذكر الجمال الدال على المحذوف من إظهار ما حذف . وكما قال الفرزدق بن غالب : ترى أرباقهم متقلديها إذا صدئ الحديد على الكماة يريد : متقلديها هم , فحذف " هم " إذ كان الظاهر من قوله : " وأرباقهم " دالا عليها . والشواهد على ذلك من شعر العرب وكلامها أكثر من أن تحصى , فكذلك ذلك في قوله : { صراط الذين أنعمت عليهم }غير المغضوب عليهم

القول في تأويل قوله تعالى : { غير المغضوب عليهم } قال أبو جعفر : والقراء مجمعة على قراءة " غير " بجر الراء منها. والخفض يأتيها من وجهين : أحدهما أن يكون غير صفة للذين ونعتا لهم فتخفضها , إذ كان " الذين " خفضا وهي لهم نعت وصفة ; وإنما جاز أن يكون " غير " نعتا ل " الذين " , و " الذين " معرفة وغير نكرة ; لأن " الذين " بصلتها ليست بالمعرفة المؤقتة كالأسماء التي هي أمارات بين الناس , مثل : زيد وعمرو , وما أشبه ذلك ; وإنما هي كالنكرات المجهولات , مثل : الرجل والبعير , وما أشبه ذلك ; فما كان " الذين " كذلك صفتها , وكانت غير مضافة إلى مجهول من الأسماء نظير " الذين " في أنه معرفة غير موقتة كما " الذين " معرفة غير مؤقتة , جاز من أجل ذلك أن يكون : { غير المغضوب عليهم } نعتا ل { الذين أنعمت عليهم } كما يقال : لا أجلس إلا إلى العالم غير الجاهل , يراد : لا أجلس إلا إلى من يعلم , لا إلى من يجهل . ولو كان { الذين أنعمت عليهم } معرفة موقتة كان غير جائز أن يكون { غير المغضوب عليهم } لها نعتا , وذلك أنه خطأ في كلام العرب إذا وصفت معرفة مؤقتة بنكرة أن تلزم نعتها النكرة إعراب المعرفة المنعوت بها , إلا على نية تكرير ما أعرب المنعت بها . خطأ في كلامهم أن يقال : مررت بعبد الله غير العالم , فتخفض " غير " إلا على نية تكرير الباء التي أعربت عبد الله , فكان معنى ذلك لو قيل كذلك : مررت بعبد الله , مررت بغير العالم . فهذا أحد وجهي الخفض في : { غير المغضوب عليهم } والوجه الآخر من وجهي الخفض فيها أن يكون " الذين " بمعنى المعرفة المؤقتة. وإذا وجه إلى ذلك , كانت غير مخفوضة بنية تكرير الصراط الذي خفض الذين عليها , فكأنك قلت : صراط الذين أنعمت عليهم صراط غير المغضوب عليهم . وهذان التأويلان في غير المغضوب عليهم , وإن اختلفا باختلاف معربيهما , فإنهما يتقارب معناهما ; من أجل أن من أنعم الله عليه فهداه لدينه الحق فقد سلم من غضب ربه ونجا من الضلال في دينه , فسواء - إذ كان سامع قوله : { اهدنا الصراط المستقيم صراط الذين أنعمت عليهم } غير جائز أن يرتاب مع سماعه ذلك من تاليه في أن الذين أنعم الله عليهم بالهداية للصراط , غير غاضب ربهم عليهم مع النعمة التي قد عظمت منته بها عليهم في دينهم , ولا أن يكونوا ضلالا وقد هداهم للحق ربهم , إذ كان مستحيلا في فطرهم اجتماع الرضا من الله جل ثناؤه عن شخص والغضب عليه في حال واحدة واجتماع الهدى والضلال له في وقت واحد - أوصف القوم مع وصف الله إياهم بما وصفهم به من توفيقه إياهم وهدايته لهم وإنعامه عليهم بما أنعم الله به عليهم في دينهم بأنهم غير مغضوب عليهم ولا هم ضالون , أم لم يوصفوا بذلك ; لأن الصفة الظاهرة التي وصفوا بها قد أنبأت عنهم أنهم كذلك وإن لم يصرح وصفهم به. هذا إذا وجهنا " غير " إلى أنها مخفوضة على نية تكرير الصراط الخافض الذين , ولم نجعل { غير المغضوب عليهم ولا الضالين } من صفة { الذين أنعمت عليهم } بل إذا حملناهم غيرهم ; وإن كان الفريقان لا شك منعما عليهما في أديانهم . فأما إذا وجهنا : { غير المغضوب عليهم ولا الضالين } إلى أنها من نعمة { الذين أنعمت عليهم } فلا حاجة بسامعه إلى الاستدلال , إذ كان الصريح من معناه قد أغنى عن الدليل , وقد يجوز نصب " غير " في { غير المغضوب عليهم } وإن كنت للقراءة بها كارها لشذوذها عن قراءة القراء . وإن ما شذ من القراءات عما جاءت به الأمة نقلا ظاهرا مستفيضا , فرأي للحق مخالف وعن سبيل الله وسبيل رسوله صلى الله عليه وسلم وسبيل المسلمين متجانف , وإن كان له -لو كانت القراءة جائزة به - في الصواب مخرج . وتأويل وجه صوابه إذا نصبت : أن يوجه إلى أن يكون صفة للهاء والميم اللتين في " عليهم " العائدة على " الذين " , لأنها وإن كانت مخفوضة ب " على " , فهي في محل نصب بقوله : " أنعمت ". فكأن تأويل الكلام إذا نصبت " غير " التي مع " المغضوب عليهم " : صراط الذين هديتهم إنعاما منك عليهم غير مغضوب عليهم , أي لا مغضوبا عليهم ولا ضالين . فيكون النصب في ذلك حينئذ كالنصب في " غير " في قولك : مررت بعبد الله غير الكريم ولا الرشيد , فتقطع غير الكريم من عبد الله , إذ كان عبد الله معرفة مؤقتة وغير الكريم نكرة مجهولة . وقد كان بعض نحويي البصريين يزعم أن قراءة من نصب " غير " في { غير المغضوب عليهم } على وجه استثناء { غير المغضوب عليهم } من معاني صفة { الذين أنعمت عليهم } كأنه كان يرى أن معنى الذين قرءوا ذلك نصبا : اهدنا الصراط المستقيم صراط الذين أنعمت عليهم إلا المغضوب عليهم الذين لم تنعم عليهم في أديانهم ولم تهدهم للحق , فلا تجعلنا منهم ; كما قال نابغة بني ذبيان : وقفت فيها أصيلالا أسائلها أعيت جوابا وما بالربع من أحد إلا أواري لأيا ما أبينها والنؤي كالحوض بالمظلومة الجلد والأواري معلوم أنها ليست من عداد أحد في شيء . فكذلك عنده استثنى { غير المغضوب عليهم } من { الذين أنعمت عليهم } وإن لم يكونوا من معانيهم في الدين في شيء . وأما نحويو الكوفيين فأنكروا هذا التأويل واستخطئوه , وزعموا أن ذلك لو كان كما قاله الزاعم من أهل البصرة لكان خطأ أن يقال : { ولا الضالين } لأن " لا " نفي وجحد , ولا يعطف بجحد إلا على جحد ; وقالوا : لم نجد في شيء من كلام العرب استثناء يعطف عليه بجحد , وإنما وجدناهم يعطفون على الاستثناء بالاستثناء , وبالجحد على الجحد فيقولون في الاستثناء : قام القوم إلا أخاك وإلا أباك ; وفي الجحد : ما قام أخوك , ولا أبوك ; وأما قام القوم إلا أباك ولا أخاك , فلم نجده في كلام العرب ; قالوا : فلما كان ذلك معدوما في كلام العرب وكان القرآن بأفصح لسان العرب نزوله , علمنا إذ كان قوله : { ولا الضالين } معطوفا على قوله : { غير المغضوب عليهم } أن " غير " بمعنى الجحد لا بمعنى الاستثناء , وأن تأويل من وجهها إلى الاستثناء خطأ . فهذه أوجه تأويل { غير المغضوب عليهم } . باختلاف أوجه إعراب ذلك . وإنما اعترضنا بما اعترضنا في ذلك من بيان وجوه إعرابه , وإن كان قصدنا في هذا الكتاب الكشف عن تأويل آي القرآن , لما في اختلاف وجوه إعراب ذلك من اختلاف وجوه تأويله , فاضطرتنا الحاجة إلى كشف وجوه إعرابه , لتنكشف لطالب تأويله وجوه تأويله على قدر اختلاف المختلفة في تأويله وقراءته . والصواب من القول في تأويله وقراءته عندنا القول الأول , وهو قراءة : { غير المغضوب عليهم } بخفض الراء من " غير " بتأويل أنها صفة ل { الذين أنعمت عليهم } ونعت لهم ; لما قد قدمنا من البيان إن شئت , وإن شئت فبتأويل تكرار وصراط " كل ذلك صواب حسن . فإن قال لنا قائل : فمن هؤلاء المغضوب عليهم الذين أمرنا الله جل ثناؤه بمسألته أن لا يجعلنا منهم ؟ قيل : هم الذين وصفهم الله جل ثناؤه في تنزيله فقال : { قل هل أنبئكم بشر من ذلك مثوبة عند الله من لعنه الله وغضب عليه وجعل منهم القردة والخنازير وعبد الطاغوت أولئك شر مكانا وأضل عن سواء السبيل } 5 60 فأعلمنا جل ذكره بمنه ما أحل بهم من عقوبته بمعصيتهم إياه , ثم علمنا , منه منه علينا , وجه السبيل إلى النجاة , من أن يحل بنا مثل الذي حل بهم من المثلات , ورأفة منه بنا . فإن قيل : وما الدليل على أنهم أولاء الذين وصفهم الله وذكر نبأهم في تنزيله على ما وصفت ؟ قيل : 163 - حدثني أحمد بن الوليد الرملي , قال : حدثنا عبد الله بن جعفر الرقي , قال : حدثنا سفيان بن عيينة , عن إسماعيل بن أبي خالد , عن الشعبي , عن عدي بن حاتم قال : قال رسول الله صلى الله عليه وسلم : المغضوب عليهم : اليهود . * - وحدثنا محمد بن المثنى , قال : حدثنا محمد بن جعفر , قال : حدثنا شعبة عن سماك بن حرب , قال : سمعت عباد بن حبيش يحدث عن عدي بن حاتم قال : قال لي رسول الله صلى الله عليه وسلم " إن المغضوب عليهم : اليهود ". * - وحدثني علي بن الحسن , قال : حدثنا مسلم بن عبد الرحمن , قال : حدثنا محمد بن مصعب , عن حماد بن سلمة , عن سماك بن حرب , عن مري بن قطري , عن عدي بن حاتم قال : سألت النبي صلى الله عليه وسلم عن قول الله جل وعز : { غير المغضوب عليهم } قال : " هم اليهود " . 164 -وحدثنا حميد بن مسعدة الشامي , قال : حدثنا بشر بن المفضل , قال : حدثنا الجريري عن عبد الله بن شقيق : أن رجلا أتى رسول الله صلى الله عليه وسلم وهو محاصر وادي القرى فقال : من هؤلاء الذين تحاصر يا رسول الله ؟ قال : " هؤلاء المغضوب عليهم : اليهود " . * - وحدثني يعقوب بن إبراهيم , قال : حدثنا ابن علية , عن سعيد الجريري , عن عروة , عن عبد الله بن شقيق , أن رجلا أتى رسول الله صلى الله عليه وسلم فذكر نحوه. 165 - وحدثنا الحسن بن يحيى , قال : أنبأنا عبد الرزاق قال : أخبرنا معمر , عن بديل العقيلي , قال : أخبرني عبد الله بن شقيق أنه أخبره من سمع النبي صلى الله عليه وسلم وهو بوادي القرى وهو على فرسه وسأله رجل من بني القين , فقال : يا رسول الله من هؤلاء ؟ قال : " المغضوب عليهم " وأشار إلى اليهود . * - وحدثنا القاسم بن الحسن , قال : حدثنا الحسين , قال : حدثنا خالد الواسطي , عن خالد الحذاء , عن عبد الله بن شقيق , أن رجلا سأل النبي صلى الله عليه وسلم , فذكر نحوه 166 - وحدثنا أبو كريب , قال : حدثنا عثمان بن سعيد , قال : حدثنا بشر بن عمار , قال : حدثنا أبو روق عن الضحاك , عن ابن عباس : { غير المغضوب عليهم } يعني اليهود الذين غضب الله عليهم . 167 -وحدثني موسى بن هارون الهمداني , قال : حدثنا عمرو بن طلحة , قال : حدثنا أسباط بن نصر , عن السدي في خبر ذكره عن أبي مالك , وعن أبي صالح , عن ابن عباس , وعن مرة الهمداني , عن ابن مسعود , وعن ناس من أصحاب النبي صلى الله عليه وسلم : { غير المغضوب عليهم } هم اليهود . 168 -وحدثنا ابن حميد الرازي , قال : حدثنا مهران , عن سفيان , عن مجاهد , قال : { غير المغضوب عليهم } قال : هم اليهود . 169 - حدثنا أحمد بن حازم الغفاري , قال : حدثنا عبد الله , عن أبي جعفر , عن ربيع : { غير المغضوب عليهم } قال : اليهود . 170 - وحدثنا القاسم قال : حدثنا الحسين , قال : حدثني حجاج , عن ابن جريج , قال : قال ابن عباس : { غير المغضوب عليهم } قال : اليهود . 171 -وحدثني يونس بن عبد الأعلى , قال : أخبرنا ابن وهب . قال : قال ابن زيد : { غير المغضوب عليهم } اليهود . 172 - وحدثني يونس , قال : أخبرنا ابن وهب , قال : حدثني ابن زيد , عن أبيه , قال : { المغضوب عليهم } اليهود. قال أبو جعفر : واختلف في صفة الغضب من الله جل ذكره ; فقال بعضهم : غضب الله على من غضب عليه من خلقه إحلال عقوبته بمن غضب عليه , إما في دنياه , وإما في آخرته , كما وصف به نفسه جل ذكره في كتابه فقال : { فلما آسفونا انتقمنا منهم فأغرقناهم أجمعين } 43 55 وكما قال : { قل هل أنبئكم بشر من ذلك مثوبة عند الله من لعنه الله وغضب عليه وجعل منهم القردة والخنازير } وقال بعضهم : غضب الله على من غضب عليه من عباده ذم منه لهم ولأفعالهم , وشتم منه لهم بالقول . وقال بعضهم : الغضب منه معنى مفهوم , كالذي يعرف من معاني الغضب . غير أنه وإن كان كذلك من جهة الإثبات , فمخالف معناه منه معنى ما يكون من غضب الآدميين الذين يزعجهم ويحركهم ويشق عليهم ويؤذيهم ; لأن الله جل ثناؤه لا تحل ذاته الآفات , ولكنه له صفة كما العلم له صفة , والقدرة له صفة على ما يعقل من جهة الإثبات , وإن خالفت معاني ذلك معاني علوم العباد التي هي معارف القلوب وقواهم التي توجد مع وجود الأفعال وتعدم مع عدمها .ولا الضالين

القول في تأويل قوله تعالى : { ولا الضالين } قال أبو جعفر : كان بعض أهل البصرة يزعم أن " لا " مع " الضالين " أدخلت تتميما للكلام والمعنى إلغاؤها , ويستشهد على قيله ذلك ببيت العجاج : في بئر لا حور سرى وما شعر ويتأوله بمعنى : في بئر حور سرى , أي في بئر هلكة , وأن " لا " بمعنى الإلغاء والصلة . ويعتل أيضا لذلك بقول أبي النجم : فما ألوم البيض أن لا تسخرا لما رأين الشمط القفندرا وهو يريد : فما ألوم البيض أن تسخر وبقول الأحوص : ويلحينني في اللهو أن لا أحبه وللهو داع دائب غير غافل يريد : ويلحينني في اللهو أن أحبه. وبقوله تعالى : { ما منعك ألا تسجد } 7 12 يريد أن تسجد . وحكي عن قائل هذه المقالة أنه كان يتأول " غير " التي " مع المغضوب عليهم " أنها بمعنى " سوى " , فكان معنى الكلام كان عنده : اهدنا الصراط المستقيم صراط الذين أنعمت عليهم الذين هم سوى المغضوب والضالين . وكان بعض نحويي الكوفة يستنكر ذلك من قوله , ويزعم أن " غير " التي " مع المغضوب عليهم " لو كانت بمعنى " سوى " لكان خطأ أن يعطف عليها ب " لا " , إذ كانت " لا " لا يعطف بها إلا على جحد قد تقدمها. كما كان خطأ قول القائل : عندي سوى أخيك , ولا أبيك ; لأن " سوى " ليست من حروف النفي والجحود ; ويقول : لما كان ذلك خطأ في كلام العرب , وكان القرآن بأفصح اللغات من لغات العرب. كان معلوما أن الذي زعمه القائل أن " غير مع المغضوب " عليهم بمعنى : " سوى المغضوب عليهم " خطأ , إذ كان قد كر عليه الكلام ب " لا " . وكان يزعم أن " غير " هنالك إنما هي بمعنى الجحد . إذ كان صحيحا في كلام العرب وفاشيا ظاهرا في منطقها توجيه " غير " إلى معنى النفي ومستعملا فيهم : أخوك غير محسن ولا مجمل , يراد بذلك أخوك لا محسن , ولا مجمل , ويستنكر أن تأتي " لا " بمعنى الحذف في الكلام مبتدأ ولما يتقدمها جحد , ويقول : لو جاز مجيئها بمعنى الحذف مبتدأ قبل دلالة تدل , على ذلك من جحد سابق , لصح قول قائل قال : أردت أن لا أكرم أخاك , بمعنى : أردت أن أكرم أخاك . وكان يقول : ففي شهادة أهل المعرفة بلسان العرب على تخطئة قائل ذلك دلالة واضحة على أن " لا " تأتي مبتدأة بمعنى الحذف , ولما يتقدمها جحد. وكان يتأوله في " لا " التي في بيت العجاج الذي ذكرنا أن البصري استشهد به بقوله إنها جحد صحيح , وأن معنى البيت : سرى في بئر لا تحير عليه خيرا , ولا يتبين له فيها أثر عمل , وهو لا يشعر بذلك ولا يدري به. من قولهم : طحنت الطاحنة فما أحارت شيئا ; أي لم يتبين لها أثر عمل. ويقول في سائر الأبيات الأخر , أعني مثل بيت أبي النجم : فما ألوم البيض أن لا تسخرا إنما جاز أن تكون " لا " بمعنى الحذف , لأن الجحد قد تقدمها في أول الكلام , فكان الكلام الآخر مواصلا للأول , كما قال الشاعر : ما كان يرضى رسول الله فعلهم والطيبان أبو بكر ولا عمر فجاز ذلك , إذ كان قد تقدم الجحد في أول الكلام. قال أبو جعفر : وهذا القول الآخر أولى بالصواب من الأول , إذ كان غير موجود في كلام العرب ابتداء الكلام من غير جحد تقدمه ب " لا " التي معناها الحذف , ولا جائز العطف بها على " سوى " , ولا على حرف الاستثناء . وإنما ل " غير " في كلام العرب معان ثلاثة : أحدها الاستثناء , والآخر الجحد , والثالث سوى , فإذا ثبت خطأ " لا " أن يكون بمعنى الإلغاء مبتدأ وفسد أن يكون عطفا على " غير " التي مع " المغضوب عليهم " , لو كانت بمعنى " إلا " التي هي استثناء , ولم يجز أيضا أن يكون عطفا عليها لو كانت بمعنى " سوى " , وكانت " لا " موجودة عطفا بالواو التي هي عاطفة لها على ما قبلها , صح وثبت أن لا وجه ل " غير " التي مع " المغضوب عليهم " يجوز توجيهها إليه على صحة إلا بمعنى الجحد والنفي , وأن لا وجه لقوله : " ولا الضالين " , إلا العطف على " غير المغضوب عليهم " . فتأويل الكلام إذا إذ كان صحيحا ما قلنا بالذي عليه استشهدنا : اهدنا الصراط المستقيم صراط الذين أنعمت عليهم لا المغضوب عليهم ولا الضالين . فإن قال لنا قائل : ومن هؤلاء الضالون الذين أمرنا الله بالاستعاذة بالله أن يسلك بنا سبيلهم , أو نضل ضلالهم ؟ قيل : هم الذين وصفهم الله في تنزيله , فقال : { يا أهل الكتاب لا تغلوا في دينكم غير الحق ولا تتبعوا أهواء قوم قد ضلوا من قبل وأضلوا كثيرا وضلوا عن سواء السبيل } 5 77 فإن قال : وما برهانك على أنهم أولاء ؟ قيل : 173 - حدثنا أحمد بن الوليد الرملي , قال : حدثنا عبد الله بن جعفر , قال : حدثنا سفيان بن عيينة , عن إسماعيل بن أبي خالد , عن الشعبي , عن عدي بن أبي حاتم , قال : قال رسول الله صلى الله عليه وسلم : { ولا الضالين } قال : " النصارى " * -حدثنا محمد بن المثنى , أنبأنا محمد بن جعفر , أنبأنا شعبة عن سماك , قال : سمعت عباد بن حبيش يحدث عن عدي بن حاتم , قال : قال لي رسول الله صلى الله عليه وسلم : " إن الضالين : النصارى " . * - وحدثني علي بن الحسن , قال : حدثنا مسلم وعبد الرحمن , قالا : حدثنا محمد بن مصعب , عن حماد بن سلمة , عن سماك بن حرب , عن مري بن قطري , عن عدي بن حاتم , قال : سألت النبي صلى الله عليه وسلم عن قول الله { ولا الضالين } قال : " النصارى هم الضالون " . 174 -وحدثنا حميد بن مسعدة الشامي , قال : حدثنا بشر بن المفضل , قال : حدثنا الجريري , عن عبد الله بن شقيق : أن رجلا أتى رسول الله صلى الله عليه وسلم وهو محاصر وادي القرى قال : قلت : من هؤلاء ؟ قال : هؤلاء الضالون : النصارى " . * - وحدثنا يعقوب بن إبراهيم , قال : حدثنا ابن علية , عن سعيد الجريري , عن عروة , يعني ابن عبد الله بن قيس , عن عبد الله بن شقيق , عن رسول الله صلى الله عليه وسلم بنحوه . * - حدثنا الحسن بن يحيى , قال : حدثنا عبد الرزاق , قال : أخبرنا معمر عن بديل العقيلي , قال : أخبرني عبد الله بن شقيق , أنه أخبره من سمع النبي صلى الله عليه وسلم وهو بوادي القرى وهو على فرسه وسأله رجل من بني القين فقال : يا رسول الله من هؤلاء ؟ قال : هؤلاء الضالون " , يعني النصارى . * - وحدثنا القاسم قال : حدثنا الحسين , قال : حدثنا خالد الواسطي , عن خالد الحذاء , عن عبد الله بن شقيق , أن رجلا سأل النبي صلى الله عليه وسلم , وهو محاصر وادي القرى وهو على فرس من هؤلاء ؟ قال : " الضالون " يعني النصارى . 175 - وحدثنا محمد بن حميد , قال : حدثنا مهران , عن سفيان , عن مجاهد : { ولا الضالين } قال : النصارى . 176 -وحدثنا أبو كريب , قال : حدثنا عثمان بن سعيد , عن بشر بن عمار , قال : حدثنا أبو روق , عن الضحاك , عن ابن عباس : { ولا الضالين } قال : وغير طريق النصارى الذين أضلهم الله بفريتهم عليه . قال : يقول : فألهمنا دينك الحق , وهو لا إله إلا الله وحده لا شريك له , حتى لا تغضب علينا كما غضبت على اليهود ولا تضلنا كما أضللت النصارى فتعذبنا بما تعذبهم به. يقول امنعنا من ذلك برفقك ورحمتك وقدرتك . 177 - وحدثنا القاسم قال : حدثنا الحسين , قال : حدثني حجاج , عن ابن جريج , قال : قال ابن عباس الضالين : النصارى . 178 - وحدثني موسى بن هارون الهمداني , قال : حدثنا عمرو بن حماد , قال : حدثنا أسباط بن نصر , عن إسماعيل السدي في خبر ذكره عن أبي مالك , وعن أبي صالح , عن ابن عباس , وعن محمد الهمداني , عن ابن مسعود , وعن ناس من أصحاب النبي صلى الله عليه وسلم : ولا الضالين : هم النصارى . 179 - وحدثني أحمد بن حازم الغفاري , قال : أخبرنا عبيد الله بن موسى , عن أبي جعفر , عن ربيع : ولا الضالين : النصارى . 180 -وحدثني يونس بن عبد الأعلى , قال أخبرنا ابن وهب , قال : قال عبد الرحمن بن زيد : { ولا الضالين } النصارى . 181 -وحدثنا يونس قال : أخبرنا ابن وهب , قال : حدثنا عبد الرحمن بن زيد , عن أبيه . قال : { ولا الضالين } النصارى . قال أبو جعفر : وكل حائد عن قصد السبيل وسالك غير المنهج القويم فضال عند العرب لإضلاله وجه الطريق , فلذلك سمى الله جل ذكره النصارى ضلالا لخطئهم في الحق منهج السبيل , وأخذهم من الدين في غير الطريق المستقيم . فإن قال قائل : أوليس ذلك أيضا من صفة اليهود ؟ قيل : بلى. فإن قال : كيف خص النصارى بهذه الصفة , وخص اليهود بما وصفهم به من أنهم مغضوب عليهم ؟ قيل : إن كلا الفريقين ضلال مغضوب عليهم , غير أن الله جل ثناؤه وسم كل فريق منهم من صفته لعباده بما يعرفونه به إذا ذكره لهم , أو أخبرهم عنه , ولم يسم واحدا من الفريقين إلا بما هو له صفة على حقيقته , وإن كان له من صفات الذم زيادات عليه. وقد ظن بعض أهل الغباء من القدرية أن في وصف الله جل ثناؤه النصارى بالضلال بقوله : { ولا الضالين } وإضافته الضلال إليهم دون إضافة إضلالهم إلى نفسه , وتركه وصفهم بأنهم المضللون كالذي وصف به اليهود أنهم المغضوب عليهم , دلالة على صحة ما قاله إخوانه من جهلة القدرية جهلا منه بسعة كلام العرب وتصاريف وجوهه . ولو كان الأمر على ما ظنه الغبي الذي وصفنا شأنه لوجب أن يكون شأن كل موصوف بصفة أو مضاف إليه فعل لا يجوز أن يكون فيه سبب لغيره , وأن يكون كل ما كان فيه من ذلك لغيره سبب فالحق فيه أن يكون مضافا إلى مسببه , ولو وجب ذلك لوجب أن يكون خطأ قول القائل : " تحركت الشجرة " إذا حركتها الرياح , و " اضطربت الأرض " إذا حركتها الزلزلة , وما أشبه ذلك من الكلام الذي يطول بإحصائه الكتاب . وفي قول الله جل ثناؤه : { حتى إذا كنتم في الفلك وجرين بهم } 10 22 بإضافته الجري إلى الفلك , وإن كان جريها بإجراء غيرها إياها , ما يدل على خطأ التأويل الذي تأوله من وصفنا قوله في قوله : { ولا الضالين } وادعائه أن في نسبة الله جل ثناؤه الضلالة إلى من نسبها إليه من النصارى تصحيحا لما ادعى المنكرون أن يكون لله جل ثناؤه في أفعال خلقه سبب من أجله وجدت أفعالهم , مع إبانة الله عز ذكره نصا في آي كثيرة من تنزيله أنه المضل الهادي ; فمن ذلك قوله جل ثناؤه : { أفرأيت من اتخذ إلهه هواه وأضله الله على علم وختم على سمعه وقلبه وجعل على بصره غشاوة فمن يهديه من بعد الله أفلا تذكرون } 45 23 فأنبأ جل ذكره أنه المضل الهادي دون غيره. ولكن القرآن نزل بلسان العرب , على ما قد قدمنا البيان عنه في أول الكتاب . ومن شأن العرب إضافة الفعل إلى من وجد منه , وإن كان مسببه غير الذي وجد منه أحيانا , وأحيانا إلى مسببه , وإن كان الذي وجد منه الفعل غيره. فكيف بالفعل الذي يكتسبه العبد كسبا ويوجده الله جل ثناؤه عينا منشأة ؟ بل ذلك أحرى أن يضاف إلى مكتسبه كسبا له بالقوة منه عليه والاختيار منه له , وإلى الله جل ثناؤه بإيجاد عينه وإنشائها تدبيرا . مسألة يسأل عنها أهل الإلحاد الطاعنون في القرآن إن سألنا منهم سائل فقال : إنك قد قدمت في أول كتابك هذا في وصف البيان بأن أعلاه درجة وأشرفه مرتبة , أبلغه في الإبانة عن حاجة المبين به عن نفسه وأبينه عن مراد قائله وأقربه من فهم سامعه , وقلت مع ذلك إن أولى البيان بأن يكون كذلك كلام الله جل ثناؤه بفضله على سائر الكلام وبارتفاع درجته على أعلى درجات البيان . فما الوجه إذ كان الأمر على ما وصفت في إطالة الكلام بمثل سورة أم القرآن بسبع آيات ؟ وقد حوت معاني جميعها منها آيتان , وذلك قوله : { مالك يوم الدين إياك نعبد وإياك نستعين } إذ كان لا شك أن من عرف : { ملك يوم الدين } فقد عرفه بأسمائه الحسنى وصفاته المثلى . وأن من كان لله مطيعا , فلا شك أنه لسبيل من أنعم الله عليه في دينه متبع , وعن سبيل من غضب عليه وضل منعدل , فما في زيادة الآيات الخمس الباقية من الحكمة التي لم تحوها الآيتان اللتان ذكرنا ؟ قيل له : إن الله تعالى ذكره جمع لنبينا محمد صلى الله عليه وسلم ولأمته بما أنزل إليه من كتابه معاني لم يجمعهن بكتاب أنزله إلى نبي قبله ولا لأمة من الأمم قبلهم . وذلك أن كل كتاب أنزله جل ذكره على نبي من أنبيائه قبله , فإنما أنزل ببعض المعاني التي يحوي جميعها كتابه الذي أنزله إلى نبينا محمد صلى الله عليه وسلم , كالتوراة التي هي مواعظ وتفصيل , والزبور الذي هو تحميد وتمجيد , والإنجيل الذي هو مواعظ وتذكير ; لا معجزة في واحد منها تشهد لمن أنزل إليه بالتصديق. والكتاب الذي أنزل على نبينا محمد صلى الله عليه وسلم يحوي معاني ذلك كله , ويزيد عليه كثيرا من المعاني التي سائر الكتب غيره منها خال , وقد قدمنا ذكرها فيما مضى من هذا الكتاب . ومن أشرف تلك المعاني التي فضل بها كتابنا سائر الكتب قبله : نظمه العجيب , ورصفه الغريب , وتأليفه البديع , الذي عجزت عن نظم مثل أصغر سورة منه الخطباء , وكلت عن وصف شكل بعضه البلغاء , وتحيرت في تأليفه الشعراء , وتبلدت قصورا عن أن تأتي بمثله لديه أفهام الفهماء . فلم يجدوا له إلا التسليم , والإقرار بأنه من عند الواحد القهار , مع ما يحوي مع ذلك من المعاني التي هي ترغيب , وترهيب , وأمر , وزجر , وقصص , وجدل , ومثل , وما أشبه ذلك من المعاني التي لم تجتمع في كتاب أنزل إلى الأرض من السماء. فمهما يكن فيه من إطالة على نحو ما في أم القرآن , فلما وصفت قبل من أن الله جل ذكره أراد أن يجمع - برصفه العجيب , ونظمه الغريب , المنعدل عن أوزان الأشعار , وسجع الكهان , وخطب الخطباء , ورسائل البلغاء , العاجز عن وصف مثله جميع الأنام , وعن نظم نظيره كل العباد - الدلالة على نبوة نبينا محمد صلى الله عليه وسلم ; وبما فيه من تحميد وتمجيد وثناء عليه , تنبيه للعباد على عظمته وسلطانه وقدرته وعظم مملكته , ليذكروه بآلائه ويحمدوه على نعمائه , فيستحقوا به منه المزيد ويستوجبوا عليه الثواب الجزيل . وبما فيه من نعت من أنعم عليه بمعرفته , وتفضل عليه بتوفيقه لطاعته , تعريف عباده أن كل ما بهم من نعمة في دينهم ودنياهم فمنه , ليصرفوا رغبتهم إليه , ويبتغوا حاجاتهم من عنده دون ما سواه من الآلهة والأنداد , وبما فيه من ذكره ما أحل بمن عصاه من مثلاته , وأنزل بمن خالف أمره من عقوباته ; ترهيب عباده عن ركوب معاصيه , والتعرض لما لا قبل لهم به من سخطه , فيسلك بهم في النكال والنقمات سبيل من ركب ذلك من الهلاك. فذلك وجه إطالة البيان في سورة أم القرآن , وفيما كان نظيرا لها من سائر سور الفرقان , وذلك هو الحكمة البالغة والحجة الكاملة . 182 - حدثنا أبو كريب , قال : حدثنا المحاربي , عن محمد بن إسحاق , قال : حدثني العلاء بن عبد الرحمن بن يعقوب , عن أبي السائب مولى زهرة , عن أبي هريرة , قال : قال رسول الله صلى الله عليه وسلم : " إذا قال العبد : الحمد لله رب العالمين , قال الله : حمدني عبدي , وإذا قال : الرحمن الرحيم , قال : أثنى علي عبدي , وإذا قال : مالك يوم الدين , قال : مجدني عبدي , فهذا لي . وإذا قال : إياك نعبد وإياك نستعين - إلى أن يختم السورة - قال : فذاك له " . * - حدثنا أبو كريب , قال : حدثنا عبدة , عن ابن إسحاق , عن العلاء بن عبد الرحمن , عن أبي السائب , عن أبي هريرة , قال : إذا قال العبد : الحمد لله , فذكر نحوه , ولم يرفعه . * -حدثنا أبو كريب , قال : حدثنا أبو أسامة , قال : حدثنا الوليد بن كثير , قال : حدثني العلاء بن عبد الرحمن مولى الحرقة , عن أبي السائب , عن أبي هريرة عن رسول الله صلى الله عليه وسلم مثله. 183 - حدثني صالح بن مسمار المروزي , قال : حدثنا زيد بن الحباب , قال : حدثنا عنبسة بن سعيد , عن مطرف بن طريف , عن سعد بن إسحاق بن كعب بن عجرة , عن جابر بن عبد الله الأنصاري , قال : قال رسول الله صلى الله عليه وسلم : " قال الله عز وجل : قسمت الصلاة بيني وبين عبدي نصفين وله ما سأل , فإذا قال العبد : الحمد لله رب العالمين , قال الله : حمدني عبدي , وإذا قال الرحمن الرحيم , قال : أثنى علي عبدي , وإذا قال : مالك يوم الدين , قال : مجدني عبدي , قال : هذا لي وله ما بقي " . آخر تفسير سورة

Verset 1
Tafsir de la Sourate 1, verset 1 : Exposé sur l'interprétation de l'istiaadha (la formule de refuge) Interprétation de la parole d'Allah : « A'oudhou » (Je cherche refuge). Abou Ja'far (At-Tabari) dit : L'istiaadha est le fait de demander protection. L'interprétation de la parole de celui qui dit : « A'oudhou billahi mina sh-shaytani r-rajim » (Je cherche refuge auprès d'Allah contre Satan le maudit) est : Je demande protection auprès d'Allah — et non auprès d'aucune autre de Ses créatures — contre Satan, afin qu'il ne me nuise pas dans ma religion, ou qu'il ne me détourne pas d'un droit que je dois à mon Seigneur. Interprétation de la parole d'Allah : « Mina sh-shaytan » (contre Satan). Abou Ja'far dit : Le mot « shaytan » (Satan), dans la langue des Arabes, désigne tout être rebelle parmi les djinns, les humains, les animaux et toute chose. C'est ainsi que notre Seigneur, gloire à Lui, a dit : « Et c'est ainsi que Nous avons assigné à chaque prophète un ennemi : les diables d'entre les humains et les djinns » [Sourate Al-An'am : 112], faisant ainsi des diables parmi les humains, comme Il en a fait parmi les djinns. Omar ibn al-Khattab — qu'Allah lui fasse miséricorde — monta un jour sur une mule qui se pavanait ; il se mit à la frapper mais elle ne faisait que se pavaner davantage. Il en descendit et dit : « Vous ne m'avez fait monter que sur un démon ! Je n'en suis descendu qu'après avoir méconnu mon propre état. » 136 - Ce récit nous a été rapporté par Younous ibn Abd al-A'la, qui dit : Ibn Wahb nous a informés, qui dit : Hicham ibn Sa'd m'a rapporté, d'après Zayd ibn Aslam, d'après son père, d'après Omar. Abou Ja'far dit : Le rebelle de toute chose n'est appelé « shaytan » que parce qu'il s'écarte des mœurs et des actes de son espèce, et qu'il s'éloigne du bien. On a dit aussi que ce mot est dérivé de la parole de celui qui dit : « Chatnat dari min dârik » (ma demeure s'est éloignée de la tienne), voulant dire : elle est devenue lointaine. De cela provient la parole de Nabigha des Banu Dhubyan : « Na'at bi-Su'ad 'anka nawâ chatoun, fa bânat wa l-fu'âdu bihâ rahîn » (Su'ad s'est éloignée de toi par une distance lointaine, et elle est partie tandis que le cœur reste son captif). An-nawâ désigne la direction qu'on se propose et qu'on vise. Ach-chatoun signifie : le lointain. Ainsi, Satan, selon cette interprétation, serait de la forme « fay'al » dérivé de « chatana ». Ce qui confirme cela, c'est la parole d'Umayya ibn Abi as-Salt : « Ayya mâ châtin 'asâhu 'akâhu, thumma yulqâ fî s-sijni wa l-akbâl » (Tout rebelle qui Lui désobéit sera entravé, puis jeté en prison avec des chaînes). S'il s'agissait de la forme « fa'il » dérivée de « châta yachîtou », il aurait dit « ayya mâ châ'it », mais il a dit « ayya mâ châtin » parce que c'est dérivé de « chatana yachtnou, fa houwa châtin ». Interprétation de la parole d'Allah : « Ar-Rajim » (le maudit). Quant à « ar-rajim », c'est une forme « fa'il » au sens de « maf'oul » (participe passif), comme lorsqu'on dit : « kaff khadib » (une main teinte), « lihya dahin » (une barbe ointe), « rajul la'in » (un homme maudit), voulant dire : teinte, ointe et maudite. L'interprétation de « ar-rajim » est : le maudit, l'injurié. Tout être injurié par une parole vile ou une insulte est « marjoum » (lapidé). L'origine du mot « rajim » est le lancement, que ce soit par une parole ou par un acte. Parmi les exemples de lapidation par la parole, il y a la parole d'Abou Ibrahim (Azar) à Ibrahim — que la paix d'Allah soit sur lui : « Si tu ne cesses pas, je te lapiderai » [Sourate Maryam : 46]. Il est également possible que Satan ait été appelé « rajim » parce qu'Allah — gloire à Lui — l'a chassé de Ses cieux et l'a lapidé avec les météores ardents. Il a été rapporté d'après Ibn Abbas que la première chose que Jibril a enseignée au Prophète — qu'Allah prie sur lui et le salue — fut l'istiaadha. 137 - Abou Kourayb nous a rapporté, disant : Uthman ibn Sa'id nous a rapporté, disant : Bichr ibn Imara nous a rapporté, disant : Abou Rawq nous a rapporté, d'après Ad-Dahhak, d'après Abd Allah ibn Abbas, qui dit : La première chose que Jibril descendit avec auprès de Muhammad fut : « Ô Muhammad, demande refuge, dis : Je cherche refuge auprès de l'Audient, l'Omniscient, contre Satan le maudit », puis il dit : « Dis : Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux », puis il dit : « Lis au nom de ton Seigneur qui a créé » [Al-'Alaq : 1]. Abd Allah dit : C'est la première sourate qu'Allah a révélée à Muhammad par la langue de Jibril. Il lui a donc ordonné de chercher refuge auprès d'Allah et non auprès de Ses créatures. Exposé sur l'interprétation de « Bismillah ar-Rahman ar-Rahim » Exposé sur l'interprétation de la parole d'Allah : « Bism » (Au nom). Abou Ja'far dit : Allah — qu'Il soit exalté et que Ses noms soient sanctifiés — a éduqué Son Prophète Muhammad — qu'Allah prie sur lui et le salue — en lui enseignant de placer la mention de Ses plus beaux noms devant toutes ses actions, et en lui ordonnant de Le décrire par eux avant toutes ses affaires importantes. Il a fait de ce qu'Il lui a enseigné une sunna (pratique établie) pour toute Sa création, une voie à suivre. C'est par cela qu'ils ouvrent leurs discours, leurs lettres, leurs écrits et leurs besoins, au point que l'indication de ce qui est apparent dans la parole de celui qui dit « Bismillah » (Au nom d'Allah) dispense de ce qui est caché dans son intention et qui est sous-entendu. En effet, le « ba » de « Bismillah » requiert un verbe qui le justifie, et aucun verbe n'est apparent avec lui. La connaissance par l'auditeur de l'intention de celui qui dit « Bismillah » le dispense de la formulation explicite de cette intention, car quiconque le prononce à l'ouverture d'une affaire a présent à l'esprit — soit avec lui, soit immédiatement avant — ce qui dispense l'auditeur d'une indication supplémentaire sur la raison pour laquelle il a ouvert sa parole par cela. Cette dispense pour l'auditeur de la formulation de ce qui est omis est semblable à celle dont il bénéficie lorsqu'il entend quelqu'un à qui l'on a demandé : « Qu'as-tu mangé aujourd'hui ? » et qui répond : « De la nourriture » — il n'a pas besoin qu'il répète « j'ai mangé » avec « de la nourriture », car la question préalable indique clairement que c'est là son sens. On comprend donc que lorsque quelqu'un dit « Bismillah ar-Rahman ar-Rahim » puis commence à réciter une sourate, le fait qu'il fasse suivre « Bismillah ar-Rahman ar-Rahim » de la récitation de la sourate indique le sens de sa parole « Bismillah ar-Rahman ar-Rahim », et l'on comprend qu'il veut dire : Je récite au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. De même, sa parole « Bismillah » lorsqu'il se lève, s'assied ou accomplit d'autres actions, indique le sens de son intention par « Bismillah », à savoir : Je me lève au nom d'Allah, je m'assieds au nom d'Allah. Et il en va de même pour toutes les actions. Ce que nous avons dit à propos de l'interprétation de cela est le sens de la parole d'Ibn Abbas qui — 138 - Abou Kourayb nous l'a rapporté, disant : Uthman ibn Sa'id nous a rapporté, disant : Bichr ibn Imara nous a rapporté, disant : Abou Rawq nous a rapporté, d'après Ad-Dahhak, d'après Abd Allah ibn Abbas, qui dit : La première chose que Jibril descendit avec auprès de Muhammad fut : « Ô Muhammad, dis : Je cherche refuge auprès de l'Audient, l'Omniscient, contre Satan le maudit », puis il dit : « Dis : Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux ». Il dit : Jibril lui dit : « Dis : Bismillah, ô Muhammad », c'est-à-dire : Lis en mentionnant Allah ton Seigneur, lève-toi et assieds-toi en mentionnant Allah. Abou Ja'far dit : Si quelqu'un nous dit : Si l'interprétation de « Bismillah » est ce que tu as décrit, et que le verbe qui justifie le « ba » dans « Bismillah » est ce que tu as mentionné, comment alors dit-on « Bismillah » au sens de « Je lis au nom d'Allah », ou « Je me lève ou je m'assieds au nom d'Allah » ? Tu sais bien que tout lecteur du Livre d'Allah lit avec l'aide et la réussite d'Allah, et que tout homme qui se lève, s'assied ou accomplit un acte, le fait par Allah. Pourquoi alors, si tel est le cas, ne dit-on pas « Billah ar-Rahman ar-Rahim » (Par Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux) au lieu de « Bismillah » ? Car la parole de celui qui dit « Je me lève et je m'assieds par Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux », ou « Je lis par Allah », serait plus claire pour l'auditeur que sa parole « Bismillah », puisque sa parole « Je me lève ou je m'assieds au nom d'Allah » pourrait faire croire à l'auditeur que son lever et son assise se font par autre chose qu'Allah. On lui répond : C'est par Allah que se trouve la réussite. Ce qui est visé par ce sens n'est pas ce que tu as imaginé. Le sens de « Bismillah » est : Je commence par la mention du nom d'Allah et Son évocation avant toute chose, ou je lis en mentionnant le nom d'Allah, ou je me lève et je m'assieds en mentionnant le nom d'Allah et en L'évoquant — et non pas qu'il veut dire par « Bismillah » : je me lève par Allah, ou je lis par Allah, auquel cas la parole de celui qui dirait « Je lis par Allah » ou « Je me lève ou je m'assieds par Allah » serait plus correcte que « Bismillah ». S'il dit : Si la chose est comme tu l'as décrite, comment dit-on alors « Bismillah » alors que tu sais que « al-ism » (le nom) est un nom, et que « at-tasmiya » (la dénomination) est un infinitif dérivé de « sammaytu » (j'ai nommé) ? On lui répond : Les Arabes font souvent sortir les infinitifs de manière indéterminée sous différentes formes de noms, comme lorsqu'ils disent : « Akramtu fulanan karama » (j'ai honoré untel d'un honneur), alors que l'infinitif de « af'alta » — lorsqu'il est construit sur son verbe — est « al-if'al ». Et comme leur parole : « Ahantu fulanan hawan » (j'ai humilié untel d'une humiliation), et « Kallamtuhu kalam » (je lui ai parlé d'une parole). L'infinitif de « fa'ala » est « at-taf'il ». De cela, il y a la parole du poète : « Akufran ba'da raddi l-mawti 'anni, wa ba'da 'ata'ika l-mi'ata r-rit'a' » (Est-ce de la mécréance, après avoir éloigné la mort de moi, et après ton don des cent chamelles grasses ?) Il veut dire : « i'ta'ika » (ton don). Et de cela, la parole d'un autre : « Wa in kâna hâdha l-bukhlu minka sajiyatan, la-qad kuntu fî tûli rajâ'ika ach'aba » (Et si cette avarice de ta part est une nature, alors j'ai été dans la longueur de mon espoir en toi un homme d'espoirs insatiables) Il veut dire : « fî itâlatî rajâ'ika » (dans le fait que j'ai prolongé mon espoir en toi). Et de cela, la parole d'un autre : « A-Zalîmu inna musâbakum rajulan, ahdâ s-salâma tahiyyatan zulm » (Ô Zalim, le fait de vous avoir frappé un homme qui a offert le salut en guise de salutation est une injustice) Il veut dire : « isâbatakum » (le fait de vous avoir frappés). Les témoignages sur ce sens sont nombreux, et ce que nous avons mentionné suffit pour celui qui est guidé à le comprendre. Puisque la chose est — comme nous l'avons décrit — que les Arabes font souvent sortir les infinitifs des verbes sur d'autres formes que celles de leurs verbes, et que le fait de les placer en tête sous forme de noms est courant et répandu, cela montre clairement la justesse de ce que nous avons dit sur l'interprétation de la parole de celui qui dit « Bismillah », à savoir que son sens, lorsqu'il commence une action ou une parole, est : Je commence par la mention du nom d'Allah, avant mon action ou avant ma parole. De même, le sens de la parole de celui qui dit au début de la récitation du Coran « Bismillah ar-Rahman ar-Rahim » est : Je lis en commençant par la mention du nom d'Allah, ou je commence ma lecture par la mention du nom d'Allah. Il a donc mis « al-ism » (le nom) à la place de « at-tasmiya » (la dénomination), comme on met « al-kalam » (la parole) à la place de « at-taklim » (le fait de parler), et « al-'ata' » (le don) à la place de « al-i'ta' » (le fait de donner). C'est par une interprétation semblable à celle que nous avons mentionnée que le récit a été rapporté d'Abd Allah ibn Abbas. 139 - Abou Kourayb nous a rapporté, disant : Uthman ibn Sa'id nous a rapporté, disant : Bichr ibn Imara nous a rapporté, disant : Abou Rawq nous a rapporté, d'après Ad-Dahhak, d'après Abd Allah ibn Abbas, qui dit : La première chose que Jibril descendit avec auprès de Muhammad — qu'Allah prie sur lui et le salue — fut : « Ô Muhammad, dis : Je cherche refuge auprès de l'Audient, l'Omniscient, contre Satan le maudit », puis il dit : « Dis : Bismillah ar-Rahman ar-Rahim ». Ibn Abbas dit : « Bismillah » — Jibril lui dit : Ô Muhammad, lis en mentionnant Allah ton Seigneur, lève-toi et assieds-toi en mentionnant Allah. Cette interprétation d'Ibn Abbas indique la justesse de ce que nous avons dit — à savoir que celui qui commence sa lecture par « Bismillah ar-Rahman ar-Rahim » veut dire : Je lis en mentionnant le nom d'Allah et en L'évoquant, et j'ouvre
📜 Texte arabe source

القول في تأويل الاستعاذة

تأويل قوله : ( أعوذ ) .

قال أبو جعفر : والاستعاذة : الاستجارة . وتأويل قول القائل : ( أعوذ بالله من الشيطان الرجيم ) أستجير بالله - دون غيره من سائر خلقه - من الشيطان أن يضرني في ديني ، أو يصدني عن حق يلزمني لربي .

تأويل قوله : ( من الشيطان )

قال أبو جعفر : والشيطان ، في كلام العرب : كل متمرد من الجن والإنس والدواب وكل شيء . وكذلك قال ربنا جل ثناؤه : ( وكذلك جعلنا لكل نبي عدوا شياطين الإنس والجن ) [ سورة الأنعام : 112 ] ، فجعل من الإنس شياطين ، مثل الذي جعل من الجن .

وقال عمر بن الخطاب رحمة الله عليه ، وركب برذونا فجعل يتبختر به ، فجعل يضربه فلا يزداد إلا تبخترا ، فنزل عنه ، وقال : ما حملتموني إلا على شيطان! ما نزلت عنه حتى أنكرت نفسي .

136 - حدثنا بذلك يونس بن عبد الأعلى ، قال : أنبأنا ابن وهب ، قال : أخبرني هشام بن سعد ، عن زيد بن أسلم ، عن أبيه ، عن عمر .

قال أبو جعفر : وإنما سمي المتمرد من كل شيء شيطانا ، لمفارقة أخلاقه وأفعاله أخلاق سائر جنسه وأفعاله ، وبعده من الخير . وقد قيل : إنه أخذ من [ ص: 112 ] قول القائل : شطنت داري من دارك - يريد بذلك : بعدت . ومن ذلك قول نابغة بني ذبيان :

نأت بسعاد عنك نوى شطون فبانت والفؤاد بها رهين

والنوى : الوجه الذي نوته وقصدته . والشطون : البعيد . فكأن الشيطان - على هذا التأويل - فيعال من شطن . ومما يدل على أن ذلك كذلك ، قول أمية بن أبي الصلت :

أيما شاطن عصاه عكاه ثم يلقى في السجن والأكبال

ولو كان فعلان ، من شاط يشيط ، لقال : أيما شائط ، ولكنه قال : أيما شاطن ، لأنه من "شطن يشطن ، فهو شاطن" .

تأويل قوله : ( الرجيم ) .

وأما الرجيم فهو : فعيل بمعنى مفعول ، كقول القائل : كف خضيب ، ولحية دهين ، ورجل لعين ، يريد بذلك : مخضوبة ومدهونة وملعون . وتأويل الرجيم : الملعون المشتوم . وكل مشتوم بقول رديء أو سب فهو مرجوم . وأصل الرجم الرمي ، بقول كان أو بفعل . ومن الرجم بالقول قول أبي إبراهيم لإبراهيم صلوات الله عليه : ( لئن لم تنته لأرجمنك ) [ سورة مريم : 46 ] .

وقد يجوز أن يكون قيل للشيطان رجيم ، لأن الله جل ثناؤه طرده من سماواته ، ورجمه بالشهب الثواقب [ ص: 113 ]

وقد روي عن ابن عباس ، أن أول ما نزل جبريل على النبي صلى الله عليه وسلم علمه الاستعاذة .

137 - حدثنا أبو كريب ، قال : حدثنا عثمان بن سعيد ، قال : حدثنا بشر بن عمارة ، قال : حدثنا أبو روق ، عن الضحاك ، عن عبد الله بن عباس ، قال : أول ما نزل جبريل على محمد قال : "يا محمد استعذ ، قل : أستعيذ بالسميع العليم من الشيطان الرجيم " ، ثم قال : قل : "بسم الله الرحمن الرحيم " ، ثم قال : ( اقرأ باسم ربك الذي خلق ) [ العلق : 1 ] . قال عبد الله : وهي أول سورة أنزلها الله على محمد بلسان جبريل .

فأمره أن يتعوذ بالله دون خلقه .

القول في تأويل بسم الله الرحمن الرحيم

القول في تأويل قوله : ( بسم )

قال أبو جعفر : إن الله تعالى ذكره وتقدست أسماؤه أدب نبيه محمدا صلى الله عليه وسلم بتعليمه تقديم ذكر أسمائه الحسنى أمام جميع أفعاله ، ، وتقدم إليه في وصفه بها قبل جميع مهماته ، وجعل ما أدبه به من ذلك وعلمه إياه ، منه لجميع خلقه سنة يستنون بها ، وسبيلا يتبعونه عليها ، فبه افتتاح أوائل منطقهم ، وصدور رسائلهم وكتبهم وحاجاتهم ، حتى أغنت دلالة ما ظهر من قول القائل : "بسم الله " ، على ما بطن من مراده الذي هو محذوف .

وذلك أن الباء من "بسم الله " مقتضية فعلا يكون لها جالبا ، ولا فعل معها ظاهر ، فأغنت سامع القائل "بسم الله " معرفته بمراد قائله ، عن إظهار قائل ذلك مراده قولا إذ كان كل ناطق به عند افتتاحه أمرا ، قد أحضر منطقه به - إما معه ، وإما قبله بلا فصل - ما قد أغنى سامعه عن دلالة شاهدة على الذي من أجله افتتح قيله به . فصار استغناء سامع ذلك منه عن إظهار ما حذف منه ، نظير استغنائه - إذا سمع قائلا قيل له : ما أكلت اليوم ؟ فقال : "طعاما " - عن أن يكرر المسئول مع قوله "طعاما " ، أكلت ، لما قد ظهر لديه من الدلالة على أن ذلك معناه ، بتقدم مسألة السائل إياه عما أكل . فمعقول إذا أن قول [ ص: 115 ] القائل إذا قال : "بسم الله الرحمن الرحيم " ثم افتتح تاليا سورة ، أن إتباعه "بسم الله الرحمن الرحيم " تلاوة السورة ، ينبئ عن معنى قوله : "بسم الله الرحمن الرحيم " ومفهوم به أنه مريد بذلك : أقرأ بسم الله الرحمن الرحيم . وكذلك قوله : "بسم الله " عند نهوضه للقيام أو عند قعوده وسائر أفعاله ، ينبئ عن معنى مراده بقوله "بسم الله " ، وأنه أراد بقيله "بسم الله " ، أقوم باسم الله ، وأقعد باسم الله . وكذلك سائر الأفعال .

وهذا الذي قلنا في تأويل ذلك ، هو معنى قول ابن عباس الذي : -

138 - حدثنا به أبو كريب ، قال : حدثنا عثمان بن سعيد ، قال : حدثنا بشر بن عمارة ، قال : حدثنا أبو روق ، عن الضحاك ، عن عبد الله بن عباس ، قال : إن أول ما نزل به جبريل على محمد ، قال : "يا محمد ، قل : أستعيذ بالسميع العليم من الشيطان الرجيم " ثم قال : "قل بسم الله الرحمن الرحيم " . قال : قال له جبريل : قل بسم الله يا محمد ، يقول : اقرأ بذكر الله ربك ، وقم واقعد بذكر الله .

قال أبو جعفر : فإن قال لنا قائل : فإن كان تأويل قوله "بسم الله " ما وصفت ، والجالب الباء في "بسم الله " ما ذكرت ، فكيف قيل "بسم الله " ، بمعنى أقرأ باسم الله " ، أو أقوم أو أقعد باسم الله ؟ وقد علمت أن كل قارئ كتاب الله ، فبعون الله وتوفيقه قراءته ، وأن كل قائم أو قاعد أو فاعل فعلا فبالله قيامه وقعوده وفعله . وهلا - إذ كان ذلك كذلك - قيل " بالله الرحمن الرحيم " ولم يقل "بسم الله " ؟ فإن قول القائل : أقوم وأقعد بالله الرحمن الرحيم ، أو أقرأ بالله - أوضح معنى لسامعه من قوله "بسم الله " ، إذ كان قوله أقوم "أقوم أو أقعد باسم الله " ، يوهم سامعه أن قيامه وقعوده بمعنى غير الله .

قيل له ، وبالله التوفيق : إن المقصود إليه من معنى ذلك غير ما توهمته في نفسك . وإنما معنى قوله "باسم الله " : أبدأ بتسمية الله وذكره قبل كل شيء ، [ ص: 116 ] أو أقرأ بتسميتي الله ، أو أقوم وأقعد بتسميتي الله وذكره - لا أنه يعني بقيله "بسم الله " : أقوم بالله ، أو أقرأ بالله ، فيكون قول القائل : أقرأ بالله ، أو أقوم أو أقعد بالله - أولى بوجه الصواب في ذلك من قوله "بسم الله " .

فإن قال : فإن كان الأمر في ذلك على ما وصفت ، فكيف قيل : "بسم الله " وقد علمت أن الاسم اسم ، وأن التسمية مصدر من قولك سميت ؟

قيل : إن العرب قد تخرج المصادر مبهمة على أسماء مختلفة ، كقولهم : أكرمت فلانا كرامة ، وإنما بناء مصدر "أفعلت " - إذا أخرج على فعله - "الإفعال " . وكقولهم : أهنت فلانا هوانا ، وكلمته كلاما . وبناء مصدر : "فعلت " التفعيل . ومن ذلك قول الشاعر :

أكفرا بعد رد الموت عني وبعد عطائك المائة الرتاعا

يريد : إعطائك . ومنه قول الآخر :

وإن كان هذا البخل منك سجية لقد كنت في طولي رجاءك أشعبا

يريد : في إطالتي رجاءك . ومنه قول الآخر :

أظليم إن مصابكم رجلا أهدى السلام تحية ظلم

يريد : إصابتكم . والشواهد في هذا المعنى تكثر ، وفيما ذكرنا كفاية ، لمن وفق لفهمه . [ ص: 117 ]

فإذ كان الأمر - على ما وصفنا ، من إخراج العرب مصادر الأفعال على غير بناء أفعالها - كثيرا ، وكان تصديرها إياها على مخارج الأسماء موجودا فاشيا ، فبين بذلك صواب ما قلنا من التأويل في قول القائل "بسم الله " ، أن معناه في ذلك عند ابتدائه في فعل أو قول : أبدأ بتسمية الله ، قبل فعلي ، أو قبل قولي .

وكذلك معنى قول القائل عند ابتدائه بتلاوة القرآن : "بسم الله الرحمن الرحيم " ، إنما معناه : أقرأ مبتدئا بتسمية الله ، أو أبتدئ قراءتي بتسمية الله . فجعل "الاسم " مكان التسمية ، كما جعل الكلام مكان التكليم ، والعطاء مكان الإعطاء .

وبمثل الذي قلنا من التأويل في ذلك ، روي الخبر عن عبد الله بن عباس .

139 - حدثنا أبو كريب ، قال : حدثنا عثمان بن سعيد ، قال : حدثنا بشر بن عمارة ، قال : حدثنا أبو روق ، عن الضحاك ، عن عبد الله بن عباس ، قال : أول ما نزل جبريل على محمد صلى الله عليه وسلم قال : "يا محمد ، قل : أستعيذ بالسميع العليم من الشيطان الرجيم " ، ثم قال : "قل : بسم الله الرحمن الرحيم " .

قال ابن عباس : "بسم الله " ، يقول له جبريل : يا محمد ، اقرأ بذكر الله ربك ، وقم واقعد بذكر الله .

وهذا التأويل من ابن عباس ينبئ عن صحة ما قلنا - من أنه يراد بقول القائل مفتتحا قراءته : "بسم الله الرحمن الرحيم " : أقرأ بتسمية الله وذكره ، وأفتتح القراءة بتسمية الله ، بأسمائه الحسنى وصفاته العلى - ويوضح فساد قول من زعم أن معنى ذلك من قائله : بالله الرحمن الرحيم أول كل شيء ، مع أن العباد [ ص: 118 ] إنما أمروا أن يبتدئوا عند فواتح أمورهم بتسمية الله ، لا بالخبر عن عظمته وصفاته ، كالذي أمروا به من التسمية على الذبائح والصيد ، وعند المطعم والمشرب ، وسائر أفعالهم . وكذلك الذي أمروا به من تسميته عند افتتاح تلاوة تنزيل الله ، وصدور رسائلهم وكتبهم .

ولا خلاف بين الجميع من علماء الأمة ، أن قائلا لو قال عند تذكيته بعض بهائم الأنعام "بالله " ، ولم يقل "بسم الله " ، أنه مخالف - بتركه قيل : "بسم الله " ما سن له عند التذكية من القول . وقد علم بذلك أنه لم يرد بقوله "بسم الله " "بالله " ، كما قال الزاعم أن اسم الله في قول الله : "بسم الله الرحمن الرحيم " هو الله . لأن ذلك لو كان كما زعم ، لوجب أن يكون القائل عند تذكيته ذبيحته "بالله " ، قائلا ما سن له من القول على الذبيحة . وفي إجماع الجميع على أن قائل ذلك تارك ما سن له من القول على ذبيحته - إذ لم يقل "بسم الله " - دليل واضح على فساد ما ادعى من التأويل في قول القائل : "بسم الله " ، أنه مراد به "بالله " ، وأن اسم الله هو الله .

وليس هذا الموضع من مواضع الإكثار في الإبانة عن الاسم : أهو المسمى ، أم غيره ، أم هو صفة له ؟ فنطيل الكتاب به ، وإنما هذا موضع من مواضع الإبانة عن الاسم المضاف إلى الله : أهو اسم ، أم مصدر بمعنى التسمية ؟ [ ص: 119 ] فإن قال قائل : فما أنت قائل في بيت لبيد بن ربيعة :

إلى الحول ، ثم اسم السلام عليكما ، ومن يبك حولا كاملا فقد اعتذر

فقد تأوله مقدم في العلم بلغة العرب ، أنه معني به : ثم السلام عليكما ، وأن اسم السلام هو السلام ؟

قيل له : لو جاز ذلك وصح تأويله فيه على ما تأول ، لجاز أن يقال : رأيت اسم زيد ، وأكلت اسم الطعام ، وشربت اسم الشراب; وفي إجماع جميع العرب على إحالة ذلك ما ينبئ عن فساد تأويل من تأول قول لبيد : "ثم اسم السلام [ ص: 120 ] عليكما " ، أنه أراد : ثم السلام عليكما ، وادعائه أن إدخال الاسم في ذلك وإضافته إلى السلام إنما جاز ، إذ كان اسم المسمى هو المسمى بعينه .

ويسأل القائلون قول من حكينا قوله هذا ، فيقال لهم : أتستجيزون في العربية أن يقال : "أكلت اسم العسل " ، يعني بذلك : أكلت العسل ، كما جاز عندكم : اسم السلام عليك ، وأنتم تريدون : السلام عليك ؟

فإن قالوا : نعم ! خرجوا من لسان العرب ، وأجازوا في لغتها ما تخطئه جميع العرب في لغتها . وإن قالوا : لا ؛ سئلوا الفرق بينهما . فلن يقولوا في أحدهما قولا إلا ألزموا في الآخر مثله .

فإن قال لنا قائل : فما معنى قول لبيد هذا عندك ؟

قيل له : يحتمل ذلك وجهين ، كلاهما غير الذي قاله من حكينا قوله .

أحدهما : أن "السلام " اسم من أسماء الله ، فجائز أن يكون لبيد عنى بقوله : "ثم اسم السلام عليكما " ، ثم الزما اسم الله وذكره بعد ذلك ، ودعا ذكري والبكاء علي; على وجه الإغراء . فرفع الاسم ، إذ أخر الحرف الذي يأتي بمعنى الإغراء . وقد تفعل العرب ذلك ، إذا أخرت الإغراء وقدمت المغرى به ، وإن كانت قد تنصب به وهو مؤخر . ومن ذلك قول الشاعر :

يا أيها المائح دلوي دونكا! إني رأيت الناس يحمدونكا!

فأغرى ب "دونك " ، وهي مؤخرة ، وإنما معناه : دونك دلوي . فذلك قول لبيد :

إلى الحول ثم اسم السلام عليكما

يعني : عليكما اسم السلام ، أي : الزما ذكر الله ودعا ذكري والوجد بي ، لأن من بكى حولا على امرئ ميت فقد اعتذر . فهذا أحد وجهيه . [ ص: 121 ]

والوجه الآخر منهما : ثم تسميتي الله عليكما ، كما يقول القائل للشيء يراه فيعجبه : "اسم الله عليك " يعوذه بذلك من السوء ، فكأنه قال : ثم اسم الله عليكما من السوء ، وكأن الوجه الأول أشبه المعنيين بقول لبيد .

ويقال لمن وجه بيت لبيد هذا إلى أن معناه : ثم السلام عليكما ، أترى ما قلنا - من هذين الوجهين - جائزا ، أو أحدهما ، أو غير ما قلت فيه ؟

فإن قال : لا ! أبان مقداره من العلم بتصاريف وجوه كلام العرب ، وأغنى خصمه عن مناظرته .

وإن قال : بلى !

قيل له : فما برهانك على صحة ما ادعيت من التأويل أنه الصواب ، دون الذي ذكرت أنه محتمله - من الوجه الذي يلزمنا تسليمه لك ؟ ولا سبيل إلى ذلك .

وأما الخبر الذي : -

140 - حدثنا به إسماعيل بن الفضل ، قال : حدثنا إبراهيم بن العلاء بن الضحاك وهو يلقب بزبريق قال : حدثنا إسماعيل بن عياش ، عن إسماعيل بن يحيى ، عن ابن أبي مليكة ، عمن حدثه ، عن ابن مسعود - ومسعر بن كدام ، عن عطية ، عن أبي سعيد - قال : قال رسول الله صلى الله عليه وسلم : " إن عيسى ابن مريم أسلمته أمه إلى الكتاب ليعلمه ، فقال له المعلم : اكتب "بسم " فقال له عيسى : وما "بسم " ؟ فقال له المعلم : ما أدري ! فقال عيسى : الباء بهاء الله ، والسين : سناؤه ، والميم : مملكته . [ ص: 122 ]

فأخشى أن يكون غلطا من المحدث ، وأن يكون أراد ب س م ، على سبيل ما يعلم المبتدئ من الصبيان في الكتاب حروف أبي جاد ، فغلط بذلك ، فوصله ، فقال : "بسم " ، لأنه لا معنى لهذا التأويل إذا تلي "بسم الله الرحمن الرحيم " ، على ما يتلوه القارئ في كتاب الله ، لاستحالة معناه على المفهوم به عند جميع العرب وأهل لسانها ، إذا حمل تأويله على ذلك .

القول في تأويل قوله جل ثناؤه : ( الله ) .

قال أبو جعفر : وأما تأويل قول الله تعالى ذكره "الله " ، فإنه على معنى ما روي لنا عن عبد الله بن عباس - : هو الذي يألهه كل شيء ، ويعبده كل خلق . [ ص: 123 ]

141 - وذلك أن أبا كريب حدثنا ، قال : حدثنا عثمان بن سعيد ، قال : حدثنا بشر بن عمارة ، قال : حدثنا أبو روق ، عن الضحاك ، عن عبد الله بن عباس ، قال : "الله " ذو الألوهية والمعبودية على خلقه أجمعين .

فإن قال لنا قائل : فهل لذلك في "فعل ويفعل " أصل كان منه بناء هذا الاسم ؟

قيل : أما سماعا من العرب فلا ولكن استدلالا .

فإن قال : وما دل على أن الألوهية هي العبادة ، وأن الإله هو المعبود ، وأن له أصلا في "فعل ويفعل " .

قيل : لا تمانع بين العرب في الحكم لقول القائل - يصف رجلا بعبادة ، وبطلب ما عند الله جل ذكره : "تأله فلان " - بالصحة ولا خلاف . ومن ذلك قول رؤبة بن العجاج :

لله در الغانيات المده سبحن واسترجعن من تألهي

يعني : من تعبدي وطلبي الله بعملي .

ولا شك أن "التأله " ، التفعل من : "أله يأله " ، وأن معنى "أله " - إذا نطق به : - عبد الله . وقد جاء منه مصدر يدل على أن العرب قد نطقت منه ب "فعل يفعل " بغير زيادة .

142 - وذلك ما حدثنا به سفيان بن وكيع ، قال حدثنا أبي ، عن نافع بن عمر ، عن عمرو بن دينار ، عن ابن عباس : أنه قرأ " ويذرك وآلهتك " سورة الأعراف : 127 قال : عبادتك ، ويقال : إنه كان يعبد ولا يعبد . [ ص: 124 ]

143 - حدثنا سفيان ، قال : حدثنا ابن عيينة ، عن عمرو بن دينار ، عن محمد بن عمرو بن الحسن ، عن ابن عباس : ( ويذرك وآلهتك ) ، قال : إنما كان فرعون يعبد ولا يعبد

وكذلك كان عبد الله يقرؤها ومجاهد .

144 - حدثنا القاسم قال : حدثنا الحسين بن داود ، قال : أخبرني حجاج ، عن ابن جريج ، عن مجاهد : قوله " ويذرك وآلهتك " قال : وعبادتك ولا شك أن الإلاهة - على ما فسره ابن عباس ومجاهد - مصدر من قول القائل : أله الله فلان إلاهة ، كما يقال : عبد الله فلان عبادة ، وعبر الرؤيا عبارة . فقد بين قول ابن عباس ومجاهد هذا : أن "أله " عبد ، وأن "الإلاهة " مصدره .

فإن قال : فإن كان جائزا أن يقال لمن عبد الله : ألهه - على تأويل قول ابن عباس ومجاهد - فكيف الواجب في ذلك أن يقال ، إذا أراد المخبر الخبر عن استيجاب الله ذلك على عبده ؟ [ ص: 125 ]

قيل : أما الرواية فلا رواية فيه عندنا ، ولكن الواجب - على قياس ما جاء به الخبر عن رسول الله صلى الله عليه وسلم الذي : -

145 - حدثنا به إسماعيل بن الفضل ، حدثنا إبراهيم بن العلاء ، قال : حدثنا إسماعيل بن عياش ، عن إسماعيل بن يحيى ، عن ابن أبي مليكة ، عمن حدثه عن ابن مسعود - ومسعر بن كدام ، عن عطية العوفي ، عن أبي سعيد - قال : قال رسول الله صلى الله عليه وسلم : إن عيسى أسلمته أمه إلى الكتاب ليعلمه فقال له المعلم اكتب "الله " فقال له عيسى : "أتدري ما الله ؟ الله إله الآلهة " .

- أن يقال ، الله جل جلاله أله العبد ، والعبد ألهه . وأن يكون قول القائل "الله " - من كلام العرب أصله "الإله " .

فإن قال : وكيف يجوز أن يكون ذلك كذلك ، مع اختلاف لفظيهما ؟

قيل : كما جاز أن يكون قوله : ( لكنا هو الله ربي ) [ سورة الكهف : 38 ] أصله : لكن أنا ، هو الله ربي ، كما قال الشاعر :

وترمينني بالطرف ، أي أنت مذنب وتقلينني ، لكن إياك لا أقلي

يريد : لكن أنا إياك لا أقلي ، فحذف الهمزة من "أنا " فالتقت نون "أنا " "ونون "لكن " وهي ساكنة ، فأدغمت في نون "أنا " فصارتا نونا مشددة . فكذلك "الله " أصله "الإله " ، أسقطت الهمزة التي هي فاء الاسم ، فالتقت اللام التي هي عين الاسم ، واللام الزائدة التي دخلت مع الألف الزائدة وهي ساكنة ، فأدغمت في [ ص: 126 ] الأخرى التي هي عين الاسم ، فصارتا في اللفظ لاما واحدة مشددة ، كما وصفنا من قول الله ( لكنا هو الله ربي ) .

القول في تأويل قوله جل ثناؤه : ( الرحمن الرحيم ) .

قال أبو جعفر : وأما " الرحمن " ، فهو فعلان ، من رحم ، و "الرحيم " فعيل منه . والعرب كثيرا ما تبني الأسماء من "فعل يفعل " على "فعلان " ، كقولهم من غضب : غضبان ، ومن سكر : سكران ، ومن عطش : عطشان . فكذلك قولهم "رحمن " من رحم ، لأن "فعل " منه : رحم يرحم . وقيل "رحيم " ، وإن كانت عين "فعل " منها مكسورة ، لأنه مدح . ومن شأن العرب أن يحملوا أبنية الأسماء - إذا كان فيها مدح أو ذم - على "فعيل " ، وإن كانت عين "فعل " منها مكسورة أو مفتوحة ، كما قالوا من "علم " عالم وعليم ، ومن "قدر " قادر وقدير . وليس ذلك منها بناء على أفعالها ، لأن البناء من "فعل يفعل " و "فعل يفعل " فاعل . فلو كان "الرحمن والرحيم " خارجين على بناء أفعالهما لكانت صورتهما "الراحم " .

فإن قال قائل : فإذا كان الرحمن والرحيم اسمين مشتقين من الرحمة ، فما وجه تكرير ذلك ، وأحدهما مؤد عن معنى الآخر ؟

قيل له : ليس الأمر في ذلك على ما ظننت ، بل لكل كلمة منهما معنى لا تؤدي الأخرى منهما عنها .

فإن قال : وما المعنى الذي انفردت به كل واحدة منهما ، فصارت إحداهما غير مؤدية المعنى عن الأخرى ؟

قيل : أما من جهة العربية ، فلا تمانع بين أهل المعرفة بلغات العرب ، أن قول القائل : "الرحمن " - عن أبنية الأسماء [ ص: 127 ] من "فعل يفعل " - أشد عدولا من قوله "الرحيم " . ولا خلاف مع ذلك بينهم ، أن كل اسم كان له أصل في "فعل يفعل " - ثم كان عن أصله من "فعل يفعل " أشد عدولا - أن الموصوف به مفضل على الموصوف بالاسم المبني على أصله من "فعل يفعل " ، إذا كانت التسمية به مدحا أو ذما . فهذا ما في قول القائل "الرحمن " ، من زيادة المعنى على قوله "الرحيم " في اللغة .

وأما من جهة الأثر والخبر ، ففيه بين أهل التأويل اختلاف : -

146 - فحدثني السري بن يحيى التميمي ، قال : حدثنا عثمان بن زفر ، قال : سمعت العرزمي يقول : "الرحمن الرحيم " ، قال : الرحمن بجميع الخلق ، "الرحيم" قال : بالمؤمنين .

147 - حدثنا إسماعيل بن الفضل ، قال : حدثنا إبراهيم بن العلاء ، قال : حدثنا إسماعيل بن عياش ، عن إسماعيل بن يحيى ، عن ابن أبي مليكة ، عمن حدثه ، عن ابن مسعود - ومسعر بن كدام ، عن عطية العوفي ، عن أبي سعيد - يعني الخدري - قال : قال رسول الله صلى الله عليه وسلم : " إن عيسى ابن مريم قال : الرحمن رحمن الآخرة والدنيا ، والرحيم رحيم الآخرة " .

فهذان الخبران قد أنبآ عن فرق ما بين تسمية الله جل ثناؤه باسمه الذي هو "رحمن " ، وتسميته باسمه الذي هو "رحيم " ، واختلاف معنى الكلمتين - وإن اختلفا في معنى ذلك الفرق ، فدل أحدهما على أن ذلك في الدنيا ، ودل الآخر على أنه في الآخرة .

فإن قال : فأي هذين التأويلين أولى عندك بالصحة ؟ [ ص: 128 ]

قيل : لجميعهما عندنا في الصحة مخرج ، فلا وجه لقول قائل : أيهما أولى بالصحة ؟ وذلك أن المعنى الذي في تسمية الله بالرحمن ، دون الذي في تسميته بالرحيم : هو أنه بالتسمية بالرحمن موصوف بعموم الرحمة جميع خلقه ، وأنه بالتسمية بالرحيم موصوف بخصوص الرحمة بعض خلقه ، إما في كل الأحوال ، وإما في بعض الأحوال . فلا شك - إذا كان ذلك كذلك - أن ذلك الخصوص الذي في وصفه بالرحيم لا يستحيل عن معناه ، في الدنيا كان ذلك أو في الآخرة ، أو فيهما جميعا .

فإذا كان صحيحا ما قلنا من ذلك - وكان الله جل ثناؤه قد خص عباده المؤمنين في عاجل الدنيا بما لطف بهم من توفيقه إياهم لطاعته ، والإيمان به وبرسله ، واتباع أمره واجتناب معاصيه ، مما خذل عنه من أشرك به ، وكفر وخالف ما أمره به ، وركب معاصيه; وكان مع ذلك قد جعل ، جل ثناؤه ، ما أعد في آجل الآخرة في جناته من النعيم المقيم والفوز المبين ، لمن آمن به ، وصدق رسله ، وعمل بطاعته ، خالصا ، دون من أشرك وكفر به - كان بينا أن الله قد خص المؤمنين من رحمته في الدنيا والآخرة ، مع ما قد عمهم به والكفار في الدنيا من الإفضال والإحسان إلى جميعهم ، في البسط في الرزق ، وتسخير السحاب بالغيث ، وإخراج النبات من الأرض ، وصحة الأجسام والعقول ، وسائر النعم التي لا تحصى ، التي يشترك فيها المؤمنون والكافرون .

فربنا جل ثناؤه رحمن جميع خلقه في الدنيا والآخرة ، ورحيم المؤمنين خاصة في الدنيا والآخرة . فأما الذي عم جميعهم به في الدنيا من رحمته فكان رحمانا لهم به ، فما ذكرنا مع نظائره التي لا سبيل إلى إحصائها لأحد من خلقه ، كما قال جل ثناؤه : ( وإن تعدوا نعمة الله لا تحصوها ) [ سورة إبراهيم : 34 ، وسورة النحل : 18 ] .

وأما في الآخرة ، فالذي عم جميعهم به فيها من رحمته ، فكان لهم رحمانا ، تسويته [ ص: 129 ] بين جميعهم جل ذكره في عدله وقضائه ، فلا يظلم أحدا منهم مثقال ذرة ، وإن تك حسنة يضاعفها ويؤت من لدنه أجرا عظيما ، وتوفى كل نفس ما كسبت . فذلك معنى عمومه في الآخرة جميعهم برحمته ، الذي كان به رحمانا في الآخرة .

وأما ما خص به المؤمنين في عاجل الدنيا من رحمته ، الذي كان به رحيما لهم فيها ، كما قال جل ذكره : ( وكان بالمؤمنين رحيما ) [ سورة الأحزاب : 43 ] فما وصفنا من اللطف لهم في دينهم ، فخصهم به ، دون من خذله من أهل الكفر به .

وأما ما خصهم به في الآخرة ، فكان به رحيما لهم دون الكافرين ، فما وصفنا آنفا مما أعد لهم دون غيرهم من النعيم ، والكرامة التي تقصر عنها الأماني .

وأما القول الآخر في تأويله فهو ما : -

148 - حدثنا به أبو كريب ، قال : حدثنا عثمان بن سعيد ، قال : حدثنا بشر بن عمارة ، قال : حدثنا أبو روق ، عن الضحاك ، عن عبد الله بن عباس ، قال : الرحمن ، الفعلان من الرحمة ، وهو من كلام العرب . قال : الرحمن الرحيم : الرقيق الرفيق بمن أحب أن يرحمه ، والبعيد الشديد على من أحب أن يعنف عليه . وكذلك أسماؤه كلها .

وهذا التأويل من ابن عباس ، يدل على أن الذي به ربنا رحمن ، هو الذي به رحيم ، وإن كان لقوله "الرحمن " من المعنى ، ما ليس لقوله "الرحيم " . لأنه جعل معنى "الرحمن " بمعنى الرقيق على من رق عليه ، ومعنى "الرحيم " بمعنى الرفيق بمن رفق به .

والقول الذي رويناه في تأويل ذلك عن النبي صلى الله عليه وسلم وذكرناه عن العرزمي ، أشبه بتأويله من هذا القول الذي رويناه عن ابن عباس . وإن [ ص: 130 ] كان هذا القول موافقا معناه معنى ذلك ، في أن للرحمن من المعنى ما ليس للرحيم ، وأن للرحيم تأويلا غير تأويل الرحمن .

والقول الثالث في تأويل ذلك ما : -

149 - حدثني به عمران بن بكار الكلاعي ، قال : حدثنا يحيى بن صالح ، قال : حدثنا أبو الأزهر نصر بن عمرو اللخمي من أهل فلسطين ، قال : سمعت عطاء الخراساني يقول : كان الرحمن ، فلما اختزل الرحمن من اسمه كان الرحمن الرحيم .

والذي أراد ، إن شاء الله ، عطاء بقوله هذا : أن الرحمن كان من أسماء الله التي لا يتسمى بها أحد من خلقه ، فلما تسمى به الكذاب مسيلمة - وهو اختزاله إياه ، يعني اقتطاعه من أسمائه لنفسه - أخبر الله جل ثناؤه أن اسمه "الرحمن الرحيم " ليفصل بذلك لعباده اسمه من اسم من قد تسمى بأسمائه ، إذ كان لا يسمى أحد "الرحمن الرحيم " ، فيجمع له هذان الاسمان ، غيره جل ذكره . وإنما يتسمى بعض خلقه إما رحيما ، أو يتسمى رحمن . فأما "رحمن رحيم " ، فلم يجتمعا قط لأحد سواه ، ولا يجمعان لأحد غيره . فكأن معنى قول عطاء هذا : أن الله جل ثناؤه إنما فصل بتكرير الرحيم على الرحمن ، بين اسمه واسم غيره من خلقه ، اختلف معناهما أو اتفقا .

والذي قال عطاء من ذلك غير فاسد المعنى ، بل جائز أن يكون جل ثناؤه خص نفسه بالتسمية بهما معا مجتمعين ، إبانة لها من خلقه ، ليعرف عباده بذكرهما مجموعين أنه المقصود بذكرهما دون من سواه من خلقه ، مع ما في تأويل كل واحد منهما من المعنى الذي ليس في الآخر منهما . [ ص: 131 ]

وقد زعم بعض أهل الغباء أن العرب كانت لا تعرف "الرحمن " ، ولم يكن ذلك في لغتها ولذلك قال المشركون للنبي صلى الله عليه وسلم : ( وما الرحمن أنسجد لما تأمرنا ) [ سورة الفرقان : 60 ] ، إنكارا منهم لهذا الاسم ، كأنه كان محالا عنده أن ينكر أهل الشرك ما كانوا عالمين بصحته ، أو : لا ، وكأنه لم يتل من كتاب الله قول الله ( الذين آتيناهم الكتاب يعرفونه ) - يعني محمدا - ( كما يعرفون أبناءهم ) [ سورة البقرة : 146 ] وهم مع ذلك به مكذبون ، ولنبوته جاحدون! فيعلم بذلك أنهم قد كانوا يدافعون حقيقة ما قد ثبت عندهم صحته ، واستحكمت لديهم معرفته . وقد أنشد لبعض الجاهلية الجهلاء :

ألا ضربت تلك الفتاة هجينها ألا قضب الرحمن ربي يمينها

وقال سلامة بن جندل السعدي :

عجلتم علينا عجلتينا عليكم وما يشأ الرحمن يعقد ويطلق

[ ص: 132 ]

وقد زعم أيضا بعض من ضعفت معرفته بتأويل أهل التأويل ، وقلت روايته لأقوال السلف من أهل التفسير ، أن "الرحمن " مجازه : ذو الرحمة ، و "الرحيم " مجازه : الراحم ، ثم قال : قد يقدرون اللفظين من لفظ والمعنى واحد ، وذلك لاتساع الكلام عندهم . قال : وقد فعلوا مثل ذلك فقالوا : ندمان ونديم ، ثم استشهد ببيت برج بن مسهر الطائي :

وندمان يزيد الكأس طيبا ، سقيت وقد تغورت النجوم

واستشهد بأبيات نظائره في النديم والندمان ، ففرق بين معنى الرحمن والرحيم في التأويل لقوله : الرحمن ذو الرحمة ، والرحيم الراحم ، وإن كان قد ترك بيان تأويل معنييهما على صحته . ثم مثل ذلك باللفظين يأتيان بمعنى واحد ، فعاد إلى ما قد جعله بمعنيين ، فجعله مثال ما هو بمعنى واحد مع اختلاف الألفاظ .

ولا شك أن ذا الرحمة هو الذي ثبت أن له الرحمة ، وصح أنها له صفة; وأن الراحم هو الموصوف بأنه سيرحم ، أو قد رحم فانقضى ذلك منه ، أو هو فيه .

ولا دلالة له فيه حينئذ أن الرحمة له صفة ، كالدلالة على أنها له صفة ، إذا وصف بأنه ذو الرحمة . فأين معنى "الرحمن الرحيم " على تأويله ، من معنى الكلمتين تأتيان مقدرتين من لفظ واحد باختلاف الألفاظ واتفاق المعاني ؟ ولكن القول إذا كان غير أصل معتمد عليه ، كان واضحا عواره .

وإن قال لنا قائل : ولم قدم اسم الله الذي هو "الله " ، على اسمه الذي هو "الرحمن " ، واسمه الذي هو "الرحمن " ، على اسمه الذي هو "الرحيم " ؟

قيل : لأن من شأن العرب ، إذا أرادوا الخبر عن مخبر عنه ، أن يقدموا اسمه ، ثم يتبعوه صفاته ونعوته . وهذا هو الواجب في الحكم : أن يكون الاسم مقدما قبل نعته وصفته ، ليعلم السامع الخبر ، عمن الخبر . فإذا كان ذلك كذلك - [ ص: 133 ] وكان لله جل ذكره أسماء قد حرم على خلقه أن يتسموا بها ، خص بها نفسه دونهم ، وذلك مثل "الله " و "الرحمن " و "الخالق "; وأسماء أباح لهم أن يسمي بعضهم بعضا بها ، وذلك : كالرحيم والسميع والبصير والكريم ، وما أشبه ذلك من الأسماء - كان الواجب أن تقدم أسماؤه التي هي له خاصة دون جميع خلقه ، ليعرف السامع ذلك من توجه إليه الحمد والتمجيد ، ثم يتبع ذلك بأسمائه التي قد تسمى بها غيره ، بعد علم المخاطب أو السامع من توجه إليه ما يتلو ذلك من المعاني . فبدأ الله جل ذكره باسمه لأن الألوهية ليست لغيره جل ثناؤه من وجه من الوجوه ، لا من جهة التسمي به ، ولا من جهة المعنى . وذلك أنا قد بينا أن معنى "الله " تعالى ذكره المعبود ، ولا معبود غيره جل جلاله ، وأن التسمي به قد حرمه الله جل ثناؤه ، وإن قصد المتسمي به ما يقصد المتسمي بسعيد وهو شقي ، وبحسن وهو قبيح .

أولا ترى أن الله جل جلاله قال في غير آية من كتابه : ( أإله مع الله ) فاستكبر ذلك من المقر به ، وقال تعالى في خصوصه نفسه بالله وبالرحمن : ( قل ادعوا الله أو ادعوا الرحمن أيا ما تدعوا فله الأسماء الحسنى ) [ سورة الإسراء : 110 ] . ثم ثنى باسمه ، الذي هو الرحمن ، إذ كان قد منع أيضا خلقه التسمي به ، وإن كان من خلقه من قد يستحق تسميته ببعض معانيه . وذلك أنه قد يجوز وصف كثير ممن هو دون الله من خلقه ، ببعض صفات الرحمة . وغير جائز أن يستحق بعض الألوهية أحد دونه . فلذلك جاء الرحمن ثانيا لاسمه الذي هو "الله " .

وأما اسمه الذي هو "الرحيم " فقد ذكرنا أنه مما هو جائز وصف غيره به . والرحمة من صفاته جل ذكره ، فكان - إذ كان الأمر على ما وصفنا - واقعا مواقع نعوت الأسماء اللواتي هن توابعها ، بعد تقدم الأسماء عليها . فهذا وجه تقديم اسم الله [ ص: 133 ] الذي هو "الله " ، على اسمه الذي هو "الرحمن " ، واسمه الذي هو "الرحمن " على اسمه الذي هو "الرحيم " .

وقد كان الحسن البصري يقول في "الرحمن " مثل ما قلنا ، أنه من أسماء الله التي منع التسمي بها العباد .

150 - حدثنا محمد بن بشار ، قال : حدثنا حماد بن مسعدة ، عن عوف ، عن الحسن ، قال : "الرحمن " اسم ممنوع .

مع أن في إجماع الأمة من منع التسمي به جميع الناس ، ما يغني عن الاستشهاد على صحة ما قلنا في ذلك بقول الحسن وغيره

Verset 2
Tafsir de la Sourate 1, verset 2 : « Louange à Allah » : Abu Ja'far a dit : Le sens de « Louange à Allah » est : le remerciement sincère à Allah, Gloire à Lui, à l'exclusion de tout ce qui est adoré en dehors de Lui, et à l'exclusion de toute Sa création, pour les bienfaits qu'Il a accordés à Ses serviteurs, bienfaits que nul nombre ne peut dénombrer et dont nul autre que Lui ne peut saisir le compte : en perfectionnant les moyens de Son obéissance, en donnant aux membres des corps des personnes responsables la capacité d'accomplir Ses obligations, en plus de ce qu'Il leur a prodigué comme subsistance dans leur vie d'ici-bas, et dont Il les a nourris comme agréments de la vie, sans qu'ils n'aient aucun droit sur Lui, et avec ce dont Il les a avertis et vers quoi Il les a appelés, parmi les causes qui mènent à la pérennité dans la Demeure du séjour, dans le délice éternel. À notre Seigneur donc la louange pour tout cela, au commencement et à la fin. Et c'est par cette interprétation que nous avons mentionnée de la parole de notre Seigneur, Gloire à Sa mention et Sanctifiés soient Ses Noms : « Louange à Allah », qu'est venue la tradition rapportée d'Ibn 'Abbas et d'autres : 151 - Muhammad ibn al-'Ala' nous a rapporté, disant : 'Uthman ibn Sa'id nous a rapporté, disant : Bishr ibn 'Umara nous a rapporté, disant : Abu Rawq nous a rapporté, d'après al-Dahhak, d'après Ibn 'Abbas, disant : Jibril a dit à Muhammad, paix sur eux deux : « Dis, ô Muhammad : "Louange à Allah" ». Ibn 'Abbas a dit : « Louange à Allah » signifie : le remerciement à Allah, l'humilité devant Allah, et la reconnaissance de Ses bienfaits, de Sa guidance et de Son initiation, et autres choses encore. 152 - Sa'id ibn 'Amr al-Sakuni m'a rapporté, disant : Baqiyya ibn al-Walid nous a rapporté, disant : 'Isa ibn Ibrahim m'a rapporté, d'après Musa ibn Abi Habib, d'après al-Hakam ibn 'Umayr - qui avait eu la compagnie du Prophète - disant : Le Prophète, paix et salut sur lui, a dit : « Lorsque tu dis : "Louange à Allah, Seigneur des mondes", tu as remercié Allah, et Il t'accroîtra [en bienfaits] ». Il dit : Et il a été dit que la parole de celui qui dit « Louange à Allah » est une louange adressée à Allah par Ses Noms et Ses attributs les plus beaux, et sa parole « Merci à Allah » est une louange adressée à Lui pour Ses bienfaits et Ses faveurs. Et il a été rapporté de Ka'b al-Ahbar qu'il a dit : « Louange à Allah » est une louange adressée à Allah. Et il n'a pas précisé dans la tradition rapportée de lui, lequel des deux sens de louange que nous avons mentionnés cela concerne. 153 - Yunus ibn 'Abd al-A'la al-Sadafi nous a rapporté, disant : Ibn Wahb nous a informés, disant : 'Umar ibn Muhammad m'a rapporté, d'après Suhayl ibn Abi Salih, d'après son père, disant : al-Sululi m'a informé, d'après Ka'b, disant : Quiconque dit « Louange à Allah », cela est une louange adressée à Allah. 154 - 'Ali ibn al-Hasan al-Kharrar m'a rapporté, disant : Muslim ibn 'Abd al-Rahman al-Jarmi nous a rapporté, disant : Muhammad ibn Mus'ab al-Qurqusani nous a rapporté, d'après Mubarak ibn Fadala, d'après al-Hasan, d'après al-Aswad ibn Sari' : Le Prophète, paix et salut sur lui, a dit : « Il n'est rien que la louange aime plus qu'Allah, le Très-Haut. C'est pour cela qu'Il a fait Son propre éloge en disant : "Louange à Allah" ». Abu Ja'far dit : Il n'y a pas de divergence entre les gens versés dans les langues arabes pour juger de la validité de la parole de celui qui dit : « Louange à Allah, en signe de remerciement ». Il est donc clair - puisque cela est valide pour eux tous - que « la louange à Allah » peut être prononcée à la place du remerciement, et que le remerciement peut être mis à la place de la louange. Car si cela n'était pas ainsi, il ne serait pas permis de dire « Louange à Allah, en signe de remerciement », en faisant dériver de la parole de celui qui dit « Louange à Allah » le terme « je remercie », car si le remerciement n'avait pas le sens de la louange, il serait erroné de faire dériver de la louange autre chose que son sens et son expression. Si quelqu'un nous dit : Quel est l'intérêt d'introduire l'article défini « al » dans « al-hamd » (la louange) ? Pourquoi n'a-t-on pas dit : « Louange à Allah, Seigneur des mondes » (sans article) ? On lui répond : L'introduction de l'article défini dans « al-hamd » a un sens que ne rend pas la parole de celui qui dit « hamdan » (une louange), en supprimant l'article. Car leur introduction dans « al-hamd » indique que son sens est : toutes les louanges et le remerciement complet appartiennent à Allah. Et si on les en supprimait, cela n'indiquerait que la louange de celui qui parle à Allah, sans toutes les louanges. Puisque le sens de la parole de celui qui dit « hamdan lillah » (une louange à Allah) ou « hamdun lillah » (une louange est à Allah) est : je loue Allah d'une louange. Or l'interprétation de la parole de celui qui dit, en récitant la sourate Umm al-Qur'an : « Louange à Allah, Seigneur des mondes », n'est pas : je loue Allah, mais l'interprétation en est ce que nous avons décrit précédemment, à savoir que toutes les louanges appartiennent à Allah, par Sa divinité et par Ses bienfaits accordés à Sa création, bienfaits qui n'ont pas d'équivalent dans la religion et dans le monde, dans l'immédiat et dans l'au-delà. Et c'est pour ce sens que les lectures des lecteurs et des savants de la communauté se sont succédé pour élever « al-hamd » (nominatif) dans « Louange à Allah, Seigneur des mondes », sans le mettre à l'accusatif, ce qui mènerait à indiquer que le sens de celui qui le récite est : je loue Allah d'une louange. Et si un lecteur lisait cela à l'accusatif, ce serait à mon avis un altérateur de son sens, et il mériterait la punition pour avoir lu ainsi, s'il l'a fait délibérément en connaissance de son erreur et de la corruption de son interprétation. Si quelqu'un nous dit : Quel est le sens de Sa parole « Louange à Allah » ? Est-ce qu'Allah, Gloire à Sa mention, S'est loué Lui-même et a fait Son propre éloge, puis nous a enseigné à dire cela comme Il l'a dit et S'est décrit Lui-même ? Si c'est le cas, quel est alors le sens de Sa parole, qu'Il soit exalté : « C'est Toi que nous adorons, et c'est Toi dont nous implorons secours », alors que Lui, Gloire à Sa mention, est adoré et non adorant ? Ou bien cela provient-il du dire de Jibril ou de Muhammad, Messager d'Allah, paix et salut sur lui ? Car il serait alors invalide que cela soit une parole d'Allah. On lui répond : Bien au contraire, tout cela est la parole d'Allah, Gloire à Sa mention. Mais Lui, Gloire à Sa mention, S'est loué Lui-même et a fait Son propre éloge de ce dont Il est digne, puis Il a enseigné cela à Ses serviteurs et leur a imposé sa récitation, comme épreuve et test de leur part. Il leur a dit : « Dites : "Louange à Allah, Seigneur des mondes", et dites : "C'est Toi que nous adorons, et c'est Toi dont nous implorons secours" ». Sa parole « C'est Toi que nous adorons » fait partie de ce qu'Il leur a enseigné de dire et d'adhérer à son sens. Et cela est relié à Sa parole : « Louange à Allah, Seigneur des mondes », comme s'Il avait dit : « Dites ceci et ceci ». S'il dit : Où est Sa parole « Dites », pour que l'interprétation de cela soit ce que tu prétends ? On lui répond : Nous avons déjà montré précédemment que la coutume des Arabes, lorsqu'ils connaissent la place d'un mot, et qu'ils ne doutent pas que celui qui l'écoute sait, par ce qu'ils ont montré de leur discours, ce qu'ils ont supprimé, est de supprimer ce dont l'apparence de leur discours suffit. Surtout si ce mot supprimé est une parole ou l'interprétation d'une parole, comme l'a dit le poète : « Et je sais que je serai une tombe Quand les chamelles rapides passeront sans s'arrêter » « Alors les demandeurs dirent : Pour qui avez-vous creusé ? Les informateurs leur répondirent : Un vizir » Abu Ja'far dit : Il veut dire par là : les informateurs leur dirent : le mort est un vizir. Il a supprimé « le mort », car il avait apporté dans son discours ce qui indique cela. Et de même la parole de l'autre : « Et tu as vu ton époux dans la mêlée Portant en bandoulière une épée et une lance » Or on sait que la lance ne se porte pas en bandoulière. Il voulait seulement dire : « et portant une lance ». Mais comme son sens était connu, il s'est contenté de ce qui était apparent dans son discours, sans montrer ce qu'il avait supprimé. Et ils disent au voyageur, lorsqu'ils lui font leurs adieux : « Accompagné et préservé », en supprimant « pars, et sors », puisque son sens est connu, même s'ils en omettent la mention. Ainsi en est-il de ce qui a été supprimé dans la parole d'Allah, le Très-Haut : « Louange à Allah, Seigneur des mondes ». Lorsqu'on a su, par Sa parole, qu'Il soit Glorifié et Exalté : « C'est Toi que nous adorons », ce qu'Il voulait par Sa parole : « Louange à Allah, Seigneur des mondes », comme ordre à Ses serviteurs, l'indication de ce qui était apparent du discours a suffi, sans avoir à montrer ce qui a été supprimé. Et nous avons rapporté la tradition que nous avons mentionnée au début concernant l'interprétation de la parole d'Allah : « Louange à Allah, Seigneur des mondes », d'après Ibn 'Abbas, et qu'il disait : Jibril a dit à Muhammad : « Dis, ô Muhammad : "Louange à Allah, Seigneur des mondes" ». Et nous avons expliqué que Jibril n'a enseigné à Muhammad que ce qu'il avait reçu l'ordre de lui enseigner. Et cette tradition indique la véracité de ce que nous avons dit dans l'interprétation de cela. L'exposé sur l'interprétation de Sa parole : « Rabb » (Seigneur). Abu Ja'far dit : L'exposé sur l'interprétation du nom d'Allah qui est « Allah » a déjà été donné dans « Bismillah » (Au nom d'Allah). Nous n'avons donc pas besoin de le répéter ici. Quant à l'interprétation de Sa parole « Rabb », le terme « rabb » en arabe s'emploie avec plusieurs sens : Le maître obéi est appelé « rabb ». De cela, la parole de Labid ibn Rabi'a : « Et ils ont fait périr un jour le rabb de Kinda et son fils, Et le rabb de Ma'd, entre Khabt et 'Ar'ar » Il veut dire par « rabb de Kinda » : le maître de Kinda. Et de cela, la parole d'al-Nabigha des Banu Dhubyan : « Elles courent vers al-Nu'man jusqu'à l'atteindre, Que te soit sacrifié, ô rabb, mon bien nouveau et mon bien ancien » Et l'homme qui répare une chose est appelé « rabb ». De cela, la parole d'al-Farazdaq ibn Ghalib : « Ils furent comme la femme stupide qui, ayant clarifié Son beurre clarifié, le versa dans une peau non préparée » Il veut dire par là : dans une peau non réparée. Et de cela, on dit : Untel « yarubbu » (entretient) son bienfait auprès d'Untel, lorsqu'il cherche à le réparer et à le perpétuer. Et de cela, la parole de 'Alqama ibn 'Abada : « Tu es devenu un homme vers qui a abouti ma tutelle, Et avant toi des "rubbub" m'ont élevé, et j'ai été perdu par les "rubub" » Il veut dire par sa parole « a abouti vers toi » : ma tutelle est parvenue jusqu'à toi, et tu es devenu celui qui « yarubbu » (gère) ma situation et la répare, lorsque je suis sorti de la tutelle d'autres rois qui étaient avant toi sur moi, et ils ont perdu ma situation et ont négligé de s'en occuper - et ce sont les « rubbub » : leur singulier est « rabb ». Et le possesseur d'une chose est appelé son « rabb ». Et le sens de « rabb » peut aussi se décliner en d'autres acceptions, mais elles reviennent toutes à l'un de ces trois sens. Notre Seigneur, Gloire à Sa mention, est donc : le Maître qui n'a pas d'équivalent ni de semblable dans Sa seigneurie, Celui qui répare la situation de Sa création par les bienfaits qu'Il leur prodigue, et le Possesseur à qui appartiennent la création et le commandement. Et c'est par ce que nous avons dit dans l'interprétation de Sa parole, Gloire à Sa mention : « Seigneur des mondes », qu'est venue la tradition rapportée d'Ibn 'Abbas : 155 - Abu Kurayb nous a rapporté, disant : 'Uthman ibn Sa'id nous a rapporté, disant : Bishr ibn 'Umara nous a rapporté, disant : Abu Rawq nous a rapporté, d'après al-Dahhak, d'après Ibn 'Abbas, disant : Jibril a dit à Muhammad : « Ô Muhammad, dis : "Louange à Allah, Seigneur des mondes" ». Ibn 'Abbas a dit : Il dit : Dis : Louange à Allah qui possède toute la création - tous les cieux et ce qui s'y trouve, et toutes les terres et ce qui s'y trouve, et ce qui est entre elles, de ce qui est connu et de ce qui ne l'est pas. Il dit : Sache, ô Muhammad, que ton Seigneur, Celui-ci, rien ne Lui ressemble. L'exposé sur l'interprétation de Sa parole : « Al-'Alamin » (les mondes). Abu Ja'far dit : « Al-'Alamun » est le pluriel de « 'alam » (monde). Et « al-'alam » est un collectif qui n'a pas de singulier de sa propre forme, comme « al-anam » (les créatures), « al-rahṭ » (le groupe), « al-jaysh » (l'armée), et autres noms de ce genre qui sont posés sur des ensembles sans singulier de leur propre forme. Et « al-'alam » est un nom pour les différentes catégories de nations. Chaque catégorie d'entre elles est un « 'alam » (monde). Et les gens de chaque génération de chaque catégorie sont le « 'alam » de cette génération et de cette époque. Les humains sont un monde, et les gens de chaque époque parmi eux sont le monde de cette époque. Les djinns sont un monde, et ainsi de suite pour le reste des espèces de créatures, chaque espèce d'entre elles est le monde de son époque. C'est pour cela qu'on l'a mis au pluriel et qu'on a dit : « 'alamun » (mondes), alors que son singulier est un collectif, parce que le monde de chaque époque de cela est le monde
📜 Texte arabe source

الْحَمْدُ لِلَّهِ :

قال أبو جعفر: ومعنى (الْحَمْدُ لِلَّهِ) : الشكر خالصًا لله جل ثناؤه دون سائر ما يُعبد من دونه، ودون كلِّ ما برَأَ من خلقه (46) ، بما أنعم على عباده من النِّعم التي لا يُحصيها العدد، ولا يحيط بعددها غيره أحدٌ، في تصحيح الآلات لطاعته، وتمكين جوارح أجسام المكلَّفين لأداء فرائضه، مع ما بسط لهم في دنياهم من الرزق، وَغذَاهم به من نعيم العيش، من غير استحقاق منهم لذلك عليه، ومع ما نبَّههم عليه ودعاهم إليه، من الأسباب المؤدِّية إلى دوام الخلود في دار المُقام في النعيم المقيم. فلربِّنا الحمدُ على ذلك كله أولا وآخرًا.

وبما ذكرنا من تأويل قول ربنا جلّ ذكره وتقدَّست أسماؤه: (الْحَمْدُ لِلَّهِ)، جاء الخبرُ عن ابن عباس وغيره:-

151 - حدثنا محمد بن العلاء، قال: حدثنا عثمان بن سعيد، قال: حدثنا بشر بن عُمارة، قال: حدثنا أبو رَوْق، عن الضحاك، عن ابن عباس، قال: قال جبريل لمحمد صلى الله عليهما: قل يا محمد " الحمد لله " قال ابن عباس: " الحمد لله ": هو الشكر لله، والاستخذاء لله، والإقرار بنعمته وهدايته وابتدائه، وغير ذلك. (47)

152 - وحدثني سعيد بن عمرو السَّكُوني، قال: حدثنا بقية بن الوليد، قال: حدثني عيسى بن إبراهيم، عن موسى بن أبي حَبيب، عن الحكم بن عُمَير - وكانت له صحبة - قال: قال النبيُّ صلى الله عليه وسلم: إذا قلت " الحمد لله ربِّ العالمين "، فقد شكرت الله، فزادك. (48)

قال: وقد قيل: إنّ قول القائل " الحمد لله "، ثناء على الله بأسمائه وصفاته الحُسنى، وقوله: " الشكر لله "، ثناء عليه بنعمه وأياديه.

وقد رُوي عن كعب الأحبار أنه قال: " الحمد لله "، ثناءٌ على الله. ولم يبيّن في الرواية عنه، من أي معنيي الثناء اللذين ذكرنا ذلك.

153 - حدثنا يونس بن عبد الأعلى الصَّدَفي، قال: أنبأنا ابن وهب، قال: حدثني عمر بن محمد، عن سهيل بن أبي صالح، عن أبيه، قال: أخبرني السلولي، عن كعب، قال: من قال " الحمد لله "، فذلك ثناء على الله. (49)

154 - حدثني علي بن الحسن الخرّاز، قال: حدثنا مسلم بن عبد الرحمن الجَرْمي، قال: حدثنا محمد بن مصعب القُرْقُساني، عن مُبارك بن فَضالة، عن الحسن، عن الأسود بن سريع: أن النبي صلى الله عليه وسلم قال: ليس شيءٌ أحبَّ إليه الحمد، من الله تعالى، ولذلك أثنى على نَفسه فقال: " الحمد لله " (50) .

قال أبو جعفر: ولا تَمانُع بين أهل المعرفة بلغات العرب من الحُكْم (51) ، لقول القائل: " الحمد لله شكرًا " - بالصحة. فقد تبيّن - إذْ كان ذلك عند جميعهم صحيحًا - أنّ الحمد لله قد يُنطق به في موضع الشكر، وأن الشكر قد يوضع موضعَ الحمد. لأن ذلك لو لم يكن كذلك، لما جاز أن يُقال " الحمد لله شكرًا "، فيُخْرِج من قول القائل " الحمد لله " مُصَدَّرَ: " أشكُرُ"، لأن الشكر لو لم يكن بمعنى الحمد ، كان خطأ أن يُصَدَّرَ من الحمد غيرُ معناه وغير لفظه. (52)

فإن قال لنا قائل: وما وجه إدخال الألف واللام في الحمد؟ وهلا قيل: حمدًا لله رب العالمين؟

قيل: إن لدخول الألف واللام في الحمد، معنى لا يؤديه قول القائل " حَمْدًا "، بإسقاط الألف واللام. وذلك أن دخولهما في الحمد مُنْبِئٌ عن أن معناه (53) : جميعُ المحامد والشكرُ الكامل لله. ولو أسقطتا منه لما دَلّ إلا على أنّ حَمْدَ قائلِ ذلك لله، دون المحامد كلها. إذْ كان معنى قول القائل: " حمدًا لله " أو " حمدٌ لله ": أحمد الله حمدًا، وليس التأويل في قول القائل: (الْحَمْدُ لِلَّهِ رَبِّ الْعَالَمِينَ)، تاليًا سورةَ أم القرآن: أحمدُ الله، بل التأويلُ في ذلك ما وصفنا قبلُ، من أنّ جميع المحامد لله بألوهيّته وإنعامه على خلقه بما أنعم به عليهم من النعم التي لا كِفاء لها في الدين والدنيا، والعاجل والآجل.

ولذلك من المعنى، تتابعتْ قراءة القرّاء وعلماء الأمة على رَفع الحمد من (الْحَمْدُ لِلَّهِ رَبِّ الْعَالَمِينَ) دون نصبها، الذي يؤدي إلى الدلالة على أن معنى تاليه كذلك: أحمد الله حمدًا. ولو قرأ قارئ ذلك بالنصب، لكان عندي مُحيلا معناه، ومستحقًّا العقوبةَ على قراءته إياه كذلك، إذا تعمَّد قراءتَه كذلك، وهو عالم بخطئه وفساد تأويله.

فإن قال لنا قائل: وما معنى قوله " الحمد لله "؟ أحَمِد الله نفسه جلّ ثناؤه فأثنى عليها، ثم علَّمنَاه لنقول ذلك كما قال ووصَف به نفسه؟ فإن كان ذلك كذلك، فما وجه قوله تعالى ذكره إذًا إِيَّاكَ نَعْبُدُ وَإِيَّاكَ نَسْتَعِينُ وهو عزّ ذكرُه معبودٌ لا عابدٌ؟ أم ذلك من قِيلِ جبريلَ أو محمدٍ رَسول الله صلى الله عليه وسلم؟ فقد بَطل أن يكون ذلك لله كلامًا .

قيل: بل ذلك كله كلام الله جل ثناؤه، ولكنه جلّ ذكره حَمِد نفسه وأثنى عليها بما هو له أهلٌ، ثم علَّم ذلك عباده، وفرض عليهم تلاوته، اختبارًا منه لهم وابتلاءً، فقال لهم قولوا: (الْحَمْدُ لِلَّهِ رَبِّ الْعَالَمِينَ)، وقولوا: إِيَّاكَ نَعْبُدُ وَإِيَّاكَ نَسْتَعِينُ . فقوله إِيَّاكَ نَعْبُدُ مما علمهم جلّ ذكره أن يقولوه ويَدينُوا له بمعناه، وذلك موصول بقوله: (الْحَمْدُ لِلَّهِ رَبِّ الْعَالَمِينَ)، وكأنه قال: قولوا هذا وهذا.

فإن قال: وأين قوله: " قولوا "، فيكونَ تأويلُ ذلك ما ادَّعَيْتَ؟

قيل: قد دللنا فيما مضى أن العرب من شأنها - إذا عرفتْ مكان الكلمة، &; 1-140 &; ولم تَشكَّك أنّ سامعها يعرف، بما أظهرت من منطقها، ما حذفت - (54) حذفُ ما كفى منه الظاهرُ من منطقها، ولا سيما إن كانت تلك الكلمة التي حُذفت، قولا أو تأويلَ قولٍ، كما قال الشاعر:

وأَعْلَــمُ أَنَّنِــي سَــأَكُونُ رَمْسًـا

إذَا سَـــارَ النَّـــوَاعِجُ لا يَسِــيرُ (55)

فَقَــالَ السّــائلون لِمَــنْ حَـفَرْتُمْ?

فَقَــالَ المُخْــبِرُون لَهُــمْ: وزيـرُ (56)

قال أبو جعفر: يريد بذلك، فقال المخبرون لهم: الميِّتُ وزيرٌ، فأسقَط الميت، إذ كان قد أتى من الكلام بما دلّ على ذلك. وكذلك قول الآخر:

وَرأَيــتِ زَوْجَــكِ فــي الــوغَى

مُتَقَلِّــــدًا سَــــيْفًا وَرُمْحَـــا (57)

وقد علم أنّ الرمح لا يُتَقَلَّد، وإنما أراد: وحاملا رمحًا، ولكن لما كان معلومًا معناه، اكتفى بما قد ظَهر من كلامه، عن إظهار ما حذف منه. وقد يقولون للمسافر إذا ودَّعوه: " مُصاحَبًا مُعافًى "، يحذفون " سر، واخرج " ، إذ كان معلومًا معناه، وإن أسقط ذكره.

فكذلك ما حُذف من قول الله تعالى ذكره: (الْحَمْدُ لِلَّهِ رَبِّ الْعَالَمِينَ)، لمَّا عُلم بقوله جل وعزّ: إِيَّاكَ نَعْبُدُ ما أراد بقوله: (الْحَمْدُ لِلَّهِ رَبِّ الْعَالَمِينَ)، من معنى أمره عبادَه، أغنتْ دلالةُ ما ظُهِر عليه من القول عن إبداء ما حُذف.

وقد روينا الخبرَ الذي قدمنا ذكره مبتَدأ في تأويل قول الله: (58) (الْحَمْدُ لِلَّهِ رَبِّ الْعَالَمِينَ)، عن ابن عباس، وأنه كان يقول: إن جبريل قال لمحمد: قل يا محمد: " الحمد لله رب العالمين "، وبيّنا أن جبريل إنما علّم محمدًا ما أُمِر بتعليمه إياه (59) . وهذا الخبر يُنبئ عن صحة ما قلنا في تأويل ذلك.

القول في تأويل قوله : رَبِّ .

قال أبو جعفر: قد مضى البيان عن تأويل اسم الله الذي هو اللَّهِ ، في بِسْمِ اللَّهِ ، فلا حاجة بنا إلى تكراره في هذا الموضع.

وأما تأويل قوله (رَبِّ)، فإن الرّب في كلام العرب منصرفٌ على معان: فالسيد المطاع فيها يدعَى ربًّا، ومن ذلك قول لَبِيد بن ربيعة:

وأَهْلكْــنَ يومًــا ربَّ كِنْـدَة وابنَـه

ورَبَّ مَعـدٍّ , بيـن خَـبْتٍ وعَرْعَـرِ (60)

يعني بربِّ كندة: سيِّد كندة. ومنه قول نابغة بني ذُبيان:

تَخُــبُّ إلـى النُّعْمَـانِ حَـتَّى تَنالَـهُ

فِـدًى لـكَ مـن رَبٍّ طَـرِيفِي وَتَالِدِي (61)

والرجل المصلح للشيء يُدعى ربًّا، ومنه قول الفرزدق بن غالب:

كــانُوا كَسَـالِئَةٍ حَمْقَـاءَ إذْ حَـقَنتْ

سِـلاءَها فِـي أدِيـم غَـيْرِ مَرْبُـوبِ (62)

يعني بذلك: في أديم غير مُصلَحٍ. ومن ذلك قيل: إن فلانًا يَرُبُّ صنيعته عند فلان؛ إذا كان يحاول إصلاحها وإدامتها، ومن ذلك قول علقمة بن عَبَدة:

فكُـنْتَ امـرَأً أَفْضَـتْ إليـك رِبَابَتي

وَقَبْلَــكَ رَبَّتْنـي, فَضِعْـتُ رُبُـوبُ (63)

يعنى بقوله: " أفضتْ إليك " أي وصلتْ إليك رِبَابتي، فصرتَ أنت الذي ترُبُّ أمري فتصلحه، لمّا خرجتُ من ربابة غيرك من الملوك الذين كانوا قبلك عليّ (64) ، فضيَّعوا أمري وتركوا تفقُّده - وهم الرُّبوب: واحدهم ربٌّ . والمالك للشيء يدعى رَبَّه. وقد يتصرف أيضًا معنى " الربّ" في وجوه غير ذلك، غير أنها تعود إلى بعض هذه الوجوه الثلاثة.

فربّنا جلّ ثناؤه: السيد الذي لا شِبْه لهُ، ولا مثل في سُؤدده، والمصلح أمر خلقه بما أسبغ عليهم من نعمه، والمالك الذي له الخلق والأمر.

وبنحو الذي قلنا في تأويل قوله جلّ ثناؤه (رَبِّ الْعَالَمِينَ)، جاءت الرواية عن ابن عباس:-

155 - حدثنا أبو كريب، قال: حدثنا عثمان بن سعيد، قال: حدثنا &; 1-143 &; بشر بن عُمارة، قال: حدثنا أبو رَوْق، عن الضحّاك، عن ابن عباس، قال: قال جبريل لمحمد: " يا محمد قل: (الْحَمْدُ لِلَّهِ رَبِّ الْعَالَمِينَ)"، قال ابن عباس: يقول: قل الحمد لله الذي له الخلق كله - السمواتُ كلهن ومن فيهنّ، والأَرَضُون كلُّهنّ ومن فيهنّ وما بينهن، مما يُعلم ومما لا يُعلم. يقول: اعلم يا محمد أن ربَّك هذا لا يشبهه شيء. (65)

القول في تأويل قوله : الْعَالَمِينَ .

قاله أبو جعفر: والعالَمون جمع عالَم، والعالَم: جمعٌ لا واحدَ له من لفظه، كالأنام والرهط والجيش، ونحو ذلك من الأسماء التي هي موضوعات على جِمَاعٍ لا واحد له من لفظه.

والعالم اسم لأصناف الأمم، وكل صنف منها عالَمٌ، وأهل كل قَرْن من كل صنف منها عالم ذلك القرن وذلك الزمان. فالإنس عالَم، وكل أهل زمان منهم عالمُ ذلك الزمان. والجنُّ عالم، وكذلك سائر أجناس الخلق، كلّ جنس منها عالمُ زمانه. ولذلك جُمع فقيل: عالمون، وواحده جمعٌ، لكون عالم كلّ زمان من ذلك عالم ذلك الزمان. ومن ذلك قول العجاج:

* فَخِنْدِفٌ هامَةُ هَذَا العَالَمِ * (66)

فجعلهم عالمَ زمانه. وهذا القول الذي قلناه، قولُ ابن عباس وسعيد بن جبير، وهو معنى قول عامّة المفسرين.

&; 1-144 &;

156 - حدثنا أبو كريب، قال: حدثنا عثمان بن سعيد، قال: حدثنا بشر بن عُمارة، قال: حدثنا أبو رَوْق، عن الضحاك، عن ابن عباس: (الْحَمْدُ لِلَّهِ رَبِّ الْعَالَمِينَ)، الحمد لله الذي له الخلق كله: السموات والأرضون ومَن فيهنّ، وما بينهن، مما يُعلم ولا يعلم. (67)

157 - وحدثني محمد بن سنان القَزَّاز، قال حدثنا أبو عاصم، عن شبيب، عن عكرمة، عن ابن عباس: (رب العالمين): الجن والإنس. (68)

158 - حدثني علي بن الحسن، قال: حدثنا مسلم بن عبد الرحمن، قال: حدثنا محمد بن مصعب، عن قيس بن الربيع، عن عطاء بن السائب، عن سعيد بن جُبير، عن ابن عباس، في قول الله جل وعزّ(رَبِّ الْعَالَمِينَ) ، قال: ربِّ الجن والإنس. (69)

159 - حدثنا أحمد بن إسحاق بن عيسى الأهوازي، قال: حدثنا أبو أحمد الزبيري، قال: حدثنا قيس، عن عطاء بن السائب ، عن سعيد بن جبير: قوله: (رَبِّ الْعَالَمِينَ) ، قال: الجنّ والإنس. (70)

160 - حدثني أحمد بن عبد الرحيم البرْقي، قال: حدثني ابن أبي مريم، عن ابن لَهِيعة، عن عطاء بن دينار، عن سعيد بن جبير، قوله: (رَبِّ الْعَالَمِينَ) قال: ابن آدم، والجن والإنس، كل أمة منهم عالمٌ على حِدَته. (71)

161 - حدثني محمد بن حُميد، قال: حدثنا مهران، عن سفيان، عن مجاهد: (الْحَمْدُ لِلَّهِ رَبِّ الْعَالَمِينَ) ، قال: الإنس والجن. (72)

162 - حدثنا أحمد بن إسحاق الأهوازي، قال: حدثنا أبو أحمد الزبيري، عن سفيان، عن رجل، عن مجاهد بمثله. (73)

163 - حدثنا بشر بن معاذ العَقَدي، قال: حدثنا يزيد بن زُرَيْع، عن سعيد، عن قتادة: (رَبِّ الْعَالَمِينَ) قال: كلّ صنف عالم. (74)

&; 1-146 &;

164 - حدثني أحمد بن حازم الغِفَاري، قال: حدثنا عُبيد الله بن موسى، عن أبي جعفر، عن ربيع بن أنس، عن أبي العالية، في قوله: (رَبِّ الْعَالَمِينَ)، قال: الإنس عالَمٌ، والجنّ عالم، وما سوى ذلك ثمانية عشر ألف عالم، أو أربعةَ عشر ألف عالم - هو يشكّ - من الملائكة على الأرض، وللأرض أربع زوايا، في كل زاوية ثلاثة آلافِ عالم وخمسمائة عالَمٍ، خلقهم لعبادته. (75)

165 - حدثنا القاسم بن الحسن، قال: حدثنا الحسين بن داود، قال: حدثنا حجاج، عن ابن جُريج، في قوله: (رَبِّ الَعَالَمِينَ) قال: الجن والإنس. (76)

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الهوامش :

(46) في المطبوعة : "ما يرى" ، والصواب من المخطوطة وابن كثير 1 : 42 .

(47) الحديث 151- هذا الإسناد سبق بيان ضعفه في 137 . و "محمد بن العلاء" شيخ الطبري : هو "أبو كريب" نفسه في الإسناد السابق ، مرة يسميه ومرة يكنيه . وهذا الحديث نقله ابن كثير في التفسير 1 : 43 ، والسيوطي في الدر المنثور 1 : 11 ، والشوكاني في تفسيره الذي سماه فتح القدير 1 : 10 ، ونسبوه أيضًا لابن أبي حاتم في تفسيره .

(48) الحديث 152- نقله ابن كثير 1 : 43 بإسناد الطبري هذا ، وذكره السيوطي في الدر المنثور 1 : 11 ونسبه للطبري والحاكم في تاريخ نيسابور والديلمي "بسند ضعيف" . وإسناده ضعيف حقًا ، بل هو إسناد لا تقوم له قائمة ، كما سنذكر :

أما بقية بن الوليد ، فالحق أنه ثقة ، وإنما نعوا عليه التدليس ، ولا موضع له هنا ، فإنه صرح بالتحديث .

ولكن عيسى بن إبراهيم ، وهو القرشي الهاشمي ، كل البلاء منه في هذا الحديث ، وفي أحاديث من نحوه ، رواها بهذا الإسناد . وقد قال فيه البخاري في الضعفاء : 27 : "منكر الحديث" ، وكذلك النسائي : 22 . وترجم له ابن أبي حاتم في الجرح والتعديل 3 / 1 271 - 272 ، وروى عن أبيه قال : "متروك الحديث" ، وعن ابن معين : "ليس بشيء" ، وقال ابن حبان في الضعفاء ، الورقة 163 : "لا يجوز الاحتجاج به إذا انفرد" . وترجمته في الميزان ولسان الميزان فيها العجب .

وشيخه "موسى بن أبي حبيب" مثله : ضعيف تالف ، وقال الذهبي في الميزان : "ضعفه أبو حاتم ، وخبره ساقط . وله عن الحكم بن عمير ، رجل قيل : له صحبة . والذي أراه أنه لم يلقه . وموسى -مع ضعفه- فمتأخر عن لقي صحابي كبير" . فالبلاء من هذين أو من أحدهما .

حتى لقد شك بعض الحفاظ في وجود الصحابي نفسه "الحكم بن عمير" ، من أجلهما! فترجم له ابن أبي حاتم في الجرح والتعديل 1 / 2 / 125 ، قال : "الحكم بن عمير : روى عن النبي صلى الله عليه وسلم ، لا يذكر السماع ولا لقاء ، أحاديث منكرة ، من رواية ابن أخيه موسى بن أبي حبيب ، وهو شيخ ضعيف الحديث ، ويروي عن موسى بن أبي حبيب عيسى بن إبراهيم ، وهو ذاهب الحديث ، سمعت أبي يقول ذلك" .

وحتى إن الذهبي أنكر صحبته وترجم له في الميزان ، وأخطأ في النقل فيه عن أبي حاتم ، ذكر أنه ضعف الحكم! وكلام أبي حاتم -كما ترى- غير ذلك . وتعقبه الحافظ في لسان الميزان 2 : 337 وأثبت أنه صحابي ، بما ذكره ابن عبد البر وابن منده وأبو نعيم والترمذي وغيرهم ، وأن الدار قطني قال : "كان بدريًا" .

وقد ذكره ابن حبان في كتاب الثقات (ص 54) في طبقة الصحابة ، وقال : "يقال إن له صحبة" . ونقل الحافظ هذا في اللسان عن ابن حبان ، ولكن سها فزعم أنه ذكره "في ثقات التابعين" .

وترجمه ابن عبد البر في الاستيعاب ، رقم 476 : باسم "الحكم بن عمرو الثمالي ، وثمالة في الأزد ، شهد بدرًا ، ورويت عنه أحاديث مناكير من أحاديث أهل الشأم ، لا تصح" . وتسمية أبيه باسم "عمرو" خطأ قديم في نسخ الاستيعاب ، لأن ابن الأثير تبعه في أسد الغابة 1 : 26 ، وأشار إلى الغلط فيه ، ثم ترجمه على الصواب : "الحكم بن عمير الثمالي ، من الأزد ، وكان يسكن حمص" . وحقق الحافظ ترجمته في الإصابة 2 : 30 تحقيقًا جيدًا .

(49) الخبر 153- هذا الإسناد صحيح ، وسواء صح أم ضعف ، فلا قيمة له ، إذ منتهاه إلى كعب الأحبار . وما كان كلام كعب حجة قط ، في التفسير وغيره . و "الصدفي" : بفتح الصاد والدال المهملتين ، نسبة إلى "الصدف" بفتح الصاد وكسر الدال ، وهي قبيلة من حمير ، نزلت مصر . و "السلولي" ، هو : عبد الله بن ضمرة السلولي ، تابعي ثقة .

وهذا الخبر -عن كعب- ذكره ابن كثير 1 : 43 دون إسناد ولا نسبة . وذكر السيوطي 1 : 11 ونسبه للطبري وابن أبي حاتم .

(50) الحديث 154 - إسناده صحيح . علي بن الحسن بن عبدويه أبو الحسن الخراز ، شيخ الطبري : ثقة ، مترجم في تاريخ بغداد 11 : 374 - 375 . و "الخراز" : ثبت في الطبري بالخاء والراء وآخره زاي . وفي تاريخ بغداد "الخزاز" بزاءين ، ولم نستطع الترجيح بينهما . مسلم بن عبد الرحمن الجرمي : مترجم في لسان الميزان 6 : 32 باسم "مسلم بن أبي مسلم" فلم يذكر اسم أبيه ، وهو هو . ترجمه الخطيب في تاريخ بغداد 13 : 100 ، قال : "مسلم بن أبي مسلم الجرمي ، وهو مسلم بن عبد الرحمن" ، وقال : "كان ثقة ، نزل طرسوس ، وبها كانت وفاته" . و "الجرمي" : رسمت في أصول الطبري ولسان الميزان "الحرمي" بدون نقط . ولكنهم لم ينصوا على ضبطه . وعادتهم في مثل هذا أن ينصوا على ضبط القليل والشاذ ، وأن يدعوا الكثير الذي يأتي على الجادة في الضبط ، والجادة في هذا الرسم "الجرمي" بالجيم ، وبذلك رسم في تاريخ بغداد ، فعن هذا أو ذاك رجحناه . و "محمد بن مصعب القرقساني" ، و "مبارك بن فضالة" : مختلف فيهما . وقد رجحنا توثيقهما في شرح المسند : الأول في 3048 ، والثاني في 521 . و "الحسن" : هو البصري ، وقد أثبتنا في شرح صحيح ابن حبان ، في الحديث 132 أنه سمع من الأسود بن سريع .

وقد ذكر السيوطي هذا الحديث في الدر المنثور 1 : 12 عن تفسير الطبري . ورواه أحمد في المسند بمعناه مختصرًا 15650 (3 : 435 حلبي) عن روح بن عبادة عن عوف بن أبي جميلة عن الحسن عن الأسود بن سريع ، قال : "قلت : يا رسول الله ، ألا أنشدك محامد حمدت بها ربي؟ قال : أما إن ربك يحب الحمد" . وهذا إسناد صحيح ، رجاله كلهم ثقات أثبات . وذكره ابن كثير في التفسير 1 : 43 عن المسند . وكذلك ذكره السيوطي ، ونسبه أيضًا للنسائي والحاكم وغيرهما .

ورواه أحمد أيضًا 15654 ، والبخاري في الأدب المفرد : 51 ، بنحوه ، في قصة مطولة ، من رواية عبد الرحمن بن أبي بكرة عن الأسود بن سريع .

ومعناه ثابت صحيح ، من حديث ابن مسعود ، في المسند 4153 : "لا أحد أغير من الله ، ولذلك حرم الفواحش ما ظهر منها وما بطن ، ولا أحد أحب إليه المدح من الله ، ولذلك مدح نفسه" . ورواه أيضًا البخاري ومسلم وغيرهما .

(51) انظر ما كتبناه آنفًا : 126 عن معنى "لا تمانع" .

(52) تكلم العلماء في نقض ما ذهب إليه أبو جعفر من أن "الحمد والشكر" بمعنى ، وأن أحدهما يوضع موضع الآخر ، وهو ما ذهب إليه المبرد أيضًا . انظر القرطبي 1 : 116 ، وابن كثير 1 : 42 ، وأخطأ النقل عن القرطبي ، فظنه استدل لصحة قول الطبري ، وهو وهم . والذي قاله الطبري أقوى حجة وأعرق عربية من الذين ناقضوه . وقوله "مصدر أشكر" ، وقوله "أن يصدر من الحمد" ، يعني به المفعول المطلق . وانظر ما مضى : 117 ، تعليق : 1 .

(53) في المطبوعة : "مبني على أن معناه" ، أدخلوا عليه التبديل .

(54) سياق الكلام : "أن العرب من شأنها . . . حذف" وما بينهما فصل .

(55) تأتي في تفسير آية سورة المؤمنون : 87 (18 : 27 بولاق) . ، ونسبهما لبعض بني عامر ، وكذلك في معاني القرآن للفراء 1 : 170 وهما في البيان والتبيين 3 : 184 منسوبان للوزيري ، ولم أعرفه ، وفيها اختلاف في الرواية . الرمس : القبر المسوى عليه التراب . يقول : أصبح قبرا يزار أو يناح عليه . ورواه الجاحظ : "سأصير ميتًا" ، وهي لا شيء . والنواعج جمع ناعجة : وهي الإبل السراع ، نعجت في سيرها ، أي سارت في كل وجه من نشاطها . وفي البيان ومعاني الفراء "النواجع" ، وليست بشيء .

(56) رواية الجاحظ : "فقال السائلون : من المسجى" . وفي المعاني "السائرون" .

(57) يأتي في تفسير آيات سورة البقرة : 7 / وسورة آل عمران : 49 / وسورة المائدة : 53 / وسورة الأنعام : 99 / وسورة الأنفال : 14 / وسورة يونس : 71 / وسورة الرحمن : 22 . وهو بيت مستشهد به في كل كتاب .

(58) في المطبوعة : "في تنزيل قول الله" .

(59) انظر ما مضى آنفًا لحديث رقم : 151 .

(60) ديوانه القصيدة : 15 / 32 . وسيد كندة هو حجر أبو امرئ القيس . ورب معد : حذيفة بن بدر ، كما يقول شارح ديوانه ، وأنا في شك منه ، فإن حذيفة بن بدر قتل بالهباءة . ولبيد يذكر خبتًا وعرعرًا ، وهما موضعان غيره .

(61) ديوانه : 89, والمخصص 7 : 154 . الطريف والطارف : المال المستحدث, خلاف التليد والتالد : وهو العتيق الذي ولد عندك .

(62) ديوانه : 25 . سلأ السمن يسلؤه : طبخه وعالجه فأذاب زبده . والسلاء ، بكسر السين : السمن . وحقن اللبن في الوطب ، والماء في السقاء : حبسه فيه وعبأه . رب نحى السمن يربه : دهنه بالرب ، وهو دبس كل ثمرة ، وكانوا يدهنون أديم النحى بالرب حتى يمتنوه ويصلحوه ، فتطيب رائحته ، ويمنع السمن أن يرشح ، من غير أن يفسد طعمه أو ريحه . وإذا لم يفعلوا ذلك بالنحى فسد السمن . وأديم مربوب : جدا قد أصلح بالرب . يقول : فعلوا فعل هذه الحمقاء ، ففسد ما جهدوا في تدبيره وعمله .

(63) ديوانه : 29 ، ويأتي في تفسير آية سورة آل عمران : 79 ، (3 : 233 بولاق) والمخصص 17 : 154 ، والشعر يقوله للحارث بن أبي شمر الغساني ملك غسان ، وهو الحارث الأعرج المشهور . قال ابن سيده : "ربوب : جمع رب ، أي الملوك الذين كانوا قبلك ضيعوا أمري ، وقد صارت الآن ربابتي إليك - أي تدبير أمري وإصلاحه - فهذا رب بمعنى مالك ، كأنه قال : الذين كانوا يملكون أمري قبلك ضيعوه" . وقال الطبري فيما سيأتي : "يعني بقوله : ربتني : ولي أمري والقيام به قبلك من يربه ويصلحه فلم يصلحوه ، ولكنهم أضاعوني فضعت" . والربابة : المملكة ، وهي أيضًا الميثاق والعهد . وبها فسر هذا البيت ، وأيدوه برواية من روى بدل"ربابتي" ، "أمانتي" . والأول أجود .

(64) في المطبوعة : "من الملوك الذين كانوا" ، غيروه ليوافق ما ألفوا من العبارة .

(65) الحديث 155- سبق الكلام مفصلا في ضعف هذا الإسناد ، برقم 137 . وهذا الحديث في ابن كثير 1 : 44 ، والدر المنثور 1 : 13 ، والشوكاني 1 : 11 . ونسبه الأخيران أيضًا لابن أبي حاتم . وفي المطبوع وابن كثير "والأرض ومن فيهن" .

(66) ديوانه : 60 ، وطبقات فحول الشعراء : 64 ، وخندف : أم بني إلياس بن مضر ، مدركة وطابخة ، وتشعبت منهم قواعد العرب الكبرى .

(67) الحديث 156- هو مختصر مما قبله : 155 .

(68) الخبر 157- إسناد صحيح . محمد بن سنان القزاز ، شيخ الطبري : تكلموا فيه من أجل حديث واحد . والحق أنه لا بأس به ، كما قال الدارقطني . وهو مترجم في التهذيب ، وله ترجمة جيدة في تاريخ بغداد 5 : 343- 346 . أبو عاصم : هو النبيل ، الضحاك بن مخلد ، الحافظ الحجة . شبيب : هو ابن بشر البجلي ، ووقع في التهذيب 4 : 306 "الحلبي" وهو خطأ مطبعي ، صوابه في التاريخ الكبير للبخاري 2 / 2 / 232 / 233 والجرح والتعديل لابن أبي حاتم 2 / 1 / 357- 358 والتقريب وغيرها ، وهو ثقة ، وثقه ابن معين .

(69) الخبر 158- إسناده حسن على الأقل ، لأن عطاء بن السائب تغير حفظه في آخر عمره ، وقيس بن الربيع قديم ، لعله سمع منه قبل الاختلاط ، ولكن لم نتبين ذلك بدليل صريح . ووقع في هذا الإسناد خطأ في المطبوع "حدثنا مصعب" ، وصوابه من المخطوطة "حدثنا محمد بن مصعب" ، وهو القرقساني ، كما مضى في الإسناد 154 .

(70) الخبر 159- إسناده حسن كالذي قبله . وأبو أحمد الزبيري : هو محمد بن عبد الله ابن الزبير الأسدي ، من الثقات الكبار ، من شيوخ أحمد بن حنبل وغيره من الحفاظ . وقيس : هو ابن الربيع . وهذه الأخبار الثلاثة 157- 159 ، ولفظها واحد ، ذكرها ابن كثير 1 : 44 خبرًا واحدًا دون إسناد . وذكرها السيوطي في الدر المنثور 1 : 13 خبرًا واحدًا ونسبه إلى "الفريابي ، وعبد بن حميد ، وابن جرير ، وابن المنذر ، وابن أبي حاتم وصححه ، عن ابن عباس" .

(71) الأثر 160 - أحمد بن عبد الرحيم البرقي : اشتهر بهذا ، منسوبًا إلى جده ، وكذلك أخوه "محمد" وهو : أحمد بن عبد الله بن عبد الرحيم . وقد مضت رواية الطبري عنه أيضًا برقم 22 باسم "ابن البرقي" . ابن أبي مريم : هو سعيد . ابن لهيعة هو عبد الله . عطاء بن دينار المصري : ثقة ، وثقه أحمد بن حنبل وأبو داود وغيرهما وروى ابن أبي حاتم في الجرح والتعديل 3 / 1 / 332 وفي المراسيل : 58 عن أحمد بن صالح ، قال : " عطاء بن دينار ، هو من ثقات أهل مصر ، وتفسيره - فيما يروى عن سعيد بن جبير - : صحيفة ، وليست له دلالة على أنه سمع من سعيد بن جبير " . وروى في الجرح عن أبيه أبي حاتم ، قال : " هو صالح الحديث ، إلا أن التفسير أخذه من الديوان ، فإن عبد الملك بن مروان كتب يسأل سعيد بن جبير أن يكتب إليه بتفسير القرآن ، فكتب سعيد بن جبير بهذا التفسير إليه ، فوجده عطاء بن دينار في الديوان ، فأخذه فأرسله عن سعيد بن جبير" .

(72) الأثر 161 - إسناده إلى مجاهد ضعيف . لأن سفيان ، وهو الثوري ، لم يسمع من مجاهد ؛ لأن الثوري ولد سنة 97 ، ومجاهد مات سنة 100 أو بعدها بقليل ، والظاهر عندي أن هذه الرواية من أغلاط مهران بن أبي عمر ، راويها عن الثوري ، فإن رواياته عن الثوري فيها اضطراب كما بينا في الحديث الماضي 11 .

وهذا الأثر ذكره ابن كثير 1 : 44 دون نسبة ولا إسناد . وذكره السيوطي في الدر المنثور 1 : 13 ، ونسبه أيضًا لعبد بن حميد .

(73) الأثر 162 - إسناده ضعيف ، لإبهام الرجل راويه عن مجاهد . وهو يدل على غلط مهران في الإسناد قبله ، إذ جعله عن الثوري عن مجاهد مباشرة ، دون واسطة .

(74) الأثر 163 - سعيد : هو ابن أبي عروبة ، وقد مضى أثر آخر عن قتادة بهذا الإسناد. 119 وهذا الأثر ذكره السيوطي في الدر المنثور 1 : 13 ، وفي نسبته هناك خطأ مطبعي : " ابن جريج " بدل " ابن جرير " . وكلام ابن جريج سيأتي 165 مرويًا عنه لا راويًا .

(75) الأثر 164 - أبو جعفر : هو الرازي التميمي ، وهو ثقة ، تكلم فيه بعضهم ، وقال ابن عبد البر : "هو عندهم ثقة ، عالم بتفسير القرآن" . وله ترجمة وافية في تاريخ بغداد 11 : 143 - 147 . وهذا الأثر عن أبي العالية ذكره ابن كثير 1 : 45 والسيوطي 1 : 13 بأطول مما هنا قليلا ، ونسبه أيضًا لابن أبي حاتم ، وقال ابن كثير : "وهذا كلام غريب ، يحتاج مثله إلى دليل صحيح" . وهذا حق .

(76) الأثر 165 - سبق الكلام على هذا الإسناد 144 . وهذا الأثر ذكره ابن كثير 1 : 44 دون نسبة ولا إسناد .

Verset 3
Tafsir de la Sourate 1, verset 3 : Exégèse de la parole d'Allah : « Le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux » (Ar-Rahmân, Ar-Rahîm). Abû Ja'far (at-Tabarî) dit : L'explication du sens de la parole d'Allah « Le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux » (Ar-Rahmân, Ar-Rahîm) a déjà été donnée dans l'exégèse de « Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux » (Bismi Llâhi r-Rahmâni r-Rahîm). Cela nous dispense donc de la répéter ici. Et nous n'avons pas besoin d'expliquer la raison de la répétition de cela dans ce passage, car nous ne considérons pas que « Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux » (Bismi Llâhi r-Rahmâni r-Rahîm) soit un verset de l'Ouverture du Livre (Al-Fâtiha). Ainsi, il n'incombe pas à un questionneur de nous interroger en disant : « Quelle est la raison de la répétition de cela dans ce passage, alors que la description qu'Allah — gloire à Lui — a faite de Lui-même dans Sa parole « Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux » a déjà précédé, et que la proximité entre les deux versets est grande, l'un étant voisin de l'autre ? » Bien au contraire, cela constitue pour nous un argument contre l'erreur de la prétention de celui qui affirme que « Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux » (Bismi Llâhi r-Rahmâni r-Rahîm) est un verset de l'Ouverture du Livre (Al-Fâtiha). En effet, si cela était le cas, ce serait la répétition d'un verset ayant le même sens et la même formulation, deux fois, sans aucune séparation entre les deux. Or, on ne trouve dans aucun endroit du Livre d'Allah deux versets contigus, répétés avec la même formulation et le même sens, sans qu'il n'y ait entre eux une séparation par des paroles dont le sens diffère du leur. La répétition d'un verset complet dans une même sourate ne se fait qu'avec des séparations qui interviennent entre les deux, et des paroles qui s'intercalent, soit en changeant le sens des versets répétés, soit en changeant leurs formulations. Or, il n'y a aucune séparation entre la parole d'Allah — béni soit Son Nom — « Le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux » (Ar-Rahmân, Ar-Rahîm) dans « Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux » (Bismi Llâhi r-Rahmâni r-Rahîm), et la parole d'Allah « Le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux » (Ar-Rahmân, Ar-Rahîm) dans « Louange à Allah, Seigneur des mondes » (Al-Hamdu lillâhi Rabbi l-'Âlamîn). Si l'on dit : « "Louange à Allah, Seigneur des mondes" (Al-Hamdu lillâhi Rabbi l-'Âlamîn) constitue pourtant une séparation entre les deux. » Il est répondu : Un groupe d'exégètes a contesté cela, et ils ont dit : Cela fait partie de ce qui est retardé (al-mu'akhkhar) mais dont le sens est d'être avancé (at-taqdîm). Le sens est donc : « Louange à Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux, Seigneur des mondes, Maître du Jour de la Rétribution. » Ils ont cité comme preuve de la validité de leur affirmation Sa parole : « Maître du Jour de la Rétribution » (Mâliki yawmi d-dîn), en disant : Sa parole « Maître du Jour de la Rétribution » (Mâliki yawmi d-dîn) est un enseignement d'Allah à Son serviteur, lui apprenant à Le décrire par la royauté (al-mulk) — pour ceux qui lisent « Maliki » (Maître) — et par la possession (al-milk) — pour ceux qui lisent « Mâliki » (Propriétaire). Ils dirent : Ce qui mérite le plus d'être adjacent à Sa description par la royauté (al-mulk) ou la possession (al-milk), c'est ce qui lui est similaire comme description, à savoir Sa parole : « Seigneur des mondes » (Rabbi l-'Âlamîn), qui est l'information sur Sa possession de toutes les catégories de créatures. Et ce qui mérite le plus d'être adjacent à Sa description par la grandeur et la divinité, c'est ce qui lui est similaire en sens parmi les louanges adressées à Lui, à savoir Sa parole : « Le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux » (Ar-Rahmân, Ar-Rahîm). Ils prétendirent donc que cela leur sert d'indication que Sa parole « Le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux » (Ar-Rahmân, Ar-Rahîm) a le sens d'être avancée (at-taqdîm) avant « Seigneur des mondes » (Rabbi l-'Âlamîn), même si dans la forme apparente elle est retardée. Et ils dirent : Les exemples de cela — de l'avancé (al-muqaddam) qui a le sens du retardé (al-mu'akhkhar), et du retardé (al-mu'akhkhar) qui a le sens de l'avancé (al-muqaddam) — dans la langue des Arabes sont plus nombreux et plus fréquents dans leur discours qu'on ne saurait les compter. Parmi cela, il y a la parole de Jarîr ibn 'Atiyya : « Tâfa l-khayâlu — wa ayna minka? — limâmâ F-arji' li-zawrika bi-s-salâmi salâmâ » c'est-à-dire : « Le fantôme est venu te visiter brièvement — et où es-tu, toi ? — Alors rends à ton visiteur le salut par un salut. » (Le sens est : le fantôme est venu te visiter brièvement, et où est-il par rapport à toi ?) Et comme Allah — qu'Il soit exalté — l'a dit dans Son Livre : « Louange à Allah qui a fait descendre sur Son serviteur le Livre, et ne lui a point assigné de tortuosité — [en le faisant] droit » (Al-Hamdulillâhi lladhî anzala 'alâ 'abdihi l-kitâba wa lam yaj'al lahu 'iwajâ * qayyimâ) [Sourate Al-Kahf : 1], avec le sens : « Louange à Allah qui a fait descendre sur Son serviteur le Livre, droit, et ne lui a point assigné de tortuosité. » Et d'autres exemples semblables. Tout cela constitue une preuve évidente de la validité de la position de ceux qui ont contesté que « Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux » (Bismi Llâhi r-Rahmâni r-Rahîm) soit un verset de l'Ouverture du Livre (Al-Fâtiha). --------- Notes de bas de page : (77) Dans l'édition imprimée : « séparation entre cela » (fâsil bayna dhâlika), alors que dans le manuscrit, c'est un arabe correct. (78) Son Dîwân : 541, et An-Naqâ'id : 38. « Tâfa l-khayâlu » : il t'a visité de nuit. « Al-limâm » : la rencontre brève. « Az-zawr » : le visiteur ; on dit pour le singulier, le duel et le pluriel : zawr. « F-arji' li-zawrika » : il dit : rends-lui le salut comme il t'a salué. (79) Dans l'édition imprimée : « le sens : Louange à Allah... » (80) C'est ainsi qu'Abû Ja'far — qu'Allah lui fasse miséricorde — a estimé que « Bismi Llâhi r-Rahmâni r-Rahîm » n'est pas un verset de la Fâtiha, et il a argumenté pour sa position comme tu le vois. Et ce n'est pas ici le lieu d'exposer en détail la divergence sur cette question, ni de démontrer le contraire de ce qu'a dit Ibn Jarîr. J'ai traité cette question en détail, et j'ai établi les preuves solides — selon mon avis et ma compréhension — qu'elle est un verset de la Fâtiha, dans mon commentaire des Sunan at-Tirmidhî, 2 : 16-25. Et il y a là une référence suffisante ici. Ahmad Muhammad Shâkir.
📜 Texte arabe source

القول في تأويل قوله : الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ .

قال أبو جعفر: قد مضى البيانُ عن تأويل قوله (الرحمن الرحيم)، في تأويل بِسْمِ اللَّهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ ، فأغنى ذلك عن إعادته في هذا الموضع.

ولم نَحْتَجْ إلى الإبانة عن وجه تكرير ذلك في هذا الموضع، إذْ كنا لا نرى أن بِسْمِ اللَّهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ من فاتحة الكتاب - آيةٌ، فيكونَ علينا لسائلٍ مسألةٌ بأن يقول: ما وجه تكرير ذلك في هذا الموضع، وقد مضى وصفُ الله عزّ وجلّ به نفسه في قوله بِسْمِ اللَّهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ مع قرب مكان إحدى الآيتين من الأخرى، ومجاورتها صَاحِبتها؟ بل ذلك لنا حُجة على خطأ دعوى من ادَّعى أن بِسْمِ اللَّهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ من فاتحة الكتاب آية. إذ لو كان ذلك كذلك، لكان ذلك إعادةَ آية بمعنى واحد ولفظ واحدٍ مرتين من غير فَصْل يَفصِل بينهما. وغيرُ موجودٍ في شيء من كتاب الله آيتان مُتجاورتان مكرّرتان بلفظ واحد ومعنى واحد، لا فصلَ بينهما من كلام يُخالف معناه معناهما. وإنما يُؤتى بتكرير آية بكمالها في السورة الواحدة، مع فُصولٍ تفصِل بين ذلك، وكلامٍ يُعترضُ به معنى الآيات المكررات أو غير ألفاظها، ولا فاصِلَ بين قول الله تبارك وتعالى اسمه " الرحمن الرحيم " من بِسْمِ اللَّهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ ، وقولِ الله: " الرحمن الرحيم "، من الْحَمْدُ لِلَّهِ رَبِّ الْعَالَمِينَ .

فإن قال : فإن الْحَمْدُ لِلَّهِ رَبِّ الْعَالَمِينَ فاصل من ذلك. (77)

قيل: قد أنكر ذلك جماعة من أهل التأويل، وقالوا: إن ذلك من المؤخَّر الذي معناه التقديم، وإنما هو: الحمد لله الرحمن الرحيم رَبّ العالمين مَلِك يوم الدين. واستشهدوا على صحة ما ادعوا من ذلك بقوله: " مَلِك يوم الدين " ، فقالوا : إن قوله " ملِكِ يوم الدين " تعليم من الله عبدَه أنْ يصفَه بالمُلْك في قراءة من قرأ ملِك ، وبالمِلْك في قراءة من قرأ مَالِكِ . قالوا: فالذي هو أولى أن يكونَ مجاورَ وصفه بالمُلْك أو المِلْك، ما كان نظيرَ ذلك من الوصف؛ وذلك هو قوله: رَبِّ الْعَالَمِينَ ، الذي هو خبر عن مِلْكه جميع أجناس الخلق؛ وأن يكون مجاورَ وصفه بالعظمة والألُوهة ما كان له نظيرًا في المعنى من الثناء عليه، وذلك قوله: (الرحمن الرحيم).

فزعموا أنّ ذلك لهم دليلٌ على أن قوله " الرحمن الرحيم " بمعنى التقديم قبل رَبِّ الْعَالَمِينَ ، وإن كان في الظاهر مؤخرًا. وقالوا : نظائرُ ذلك - من التقديم الذي هو بمعنى التأخير، والمؤخَّر الذي هو بمعنى التقديم - في كلام العرب أفشى، وفي منطقها أكثر، من أن يُحصى. من ذلك قول جرير بن عطية:

طَـافَ الخَيَـالُ - وأَيْـنَ مِنْكَ? - لِمَامَا

فَــارْجِعْ لــزَوْرِكَ بالسَّـلام سَـلاما (78)

بمعنى طاف الخيال لمامًا، وأين هو منك؟ وكما قال جل ثناؤه في كتابه: الْحَمْدُ لِلَّهِ الَّذِي أَنْـزَلَ عَلَى عَبْدِهِ الْكِتَابَ وَلَمْ يَجْعَلْ لَهُ عِوَجَا * قَيِّمًا [سورة الكهف: 1] بمعنى (79) : الحمدُ لله الذي أنـزل على عبده الكتاب قيِّمًا ولم يجعل له عوجًا، وما أشبه ذلك. ففي ذلك دليل شاهدٌ على صحة قول من أنكر أن تكون - بِسْمِ اللَّهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ من فاتحة الكتاب - آيةً (80)

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الهوامش :

(77) في المطبوعة : "فاصل بين ذلك" ، والذي في المخطوطة عربية جيدة .

(78) ديوانه : 541 ، والنقائض : 38 . طاف الخيال : ألم بك في الليل ، واللمام : اللقاء اليسير . والزور : الزائر ، يقال للواحد والمثنى والجمع : زور . "فارجع لزورك" ، يقول : رد عليه السلام كما سلم عليك .

(79) في المطبوعة : "المعنى : الحمد لله . . . "

(80) وهكذا ذهب أبو جعفر رحمه الله إلى أن "بسم الله الرحمن الرحيم" ليست آية من الفاتحة ، واحتج لقوله بما ترى . وليس هذا موضع بسط الخلاف فيه ، والدلالة على خلاف ما قال ابن جرير .

وقد حققت هذه المسألة ، أقمت الدلائل الصحاح -في نظري وفقهي- على أنها آية من الفاتحة - : في شرحي لسنن الترمذي 2 : 16 - 25 . وفي الإشارة إليه غنية هنا . أحمد محمد شاكر .

Verset 4
Exégèse de la Sourate 1, verset 4 : Parole sur l'interprétation de Sa parole : « Maître du Jour de la Rétribution ». Abu Ja'far dit : Les lecteurs divergent dans la récitation de (Maliki yawmi d-din). Certains le récitent « Maliki yawmi d-din » (Maître du Jour de la Rétribution), d'autres le récitent « Maliki yawmi d-din » (Roi du Jour de la Rétribution), et d'autres le récitent « Malika yawmi d-din » (Maître du Jour de la Rétribution) avec la casse directe (nasb) du kaf. Nous avons exposé en détail le récit de ceux dont une lecture à ce sujet a été rapportée dans le « Livre des Lectures », et nous avons informé de ce que nous préférons comme lecture à ce sujet, et de la raison qui rend correct ce que nous avons choisi comme lecture. Nous avons donc détesté répéter cela à cet endroit, puisque notre objectif dans ce livre est d'expliquer les aspects de l'interprétation des versets du Coran, et non les aspects de leurs lectures. Il n'y a pas de divergence entre tous les gens de connaissance des langues arabes que « al-malik » (le Roi) est dérivé de « al-mulk » (la royauté), et que « al-malik » (le Maître) est tiré de « al-milk » (la possession). L'interprétation de celui qui lit : (Maliki yawmi d-din) est que la royauté appartient à Allah exclusivement le Jour de la Rétribution, en dehors de toutes Ses créatures qui, avant cela, dans le bas monde, étaient des rois tyrans Lui disputant la royauté et Lui refusant l'exclusivité de l'orgueil, de la grandeur, de l'autorité et de la domination. Ils seront alors certains, à la rencontre d'Allah au Jour de la Rétribution, qu'ils sont les humiliés, les abaissés, et que Lui, en dehors d'eux et en dehors des autres, détient la royauté, l'orgueil, la puissance et la splendeur, comme Il l'a dit, gloire à Sa mention et sanctifiés soient Ses noms, dans Sa révélation : « Le jour où ils apparaîtront, rien d'eux ne sera caché à Allah. À qui appartient la royauté aujourd'hui ? À Allah, l'Unique, le Dominateur suprême » [Sourate Ghafir : 16]. Il a donc informé, exalté soit-Il, qu'Il est Celui qui détient exclusivement la royauté ce jour-là, en dehors des rois du bas monde qui, au Jour de la Rétribution, passeront de leur royauté à l'humiliation et à l'abaissement, et de leur vie d'ici-bas, dans l'au-delà, à la perte. Quant à l'interprétation de celui qui lit : (Maliki yawmi d-din), c'est ce que : 166 - Abu Kurayb nous l'a rapporté, disant : Uthman ibn Sa'id nous a rapporté, d'après Bishr ibn Umara, disant : Abu Rawq nous a rapporté, d'après al-Dahhak, d'après Abd Allah ibn Abbas : (Maliki yawmi d-din), il dit : Personne ne possède ce jour-là avec Lui un jugement comme leur possession dans le bas monde. Puis il dit : « Ils ne parleront pas, sauf celui à qui le Tout Miséricordieux aura donné permission et qui aura dit une parole juste » [Sourate An-Naba' : 38]. Et il dit : « Et les voix s'abaisseront devant le Tout Miséricordieux » [Sourate Ta-Ha : 108]. Et il dit : « Et ils n'intercèdent qu'en faveur de celui qu'Il agrée » [Sourate Al-Anbiya' : 28]. Abu Ja'far dit : La plus appropriée des deux interprétations au verset, et la plus correcte des deux lectures dans la récitation selon moi, est la première interprétation, à savoir la lecture de celui qui lit « Maliki » au sens de « la royauté ». Car dans la reconnaissance de Son exclusivité dans la royauté, il y a l'affirmation de Son exclusivité dans la possession, et la supériorité de la royauté sur la possession, puisqu'il est connu qu'il n'y a pas de roi qui ne soit possesseur, alors que le possesseur peut ne pas être roi. De plus, Allah, gloire à Sa mention, a informé Ses serviteurs dans le verset qui précède Sa parole (Maliki yawmi d-din) qu'Il est le Possesseur de tous les mondes et leur Seigneur, Celui qui réforme leurs affaires, Celui qui veille sur eux, et le Miséricordieux envers eux dans le bas monde et l'au-delà, par Sa parole : « Louange à Allah, Seigneur des mondes, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux ». Et puisqu'Il a informé de Sa possession d'eux ainsi par Sa parole : « Seigneur des mondes », la plus appropriée des qualités de Ses qualités, gloire à Sa mention, est que ce qui n'est pas contenu dans Sa parole « Seigneur des mondes, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux » la suive, vu la proximité de la connexion et de la contiguïté entre les deux versets, puisque Sa sagesse est la sagesse à laquelle aucune sagesse ne ressemble, et que dans le fait de Le décrire à nouveau comme (Maliki yawmi d-din), il y aurait une répétition de ce qui a déjà été mentionné de Sa description dans Sa parole « Seigneur des mondes », vu la proximité des deux versets et la contiguïté des deux qualités. Et dans cette répétition, il y aurait une redite de mots différents avec des significations concordantes, qui n'apporte pas à l'auditeur un avantage dont il aurait besoin. Et ce qui n'est pas contenu dans Ses qualités, gloire à Sa mention, avant Sa parole : (Maliki yawmi d-din), c'est le sens qui est dans Sa parole : (Maliki yawmi d-din), à savoir Sa description qu'Il est le Roi. Il est donc clair que la plus correcte des deux lectures, et la plus digne des deux interprétations du Livre, est la lecture de celui qui le lit (Maliki yawmi d-din), au sens de l'exclusivité de la royauté pour Lui au Jour de la Rétribution, plutôt que la lecture de celui qui lit (Maliki yawmi d-din) qui signifie qu'Il possède le jugement entre eux et la décision du jugement, exclusivement, en dehors de toutes Ses autres créatures. Si quelqu'un pense que Sa parole « Seigneur des mondes » informe de Sa possession d'eux dans le bas monde seulement, et non dans l'au-delà, ce qui exigerait de relier cela à l'information sur Lui-même qu'Il est Celui qui les possède dans l'au-delà, de la même manière qu'Il les possède dans le bas monde, par Sa parole (Maliki yawmi d-din) - alors il a été négligent et a pensé à tort. Car s'il était permis à quelqu'un de penser que Sa parole « Seigneur des mondes » a son sens limité à l'information sur la seigneurie du monde d'ici-bas, à l'exclusion du monde de l'au-delà, sans qu'il y ait d'indication que ce sens est ainsi dans l'apparence de la révélation, ou dans un récit transmis du Messager d'Allah (paix et salut sur lui), ou par un argument existant dans le raisonnable - il serait permis à un autre de penser que cela est limité au monde du temps dans lequel Sa parole « Seigneur des mondes » est descendue, à l'exclusion de ce qui apparaît après lui parmi les mondes dans les temps nouveaux. Puisqu'il est correct, par ce que nous avons déjà exposé comme preuve, que le monde de chaque temps est différent du monde du temps qui le suit. Si un ignorant ignore la connaissance de l'exactitude de cela par ce que nous avons déjà présenté, alors dans la parole d'Allah, que Sa majesté soit exaltée : « Et Nous avons certes donné aux enfants d'Israël le Livre, le jugement et la prophétie, et Nous leur avons attribué de bonnes choses, et Nous les avons préférés aux mondes » [Sourate Al-Jathiya : 16], il y a une preuve claire que le monde de chaque temps est différent du monde du temps qui l'a précédé, et du monde du temps qui le suit, puisque Allah, que Sa majesté soit exaltée, a préféré la communauté de notre Prophète Muhammad (paix et salut sur lui) sur toutes les autres communautés passées, et les en a informés dans Sa parole : « Vous êtes la meilleure communauté qu'on ait fait surgir pour les gens » [Sourate Al-Imran : 110]. Il est donc connu par cela que les enfants d'Israël à l'époque de notre Prophète n'étaient pas - avec leur démenti de lui (paix et salut sur lui) - les meilleurs des mondes, mais plutôt les meilleurs des mondes à cette époque et après elle jusqu'à l'établissement de l'Heure étaient ceux qui croyaient en lui et suivaient sa voie, à l'exclusion des autres communautés qui le démentaient et s'égaraient de sa voie. Et puisqu'il est clair que l'interprétation de celui qui interpréterait Sa parole « Seigneur des mondes » comme signifiant qu'Allah est le Seigneur des deux mondes du temps de notre Prophète Muhammad (paix et salut sur lui), à l'exclusion des deux mondes des autres temps - est fausse, il est clair que la parole de celui qui prétend que son interprétation est : Seigneur du monde d'ici-bas, à l'exclusion du monde de l'au-delà, et que « Maliki yawmi d-din » mérite d'être relié à cela pour que l'on sache qu'Il est dans l'au-delà de leur possession et de leur seigneurie de la même manière qu'Il l'était dans le bas monde - est fausse. Et l'on demande à celui qui prétend cela la différence entre lui et quelqu'un qui, comme lui, arbitrerait dans l'interprétation de Sa parole « Seigneur des mondes », en arbitrant et en disant : Il n'a voulu par cela que le fait qu'Il est le Seigneur des deux mondes du temps de Muhammad (paix et salut sur lui), à l'exclusion des deux mondes des autres temps passés avant lui et survenus après lui, comme l'a prétendu l'auteur de cette parole : qu'Il a voulu par cela les deux mondes d'ici-bas, à l'exclusion des deux mondes de l'au-delà - à partir d'un fondement ou d'une indication. Il ne dira donc rien sur l'un des deux sans que l'équivalent ne lui soit imposé sur l'autre. Quant à celui qui prétend que l'interprétation de Sa parole (Maliki yawmi d-din) est qu'Il est Celui qui possède l'établissement du Jour de la Rétribution, ce que nous avons imposé à l'auteur de cette parole précédente lui est également imposé. Car l'établissement de la Résurrection n'est que la restitution des créatures qui ont péri à leurs états qu'elles avaient avant la destruction, dans la demeure qu'Allah leur a préparée et ce qu'Il y a préparé. Et ils sont les mondes dont Il a informé qu'Il est leur Seigneur dans Sa parole « Seigneur des mondes ». Quant à l'interprétation de cela dans la lecture de celui qui lit (Malika yawmi d-din), il a voulu dire : Ô Maître du Jour de la Rétribution, et il l'a mis à l'accusatif avec l'intention de l'apostrophe et de l'invocation, comme Il l'a dit, que Sa majesté soit exaltée : « Joseph, détourne-toi de cela » [Sourate Yusuf : 29] avec l'interprétation : Ô Joseph, détourne-toi de cela. Et comme l'a dit le poète des Banu Asad, et c'est une poésie - dit-on - préislamique : Si tu m'as accusé à tort de cela Ô Juz', alors tu as rencontré son équivalent rapidement Il veut dire : Ô Juz'. Et comme l'a dit l'autre : Vous avez menti, par la Maison d'Allah, vous ne l'épouserez pas, Ô fils de celle dont les cornes ont blanchi, elle crie et trait Il veut dire : Ô fils de celle dont les cornes ont blanchi. Ce qui l'a conduit à lire cela - avec la casse directe du kaf de « Maliki », sur le sens que j'ai décrit - c'est sa confusion dans l'orientation de Sa parole : « C'est Toi que nous adorons, et c'est Toi dont nous implorons secours » dans son orientation, avec la casse indirecte de (Maliki yawmi d-din) et son abaissement. Il a donc pensé que le sens de cela n'était pas correct après sa casse indirecte de (Maliki yawmi d-din), alors il a mis à l'accusatif « Malika yawmi d-din » pour que « C'est Toi que nous adorons » soit une adresse pour lui. Comme s'il voulait dire : Ô Maître du Jour de la Rétribution, c'est Toi que nous adorons, et c'est Toi dont nous implorons secours. Et s'il avait connu l'interprétation du début de la sourate, et que « Louange à Allah, Seigneur des mondes » est un ordre d'Allah à Son serviteur de dire cela - comme nous l'avons mentionné précédemment d'après le récit d'Ibn Abbas : que Jibril a dit au Prophète (paix et salut sur lui) de la part d'Allah, exalté soit-Il : Dis, ô Muhammad : « Louange à Allah, Seigneur des mondes, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux, Maître du Jour de la Rétribution », et dis aussi, ô Muhammad : « C'est Toi que nous adorons, et c'est Toi dont nous implorons secours » - et s'il avait compris des Arabes que leur habitude, lorsqu'ils rapportent ou ordonnent de rapporter un récit qui suit la parole, est de s'adresser puis d'informer d'un absent, et d'informer d'un absent puis de revenir à l'adresse, parce que dans le récit par la parole il y a le sens de l'absent et de l'interlocuteur, comme leur parole à l'homme : J'ai dit à ton frère : Si tu te levais, je me lèverais, et j'ai dit à ton frère : S'il se levait, je me lèverais - alors sa sortie de ce qui lui a paru difficile dans l'orientation de la casse indirecte de « Maliki yawmi d-din » lui aurait été facile. Et parmi les exemples de « Maliki yawmi d-din » à la casse indirecte, puis le retour à l'adresse par « C'est Toi que nous adorons », pour ce que nous avons mentionné précédemment - le verset célèbre de la poésie d'Abu Kabir al-Hudhali : Ô regret de mon âme ! La fraîcheur de la jeunesse de Khalid Et la blancheur de ton visage sont pour la poussière blanche Il est donc revenu à l'adresse par sa parole : « Et la blancheur de ton visage », après que l'information sur Khalid ait déjà été donnée sur le mode de l'information sur l'absent. Et de cela, la parole de Labid ibn Rabi'a : Elle passa la nuit à se plaindre à moi, l'âme, en sanglots, Et je t'ai portée sept fois après soixante-dix Il est donc revenu à l'adresse de lui-même, alors que l'information sur elle avait déjà été donnée sur le mode de l'information sur l'absent. Et de cela, la parole d'Allah, et Il est le plus véridique dans la parole et le plus ferme dans l'argument : « Jusqu'à ce que, lorsque vous êtes en mer, et que [les vaisseaux] voguent avec eux par un bon vent » [Sourate Yunus : 22], Il s'est donc adressé puis est revenu à l'information sur l'absent, et n'a pas dit : « et voguent avec vous ». Les témoignages de la poésie et de la parole des Arabes à ce sujet sont plus nombreux que ce qui peut être compté, et dans ce que nous avons mentionné, il y a une
📜 Texte arabe source

القول في تأويل قوله : مَالِكِ يَوْمِ الدِّينِ .

قال أبو جعفر: القرَّاء مختلفون في تلاوة ( ملك يَوْمِ الدِّينِ ). فبعضهم يتلوه " مَلِكِ يَوْمِ الدِّينِ "، وبعضهم يتلوه (مَلِكِ يَوْمِ الدِّينِ) وبعضهم يتلوه (مالِكَ يَوْمِ الدِّينِ) بنصب الكاف. وقد استقصينا حكاية الرواية عمن رُوي عنه في ذلك قراءةٌ في " كتاب القراآت "، وأخبرنا بالذي نختار من القراءة فيه، والعلة الموجبة صحّة ما اخترنا من القراءة فيه، فكرهنا إعادة ذلك في هذا الموضع، إذ كان الذي قَصَدْنا له، في كتابنا هذا، البيانَ عن وجوه تأويل آي القرآن، دون وجوه قراءتها.

ولا خلاف بين جميع أهل المعرفة بلغات العرب، أن المَلِك من " المُلْك " &; 1-149 &; مشتق، وأن المالك من " المِلْك " مأخوذٌ. فتأويل قراءةِ من قرأ ذلك: (مَلِكِ يَوْمِ الدِّينِ)، أن لله المُلْك يوم الدين خالصًا دون جميع خلقه، الذين كانوا قبل ذلك في الدنيا ملوكًا جبابرة ينازعونه الملك، ويدافعونه الانفرادَ بالكبرياء والعظمة والسلطان والجبرية (81) . فأيقنوا بلقاء الله يوم الدين أنهم الصَّغَرة الأذِلّة (82) ، وأنّ له - من دُونهم، ودون غيرهم - المُلك والكبرياء، والعزة والبهاء، كما قال جلّ ذكره وتقدست أسماؤه في تنـزيله: يَوْمَ هُمْ بَارِزُونَ لا يَخْفَى عَلَى اللَّهِ مِنْهُمْ شَيْءٌ لِمَنِ الْمُلْكُ الْيَوْمَ لِلَّهِ الْوَاحِدِ الْقَهَّارِ [سورة غافر: 16]. فأخبر تعالى ذكره أنه المنفرد يومئذ بالمُلك دون ملوك الدنيا، الذين صارُوا يوم الدّين منْ مُلكهم إلى ذِلّة وصَغار، ومن دُنياهم في المعاد إلى خسار.

وأما تأويلُ قراءة من قرأ: (مالك يوم الدين)، فما:-

166 - حدثنا به أبو كُريب، قال: حدثنا عثمان بن سعيد، عن بشر بن عُمارة، قال: حدثنا أبو رَوْق، عن الضحاك، عن عبد الله بن عباس: (مَالِكِ يَوْمِ الدِّينِ)، يقول: لا يملك أحدٌ في ذلك اليوم معهُ حكمًا كمِلْكِهم في الدنيا. ثم قال: لا يَتَكَلَّمُونَ إِلا مَنْ أَذِنَ لَهُ الرَّحْمَنُ وَقَالَ صَوَابًا [سورة النبأ: 38] وقال: وَخَشَعَتِ الأَصْوَاتُ لِلرَّحْمَنِ [سورة طه: 108] . وقال: وَلا يَشْفَعُونَ إِلا لِمَنِ ارْتَضَى (83) [سورة الأنبياء: 28].

قال أبو جعفر: وأولى التأويلين بالآية، وأصحُّ القراءتين في التلاوة عندي، التأويلُ الأول، وهي قراءةُ من قرأ " مَلِكِ" بمعنى " المُلك ". لأن في الإقرار له بالانفراد بالمُلك، إيجابًا لانفراده بالمِلْك، وفضيلة زيادة المِلك على المالك (84) ، إذْ كان معلومًا أن لا مَلِك إلا وهو مالكٌ، وقد يكون المالكُ لا ملكًا .

وبعدُ، فإن الله جلّ ذكره، قد أخبر عبادَه في الآية التي قبل قوله (ملِكِ يوم الدين) أنه مالكُ جميع العالمين وسيَّدهم، ومُصلحُهم، والناظرُ لهم، والرحيم بهم في الدنيا والآخرة، بقوله: الْحَمْدُ لِلَّهِ رَبِّ الْعَالَمِينَ * الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ .

وإذْ كان جلّ ذكره قد أنبأهم عن مِلْكه إيَّاهم كذلك بقوله: رَبِّ الْعَالَمِينَ ، فأولى الصّفات من صفاته جل ذكره أن يَتْبَع ذلك ما لم يحْوِه قوله رَبِّ الْعَالَمِينَ * الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ ، مع قرب ما بين الآيتين من المواصَلة والمجاورة، إذْ كانت حكمتُه الحكمةَ التي لا تشبهها حِكمةٌ، وكان في إعادة وصفه جلّ ذكره بأنه (مالِكِ يوم الدين)، إعادةُ ما قد مضى من وصفه به في قوله رَبِّ الْعَالَمِينَ ، مع تقارب الآيتين وتجاوز الصفتين. وكان في إعادة ذلك تكرارُ ألفاظ مختلفة بمعان متفقة، لا تفيد سامع ما كُرِّر منه فائدةً به إليها حاجة. والذي لم يحْوِه من صفاته جلّ ذكره ما قبل قوله: (مالك يوم الدين)، المعنى الذي في قوله: (مَلِك يوم الدين)، وهو وصْفه بأنه الملِك.

فبيِّن إذًا أن أولى القراءتين بالصواب، وأحقّ التأويلين بالكتاب، قراءة من قرأه ( مَلِكِ يَوْمِ الدِّينِ )، بمعنى إخلاص المُلك له يوم الدين، دون قراءة من قرأ (مالك يوم الدين) الذي بمعنى أنه يملك الحكمَ بينهم وفصلَ القضاء، متفرِّدًا به دون سائر خلقه.

فإن ظنّ ظانّ أن قوله رَبِّ الْعَالَمِينَ نبأ عن ملكه إياهم في الدنيا دون الآخرة، يوجبُ وصْلَ ذلك بالنبأ عن نفسه أنه: مَنْ مَلَكهم في الآخرة على نحو مِلْكه إياهم في الدنيا بقوله (مالك يوم الدين) - فَقد أغفلَ وظنَّ خطأ (85) .

وذلك أنه لو جاز لِظانّ أنْ يظنّ أن قوله رَبِّ الْعَالَمِينَ محصورٌ معناه على الخبر عن ربوبِيَّة عالم الدنيا دُونَ عالم الآخرة، مع عدم الدلالة على أن مَعنى ذلك كذلك في ظاهر التنـزيل، أو في خبرٍ عن الرسول صلى الله عليه وسلم به منقولٍ، أو بحجّة موجودة في المعقول - لجاز لآخر أن يظنّ أن ذلك محصور على عالم الزمان الذي فيه نـزل قوله رَبِّ الْعَالَمِينَ ، دون سائر ما يحدث بعدَه في الأزمنة الحادثة من العالمين. إذْ كان صحيحًا بما قد قدّمنا من البيان، أنّ عالمَ كل زمان غير عالم الزمان الذي بعده.

فإن غَبِيَ - عن علم صحة ذلك بما قد قدمنا - ذو غباء، فإنّ في قول الله جل ثناؤه: وَلَقَدْ آتَيْنَا بَنِي إِسْرَائِيلَ الْكِتَابَ وَالْحُكْمَ وَالنُّبُوَّةَ وَرَزَقْنَاهُمْ مِنَ الطَّيِّبَاتِ وَفَضَّلْنَاهُمْ عَلَى الْعَالَمِينَ [سورة الجاثية: 16] دلالةً واضحةً على أنّ عالم كلّ زمان، غيرُ عالم الزمان الذي كان قَبله، وعالم الزمان الذي بعدَه، إذْ كان الله جلّ ثناؤه قد فضّل أمّة نبينا محمد صلى الله عليه وسلم على سائر الأمم الخالية، وأخبرهم بذلك في قوله: كُنْتُمْ خَيْرَ أُمَّةٍ أُخْرِجَتْ لِلنَّاسِ الآية [سورة آل عمران: 110]. فمعلومٌ بذلك أن بَني إسرائيل في عصر نبينا لم يكونوا -مع تكذيبهم به صلى الله عليه وسلم- أفضلَ العالمين، بل كانَ أفضلَ العالمين في ذلك العصر وبعدَه إلى قيام الساعة، المؤمنون به المتَّبِعون منهاجهُ، دون من سِواهم من الأمم المكذِّبة الضالة عن منهاجه.

وإذْ كان بيِّنًا فساد تأويل متأوِّلٍ لو تأوّل قوله رَبِّ الْعَالَمِينَ أنه معنيٌّ به &; 1-152 &; أن الله ربُّ عَالمي زَمن نبيّنا محمد صلى الله عليه وسلم، دون عالمي سائر الأزمنة غيره - كان واضحًا فساد قول من زعم أنّ تأويلَهُ: ربُّ عالَمِ الدنيا دُون عالَمِ الآخرة، وأنّ " مالك يوم الدين " استحقَّ الوصلَ به ليُعلَم أنه في الآخرة من مِلْكِهم ورُبُوبيتهم بمثل الذي كان عليه في الدنيا.

ويُسْأل زاعم ذلك، الفرقَ بينه وبين متحكم مثله - في تأويل قوله رَبِّ الْعَالَمِينَ ، تحكَّم فقال: إنه إنما عنى بذلك أنه ربّ عالمي زمان محمّد صلى الله عليه وسلم، دون عالمي غيره من الأزمان الماضية قبله، والحادثة بعده، كالذي زعم قائل هذا القول: أنه عَنى به عالمي الدنيا دُون عالمي الآخرة - من أصل أو دلالة (86) . فلن يقول في أحدهما شيئًا إلا ألزم في الآخر مثله.

وأما الزاعم أن تأويل قوله (مالك يوم الدين) أنه الذي يملكُ إقامة يَوم الدين، فإن الذي ألزمْنا قَائلَ هذا القول الذي قبله - له لازمٌ. إذْ كانت إقامةُ القيامة، إنما هي إعادة الخلق الذين قد بادوا لهيئاتهم التي كانوا عليها قبل الهلاك، في الدار التي أعَدّ الله لهم فيها ما أعدّ. وُهمُ العالَمون الذين قد أخبر جلّ ذكره عنهم أنه ربُّهم في قوله رَبِّ الْعَالَمِينَ .

وأما تأويل ذلك في قراءة من قرأ (مَالِكَ يَوْمِ الدِّينِ)، فإنه أراد: يا مالك يوم الدين، فنصَبه بنيّة النداء والدعاء، كما قال جلّ ثناؤه: يُوسُفُ أَعْرِضْ عَنْ هَذَا [سورة يوسف: 29] بتأويل: يا يوسف أعرضْ عن هذا، وكما قال الشاعر من بني أسد، وهو شعر -فيما يقال- جاهلي:

إنْ كُــنْتَ أَزْنَنْتَنــي بِهَــا كَذِبًـا

جَــزْءُ, فلاقَيْــتَ مِثْلَهَــا عَجِـلا (87)

يريد: يا جزءُ، وكما قال الآخر:

كَــذَبْتُمْ وبيــتِ اللـه لا تَنْكِحُونَهَـا,

بَنـي شَـاب قَرْنَاهـا تَصُـرُّ وتَحْـلبُ (88)

يريد: يا بني شابَ قرْناها. وإنما أوْرطه في قراءة ذلك - بنصب الكاف من " مالك "، على المعنى الذي وصفتُ - حيرتهُ في توجيه قَوله: إِيَّاكَ نَعْبُدُ وَإِيَّاكَ نَسْتَعِينُ وِجْهَته، مع جر (مالك يوم الدين) وخفضِه. فظنّ أنّه لا يصحّ معنى ذلك بعد جرِّه (مالك يوم الدين)، فنصب: " مالكَ يوم الدين " ليكون إِيَّاكَ نَعْبُدُ له خطابًا. كأنه أراد: يا مالك يوم الدين، إياك نعبد وإياك نَستعين . ولو كان عَلم تأويل أول السورة، وأن الْحَمْدُ لِلَّهِ رَبِّ الْعَالَمِينَ أمرٌ من الله عبدَه بقيلِ ذلك - كما ذكرنا قبلُ من الخبر عن ابن عباس: أن جبريلَ قال للنبي صلى الله عليه وسلم عن الله تعالى ذكره: قل يا محمد، الْحَمْدُ لِلَّهِ رَبِّ الْعَالَمِينَ * الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ * مَالِكِ يَوْمِ الدِّينِ ، وقل أيضًا يا محمد: إِيَّاكَ نَعْبُدُ وَإِيَّاكَ نَسْتَعِينُ (89) - وكان عَقَل (90) عن العرب أنَّ من شأنها إذا حكَت أو أمرت بحكاية خبرٍ يتلو القولَ، أن تخاطب ثم تخبر عن غائب، وتخبرَ عن الغائب ثم تعودَ إلى الخطاب، لما في الحكاية بالقول من معنى الغائب والمخاطب، كقولهم للرجل: قد قلتُ لأخيك: لو قمتَ لقمتُ، وقد قلتُ لأخيك: لو قام لقمتُ (91) - لسَهُل عليه مخرجُ ما استصعب عليه وجْهتُه من جر " مالك يوم الدين ".

ومن نظير " مالك يوم الدين " مجرورًا، ثم عَوْده إلى الخطاب بـ إِيَّاكَ نَعْبُدُ ، لما ذكرنا قبل - البيتُ السائرُ من شعر أبي كبير الهُذَلي:

يَـا لَهْـفَ نَفْسـي كـان جِـدَّةُ خَـالِدٍ

وَبَيَــاضُ وَجْـهِكَ للـتُّرابِ الأَعْفَـرِ (92)

فرجعَ إلى الخطاب بقوله: " وبياضُ وَجْهك "، بعد ما قد مضى الخبرُ عن خالد على معنى الخبر عن الغائب.

ومنه قول لبيد بن ربيعة:

بَــاتَتْ تَشَـكَّى إلـيّ النَّفْسُ مُجْهِشَـةً

وقــد حَـمَلْتُكِ سَـبْعًا بَعْـدَ سَـبْعِينَا (93)

فرجع إلى مخاطبة نفسه، وقد تقدم الخبر عنها على وجه الخبر عن الغائب.

ومنه قول الله ، وهو أصدق قيلٍ وأثبتُ حجةٍ: حَتَّى إِذَا كُنْتُمْ فِي الْفُلْكِ وَجَرَيْنَ بِهِمْ بِرِيحٍ طَيِّبَةٍ [سورة يونس: 22] ، فخاطب ثم رجع إلى الخبر عن الغائب، ولم يقل: وَجرَين بكم . والشواهدُ من الشعر وكلام العرب في ذلك أكثر من أن تُحصى، وفيما ذكرنا كفاية لمن وُفِّق لفهمه.

فقراءة: " مالكَ يوم الدين " محظورة غير جائزة، لإجماع جميع الحجة من القرّاء وعلماء الأمة على رَفض القراءة بها.

القول في تأويل قوله جل ثناؤه: يَوْمِ الدِّينِ .

قال أبو جعفر: والدين في هذا الموضع، بتأويل الحساب والمجازاة بالأعمال، كما قال كعب بن جُعَيْل:

إِذَا مَـــا رَمَوْنَـــا رَمَيْنَـــاهُم

ودِنَّــاهُمُ مِثْــلَ مــا يُقْرِضُونَــا (94)

وكما قال الآخر:

وَاعْلَــمْ وأَيْقِــنْ أنَّ مُلْكـكَ زائـلٌ

واعلــمْ بــأَنَّكَ مَــا تـدِينُ تُـدَانُ (95)

يعني: ما تَجْزِي تُجازى.

ومن ذلك قول الله جل ثناؤه كَلا بَلْ تُكَذِّبُونَ بِالدِّينِ - يعني: بالجزاء - وَإِنَّ عَلَيْكُمْ لَحَافِظِينَ [سورة الانفطار: 9 ، 10] يُحصون ما تعملون من الأعمال، وقوله تعالى فَلَوْلا إِنْ كُنْتُمْ غَيْرَ مَدِينِينَ [سورة الواقعة: 86] ، يعني غير مجزيِّين بأعمالكم ولا مُحاسَبين.

وللدين معانٍ في كلام العرب، غير معنى الحساب والجزاء، سنذكرها في أماكنها إن شاء الله.

&; 1-156 &;

وبما قُلنا في تأويل قوله (يوم الدين) جاءت الآثار عن السلف من المفسِّرين، مع تصحيح الشواهد تأويلَهم الذي تأوّلوه في ذلك.

167 - حدثنا أبو كريب محمد بن العلاء، قال: حدثنا عثمان بن سعيد، قال: حدثنا بشر بن عُمارة، قال: حدثنا أبو رَوق، عن الضحاك، عن عبد الله بن عباس: (يَوْمِ الدِّينِ) ، قال: يوم حساب الخلائق، وهو يوم القيامة، يدينهم بأعمالهم، إن خيرًا فخيرًا، وإن شرًّا فشرًّا، إلا من عَفا عنه، فالأمرُ أمرُه. ثم قال: أَلا لَهُ الْخَلْقُ وَالأَمْرُ [سورة الأعراف: 54] . (96)

168 - وحدثني موسى بن هارون الهَمْدَاني، قال: حدثنا عمرو بن حماد القَنَّاد، قال: حدثنا أسباط بن نصر الهمداني، عن إسماعيل بن عبد الرحمن السُّدِّي، عن أبي مالك ، وعن أبي صالح، عن ابن عباس - وعن مرة الهمداني عن ابن مسعود - وعن ناس من أصحاب النبي صلى الله عليه وسلم: (مَلِكِ يَوْمِ الدِّينِ)، هو يوم الحساب. (97)

169 - حدثنا الحسن بن يحيى، قال: أخبرنا عبد الرزاق، قال: أخبرنا مَعمر، عن قتادة في قوله: (مَالِكِ يَوْمِ الدِّينِ) قال: يوم يَدينُ الله العبادَ بأعمالهم. (98)

170 - وحدثنا القاسم بن الحسن، قال: حدثنا الحسين بن داود، قال: حدثني حجاج، عن ابن جريج، (مالك يوم الدين) قال: يوم يُدان الناس بالحساب. (99)

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الهوامش :

(81) الجبرية والجبروت واحد ، وهو من صفات الله العلي . الجبار : القاهر فوق عباده ، يقهرهم على ما أراد من أمر ونهي ، سبحانه وتعالى .

(82) الصغرة جمع صاغر : وهو الراضي بالذل المقر به . والأذلة جمع ذليل .

(83) الخبر 166 - سبق الكلام مفصلا في ضعف هذا الإسناد 137 . وهذا الخبر ، مع باقيه الآتي 167 نقله ابن كثير 1 : 46 دون إسناد ولا نسبة ، ونقله السيوطي 1 : 14 ونسبه أيضًا لابن أبي حاتم . وقال ابن كثير : " وكذلك قال غيره من الصحابة والتابعين والسلف . وهو ظاهر" .

(84) في المخطوطة : "الملك على الملك" ، وهما سواء .

(85) قوله "أغفل" ، فعل لازم غير متعد . ومعناه : دخل في الغفلة والنسيان ووقع فيهما ، وهي عربية معرقة ، وإن لم توجد في المعاجم ، وهي كقولهم : أنجد ، دخل نجدًا ، وأشباهها . وحسبك بها عربية أنها لغة الشافعي ، أكثر من استعمالها في الرسالة والأم . من ذلك قوله في الرسالة : 42 رقم : 136 : "وبالتقليد أغفل من أغفل منهم" .

(86) سياق العبارة : "ويسأل زاعم ذلك ، الفرق . . . من أصل أو دلالة " ، وما بينهما فصل .

(87) الشعر لجاهلي مخضرم هو حضرمي بن عامر الأسدي ، وفد إلى رسول الله صلى الله عليه وسلم في نفر من بني أسد فأسلموا جميعًا . وسبب قوله هذا الشعر : أن إخوته كانوا تسعة ، فجلسوا على بئر فانخسفت بهم ، فورثهم ، فحسده ابن عمه جزء بن مالك بن مجمع ، وقال له : من مثلك؟ مات إخوتك فورثتهم ، فأصبحت ناعمًا جذلا . وما كاد ، حتى جلس جزء وإخوة له تسعة على بئر فانخسفت بإخوته ونجا هو ، فبلغ ذلك حضرميًا فقال : إنا لله وإنا إليه راجعون ، كلمة وافقت قدرًا وأبقت حقدًا . يعني قوله لجزء : "فلاقيت مثلها عجلا" . وأزننته بشيء : اتهمته به . انظر أمالي القالي 1 : 67 ، والكامل 1 : 41 - 42 وغيرهما .

(88) نسبه في اللسان (قرن) ومجاز القرآن : 100 إلى رجل من بني أسد والبيت في سيبويه 1 : 295 / 2 : 7 ، 65 ، وهو شاهد مشهور . "وبني شاب قرناها" يعني قومًا ، يقول : بني التي يقال لها : شاب قرناها ، أي يا بني العجوز الراعية ، لا هم لها إلا أن تصر ، أي تشد الصرار على الضرع حتى تجتمع الدرة ، ثم تحلب . وذلك ذم لها . والقرن : الضفيرة .

(89) انظر : 151 ، 155 .

(90) عطف على قوله : " ولو كان علم . . . " .

(91) جواب " لو كان علم . . . وكان عقل " .

(92) ديوان الهذليين 2 : 101 . في المطبوعة : "جلدة" وهو خطأ وقوله "جدة" يعني شبابه الجديد . والجدة : نقيض البلى . والتراب الأعفر : الأبيض ، قل أن يطأه الناس لجدبه . وخالد : صديق له من قومه ، يرثيه .

(93) القسم الثاني من ديوانه : 46 ، وقال ابن سلام في طبقات فحول الشعراء : ص 50 وذكر البيت وبيتًا معه ، أنهما قد رويا عن الشعبي (ابن سعد 6 : 178) ، وهما يحملان على لبيد ، ثم قال : "ولا اختلاف في أن هذا مصنوع تكثر به الأحاديث ، ويستعان به على السهر عند الملوك والملوك لا تستقصي" . أجهش بالبكاء : تهيأ له وخنقه بكاؤه .

(94) الكامل للمبرد 1 : 191 ، ووقعة صفين لنصر بن مزاحم 1 : 52 ، المخصص 17 : 155 .

(95) الكامل للمبرد 1 : 192 منسوبًا إلى يزيد بن أبي الصعق الكلابي ، وكذلك في جمهرة الأمثال للعسكري : 196 ، والمخصص 17 : 155 ، وفي اللسان (زنأ) و (دان) منسوبين إلى خويلد بن نوفل الكلابي ، وفي الخزانة 4 : 230 إلى بعض الكلابيين . يقولون : إن الحارث بن أبي شمر الغساني كان إذا أعجبته امرأة من قيس عيلان بعث إليها واغتصبها ، فأخذ بنت يزيد بن الصعق الكلابي ، وكان أبوها غائبًا ، فلما قدم أخبر . فوفد إليه فوقف بين يديه وقال :

يَـا أَيُّهَـا المَلِـكُ المُقِيـتُ ! أمَا تَـرى

لَيْــلاً وصُبْحًــا كَـيْف يَخْتَلِفَـانِ ?

هَـلْ تَسْـتَطِيعُ الشَّـمْسَ أن تَـأتِي بها

لَيْــلاً ? وهـل لَـكَ بِـالْمَلِيك يَـدَانِ?

يَــا حَـارِ, أيْقِـنْ أنَّ مـُلْكَـكَ زَائِـلٌ

. . . . . . . . . . . . . . . . . . .

(96) الخبر 167 - سبق تخريجه في الخبر 166 .

(97) الخبر 168 - هذا الإسناد من أكثر الأسانيد دورانًا في تفسير الطبري ، إن لم يكن أكثرها ، فلا يكاد يخلو تفسير آية من رواية بهذا الإسناد . وقد عرض الطبري نفسه في (ص 121 بولاق ، سطر : 28 وما بعده) ، فقال ، وقد ذكر الخبر عن ابن مسعود وابن عباس بهذا الإسناد : "فإن كان ذلك صحيحًا ، ولست أعلمه صحيحًا ، إذ كان بإسناده مرتابًا . . . . " . ولم يبين علة ارتيابه في إسناده ، وهو مع ارتيابه قد أكثر من الرواية به . ولكنه لم يجعلها حجة قط .

بيد أني أراه إسنادا يحتاج إلى بحث دقيق . ولأئمة الحديث كلام فيه وفي بعض رجاله . وقد تتبعت ما قالوا وما يدعو إليه بحثه ، ما استطعت ، وبدا لي فيه رأي ، أرجو أن يكون صوابًا ، إن شاء الله . وما توفيقي إلا بالله :

أما شيخ الطبري ، وهو "موسى بن هارون الهمداني" : فما وجدت له ترجمة ، ولا ذكرًا في شيء مما بين يدي من المراجع ، إلا ما يرويه عنه الطبري أيضًا في تاريخه ، وهو أكثر من خمسين موضعًا في الجزئين الأول والثاني منه . وما بنا حاجة إلى ترجمته من جهة الجرح والتعديل ، فإن هذا التفسير الذي يرويه عن عمرو بن حماد ، معروف عند أهل العلم بالحديث . وما هو إلا رواية كتاب ، لا رواية حديث بعينه .

"وعمرو بن حماد" : هو عمرو بن حماد بن طلحة القناد ، وقد ينسب إلى جده ، فيقال عمرو بن طلحة ، وهو ثقة ، روى عنه مسلم في صحيحه ، وترجمه ابن سعد في الطبقات 6 : 285 ، وقال : "وكان ثقة إن شاء الله" مات سنة 222 . وترجمه ابن أبي حاتم في الجرح والتعديل 3 / 1 / 228 ، وروى عن أبيه ويحيى بن معين أنهما قالا فيه : "صدوق" .

أسباط بن نصر الهمداني : مختلف فيه ، وضعفه أحمد ، وذكره ابن حبان في الثقات : 410 ، ةترجمه البخاري في الكبير 1 / 2 / 53 فلم يذكر فيه جرحًا ، وترجمه ابن أبي حاتم في الجرح والتعديل 1 / 1 / 332 ، وروى عن يحيى بن معين قال : "أسباط بن نصر ثقة" . وقد رجحنا توثيقه في شرح المسند ، في الحديث 1286 .

إسماعيل بن عبد الرحمن بن أبي كريمة السدي : هو السدي الكبير ، قرشي بالولاء ، مولى زينب بنت قيس بن مخرمة ، من بني عبد مناف ، كما نص على ذلك البخاري في تاريخيه : الصغير : 141 - 142 ، والكبير 1 / 1 / 361 ، وهو تابعي ، سمع أنسًا ، كما نص على ذلك البخاري أيضًا ، وروى عن غيره من الصحابة ، وعن كثير من التابعين . وهو ثقة . أخرج له مسلم في صحيحه ، وثقه أحمد بن حنبل ، فيما روى ابن أبي حاتم في الجرح والتعديل 1 / 1 / 184 ، وروى أيضًا عن أحمد ، قال : "قال لي يحيى بن معين يومًا عند عبد الرحمن بن مهدي : السدي ضعيف ، فغضب عبد الرحمن ، وكره ما قال" : وفي الميزان والتهذيب "أن الشعبي قيل له : إن السدي قد أعطي حظًا من علم القرآن ، فقال : قد أعطي حظًا من جهل بالقرآن!" . وعندي أن هذه الكلمة من الشعبي قد تكون أساسا لقول كل من تكلم في السدي بغير حق . ولذلك لم يعبأ البخاري بهذا القول من الشعبي ، ولم يروه ، بل روى في الكبير عن مسدد عن يحيى قال : " سمعت ابن أبي خالد يقول : السدي أعلم بالقرآن من الشعبي" . وروى في تاريخيه عن ابن المديني عن يحيى ، وهو القطان ، قال : "ما رأيت أحدًا يذكر السدي إلا بخير ، وما تركه أحد" . وفي التهذيب : "قال العجلي : ثقة عالم بالتفسير راوية له" . وقد رجحنا توثيقه في شرح المسند 807 . وتوفي السدي سنة 127 .

و "السدي" : بضم السين وتشديد الدال المهملتين ، نسبة إلى "السدة" ، وهي الباب ، لأنه كان يجلس إلى سدة الجامع بالكوفة ، ويبيع بها المقانع .

أبو مالك: هو الغفاري ، واسمه غزوان . وهو تابعي كوفي ثقة . ترجمه البخاري في الكبير 4 / 1 / 108 ، وابن سعد في الطبقات 6 : 206 ، وابن أبي حاتم في الجرح والتعديل 3 / 2 / 55 ، وروى توثيقه يحيى بن معين .

أبو صالح : هو مولى أم هانئ بنت أبي طالب ، واسمه باذام ، ويقال باذان . وهو تابعي ثقة ، رجحنا توثيقه في شرح المسند 2030 ، وترجمه البخاري في الكبير 1 / 2 / 144 ، وروى عن محمد بن بشار ، قال : "ترك ابن مهدي حديث أبي صالح" . وكذلك روى ابن أبي حاتم في ترجمته في الجرح والتعديل 1 / 1 / 431 - 432 عن أحمد بن حنبل عن ابن مهدي . ولكنه أيضًا عن يحيى بن سعيد القطان ، قال : " لم أرَ أحدًا من أصحابنا ترك أبا صالح مولى أم هانئ ، وما سمعت أحدًا من الناس يقول فيه شيئًا ، ولم يتركه شعبة ولا زائدة ولا عبد الله بن عثمان" . وروى أيضًا عن يحيى بن معين ، قال : " أبو صالح مولى أم هانئ ليس به بأس ، فإذا روى عنه الكلبي فليس بشيء ، وإذا روى عنه غير الكلبي فليس به بأس ، لأن الكلبي يحدث به مرة من رأيه ، ومرة عن أبي صالح ، ومرة عن أبي صالح عن ابن عباس" . يعني بهذا أن الطعن فيما يروي عنه هو في رواية الكلبي ، كما هو ظاهر .

هذا عن القسم الأول من هذا الإسناد . فإنه في حقيقته إسنادان أو ثلاثة . أولهما هذا المتصل بابن عباس .

والقسم الثاني ، أو الإسناد الثاني : "وعن مرة الهمداني عن ابن مسعود" . والذي يروي عن مرة الهمداني : هو السدي نفسه .

ومرة : هو ابن شراحيل الهمداني الكوفي ، وهو تابعي ثقة ، من كبار التابعين ، ليس فيه خلاف بينهم .

والقسم الثالث ، أو الإسناد الثالث : "وعن ناس من أصحاب النبي صلى الله عليه وسلم" .

وهذا أيضًا من رواية السدي نفسه عن ناس من الصحابة .

فالسدي يروي هذه التفاسير لآيات من القرآن : عن اثنين من التابعين عن ابن عباس ، وعن تابعي واحد عن ابن مسعود ، ومن رواية نفسه عن ناس من الصحابة .

وللعلماء الأئمة الأقدمين كلام في هذا التفسير ، بهذه الأسانيد ، قد يوهم أنه من تأليف من دون السدي من الرواة عنه ، إلا أني استيقنت بعدُ ، أنه كتاب ألفه السدي .

فمن ذلك قول ابن سعد في ترجمة "عمرو بن حماد القناد" 6 : 285 : "صاحب تفسير أسباط بن نصر عن السدي" . وقال في ترجمة "أسباط بن نصر" 6 : 261 : "وكان راوية السدي ، روى عنه التفسير" . وقال قبل ذلك في ترجمة "السدي" 6 : 225 : "إسماعيل بن عبد الرحمن السدي ، صاحب التفسير" . وقال قبل ذلك أيضًا ، في ترجمة "أبي مالك الغفاري" 6 : 206 : "أبو مالك الغفاري صاحب التفسير ، وكان قليل الحديث" .

ولكن الذي يرجح أنه كتاب ألفه السدي ، جمع فيه التفسير ، بهذه الطرق الثلاث ، قول أحمد بن حنبل في التهذيب 1 : 314 ، في ترجمة السدي : "إنه ليحسن الحديث، إلا أن هذا التفسير الذي يجئ به ، قد جعل له إسنادًا ، واستكلفه" . وقول الحافظ في التهذيب أيضًا 1 : 315 : "قد أخرج الطبري وابن أبي حاتم وغيرهما ، في تفاسيرهم ، تفسير السدي ، مفرقًا في السور ، من طريق أسباط بن نصر عنه" .

وقول السيوطي في الإتقان 2 : 224 فيما نقل عن الخليل في الإرشاد : "وتفسير إسماعيل السدي ، يورده بأسانيد إلى ابن مسعود وابن عباس . وروى عن السدي الأئمة ، مثل الثوري وشعبة . ولكن التفسير الذي جمعه ، رواه أسباط بن نصر . وأسباط لم يتفقوا عليه . غير أن أمثل التفاسير تفسير السدي" . ثم قال السيوطي : "وتفسير السدي ، [الذي] أشار إليه ، يورد منه ابن جرير كثيرًا ، من طريق السدي عن أبي مالك وعن أبي صالح عن ابن عباس ، وعن مرة عن ابن مسعود ، و [عن] ناس من الصحابة . هكذا . ولم يورد منه ابن أبي حاتم شيئًا ، لأنه التزم أن يخرج أصح ما ورد . والحاكم يخرج منه في مستدركه أشياء ، ويصححه ، لكن من طريق مرة عن ابن مسعود وناس ، فقط ، دون الطريق الأول ، وقد قال ابن كثير : إن هذا الإسناد يروي به السدي أشياء فيها غرابة" .

وأول ما نشير إليه في هذه الأقوال : التناقض بين قولي الحافظ ابن حجر والسيوطي ، في أن ابن أبي حاتم أخرج تفسير السدي مفرقًا في تفسيره ، كما صنع الطبري ، في نقل الحافظ ، وأنه أعرض عنه ، في نقل السيوطي . ولست أستطيع الجزم في ذلك بشيء ، إذ لم أرَ تفسير ابن أبي حاتم . ولكني أميل إلى ترجيح نقل ابن حجر ، بأنه أكثر تثبتًا ودقة في النقل من السيوطي .

ثم قد صدق السيوطي فيما نقل عن الحاكم . فإنه يروي بعض هذا التفسير في المستدرك ، بإسناده ، إلى أحمد بن نصر : "حدثنا عمرو بن طلحة القناد حدثنا أسباط بن نصر ، عن إسماعيل بن عبد الرحمن السدي ، عن مرة الهمداني ، عن عبد الله بن مسعود ، وعن أناس من أصحاب النبي صلى الله عليه وسلم" . ثم يصححه على شرط مسلم ، ويوافقه الذهبي في تلخيصه . من ذلك في المستدرك 2 : 258 ، 260 ، 273 ، 321 .

والحاكم في ذلك على صواب ، فإن مسلمًا أخرج لجميع رجال هذا الإسناد . من عمرو بن حماد بن طلحة القناد إلى مرة الهمداني . ولم يخرج لأبي صالح باذام ولا لأبي مالك الغفاري ، في القسم الأول من الإسناد الذي روى به السدي تفاسيره .

أما كلمة الإمام أحمد بن حنبل في السدي "إلا أن هذا التفسير الذي يجيء به ، قد جعل له إسنادًا واستكلفه" فإنه لا يريد ما قد يفهم من ظاهرها : أنه اصطنع إسنادا لا أصل له ؛ إذ لو كان ذلك ، لكان -عنده- كذابًا وضاعًا للرواية . ولكنه يريد -فيما أرى ، والله أعلم- أنه جمع هذه التفاسير ، من روايته عن هؤلاء الناس : عن أبي مالك وأبي صالح عن ابن عباس ، وعن مرة عن ابن مسعود ، وعن ناس من الصحابة ، ثم ساقها كلها مفصلة ، على الآيات التي ورد فيها شيء من التفسير ، عن هذا أو ذاك أو أولئك ، وجعل لها كلها هذا الإسناد ، وتكلف أن يسوقها به مساقًا واحدًا .

أعني : أنه جمع مفرق هذه التفاسير في كتاب واحد ، جعل له في أوله هذه الأسانيد . يريد بها أن ما رواه من التفاسير في هذا الكتاب ، لا يخرج عن هذه الأسانيد . ولا أكاد أعقل أنه يروي كل حرف من هذه التفاسير عنهم جميعا . فهو كتاب مؤلف في التفسير ، مرجع فيه إلى الرواية عن هؤلاء ، في الجملة ، لا في التفصيل .

إنما الذي أوقع الناس في هذه الشبهة ، تفريق هذه التفاسير في مواضعها ، مثل صنيع الطبري بين أيدينا ، ومثل صنيع ابن أبي حاتم ، فيما نقل الحافظ ابن حجر ، ومثل صنيع الحاكم في المستدرك . فأنا أكاد أجزم أن هذا التفريق خطأ منهم ، لأنه يوهم القارئ أن كل حرف من هذه التفاسير مروي بهذه الأسانيد كلها ، لأنهم يسوقونها كاملة عند كل إسناد ، والحاكم يختار منها إسنادًا واحدًا يذكره عند كل تفسير منها يريد روايته . وقد يكون ما رواه الحاكم -مثلا- بالإسناد إلى ابن مسعود ، ليس مما روى السدي عن ابن مسعود نصًا . بل لعله مما رواه من تفسير ابن عباس ، او مما رواه ناس من الصحابة ، روى عن كل واحد منهم شيئًا ، فأسند الجملة ، ولم يسند التفاصيل .

ولم يكن السدي ببدع في ذلك ، ولا يكون هذا جرحًا فيه ولا قدحًا . إنما يريد إسناد هذه التفاسير إلى الصحابة ، بعضها عن ابن عباس ، وبعضها عن ابن مسعود ، وبعضها عن غيرهما منهم . وقد صنع غيره من حفاظ الحديث وأئمته نحوًا مما صنع ، فما كان ذلك بمطعن فيهم ، بل تقبلها الحفاظ بعدهم ، وأخرجوها في دواوينهم . ويحضرني الآن من ذلك صنيع معاصره : ابن شهاب الزهري الإمام . فقد روى قصة حديث الإفك ، فقال : "أخبرني سعيد بن المسيب ، وعروة بن الزبير ، وعلقمة بن وقاص ، وعبيد الله بن عبد الله بن عتبة بن مسعود ، عن حديث عائشة زوج النبي صلى الله عليه وسلم ، حين قال لها أهل الإفك ما قالوا ، فبرأها الله مما قالوا . وكلهم حدثني طائفة من حديثها ، وبعضهم كان أوعى لحديثها من بعض وأثبت اقتصاصًا ، وقد وعيت عن كل واحد منهم الحديث الذي حدثني ، وبعض حديثهم يصدق بعضا " ، إلخ .

فذكر الحديث بطوله . وهو في صحيح مسلم 2 : 333 - 335 . وسيأتي في تفسير الطبري (18 : 71 - 74 بولاق) . ورواه الإمام أحمد والبخاري في صحيحه ، كما في تفسير ابن كثير 6 : 68 - 73 . ثم قال ابن كثير : " وهكذا رواه ابن إسحاق عن الزهري كذلك ، قال : " وحدثني يحيى بن عباد بن عبد الله بن الزبير عن أبيه عن عائشة ، وحدثني عبد الله بن أبي بكر بن محمد بن عمرو بن حزم عن عمرة عن عائشة " . وإسناد ابن إسحاق الأخير في الطبري أيضًا . والإسنادان كلاهما رواهما ابن إسحاق عن الزهري ، في السيرة (ص 731 من سيرة ابن هشام) .

والمثل على ذلك كثيرة ، يعسر الآن تتبعها .

وقد أفادنا هذا البحث أن تفسير السدي من أوائل الكتب التي ألفت في رواية الأحاديث والآثار .

وهو من طبقة عالية ، من طبقة شيوخ مالك من التابعين .

وبعد : فأما هذا الخبر بعينه ، فقد رواه الحاكم في المستدرك 2 : 258 ، بالإسناد الذي أشرنا إليه ، من رواية السدي عن مرة عن ابن مسعود ، وعن أناس من الصحابة . وقال : "هذا حديث صحيح على شرط مسلم ، ولم يخرجاه" . وافقه الذهبي . ونقله السيوطي في الدر المنثور 1 : 14 عن ابن جرير والحاكم ، وصححه ، عن ابن مسعود وناس من الصحابة " .

(98) الأثر 169 - نقله السيوطي 1 : 14 ونسبه لعبد الرزاق وعبد بن حميد . وهو ظاهر في رواية الطبري هذه - أنه من مصنف عبد الرزاق . ونسبه الشوكاني 1 : 12 لهما وللطبري .

(99) الأثر 170 - مضى الكلام على هذا الإسناد : 144 . وأما لفظه فلم يذكره أحد منهم .

Verset 5
Exégèse de la Sourate 1, verset 5 : Discours sur l'interprétation de la parole d'Allah, qu'Il soit exalté : « C'est Toi que nous adorons ». Abu Ja'far dit : L'interprétation de Sa parole « C'est Toi que nous adorons » est : « C'est à Toi, ô Allah, que nous nous humilions, que nous nous soumettons et que nous nous abaissons, en reconnaissant, ô notre Seigneur, Ta seigneurie, et non celle d'un autre que Toi. » 171 - Comme nous l'a rapporté Abu Kurayb, qui dit : nous a rapporté 'Uthman ibn Sa'id, qui dit : nous a rapporté Bishr ibn 'Umara, qui dit : nous a rapporté Abu Rawq, d'après al-Dahhak, d'après 'Abdullah ibn 'Abbas, qui dit : Gabriel dit à Muhammad, qu'Allah prie sur lui et le salue : « Dis, ô Muhammad : "C'est Toi que nous adorons", c'est-à-dire : c'est Toi que nous unifions, que nous craignons et en qui nous espérons, ô notre Seigneur, et non un autre que Toi. » Cela fait partie des paroles d'Ibn 'Abbas, et cela correspond à ce que nous avons dit. Nous avons choisi d'expliquer son interprétation comme signifiant « nous nous humilions, nous nous soumettons et nous nous abaissons », plutôt que de l'expliquer comme signifiant « nous espérons et nous craignons » — bien que l'espoir et la crainte n'existent qu'avec l'humilité — car l'adoration ('ubudiyya), chez tous les Arabes, a pour origine l'humilité (al-dhilla). Ils appellent en effet le chemin foulé, que les pieds ont piétiné et que les voyageurs ont rendu praticable, un chemin « mu'abbad » (rendu docile). De cela, la parole de Tarafa ibn al-'Abd : « Elle rivalise avec de nobles chamelles rapides, et je suis Jambe après jambe, sur un chemin foulé (mu'abbad) » Il veut dire par « al-mawr » : le chemin, et par « al-mu'abbad » : le chemin rendu docile et foulé. De même, on dit du chameau rendu docile par la monte pour les besoins : « mu'abbad ». C'est de là que l'esclave ('abd) est appelé 'abd en raison de sa soumission à son maître. Les témoignages de cela — tirés des poésies et des paroles des Arabes — sont trop nombreux pour être comptés, et ce que nous avons mentionné suffit à celui qui est guidé pour le comprendre, si Allah le veut. Discours sur l'interprétation de Sa parole : « Et c'est Toi dont nous implorons l'aide ». Abu Ja'far dit : Le sens de Sa parole « Et c'est Toi dont nous implorons l'aide » est : « C'est Toi, ô notre Seigneur, dont nous implorons l'aide pour T'adorer, T'obéir et dans toutes nos affaires — et non un autre que Toi. Car celui qui Te mécroit implore l'aide, dans ses affaires, de la divinité qu'il adore parmi les idoles, en dehors de Toi. Quant à nous, c'est de Toi que nous implorons l'aide dans toutes nos affaires, en Te vouant sincèrement l'adoration. » 172 - Comme nous l'a rapporté Abu Kurayb, qui dit : nous a rapporté 'Uthman ibn Sa'id, qui dit : m'a rapporté Bishr ibn 'Umara, qui dit : nous a rapporté Abu Rawq, d'après al-Dahhak, d'après 'Abdullah ibn 'Abbas, au sujet de « Et c'est Toi dont nous implorons l'aide » : il dit : « C'est Toi dont nous implorons l'aide pour Ton obéissance et pour toutes nos affaires. » Si quelqu'un dit : « Quel est le sens de l'ordre qu'Allah donne à Ses serviteurs de Lui demander Son aide pour Son obéissance ? Est-il concevable, alors qu'Il leur a ordonné de Lui obéir, qu'Il ne les aide pas à le faire ? Ou bien, quelqu'un dit-il à son Seigneur : "C'est Toi dont nous implorons l'aide pour Ton obéissance", sans être, par cette parole même, aidé — et c'est cela l'obéissance ? Quel est donc le sens de la demande du serviteur à son Seigneur de ce qu'Il lui a déjà donné ? » On répond : L'interprétation de cela n'est pas selon ce que tu as supposé. Le croyant qui invoque son Seigneur pour qu'Il l'aide à Lui obéir, L'invoque pour qu'Il l'aide, dans ce qui lui reste de sa vie, à accomplir ce dont Il l'a chargé de Son obéissance, et non pour ce qui est déjà passé et accompli de ses œuvres pies dans le temps écoulé de sa vie. La demande du serviteur à son Seigneur de cela est permise, car le fait qu'Allah donne à Son serviteur cela — tout en lui permettant d'utiliser ses membres pour accomplir ce dont Il l'a chargé de Son obéissance et ce qu'Il lui a imposé de Ses obligations — est une faveur de Sa part, qu'Il lui accorde, et une grâce qu'Il lui fait. Il n'y a ni corruption dans la gestion, ni injustice dans le jugement, dans le fait qu'Il ne favorise pas certains de Ses serviteurs par la réussite (tawfiq) — alors que le serviteur est occupé à Lui désobéir et détourné de Son amour — ni dans le fait qu'Il étende Sa faveur sur certains d'entre eux — alors que le serviteur s'épuise dans Son amour et se hâte vers Son obéissance. Ainsi, il n'est pas permis à un ignorant d'ignorer la place du jugement d'Allah dans Son ordre à Son serviteur de Lui demander Son aide pour Son obéissance. Dans l'ordre qu'Allah, qu'Il soit exalté, donne à Ses serviteurs de dire : « C'est Toi que nous adorons et c'est Toi dont nous implorons l'aide », au sens de leur demande de Son aide pour l'adoration, il y a la preuve la plus évidente de la fausseté de la parole de ceux qui professent le tafwid (délégation) parmi les gens du qadar (partisans du libre arbitre), qui jugent impossible qu'Allah ordonne à l'un de Ses serviteurs une chose, ou lui impose l'obligation d'une œuvre, sans lui avoir d'abord donné l'aide pour l'accomplir ou pour s'en abstenir. Si ce qu'ils disent était vrai, la demande faite à Allah de Son aide pour Son obéissance serait vaine. Car, selon leur dire, avec l'existence de l'ordre, de l'interdiction et de l'obligation, il serait un droit obligatoire pour Allah envers le serviteur de lui donner l'aide pour cela, que le serviteur Le Lui demande ou ne Le Lui demande pas. Bien plus, le fait de ne pas donner cela serait, selon eux, une injustice de Sa part. Si la chose était selon ce qu'ils disent, celui qui dit : « C'est Toi que nous adorons et c'est Toi dont nous implorons l'aide » ne ferait que demander à son Seigneur de ne pas être injuste. Dans l'unanimité de tous les gens de l'Islam — sur le fait de juger correcte la parole de celui qui dit : « Ô Allah, nous implorons Ton aide », et de juger erronée la parole de celui qui dit : « Ô Allah, ne sois pas injuste envers nous » — il y a une preuve claire de l'erreur de ce que disent ceux dont j'ai décrit la parole. Car l'interprétation, selon eux, de la parole de celui qui dit : « Ô Allah, nous implorons Ton aide » est : « Ô Allah, ne nous prive pas de Ton aide, car Ta privation de celle-ci serait une injustice de Ta part. » Si quelqu'un dit : « Comment se fait-il que l'on dise : "C'est Toi que nous adorons et c'est Toi dont nous implorons l'aide", en faisant précéder l'annonce de l'adoration et en retardant la demande de l'aide pour celle-ci ? Or l'adoration n'a lieu que par l'aide, et la demande de l'aide aurait donc plus de droit à être présentée avant l'œuvre aidée, à savoir l'adoration qui s'accomplit par elle ? » On répond : Puisqu'il est connu que le serviteur n'a aucun moyen d'accéder à l'adoration sans une aide d'Allah, qu'Il soit exalté, et qu'il est impossible que le serviteur soit adorateur sans être aidé dans l'adoration, et qu'il soit aidé dans celle-ci sans en être l'auteur — alors, faire précéder l'un des deux sur l'autre est équivalent. C'est comme si tu disais à un homme qui a satisfait ton besoin et t'a bien traité en le satisfaisant : « Tu as satisfait mon besoin et tu m'as bien traité », en faisant précéder la mention de sa satisfaction de ton besoin ; ou si tu disais : « Tu m'as bien traité et tu as satisfait mon besoin », en faisant précéder la mention du bienfait sur celle de la satisfaction du besoin. Car il ne peut pas satisfaire ton besoin sans te bien traiter, ni te bien traiter sans satisfaire ton besoin. De même, il est équivalent que l'on dise : « Ô Allah, c'est Toi que nous adorons, aide-nous donc dans Ton adoration », ou que l'on dise : « Ô Allah, aide-nous dans Ton adoration, car c'est Toi que nous adorons. » Abu Ja'far dit : Certaines personnes négligentes ont pensé qu'il s'agissait là d'une antéposition dont le sens est une postposition, comme l'a dit Imru' al-Qays : « Si ce que je recherche était pour une vie modeste, Peu de biens m'aurait suffi, et je n'aurais pas demandé davantage » Il veut dire par là : « Peu de biens m'aurait suffi, et je n'aurais pas demandé beaucoup. » Or cela — quant au sens de l'antéposition et de la postposition, et quant à la ressemblance avec le vers d'Imru' al-Qays — est hors de propos. Car il se peut que peu de biens lui suffise et qu'il demande beaucoup ; l'existence de ce qui lui suffit ne l'oblige pas à cesser de demander beaucoup, de sorte que cela serait analogue à l'adoration dont l'existence implique l'existence de l'aide pour elle, et dont l'existence de l'aide pour elle implique son existence, de sorte que la mention de l'un des deux indiquerait l'autre, et que l'antéposition de l'un des deux avant l'autre serait équivalente dans la validité du discours, et qu'il serait placé à son rang et ordonné à sa place. S'il dit : « Quel est le sens de la répétition de "Toi" (iyyaka) avec Sa parole "nous implorons l'aide", alors qu'elle a déjà été mentionnée avant "nous adorons" ? Pourquoi n'a-t-on pas dit : "C'est Toi que nous adorons et dont nous implorons l'aide", puisque celui dont on annonce qu'il est adoré est celui dont on annonce qu'il est imploré pour l'aide ? » On lui répond : Le kaf qui accompagne « iyya » est le kaf qui aurait été attaché au verbe — je veux dire par Sa parole « nous adorons » — s'il avait été postposé après le verbe. C'est le pronom du nom de l'interpellé à l'accusatif, et il a été renforcé par « iyya » en étant antéposé, car les noms, lorsqu'ils sont isolés par eux-mêmes, ne peuvent pas, dans la langue des Arabes, être sur une seule lettre. Puisque le kaf de « iyyaka » est le pronom du nom de l'interpellé qui aurait été un kaf seul attaché au verbe s'il avait été après le verbe, et que son lot est d'être répété avec chaque verbe auquel il est attaché — on dit : « Ô Allah, nous T'adorons, nous implorons Ton aide, nous Te louons et nous Te remercions » — et que cela est plus éloquent dans la langue des Arabes que de dire : « Ô Allah, nous T'adorons, nous implorons l'aide et nous louons » — de même, lorsque le pronom du nom de l'interpellé est antéposé avant le verbe, attaché à « iyya », il est plus éloquent de le répéter avec chaque verbe. Comme il est éloquent, dans le discours, de le répéter avec chaque verbe lorsqu'il est après le verbe et attaché à lui, bien que le fait de ne pas le répéter soit permis. Certains de ceux qui n'ont pas approfondi l'examen ont pensé que la répétition de « iyyaka » avec « nous implorons l'aide », après son antéposition dans Sa parole « C'est Toi que nous adorons », était au sens de la parole de 'Adi ibn Zayd al-'Ibadi : « Et Il a fait du soleil une limite (misran) sans occultation, Entre le jour et la nuit, qu'Il a séparés » Et comme la parole d'A'sha Hamdan : « Entre al-Ashajj et Qays, il y a une hauteur sublime, Bravo, bravo pour son père et pour le nouveau-né ! » Cela, de la part de celui qui le dit, est de l'ignorance. Car le lot de « iyyaka » est d'être répété avec chaque verbe, pour la raison que nous avons décrite plus haut. Ce n'est pas là le statut de « bayna » (entre), car lorsqu'elle exige deux choses, elle ne peut être que répétée si elle est réitérée, puisqu'elle ne peut pas s'isoler avec une seule. Et si elle était isolée avec l'un des deux noms, alors qu'elle en exige deux, le discours serait comme impossible. En effet, si quelqu'un disait : « Le soleil a séparé entre le jour », ce serait un discours défectueux, en raison du manque du discours par rapport à ce dont on a besoin pour sa complétude que « bayna » exige. Et si quelqu'un disait : « Ô Allah, c'est Toi que nous adorons », ce serait un discours complet. Il est donc connu par cela que le besoin de chaque parole — qui est semblable à « C'est Toi que nous adorons » — envers « iyyaka » est comme le besoin de « nous adorons » envers elle, et que le correct est qu'elle soit accompagnée de « iyyaka », puisque chacune de ces paroles est une phrase complète d'information d'un sujet, et il est clair que son statut diffère de celui de « bayna » dans ce que celui dont nous avons décrit la parole a rapproché entre les deux. ------------ Notes de bas de page : (100) Le récit 171 : Sa chaîne de transmission est faible, comme nous l'avons expliqué dans le récit 137. Ce récit et celui qui le suit, le 172, ont été rassemblés par al-Suyuti (1 : 14), qui les a également attribués à Ibn Abi Hatim. (101) Diwan des six poètes préislamiques : 31. Il décrit sa chamelle. « Tubari » : elle rivalise et court avec elles. « Al-'itaq » : pluriel de « 'atiq », le noble dont la noblesse est enracinée dans son origine. « Najiyat » : rapides dans la marche, de « al-naja' », qui est la rapidité de la marche. « Al-wazif » : chez le chameau, de l'extrémité du membre à l'articulation du genou dans les membres antérieurs ; quant aux membres postérieurs, de l'extrémité au jarret. Il veut dire par « al-wazif » ici : le sabot. (102) Dans le manuscrit : « al-mawtin », qui est proche par le sens. (103) Le récit 172 : Il est avec la chaîne de transmission faible qui le précède. Nous y avons fait référence là-bas. (104) Dans l'édition imprimée : « le jugement d'Allah et Son ordre à Son serviteur », et dans le manuscrit : « le jugement d'Allah, Son ordre » sans « et ». Ce que nous avons établi est plus correct. « Al-hukm » : la sagesse, comme cela a été répété maintes
📜 Texte arabe source

القول في تأويل قوله جل ثناؤه: إِيَّاكَ نَعْبُدُ .

قال أبو جعفر: وتأويل قوله (إيَّاكَ نعبُدُ) : لك اللهم نَخشعُ ونَذِلُّ ونستكينُ ، إقرارًا لك يا رَبنا بالرُّبوبية لا لغيرك.

171 - كما حدثنا أبو كريب، قال: حدثنا عثمان بن سعيد، قال: حدثنا بشر بن عُمَارة، قال: حدثنا أبو رَوق، عن الضحاك، عن عبد الله بن عباس، قال: قال جبريلُ لمحمد صلى الله عليه وسلم: قل يا محمد: ( إِيَّاكَ نَعْبُدُ )، إياكَ نُوحِّد ونخاف ونرجو يا ربَّنا لا غيرك (100) .

وذلك من قول ابن عباس بمعنى ما قلنا. وإنما اخترنا البيان عن تأويله بأنه بمعنى نَخشع ونذلّ ونستكينُ، دون البيان عنه بأنه بمعنى نرجو ونَخاف- وإن كان الرّجاء والخوف لا يكونان إلا مع ذلة- لأنّ العبودية، عندَ جميع العرب أصلُها الذلّة، وأنها تسمي الطريقَ المذلَّلَ الذي قد وَطِئته الأقدام، وذلّلته السابلة: معبَّدًا . ومن ذلك قولَ طَرَفَة بن العَبْد:

تُبَــارِي عِتَاقًــا نَاجيـاتٍ وأَتْبَعـت

وَظِيفًــا وظيفًـا فـوق مَـوْرٍ مُعَبَّـدِ (101)

يعني بالموْر: الطريق. وبالمعبَّد: المذلَّل الموطوء (102) . ومن ذلك قيل للبعير المذلّل بالركوب في الحوائج: معبَّد. ومنه سمي العبْدُ عبدًا لذلّته لمولاه. والشواهد على ذلك -من أشعار العرب وكلامها- أكثرُ من أن تُحصى، وفيما ذكرناه كفاية لمن وُفّق لفهمه إن شاء الله تعالى.

القول في تأويل قوله : وَإِيَّاكَ نَسْتَعِينُ .

قال أبو جعفر: ومعنى قوله: ( وَإِيَّاكَ نَسْتَعِينُ ): وإياك رَبنا نستعين على عبادتنا إيّاك وطاعتنا لك وفي أمورنا كلها -لا أحدًا سواك، إذْ كان من يكفُر بك يَستعين في أمورِه معبودَه الذي يعبُدُه من الأوثان دونَك، ونحن بك نستعين في جميع أمورنا مخلصين لك العبادة.

172 - كالذي حدثنا أبو كريب، قال: حدثنا عثمان بن سعيد، &; 1-162 &; قال: حدثني بشر بن عُمارة، قال: حدثنا أبو رَوْق، عن الضحاك، عن عبد الله بن عباس: ( وَإِيَّاكَ نَسْتَعِينُ )، قال: إياك نستَعِينُ على طاعتك وعلى أمورنا كلها (103) .

فإن قال قائل: وما معنى أمر الله عبادَه بأن يسألوه المعونةَ على طاعته ؟ أوَ جائزٌ، وقد أمرهم بطاعته، أن لا يعينهم عليها؟ أم هل يقول قائل لربه: إياك نستعين على طاعتك، إلا وهو على قوله ذلك مُعانٌ، وذلك هو الطاعة. فما وجهُ مسألة العبد ربَّه ما قد أعطاه إياه؟

قيل: إن تأويلَ ذلك على غير الوجه الذي ذهبتَ إليه ، وإنما الداعي ربَّه من المؤمنين أن يعينه على طاعته إياه، داعٍ أن يعينه فيما بقي من عُمره على ما كلّفه من طاعته، دون ما قد تَقضَّى ومَضى من أعماله الصالحة فيما خلا من عمره . وجازت مسألةُ العبد ربَّه ذلك، لأن إعطاء الله عبدَه ذلك -مع تمكينه جوارحَه لأداء ما كلَّفه من طاعته، وافترض عليه من فرائضه، فضلٌ منه جل ثناؤه تفضّل به عليه، ولُطْف منه لَطَف له فيه. وليس في تَركه التفضُّلَ على بعض عبيده بالتوفيق -مع اشتغال عبده بمعصيته، وانصرافه عن مَحبته، ولا في بَسطه فضلَه على بعضهم، مع إجهاد العبد نفسه في مَحبته، ومسارعته إلى طاعته -فسادٌ في تدبير، ولا جَور في حكم، فيجوز أن يجهلَ جاهل موضع حُكم الله في أمرِه عبدَه بمسألته عَونَه على طاعته (104) .

وفي أمر الله جل ثناؤه عبادَه أن يقولوا: ( إِيَّاكَ نَعْبُدُ وَإِيَّاكَ نَسْتَعِينُ )، بمعنى مسألتهم إياه المعونةَ على العبادة، أدلُّ الدليل على فساد قول القائلين بالتَّفويض من أهل القدر (105) ، الذين أحالوا أن يأمُرَ الله أحدًا من عبيده بأمرٍ، أو يكلّفه &; 1-163 &; فرضَ عمل، إلا بعدَ إعطائه المعونة على فعلِه وعلى تركِه. ولو كانَ الذي قالوا من ذلك كما قالوا ، لبطلت الرَّغبة إلى الله في المعونة على طاعته. إذ كان -على قولهم، مع وجود الأمر والنهي والتكليف- حقًّا واجبًا على الله للعبد إعطاؤه المعونة عليه، سأله عبدُه أو تركَ مسألة ذلك . بل تَرك إعطائه ذلك عندهم منه جَورٌ. ولو كان الأمر في ذلك على ما قالوا، لكان القائل : ( إِيَّاكَ نَعْبُدُ وَإِيَّاكَ نَسْتَعِينُ )، إنما يسأل رَبَّه أن لا يجور.

وفي إجماع أهل الإسلام جميعًا -على تصويب قول القائل: " اللهم إنا نستعينك "، وتخطئَتِهم قول القائل: " اللهم لا تَجُرْ علينا "- دليل واضحٌ على خطأ ما قال الذين وصفتُ قولهم. إذْ كان تأويلُ قول القائل عندهم : " اللهم إنّا نستعينك- اللهم لا تترك مَعونتنا التي تركُكَها جَوْرٌ منك.

فإن قال قائل : وكيف قيل: ( إِيَّاكَ نَعْبُدُ وَإِيَّاكَ نَسْتَعِينُ )، فقُدِّم الخبرُ عن العِبادة، وأخِّرتْ مسألةُ المعونة عليها بعدَها؟ وإنما تكون العِبادة بالمعونة، فمسألةُ المعونة كانت أحقَّّ بالتقديم قبلَ المُعَان عليه من العمل والعبادةُ بها.

قيل: لمَّا كان معلومًا أن العبادة لا سبيلَ للعبد إليها إلا بمعونة من الله جلّ ثناؤه، وكان محالا أن يكون العبْد عابدًا إلا وهو على العبادة مُعان، وأن يكون مُعانًا عليها إلا وهو لها فاعل- كان سواءً تقديمُ ما قُدمّ منهما على صاحبه . كما سواءٌ قولك للرجل إذا قضى حاجَتَك فأحسن إليك في قضائها: " قضيتَ حاجتي فأحسنتَ إليّ " ، فقدّمت ذكر قضائه حاجتَك، أو قلتَ: أحسنتَ إليّ فقضيتَ حاجتي"، فقدَّمتَ ذكر الإحسان على ذكر قضاء الحاجة. لأنه لا يكون قاضيًا حاجتَك إلا وهو إليك محسن، ولا محسنًا إليك إلا وهو لحاجتك قاضٍ. فكذلك سواءٌ قول القائل: اللهم إنّا إياك نعبُدُ فأعِنَّا على عبادتك، وقوله : اللهم أعنَّا على عبادتك فإنّا إياك نعبُدُ.

&; 1-164 &;

قال أبو جعفر: وقد ظنّ بعض أهل الغفلة أنّ ذلك من المقدّم الذي معناه التأخيرُ، كما قال امرؤ القيس:

ولَـوْ أَنّ مَـا أسْـعَى لأَدْنَـى مَعِيشـةٍ

كَفـاني, ولـم أطلُـبْ, قليلٌ من المالِ (106)

يريد بذلك: كفاني قليلٌ من المال ولم أطلب كثيرًا. وذلك -من معنى التقديم والتأخير، ومن مشابهة بيت امرئ القيس- بمعْزِل. من أجل أنّه قد يكفيه القليلُ من المال ويطلُب الكثيرَ، فليس وُجودُ ما يكفيه منه بموجبٍ له تركَ طلب الكثير، فيكونَ نظيرَ العبادة التي بوجُودها وجود المعونة عليها، وبوجود المعونة عليها وُجُودها، فيكونَ ذكرُ أحدِهما دالا على الآخر، فيعتدلَ في صحة الكلام تقديمُ ما قُدِّم منهما قبلَ صاحبه، أن يكونَ موضوعًا في درجته ومرتَّبًا في مرتَبتِه.

فإن قال: فما وجْه تكراره: " إياك " مع قوله : " نستعين "، وقد تقدَّم ذلك قَبْل نَعْبُدُ ؟ وهلا قيل: " إياك نعبُدُ ونستعين "، إذ كان المخبَرُ عنه أنه المعبودُ، هو المخبر عنه أنه المستعانُ؟

قيل له: إن الكاف التي مع " إيَّا "، هي الكاف التي كانت تصل بالفعل -أعني بقوله: نَعْبُدُ -لو كانت مؤخرةً بعدَ الفعل. وهي كنايةُ اسم المخاطبِ المنصوب بالفعل، فكُثِّرت بـ " إيّا " متقدِّمةً، إذْ كان الأسماء إذا انفردتْ بأنفسِها لا تكون في كلام العرب على حرف واحد.

فلمّا كانت الكاف من " إياكَ " هي كنايةَ اسم المخاطَب التي كانت تكون كافًا وحدها متصلةً بالفعل إذا كانتْ بعد الفعل، ثم كان حظُّها أن تعادَ مع كلّ فعل اتصلتْ به، فيقال: " اللهم إنا نعبدكَ ونستعينكَ ونحمدكَ ونشكرك "، وكان ذلك أفصحَ في كلام العرب من أن يقال: " اللهم إنا نعبدك ونستعين ونحمد "- كان كذلك، إذا قدِّمت كنايةُ اسم المخاطب قبل الفعل موصولةً بـ " إيّا "، كان الأفصح إعادَتها مع كل فعل. كما كان الفصيحُ من الكلام إعادَتها مع &; 1-165 &; كل فعل، إذا كانت بعد الفعل متصلةً به، وإن كان تركُ إعادتها جائزًا.

وقد ظنّ بعضُ من لم يُنعم النظرَ (107) أنّ إعادة " إياك " مع " نستعين "، بعد تقدّمها في قوله: " إياك نستعين "، بمعنى قول عدي بن زيد العِبَاديّ:

وجَـاعِل الشَّـمس مِصْـرًا لا خَفَاءَ بِه

بَيْـن النَّهـارِ وَبيْـنَ اللَّيـل قد فَصَلا (108)

وكقول أعشى هَمْدان:

بَيْــنَ الأشَــجِّ وبَيْـنَ قَيْسٍ بـاذخٌ

بَـــخْ بَــخْ لوَالِــدِهِ وللمَولُــودِ (109)

وذلك من قائله جهل، من أجل أن حظ " إيّاك " أن تكون مكررة مع كل فعل، لما وصفنا آنفًا من العلة، وليس ذلك حُكم " بين " لأنها لا تكون -إذ اقتضت اثنين- إلا تكريرًا إذا أعيدت، إذْ كانت لا تنفَرد بالواحد. وأنها لو أفْرِدت بأحد الاسمين، في حال اقتضائها اثنين، كان الكلام كالمستحيل. وذلك أنّ قائلا لو قال: " الشمس قد فَصَلت بين النهار "، لكان من الكلام خَلْفًا (110) لنُقصان الكلام عما به الحاجة إليه، من تمامه الذي يقتضيه " بين ".

ولو قال قائل: " اللهمّ إياك نعبد "، لكان ذلك كلامًا تامًّا. فكان معلومًا بذلك أنّ حاجةَ كلِّ كلمةٍ -كانت نظيرةَ إِيَّاكَ نَعْبُدُ - إلى " إياك " كحاجة &; 1-166 &; نَعْبُدُ إليها (111) وأنّ الصواب أن تكونَ معها " إياك "، إذْ كانت كل كلمة منها جملةَ خبرِ مبتدأ، وبيّنًا حُكم مخالفة ذلك حُكم " بين " فيما وَفّق بينهما الذي وصفنا قوله.

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الهوامش :

(100) الخبر 171 - إسناده ضعيف ، بيناه في : 137 . وهذا الخبر والذي بعده 172 جمعهما السيوطي 1 : 14 ، ونسبهما أيضًا لابن أبي حاتم .

(101) ديوان الستة الجاهليين : 31 . يصف ناقته . تباري : تجاريها وتسابقها . والعتاق جمع عتيق : وهو الكريم المعرق في كرم الأصل . وناجيات : مسرعات في السير ، من النجاء ، وهو سرعة السير . والوظيف : من رسغي البعير إلى ركبتيه في يديه ، وأما في رجليه فمن رسغيه إلى عرقوبيه . وعنى بالوظيف هنا : الخف .

(102) في المخطوطة : "الموطن" ، وهو قريب المعنى .

(103) الخبر 172 - هو بالإسناد الضعيف قبله . وأشرنا إليه هناك .

(104) في المطبوعة : "حكم الله وأمره عبده" ، وفي المخطوطة : "حكم الله امره" بغير واو . والذي أثبتناه أصوب . والحكم : الحكمة ، كما مر مرارًا

(105) أهل القدر : هم نفاة القدر لا مثبتوه . والقائلون بالتفويض هم القدرية والمعتزلة والإمامية . يزعمون أن الأمر فوض إلى الإنسان (أي رد إليه) ، فإرادته كافية في إيجاد فعله ، طاعة كان أو معصية ، وهو خالق لأفعاله ، والاختيار بيده .

(106) ديوانه 1 : 71 .

(107) في المطبوعة : "لم يمعن النظر" ، بدلوها ، كما فعلوا في ص : 55 ، تعليق : 3 .

(108) في اللسان (مصر) منسوبًا إلى أمية بن أبي الصلت . واستدركه ابن بري ونسبه لعدي بن زيد . والمصر : الحاجز والحد بين الشيئين . يقول : جعل الشمس حدا وعلامة بين الليل والنهار .

(109) ديوان الأعشين : 323 ، والأغاني 6 : 46 ، 61 . وأعشى همدان هو عبد الرحمن بن عبد الله الهمداني أبو مصبح ، كان أحد الفقهاء القراء ، ثم ترك ذلك وقال الشعر . يمدح عبد الحمن بن الأشعث بن قيس الكندي ، وكان خرج على الحجاج ، فخرج معه الفقهاء والقراء ، فلما أسر الحجاج الأعشى ، قال له : ألست القائل : وأنشده البيت - والله لا تبخبخ بعدها أبدًا! وقتله . الأشج : هو الأشعث والد عبد الحمن ، وقيس جده . وبخ بخ : كلمة للتعظيم والتفخيم . وهذا البيت والذي سبقه شاهدان على صحة تكرار "بين" ، مع غير الضمير المتصل ، ومثلهما كثير . وأهل عصرنا يخطئون من يقوله ، وهم في شرك الخطأ .

(110) الخلف (بفتح فسكون) : الرديء من القول . يقال هذا خلف من القول ، أي رديء . وفي المثل : "سكت ألفًا ونطق خلفًا" ، يقال للرجل يطيل الصمت ، فإذا تكلم تكلم بالخطأ . أي سكت دهرًا طويلًا ، ثم تكلم بخطأ . كنى بالألف عن الزمن الطويل ، ألف ساعة مثلا .

(111) يعني أن حاجة الأولى منهما كحاجة الثانية ، فلذلك وجب تكرارها . سياق العبارة : "فكان معلومًا أن حاجة كل كلمة . . . وكان معلومًا أم الصواب أن تكون معها . . . وكان بينًا . . . " إلى آخر الفقرة .

Verset 6
Tafsir de la Sourate 1, verset 6 : Exposé de l'interprétation de Sa parole : « Guide-nous ». Abu Ja'far dit : Le sens de Sa parole : « Guide-nous vers le droit chemin », à cet endroit selon nous, est : Accorde-nous la réussite (tawfiq) pour y persévérer, comme cela a été rapporté d'Ibn 'Abbas : 173 - Nous a rapporté Abu Kurayb, dit-il : nous a rapporté 'Uthman ibn Sa'id, dit-il : nous a rapporté Bishr ibn 'Umara, dit-il : nous a rapporté Abu Rawq, d'après al-Dahhak, d'après 'Abdullah ibn 'Abbas, dit-il : Jibril dit à Muhammad (que la prière et la paix soient sur lui) : « Dis, ô Muhammad : "Guide-nous vers le droit chemin" ». Il dit : Inspire-nous le chemin qui guide (112). Et le fait qu'Il le lui inspire, c'est Sa réussite (tawfiq) accordée, comme nous l'avons dit dans son interprétation. Et son sens est semblable au sens de Sa parole : « C'est Toi que nous adorons et c'est Toi dont nous implorons l'aide », en ce qu'il s'agit de la demande du serviteur à son Seigneur de la réussite pour persévérer dans l'accomplissement de Son obéissance, et d'atteindre la vérité et la justesse dans ce qu'Il lui a ordonné et interdit, pour ce qui reste à venir de sa vie, et non pour ce qui est déjà passé de ses œuvres et ce qui s'est achevé de sa vie antérieure. Comme dans Sa parole : « C'est Toi que nous adorons et c'est Toi dont nous implorons l'aide », qui est une demande du serviteur à son Seigneur de l'aide pour accomplir ce dont Il l'a chargé de Son obéissance, pour ce qui reste de sa vie. Ainsi, le sens de la parole est : Ô Allah, c'est Toi que nous adorons, seul, sans associé, en Te vouant sincèrement le culte, à Toi seul, à l'exclusion de toute autre divinité et idole. Aide-nous donc dans Ton adoration, et accorde-nous la réussite pour ce à quoi Tu as accordé la réussite à ceux sur qui Tu as répandu Tes bienfaits parmi Tes prophètes et les gens de Ton obéissance, quant à la voie et au chemin. Si quelqu'un dit : Et comment as-tu trouvé que la guidée (hidaya) en langue arabe signifie la réussite (tawfiq) ? On lui répond : Cela est dans leur langue plus abondant et plus évident que l'on ne peut en compter le nombre de témoignages venus d'eux à ce sujet. Parmi cela, la parole du poète : Ne me prive pas, que Dieu te guide (hadaka Allah), de ma demande, Et ne sois pas comme celui que le voyage a perdu (113). Il veut dire : Que Dieu t'accorde la réussite pour satisfaire mon besoin. Et de cela, la parole d'un autre : Ne te hâte pas contre moi, que le Roi te guide (hadaka al-Malik), Car pour chaque station il y a une parole (114). Il est connu qu'il voulait seulement dire : Que Dieu t'accorde la réussite pour atteindre la vérité dans mon affaire. Et de cela, la parole de Dieu, gloire à Lui : « Et Allah ne guide pas les gens injustes » dans plus d'un verset de Sa révélation. On sait par là qu'Il n'a pas voulu dire qu'Il ne montre pas aux injustes ce qui leur est obligatoire parmi Ses prescriptions. Comment serait-il possible que ce soit là Son sens, alors qu'Il a généralisé l'exposé (bayan) à tous les êtres responsables parmi Ses créatures ? Mais Il veut dire, gloire et majesté à Lui, qu'Il ne leur accorde pas la réussite, et qu'Il n'ouvre pas leurs poitrines à la vérité et à la foi. Certains ont prétendu que l'interprétation de Sa parole : « Guide-nous » (ihdina) est : Augmente-nous en guidée. Cette parole ne peut échapper à l'une des deux choses : soit son auteur a pensé que le Prophète (que la prière et la paix soient sur lui) a reçu l'ordre de demander l'augmentation de l'exposé (bayan), soit l'augmentation de l'aide et de la réussite. S'il a pensé qu'il a reçu l'ordre de demander à son Seigneur l'augmentation de l'exposé, cela n'a aucun sens ; car Dieu, gloire à Lui, ne charge un serviteur d'une obligation parmi Ses obligations qu'après la lui avoir exposée et avoir établi l'argument contre lui à son sujet. Et si le sens de cela était le sens de sa demande de l'exposé, alors il aurait reçu l'ordre d'invoquer son Seigneur pour qu'Il lui expose ce qu'Il lui a imposé, et cela serait une parole défectueuse (khalaf) (115) dans l'invocation, car Il n'impose une obligation que de manière exposée à celui à qui Il l'impose. Ou bien il aurait reçu l'ordre d'invoquer son Seigneur pour qu'Il lui impose les obligations qu'Il ne lui a pas imposées. Et dans la corruption de l'aspect de la demande du serviteur à son Seigneur de cela, il y a ce qui clarifie que le sens de : « Guide-nous vers le droit chemin », n'est pas le sens de : Expose-nous Tes obligations et Tes limites. Ou bien il a pensé qu'il a reçu l'ordre de demander à son Seigneur l'augmentation de l'aide et de la réussite. Si cela est ainsi, sa demande de cette augmentation ne peut être que soit une demande d'augmentation de l'aide pour ce qui est déjà passé de son œuvre, soit pour ce qui va advenir. Et dans le fait que le serviteur n'a pas besoin de l'aide pour ce qui est déjà achevé de son œuvre (116), il y a ce qui fait savoir que le sens de la demande de cette augmentation est seulement sa demande de l'augmentation pour ce qui va advenir de son œuvre. Et puisque cela est ainsi, la question revient à ce que nous avons décrit et dit à ce sujet : que c'est la demande du serviteur à son Seigneur de la réussite pour accomplir ce dont il est chargé parmi Ses obligations, pour ce qui reste à venir de sa vie. Et dans l'exactitude de cela, il y a la corruption de la parole des Qadarites qui prétendent que tout homme à qui un ordre est donné ou qui est chargé d'une obligation, a déjà reçu de l'aide pour cela, au point que son besoin de son Seigneur pour cette obligation est levé (117). Car si la chose était comme ils le disent, le sens de la parole de Dieu, gloire à Lui : « C'est Toi que nous adorons et c'est Toi dont nous implorons l'aide. Guide-nous vers le droit chemin » serait annulé. Et dans l'exactitude de ce sens, comme nous l'avons expliqué, il y a la corruption de leur parole. Certains ont prétendu que le sens de Sa parole : « Guide-nous vers le droit chemin » est : Fais-nous emprunter le chemin du Paradis dans l'au-delà, c'est-à-dire : Fais-nous avancer vers lui et fais-nous y aller, comme Il dit, gloire à Lui : « Puis dirigez-les vers le chemin de la Fournaise » [Sourate As-Saffat : 23], c'est-à-dire : Faites-les entrer dans le Feu, comme on conduit la femme à son mari, voulant dire par là qu'elle est faite entrer auprès de lui, et comme on conduit le cadeau à l'homme, et comme le pied conduit la jambe, semblable à la parole de Tarafa ibn al-'Abd : Les torrents ont joué après moi avec lui, Et ont coulé dans son éclat, ses pluies fines (118). Le jeune homme a un esprit par lequel il vit, Là où son pied conduit sa jambe (119). C'est-à-dire : elle le mène aux sources. Et dans la parole de Dieu, gloire à Lui : « C'est Toi que nous adorons et c'est Toi dont nous implorons l'aide », il y a ce qui annonce l'erreur de cette interprétation, avec le témoignage de l'argument des exégètes sur sa réfutation. Cela, car tous les exégètes parmi les Compagnons et les Successeurs sont unanimes sur le fait que le sens de « as-Sirat » (le chemin) à cet endroit, n'est pas le sens que l'auteur de cette parole a interprété, et que Sa parole : « C'est Toi que nous implorons l'aide » est la demande du serviteur à son Seigneur de l'aide pour Son adoration. De même, Sa parole : « Guide-nous » n'est que la demande de la persévérance dans la guidée pour ce qui reste de sa vie. Les Arabes disent : J'ai guidé un tel sur le chemin (hadaytu fulanan al-tariq), et je l'ai guidé vers le chemin (hadaytuhu li-l-tariq), et je l'ai guidé au chemin (hadaytuhu ila al-tariq), lorsque tu l'as orienté vers lui et l'as dirigé vers lui. Et c'est avec tout cela qu'est venu le Coran. Dieu, gloire à Lui, dit : « Et ils dirent : Louange à Allah qui nous a guidés vers ceci (hadana li-hadha) » [Sourate Al-A'raf : 43], et Il dit dans un autre endroit : « Il l'a élu et l'a guidé vers un droit chemin (hadahu ila siratin mustaqim) » [Sourate An-Nahl : 121], et Il dit : « Guide-nous vers le droit chemin ». Et tout cela est répandu dans leur langage, existant dans leur parole. De cela, la parole du poète : Je demande pardon à Allah pour un péché que je ne peux compter, Seigneur des serviteurs, vers Lui est la direction (al-wajh) et l'œuvre (120). Il veut dire : Je demande pardon à Allah pour un péché, comme Il dit, gloire à Lui : « Et implore le pardon pour ton péché » [Sourate Ghafir : 55]. Et de cela, la parole de Nabigha des Banu Dhubyan : Il nous chasse l'âne sauvage fier de sa course rapide, Avant la fatigue, et l'antilope aux cornes ramifiées qui aboie (121). Il veut dire : Il chasse pour nous. Et cela est abondant dans leurs poèmes et leurs paroles, et dans ce que nous avons mentionné, il y a suffisance. ------------ Notes de bas de page : (112) Il viendra en entier avec sa chaîne de transmission sous le numéro 179. (113) Je n'ai pas identifié l'attribution du vers, et je crains qu'il ne fasse partie des vers de Wadaqa al-Asadi qu'il dit à Ma'n ibn Za'ida. Amali al-Murtada 1 : 160. (114) Al-Mufaddal ibn Salama l'a attribué dans al-Fakhir : 253, et dit : « Le premier à dire cela fut Tarafa ibn al-'Abd, dans un poème où il présente ses excuses à 'Amr ibn Hind », et il n'est pas dans son Diwan. Voir aussi Amthal al-Maydani 2 : 125. (115) C'est-à-dire : une parole mauvaise et défectueuse. Voir ce qui précède p. 165, n° : 1. (116) Irtafa'a al-amr : il a disparu et s'en est allé, comme s'il était présent puis s'est élevé. De là : le différend entre eux s'est élevé (a disparu). (117) Voir p. 162, commentaire n° 2. (118) Diwan al-Sittat al-Jahiliyyin : 234, 237. Le premier vers est au début du poème, et le dernier en est la conclusion. Le pronom dans sa parole « ont joué » (la'ibat) se réfère à la demeure (al-rub'), dans des vers précédents. Rawnaq de l'épée, de la jeunesse et de la plante : sa pureté, sa beauté et son eau. Et on rapporte : « fi riq » (dans la fraîcheur). Riq de la jeunesse : son début, son éclat et sa verdure. Il veut dire une plante verdoyante comme s'il disait : dans ce qui a de l'éclat, ou dans ce qui a de la fraîcheur. Al-riham (avec kasra du ra') : pluriel de rihma : la pluie faible et continue, qui est un honneur pour la plante. Il dit : La terre est devenue herbue, et l'eau du ciel a coulé dans la plante en ondoyant. Le pronom dans « rihamuhu » se réfère à la pluie, absent comme mentionné. (119) Il dit : Là où le jeune homme marche, il vit par son esprit, sa réflexion et son effort. (120) Il viendra dans l'interprétation du verset de la Sourate Al 'Imran : 121, et du verset de la Sourate Al-Qasas : 88. Et Sibawayh 1 : 17, et al-Khazana 1 : 486. Il fait partie des cinquante vers de Sibawayh dont l'auteur est inconnu. Al-Shantamari dit : « Il a voulu dire : pour un péché (min dhanb), il a supprimé la préposition et a rendu le verbe transitif, donc il l'a mis à l'accusatif ». Le péché (al-dhanb) ici est un nom générique au sens du pluriel. C'est pourquoi il dit : « que je ne peux compter ». Al-wajh : l'intention et le but, et il est au sens de l'orientation. (121) Le vers n'est pas dans son Diwan. De la qasida, il y a des vers dans : 23 (édition Muhammad Jamal), et al-Mujtana d'Ibn Durayd : 23, décrivant un cheval. Al-'ayr : l'âne sauvage. Al-hudr : la course violente, et l'âne sauvage est d'une course violente. Al-wana : la fatigue et la lassitude dans la course ou le travail. Al-ash'ab : l'antilope dont les cornes se sont ramifiées et écartées d'un écartement intense. « Nabaha » le chien, l'antilope et le bouc « yanbahu » « nubahan », il est « nabbah », quand ses cris augmentent, par gaieté et activité. Quand l'antilope vieillit et que des ramifications poussent à ses cornes, elle aboie (al-Hayawan 1 : 349). Il décrit son cheval par la violence de sa course, il rattrape l'âne sauvage fier de sa course rapide, et l'antilope rapide et accomplie, et les chasse avant que la fatigue ne l'atteigne. Exposé de l'interprétation de Sa parole : « Le droit chemin » (as-Sirat al-Mustaqim). Abu Ja'far dit : La communauté des gens de l'interprétation est unanime sur le fait que « le droit chemin » (as-Sirat al-Mustaqim) est le chemin clair qui n'a aucun tort. Et il en est ainsi dans la langue de tous les Arabes. De cela, la parole de Jarir ibn 'Atiyya al-Khatfi : Commandeur des croyants, sur un chemin (sirat) Droit, quand les voies d'accès (al-mawarid) deviennent tortueuses (122). Il veut dire : sur le chemin de la vérité. Et de cela, la parole du Hudhali Abu Dhu'ayb : Nous avons abreuvé leur terre de cavalerie, jusqu'à Ce que nous l'ayons laissée plus fine qu'un chemin (sirat) (123). Et de cela, la parole du rajiz : * Il s'est détourné de la voie du chemin droit et menant au but (124). * Et les témoignages sur cela sont plus nombreux qu'on ne peut les compter, et dans ce que nous avons mentionné, il y a suffisance par rapport à ce que nous avons laissé. Puis les Arabes empruntent « as-Sirat » (le chemin) et l'utilisent pour toute parole et toute action décrite comme droite ou tortueuse : ils décrivent le droit par sa droiture, et le tortueux par sa tortuosité. Et ce qui est le plus approprié pour l'interprétation de ce verset selon moi, je veux dire : « Guide-nous vers le droit chemin », c'est qu'il soit entendu
📜 Texte arabe source

القول في تأويل قوله : اهْدِنَا .

قال أبو جعفر: ومعنى قوله: ( اهْدِنَا الصِّرَاطَ الْمُسْتَقِيمَ )، في هذا الموضع عندنا: وَفِّقْنا للثبات عليه، كما رُوي ذلك عن ابن عباس:-

173 - حدثنا أبو كُريب، قال: حدثنا عثمان بن سعيد، قال: حدثنا بشر بن عمارة، قال: حدثنا أبو رَوْق، عن الضحاك، عن عبد الله بن عباس، قال: قال جبريل لمحمد صلى الله عليه : " قل، يا محمد " اهدنا الصراط المستقيمَ". يقول: ألهمنا الطريق الهادي (112) .

وإلهامه إياه ذلك، هو توفيقه له، كالذي قلنا في تأويله. ومعناه نظيرُ معنى قوله: (إياك نستعين)، في أنه مَسألةُ العبد ربَّه التوفيقَ للثبات على العمل بطاعته، وإصابة الحق والصواب فيما أمَره به ونهاه عنه، فيما يَستَقبِلُ من عُمُره، دون ما قد مضى من أعماله، وتقضَّى فيما سَلف من عُمُره . كما في قوله: (إياك نستعين)، مسألةٌ منه ربَّه المعونةَ على أداء ما قد كلَّفه من طاعته، فيما بقي من عُمُره.

فكانَ معنى الكلام: اللهمّ إياك نعبدُ وحدَك لا شريك لك، مخلصين لك العبادةَ دونَ ما سِواك من الآلهة والأوثان، فأعِنَّا على عبادتك، ووفِّقنا لما &; 1-167 &; وفَّقت له مَن أنعمتَ عليه من أنبيائك وأهل طاعتك، من السبيل والمنهاج.

فإن قال قائل: وأنَّى وَجدتَ الهدايةَ في كلام العرب بمعنى التَّوفيق؟

قيل له: ذلك في كلامها أكثرُ وأظهر من أن يُحصى عددُ ما جاء عنهم في ذلك من الشواهد . فمن ذلك قول الشاعر:

لا تَحْــرِمَنِّي هَــدَاكَ اللـه مَسْـألتِي

وَلا أكُـونَنْ كـمن أوْدَى بـه السَّـفَرُ (113)

يعنى به: وفَّقك الله لقضاء حاجتي. ومنه قول الآخر:

ولا تُعْجِـــلَنِّي هـــدَاَك المليــكُ

فـــإنّ لكـــلِّ مَقــامٍ مَقَــالا (114)

فمعلوم أنه إنما أراد: وفقك الله لإصابة الحق في أمري.

ومنه قول الله جل ثناؤه: وَاللَّهُ لا يَهْدِي الْقَوْمَ الظَّالِمِينَ في غير آيه من تنـزيله. وقد عُلم بذلك، أنه لم يَعْنِ أنه لا يُبيِّنُ للظالمين الواجبَ عليهم من فرائضه. وكيف يجوزُ أن يكونَ ذلك معناه، وقد عمَّ بالبيان جميع المكلَّفين من خلقه؟ ولكنه عَنى جلّ وعزّ أنه لا يُوفِّقهم، ولا يشرَحُ للحق والإيمان صدورَهم.

وقد زعم بعضهم أن تأويل قوله : (اهدِنا): زدْنا هدايةٍ.

وليس يخلُو هذا القولُ من أحد أمرين: إما أن يكون ظنَّ قائلُه أنّ النبي صلى الله عليه وسلم أُمِر بمسألة الزيادة في البيان، أو الزيادةَ في المعونة والتوفيق .

فإن كان ظن أنه أُمِر بمسألة رَبِّه الزيادة في البيان، فذلك ما لا وجه له؛ لأن الله جلّ ثناؤه لا يكلِّف عبدًا فرضًا من فرائضه، إلا بعد تبيينه له وإقامةِ الحجة عليه به. ولو كان مَعنى ذلك معنى مسألتِه البيانَ، لكانَ قد أمِر أن يدعو ربَّه أن يبين له ما فَرض عليه ، وذلك من الدعاء خَلفٌ (115) ، لأنه لا يفرض فرضًا إلا مبيَّنًا &; 1-168 &; لمن فرضَه عليه. أو يكون أمِر أن يدعوَ ربَّه أن يفرض عليه الفرائضَ التي لم يفرضْها.

وفي فساد وَجه مسألة العبد ربَّه ذلك، ما يوضِّح عن أن معنى: ( اهْدِنَا الصِّرَاطَ الْمُسْتَقِيمَ )، غير معنى: بيِّن لنا فرائضَك وحدودَك.

أو يكون ظنّ أنه أمِر بمسألة ربه الزيادةَ في المعونة والتوفيق. فإن كان ذلك كذلك، فلن تخلوَ مسألتُه تلك الزيادةَ من أن تكون مسألةً للزيادة في المعونة على ما قد مضى من عمله، أو على ما يحدُث.

وفي ارتفاع حاجةِ العبد إلى المعونة على ما قد تقضَّى من عمله (116) ، ما يُعلِمُ أنّ معنى مسألة تلك الزيادة إنما هو مسألتُه الزيادةَ لما يحدث من عمله. وإذْ كانَ ذلك كذلك، صارَ الأمر إلى ما وصفنا وقلنا في ذلك: من أنه مسألة العبد ربَّه التوفيقَ لأداء ما كُلِّف من فرائضه، فيما يَستقبل من عُمُره.

وفي صحة ذلك، فسادُ قول أهل القدَر الزاعمين أنّ كل مأمور بأمرٍ أو مكلَّف فرضًا، فقد أعطي من المعونة عليه، ما قد ارتفعت معه في ذلك الفرض حاجتُه إلى ربِّه (117) . لأنه لو كان الأمرُ على ما قالوا في ذلك، لبطَلَ معنى قول الله جل ثناؤه: إِيَّاكَ نَعْبُدُ وَإِيَّاكَ نَسْتَعِينُ * اهْدِنَا الصِّرَاطَ الْمُسْتَقِيمَ . وفي صحة معنى ذلك، على ما بيَّنا، فسادُ قولهم.

وقد زعم بعضُهم أنّ معنى قوله: ( اهْدِنَا الصِّرَاطَ الْمُسْتَقِيمَ ) : أسْلِكنا طريق الجنة في المعاد، أيْ قدِّمنا له وامض بنا إليه، كما قال جلّ ثناؤه: فَاهْدُوهُمْ إِلَى صِرَاطِ الْجَحِيمِ [سورة الصافات: 23]، أي أدخلوهم النار، كما تُهْدَى المرأة إلى زوجها، يُعني بذلك أنها تُدخَل إليه، وكما تُهدَى الهديَّة إلى الرجل، وكما تَهدِي الساقَ القدمُ، نظير قَول طَرفة بن العبد:

&; 1-169 &;

لَعبـــتْ بَعْــدِي السُّــيُولُ بــهِ

وجَــرَى فــي رَوْنَــقٍ رِهمُــهْ (118)

لِلفَتَــــى عَقْـــلٌ يَعِيشُ بِـــهِ

حَـــيْثُ تَهْــدِي سَــاقَه قَدَمُــهْ (119)

أي تَرِدُ به الموارد.

وفي قول الله جل ثناؤه إِيَّاكَ نَعْبُدُ وَإِيَّاكَ نَسْتَعِينُ ما ينبئ عن خطأ هذا التأويل، مع شهادة الحجة من المفسِّرين على تخطئته. وذلك أنّ جميع المفسرين من الصحابة والتابعين مجمِعُون على أنّ معنى الصِّرَاطَ في هذا الموضع، غيرُ المعنى الذي تأوله قائل هذا القول، وأن قوله: " إياك نستعينُ" مسألةُ العبدِ ربَّه المعونةَ على عبادته. فكذلك قوله " اهْدِنا " إنما هو مسألةُ الثباتِ على الهدى فيما بقي من عُمُره.

والعربُ تقول: هديتُ فلانًا الطريقَ، وهَديتُه للطريق، وهديتُه إلى الطريق، إذا أرشدتَه إليه وسدَّدته له. وبكل ذلك جاء القرآن، قال الله جلّ ثناؤه: وَقَالُوا الْحَمْدُ لِلَّهِ الَّذِي هَدَانَا لِهَذَا [سورة الأعراف: 43]، وقال في موضع آخر: اجْتَبَاهُ وَهَدَاهُ إِلَى صِرَاطٍ مُسْتَقِيمٍ [سورة النحل: 121]، وقال: ( اهْدِنَا الصِّرَاطَ الْمُسْتَقِيمَ ).

وكل ذلك فاش في منطقها، موجودٌ في كلامها، من ذلك قول الشاعر:

أَسْـتَغْفِرُ اللـهَ ذَنْبًـا لَسْـتُ مُحْصِيَـهُ,

رَبَّ العِبــاد, إليـهِ الوَجْـهُ والعَمَـلُ (120)

يريد: أستغفر الله لذنْب، كما قال جل ثناؤه: وَاسْتَغْفِرْ لِذَنْبِكَ [سورة غافر: 55] .

ومنه قول نابغة بني ذُبْيان:

فَيَصِيدُنَــا العَـيْرَ المُـدِلَّ بِحُـضْرِهِ

قَبْــلَ الــوَنَى وَالأَشْـعَبَ النَبَّاحَـا (121)

يريد: فيصيدُ لنا. وذلك كثير في أشعارهم وكلامهم، وفيما ذكرنا منه كفاية.

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الهوامش :

(112) يأتي بتمامه وتخريجه برقم 179 .

(113) لم أعرف نسبة البيت ، وأخشى أن يكون من أبيات ودقة الأسدي يقولها لمعن بن زائدة . أمالي المرتضى 1 : 160 .

(114) نسبه المفضل بن سلمة في الفاخر : 253 ، وقال : "أول من قال ذلك طرفة بن العبد ، في شعر يعتذر فيه إلى عمرو بن هند" ، وليس في ديوانه ، وانظر أمثال الميداني 2 : 125 .

(115) أي رديء من القول . انظر ما سلف ص 165 رقم : 1 .

(116) ارتفع الأمر : زال وذهب ، كأنه كان موضوعا حاضرا ثم ارتفع . ومنه : ارتفع الخلاف بينهما .

(117) انظر ص : 162 التعليق رقم 2 .

(118) ديوان الستة الجاهليين : 234 ، 237 ، والبيت الأول في فاتحة الشعر ، والأخير خاتمته . والضمير في قوله : "لعبت" للربع ، في أبيات سلفت . ورونق السيف والشباب والنبات : صفاؤه وحسنه وماؤه . ويروى : "في ريق" . وريق الشباب : أوله والتماعه ونضرته . وعنى نباتًا نضيرًا كأنه يقول : في ذي رنق ، أو في ذي ريق . والرهم -بكسر الراء- جمع رهمة : وهي المطرة الضعيفة المتتابعة ، وهي مكرمة للنبات . يقول : أعشبت الأرض ، وجرى ماء السماء في النبت يترقرق . والضمير في "رهمه" عائد على الغيث ، غائب كمذكور .

(119) يقول : حيث سار الفتى عاش بعقله وتدبيره واجتهاده .

(120) يأتي في تفسير آية سورة آل عمران : 121 ، وآية سورة القصص : 88 . وسيبويه 1 : 17 ، والخزانة 1 : 486 ، وهو من أبيات سيبويه الخمسين التي لا يعرف قائلها . قال الشنتمري : "أراد من ذنب ، فحذف الجار وأوصل الفعل فنصب" والذنب هنا اسم جنس بمعنى الجمع . فلذلك قال : "لست محصيه" . والوجه : القصد والمراد ، وهو بمعنى التوجه" .

(121) البيت ليس في ديوانه . ومن القصيدة أبيات فيه : 23 ، (مطبوعة محمد جمال) ، والمجتنى لابن دريد : 23 ، يصف فرسًا . والعير : حمار الوحش . والحضر : العدو الشديد ، وحمار الوحش شديد العدو . والونى : التعب والفترة في العدو أو العمل . والأشعب : الظبي تفرق قرناه فانشعبا وتباينا بينونة شديدة . ونبح الكلب والظبي والتيس ينبح نباحًا ، فهو نباح ، إذا كثر صياحه ، من المرح والنشاط . والظبي إذا أسن ونبتت لقرونه شعب ، نبح (الحيوان 1 : 349) . يصف فرسه بشدة العدو ، يلحق العير المدل بحضره ، والظبي المستحكم السريع ، فيصيدها قبل أن يناله تعب .

القول في تأويل قوله : الصِّرَاطَ الْمُسْتَقِيمَ .

قال أبو جعفر: أجمعت الأمة من أهل التأويل جميعًا على أن " الصراط المستقيم "، هو الطريق الواضح الذي لا اعوجاج فيه. وكذلك ذلك في لغة جميع العرب، فمن ذلك قول جرير بن عطية الخَطَفي:

أمــيرُ المــؤمنين عَـلَى صِـرَاطٍ

إذا اعـــوَجَّ المَــوَارِدُ مُسْــتَقيمِ (122)

يريد على طريق الحق. ومنه قول الهُذلي أبي ذُؤَيْب:

صَبَحْنَــا أَرْضَهُــمْ بـالخَيْلِ حَـتّى

تركْنَاهـــا أَدَقَّ مِــنَ الصِّــرَاطِ (123)

ومنه قول الراجز:

* فَصُدَّ عَنْ نَهْجِ الصِّراطِ القَاصدِ (124) *

والشواهد على ذلك أكثرُ من أن تُحصى ، وفيما ذكرنا غنًى عما تركنا.

ثم تستعيرُ العرب " الصراط" فتستعمله في كل قولٍ وعمل وُصِف باستقامة أو اعوجاج، فتصفُ المستقيمَ باستقامته، والمعوجَّ باعوجاجه.

والذي هو أولى بتأويل هذه الآية عندي، أعني: ( اهْدِنَا الصِّرَاطَ الْمُسْتَقِيمَ )، أن يكونا معنيًّا به: وَفّقنا للثبات على ما ارتضيتَه ووَفّقتَ له مَنْ أنعمتَ عليه من عبادِك، من قولٍ وعملٍ، وذلك هو الصِّراط المستقيم. لأن من وُفّق لما وفق له من أنعم الله عليه من النبيِّين والصديقين والشهداء ، فقد وُفّق للإسلام، وتصديقِ الرسلِ، والتمسكِ بالكتاب، والعملِ بما أمر الله به، والانـزجار عمّا زَجره عنه، واتّباع منهج النبيّ صلى الله عليه وسلم، ومنهاج أبي بكر وعمر وعثمان وعلي. وكلِّ عبدٍ لله صالحٍ، وكل ذلك من الصراط المستقيم.

وقد اختلفتْ تراجمةُ القرآن في المعنيِّ بالصراط المستقيم (125) . يشمل معاني جميعهم في ذلك، ما اخترنا من التأويل فيه.

ومما قالته في ذلك، ما رُوي عن علي بن أبي طالب، عن النبي صلى الله عليه وسلم، أنه قال، وذكر القرآن، فقال: هو الصراط المستقيم.

174 - حدثنا بذلك موسى بن عبد الرحمن المسروقي، قال: حدثنا حسين الجُعْفي، عن حمزة الزيات، عن أبي المختار الطائي، عن ابن أخي الحارث، عن الحارث، عن عليّ، عن النبي صلى الله عليه وسلم (126) .

175 - وحُدِّثْتُ عن إسماعيل بن أبي كريمة، قال: حدثنا محمد بن سَلمة، عن أبي سِنان، عن عمرو بن مُرّة، عن أبي البَخْتريّ ، عن الحارث، عن عليّ، عن النبي صلى الله عليه وسلم، مثله (127) .

176 - وحدثنا أحمد بن إسحاق الأهوازي، قال: حدثنا أبو أحمد الزُّبيري، قال: حدثنا حمزة الزيات، عن أبي المختار الطائي، عن أبن أخي الحارث الأعور، عن الحارث، عن عليّ، قال: الصِّراطُ المستقيم: كتاب الله تعالى ذكره (128)

177 - حدثنا أحمد بن إسحاق الأهوازي، قال: حدثنا أبو أحمد الزبيري ، قال: حدثنا سفيان -ح- وحدثنا محمد بن حُميد الرازي، قال. حدثنا مِهْران، عن سفيان ، عن منصور عن أبي وائل، قال: قال عبد الله: " الصِّراطُ المستقيم " كتابُ الله (129)

178 - حدثني محمود بن خِدَاشِ الطالَقاني، قال: حدثنا حُميد بن عبد الرحمن الرُّؤاسِي ، قال: حدثنا علي والحسن ابنا صالح، جميعًا، عن عبد الله بن محمد بن عَقِيل، عن جابر بن عبد الله: ( اهْدِنَا الصِّرَاطَ الْمُسْتَقِيمَ ) قال: الإسلام، قال: هو أوسع مما بين السماء والأرض (130) .

179 - حدثنا أبو كريب، قال: حدثنا عثمان بن سعيد، قال: حدثنا بشر بن عُمَارة، قال: حدثنا أبو رَوق، عن الضحّاك، عن عبد الله بن عباس، قال: قال جبريل لمحمد: قل يا محمد: &; 1-175 &; ( اهْدِنَا الصِّرَاطَ الْمُسْتَقِيمَ ) يقول: ألهمنا الطريقَ الهادي، وهو دين الله الذي لا عوج له (131) .

180 - حدثنا موسى بن سهل الرازي، قال: حدثنا يحيى بن عوف، عن الفُرَات بن السائب، عن ميمون بن مِهْران، عن ابن عباس، في قوله: ( اهْدِنَا الصِّرَاطَ الْمُسْتَقِيمَ ) قال: ذلك الإسلام (132) .

181 - حدثني محمود بن خِدَاش، قال: حدثنا محمد بن ربيعة الكِلابي، عن إسماعيل الأزرق، عن أبي عُمر البزّار، عن ابن الحنفية، في قوله : ( اهْدِنَا الصِّرَاطَ الْمُسْتَقِيمَ ) قال: هو دين الله الذي لا يقبل من العِباد غيرَه (133) .

182 - حدثني موسى بن هارون الهمداني، قال: حدّثنا عَمرو بن طلحة القنَّاد، قال: حدثنا أسباط، عن السدِّي -في خبر ذكره- عن أبي مالك، وعن أبي صالح، عن ابن عباس -وعن مُرّة الهمداني، عن ابن مسعود -وعن ناس من أصحاب النبي صلى الله عليه وسلم: ( اهْدِنَا الصِّرَاطَ الْمُسْتَقِيمَ ) قال: هو الإسلام (134)

183 - حدثنا القاسم بن الحسن، قال: حدثنا الحسين بن داود، قال: حدثني حجاج، عن ابن جُريج، قال: قال ابن عباس في قوله: ( اهْدِنَا الصِّرَاطَ الْمُسْتَقِيمَ ) قال : الطريق (135) .

184 - حدثنا عبد الله بن كثير أبو صديف الآمُلي، قال: حدثنا هاشم بن القاسم، قال: حدثنا حمزة بن المغيرة، عن عاصم، عن أبي العالية، في قوله: ( اهْدِنَا الصِّرَاطَ الْمُسْتَقِيمَ )، قال: هو رسول الله صلى الله عليه وسلم، وصاحباه من بعدِه أبو بكر وعمر. قال: فذكرتُ ذلك للحسن، فقال: صدَق أبو العالية ونصح (136)

185- حدثني يونس بن عبد الأعلى، قال: حدثنا ابن وهب، قال: قال عبد الرحمن بن زيد بن أسلم: " اهدنا الصراط المستقيم "، قال: الإسلام (137) .

186- حدثنا المثنى، قال: حدثنا أبو صالح، قال : حدثني معاوية بن صالح، أنّ عبد الرحمن بن جُبير، حدّثه عن أبيه، عن نَوَّاس بن سمعان الأنصاري، عن رسول الله صلى الله عليه وسلم قال: " ضرب الله مثلا صراطًا مستقيمًا ". والصِّراط: الإسلامُ.

187 - حدثنا المثنى، قال: حدثنا آدم العسقلاني، قال: حدثنا الليث، عن معاوية بن صالح، عن عبد الرحمن بن جبير بن نُفير، عن أبيه، عن نَوَّاس بن سمعان الأنصاري ، عن النبي صلى الله عليه وسلم، بمثله (138) .

قال أبو جعفر: وإنما وصفه الله بالاستقامة، لأنه صواب لا خطأ فيه. وقد زعم بعض أهل الغباء، أنه سمّاه مستقيمًا، لاستقامته بأهله إلى الجنة. وذلك تأويلٌ لتأويل جميع أهل التفسير خلافٌ، وكفى بإجماع جميعهم على خلافه دليلا على خطئه.

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الهوامش :

(122) ديوانه : 507 ، يمدح هشام بن عبد الملك . والموارد جمع موردة : وهي الطرق إلى الماء . يريد الطرق التي يسلكها الناس إلى أغراضهم وحاجاتهم ، كما يسلكون الموارد إلى الماء .

(123) ليس في ديوانه ، ونسبه القرطبي في تفسيره 1 : 128 لعامر بن الطفيل ، وليس في ديوانه ، فإن يكن هذليا ، فلعله من شعر المتنخل ، وله قصيدة في ديوان الهذليين 2 : 18 - 28 ، على هذه القافية . ولعمرو بن معد يكرب أبيات مثلها رواها القالي في النوادر 3 : 191 .

(124) رواه القرطبي في تفسيره 1 : 128 "الصراط الواضح" .

(125) تراجمة القرآن : جمع ترجمان : وأراد المفسرين ، وانظر ما مضى : 70 تعليق : 1

(126) الحديث 174 - إسناده ضعيف جدًا . موسى بن عبد الرحمن المسروقي : ثقة ، روى عنه الترمذي ، والنسائي ، وابن خزيمة ، وغيرهم . مات سنة 258 ، مترجم في التهذيب . حسين الجعفي : هو حسين بن علي بن الوليد ، ثقة معروف ، روى عنه أحمد ، وابن معين ، وغيرهم ، بل روى عنه ابن عيينة وهو أكبر منه . وأخرج له أصحاب الكتب الستة . حمزة الزيات : هو حمزة بن حبيب ، القارئ المعروف . وتكلم في رواية بعضهم ، والحق أنه ثقة ، وأخرج له مسلم في صحيحه . أبو المختار الطائي : قيل اسمه : سعد ، وهو مجهول ، جهله المديني وأبو زرعة . ابن أخي الحارث الأعور : أشد جهالة من ذلك ، لم يسم هو ولا أبوه . عمه الحارث : هو ابن عبد الله الأعور الهمداني ، وهو ضعيف جدا . وقد اختلف فيه العلماء اختلافا كثيرا ، حتى وصفه الشعبي وغيره بأنه "كان كذابًا" ، وقد رجحت في شرح الحديث 565 وغيره من المسند أنه ضعيف جدا .

وأما متن الحديث : فقد رواه -بمعناه- ابن أبي حاتم ، عن الحسن بن عرفة عن يحيى بن يمان عن حمزة الزيات ، بهذا الإسناد ، فيما نقل ابن كثير 1 : 50 ووقع فيه تحريف الإسناد هناك . وهو جزء من حديث طويل ، في فضل القرآن - رواه الترمذي (4 : 51 - 52 من تحفة الأحوذي) ، عن عبد بن حميد عن حسين الجعفي ، بهذا الإسناد . وقال الترمذي : "هذا حديث غريب ، لا نعرفه إلا من حديث حمزة الزيات ، وإسناده مجهول ، وفي حديث الحارث مقال" . كذلك رواه الدارمي في سننه 2 : 435 عن محمد بن يزيد الرفاعي عن حسين الجعفي . ونقله السيوطي 1 : 15 ونسبه أيضًا لابن أبي شيبة وابن الأنباري في المصاحف والبيهقي في شعب الإيمان . وأشار إليه الذهبي في الميزان 3 : 380 في ترجمة أبي المختار الطائي ، قال : "حديثه في فضائل القرآن منكر" . ونقله ابن كثير في الفضائل : 14 - 15 عن الترمذي ، ونقل تضعيفه إياه ، ثم قال : "لم ينفرد بروايته حمزة بن حبيب الزيات ، بل قد رواه محمد بن إسحاق عن محمد بن كعب القرظي عن الحارث الأعور . فبرئ حمزة من عهدته ، على أنه وإن كان ضعيف الحديث ، فإنه إمام في القراءة . والحديث مشهور من رواية الحارث الأعور ، وقد تكلموا فيه ، بل قد كذبه بعضهم من جهة رأيه واعتقاده ، أما أنه تعمد الكذب في الحديث - فلا . وقصارى هذا الحديث أن يكون من كلام أمير المؤمنين علي رضي الله عنه ، وقد وهم بعضهم في رفعه ، وهو كلام حسن صحيح " .

وسيأتي 175 ، 176 بإسنادين آخرين ، موقوفًا ، من كلام علي رضي الله عنه .

ورواية ابن إسحاق -التي أشار إليها ابن كثير- هي حديث أحمد في المسند : 565 . عن يعقوب بن إبراهيم بن سعد عن أبيه عن ابن إسحاق . وقد ضعفنا إسناده هناك ، بالحارث الأعور ، وبانقطاعه بين ابن إسحاق ومحمد بن كعب . وليس فيه الحرف الذي هنا ، في تفسير "الصراط المستقيم" .

(127) الحديث 175 - هو الحديث السابق بإسناد آخر . وهذا الإسناد جيد إلى الحارث الأعور ، ثم يضعف به الحديث جدا ، كما قلنا من قبل .

ومحمد بن سلمة : هو الباهلي الحراني ، وهو ثقة ، روى عنه أحمد بن حنبل وغيره ، وأخرج له مسلم في صحيحه ، مات سنة 191 . وشيخه أبو سنان : وهو سعيد بن سنان الشيباني ، وهو ثقة ، ومن تكلم فيه إنما يكون من جهة خطئه بعض الخطأ ، وقال أبو داود : "ثقة من رفعاء الناس" ، وأخرج له مسلم في الصحيح . وعمرو بن مرة : هو المرادي الجملي ، ثقة مأمون بلا خلاف ، قال مسعر : "عمرو من معادن الصدق " . وأبو البختري - بفتح الباء الموحدة والتاء المثناة بينهما خاء معجمة ساكنة : هو سعيد بن فيروز الطائي الكوفي ، تابعي ثقة معروف .

(128) الخبر 176 - هو الحديث السابق بالإسنادين قبله ، بمعناه . ولكنه هنا موقوف على ابن أبي طالب . والإسناد إليه منهار انهيار الإسناد 174 ، من أجل الحارث الأعور وابن أخيه . أما من دونهما ، فأبو المختار الطائي وحمزة مضيا في 174 ، وأبو أحمد الزبيري وأحمد بن إسحاق مضيا في 159 .

(129) الخبر 177 - هذا موقوف من كلام عبد الله بن مسعود . وقد رواه الطبري بإسنادين إلى سفيان ، وهو الثوري . أما أولهما : أحمد بن إسحاق عن أبي أحمد الزبيري عن سفيان الثوري - فإسناده صحيح ، لا كلام فيه . وأما ثانيهما : محمد بن حميد الرازي عن مهران ، وهو ابن أبي عمر العطار - فقد بينا في الإسناد 11 أن في رواية مهران عن الثوري اضطرابًا ، ولكنه هنا تابعه عن روايته حافظ ثقة ، هو أبو أحمد الزبيري . وقد رواه الثوري عن منصور ، وهو ابن المعتمر الكوفي ، وهو ثقة ثبت حجة ، لا يختلف فيه أحد . وأبو وائل : هو شقيق بن سلمة الأسدي ، من كبار التابعين الثقات ، قال ابن معين : "ثقة لا يسأل عن مثله" .

وهذا الخبر ، رواه الحاكم في المستدرك 2 : 258 من طريق عمر بن سعد أبي داود الحضري عن الثوري ، بهذا الإسناد . وقال : "هذا حديث صحيح على شرط الشيخين ولم يخرجاه " ، ووافقه الذهبي . وذكره السيوطي 1 : 15 ، والشوكاني 1 : 13 .

(130) الخبر 178 - وهذا موقوف على جابر بن عبد الله . وإسناده صحيح : محمود بن خداش بكسر الخاء المعجمة وفتح الدال المهملة وآخره شين معجمة - الطالقاني : ثقة من أهل الصدق ، مات يوم الأربعاء 14 شعبان سنة 250 ، كما في التاريخ الصغير للبخاري : 247 . وحميد بن عبد الرحمن الرؤاسي : ثقة ثبت عاقل ، روى عنه أحمد وغيره من الحفاظ . والحسن وعلي ابنا صالح بن صالح بن حي : ثقتان ، وهما أخوان توأم . ومن تكلم في الحسن تكلم بغير حجة ، وقد وثقناه في المسند : 2403 . وأخاه فيه : 220 . وعبد الله بن محمد بن عقيل بن أبي طالب ، وأمه زينب الصغرى بنت علي بن أبي طالب : تابعي ثقة ، ولا حجة لمن تكلم فيه .

والخبر رواه الحاكم في المستدرك 2 : 258 - 259 ، من طريق أبي نعيم عن الحسن بن صالح -وحده- بهذا الإسناد . وقال : "هذا حديث صحيح الإسناد ولم يخرجاه" . ووافقه الذهبي . وذكره ابن كثير 1 : 50 ، والسيوطي 1 : 15 ، والشوكاني 1 : 13

(131) الحديث 179 - إسناده ضعيف ، سبق بيان ضعفه : 137 . وهذا اللفظ نقله ابن كثير 1 : 50 دون إسناد ولا نسبة . ونقله السيوطي 1 : 14 مختصرًا ، ونسبه للطبري فقط .

(132) الخبر 180 - إسناده ضعيف جدا ، على ما فيه من جهلنا بحال بعض رجاله : فموسى بن سهل الرازي ، شيخ الطبري : لم نجزم بأي الرجال هو ؟ ولعله " موسى بن سهل بن قادم ، ويقال ابن موسى أبو عمر الرملي ، نسائي الأصل " . فهو شيخ للطبري مترجم في التهذيب 10 : 347 ، ولكنه لم ينسب "رازيا" . وكتب في المخطوطة : "سهل بن موسى"! ولم نجد هذه الترجمة أيضًا ، ونرجح أنه خطأ من الناسخ . . ويحيى بن عوف : لم نجد ترجمة بهذا الاسم قط فيما لدينا من مراجع . واما علة الإسناد ، فهو "الفرات بن السائب الجزري" ، وهو ضعيف جدا ، قال البخاري في الكبير 4 / 1 / 130 : "تركوه ، منكر الحديث" ، وكذلك قال الأئمة فيه ، وقال ابن حبان في المجروحين (في الورقة 187) : كان ممن يروي الموضوعات عن الأثبات ، ويأتي بالمعضلات عن الثقات ، لا يجوز الاحتجاج به ، ولا الرواية عنه ، ولا كتبة الحديث إلا على سبيل الاختبار" . وأما ميمون بن مهران فتابعي ثقة معروف ، فقيه حجة .

وهذا الخبر نقله ابن كثير 1 : 50 مجهلا بلفظ "وقيل : هو الإسلام" . ونقله السيوطي 1 : 15 منسوبا لابن جريج فقط ، على خطأ مطبعي فيه "ابن جريج" !

(133) الأثر 181 - ابن الحنفية : هو محمد بن علي بن أبي طالب ، والحنفية أمه ، وهي خولة بنت جعفر من بني حنيفة ، عرف بالنسبة إليها . وهذا الإسناد إليه ضعيف : محمد بن ربيعة الكلابي الرؤاسي : ثقة من شيوخ أحمد وابن معين . وإسماعيل الأزرق : هو إسماعيل بن سلمان ، وهو ضعيف ، قال ابن معين : "ليس حديثه بشيء" ، وقال ابن نمير والنسائي : "متروك" ، وقال ابن حبان في كتاب المجروحين (ص 78 رقم 35) : "ينفرد بمناكير يرويها عن المشاهير" . وأبو عمر البزار : هو دينار بن عمر الأسدي الكوفي الأعمى ، وهو ثقة . والأثر ذكره ابن كثير 1 : 51 دون نسبة ولا إسناد .

(134) الخبر 182 - هذا من تفسير السدي ، وقد سبق شرح إسناده 168 . وقد نقله ابن كثير 1 : 50 والسويطي 1 : 15 .

(135) الخبر 183 - نقله السيوطي 1 : 14 منسوبا للطبري وابن المنذر . وقد سبق أول هذا الإسناد : 144 ، وهو هنا منقطع ، لأن ابن جريج لم يدرك ابن عباس ، إنما يروي عن الرواة عنه .

(136) الأثر 184 - عبد الله بن كثير أبو صديف الآملي ، شيخ الطبري : لم أعرف من هو ، ولم أجد له ذكرًا ، وأخشى أن يكون فيه تحريف . هاشم بن القاسم : هو ابو النضر - بالنون والصاد المعجمة - الحافظ الخراساني الإمام ، شيخ الأئمة : أحمد وابن راهويه وابن المديني وابن معين وغيرهم .

حمزة بن المغيرة بن نشيط - بفتح النون وكسر الشين المعجمة - الكوفي العابد : ثقة ، مترجم في التهذيب ، وترجمه البخاري في الكبير 2 / 1 / 44 ، وابن أبي حاتم 1 / 2 / 214 - 215 ، وذكره ابن حبان في الثقات 443 ، قال : "حمزة بن المغيرة العابد ، من أهل الكوفة . يروي عن عاصم الأحول عن أبي العالية (اهدنا الصراط المستقيم) ، قال : هو النبي صلى الله عليه وسلم وصاحباه . روى عنه أبو النضر هاشم بن القاسم" . ووقع هنا : في الأصول "حمزة بن أبي المغيرة" . وهو خطأ من الناسخين .

عاصم : هو ابن سليمان الأحول ، تابعي ثقة ثبت . أبو العالية : هو الرياحي - بكسر الراء وتخفيف الياء ، واسمه : رفيع -بالتصغير- ابن مهران ، من كبار التابعين الثقات ، مجمع على توثيقه .

وهذا الأثر ذكره ابن كثير 1 : 51 ونسبه أيضًا لابن أبي حاتم . والسيوطي 1 : 15 وزاد نسبته لعبد بن حميد وابن عدي وابن عساكر . وأبو العالية لم يقله من قبل نفسه : فقد رواه الحاكم في المستدرك 2 : 259 من طريق أبي النضر بهذا الإسناد إلى "أبي العالية عن ابن عباس" . وقال : " هذا حديث صحيح الإسناد ، ولم يخرجاه" . ووافقه الذهبي . واختصره السيوطي ونسبه للحاكم فقط .

(137) الأثر 185 - هذا من كلام عبد الرحمن بن زيد بن أسلم ، وقد نقله ابن كثير 1 : 51 دون نسبة . وعبد الرحمن بن زيد : متأخر ، من أتباع التابعين ، مات سنة 182 . وهو ضعيف جدا ، بينت ضعفه في حديث المسند : 5723 ، ويكفي منه قول ابن خزيمة : "ليس هو ممن يحتج أهل العلم بحديثه ، لسوء خفظه ، وهو رجل صناعته العبادة والتقشف ، ليس من أحلاس الحديث" .

(138) الحديث 186 ، 187 - رواه الطبري عن شيخه "المثنى" بإسنادين ، أولهما أعلى من الثاني درجة : بين المثنى وبين معاوية بن صالح في أولهما شيخ واحد ، وفي ثانيهما شيخان .

أما المثنى شيخ الطبري : فهو المثنى بن إبراهيم الآملي ، يروي عنه الطبري كثيرا في التفسير والتاريخ . وأبو صالح ، في الإسناد الأول : هو عبد الله بن صالح المصري ، كاتب الليث بن سعد ، صحبه عشرين سنة . وهو ثقة ، ومن تكلم فيه ، في بعض حديثه عن الليث ، تكلم بغير حجة . وله ترجمة في التهذيب جيدة ، وكذلك في الجرح والتعديل لابن أبي حاتم 2 / 2 / 86 - 87 ، وتذكرة الحفاظ 1 : 351 - 353 . ولد عبد الله بن صالح سنة 137 ومات سنة 222 . ووقع تاريخ مولده في التهذيب (173) وهو خطأ مطبعي ، صوابه في تذكرة الحفاظ . وآدم العسقلاني ، في الإسناد الثاني : هو آدم بن أبي إياس ، وهو ثقة مأمون متعبد ، من خيار عباد الله ، كما قال أبو حاتم . الليث : هو ابن سعد ، إمام أهل مصر . معاوية بن صالح ، في الإسنادين : هو الحمصي ، أحد الأعلام وقاضي الأندلس ، ثقة ، من تكلم فيه أخطأ . عبد الرحمن بن جبير بن نفير - بالتصغير فيهما - الحضرمي الحمصي : تابعي ثقة . وأبوه : من كبار التابعين ، أدرك زمن النبي صلى الله عليه وسلم . وهو ثقة مشهور بالعلم ، وقد ذكره الطبري في طبقات الفقهاء . النواس -بفتح النون وتشديد الواو- بن سمعان الكلابي : صحابي معروف .

وهذا الحديث مختصر من حديث طويل ، رواه احمد في المسند : 17711 (ج 4 ص 182 حلبي) عن الحسن بن سوار عن الليث بن سعد عن معاوية بن صالح ، به . ونقله ابن كثير 1 : 51 من رواية المسند ، قال : "وهكذا رواه ابن أبي حاتم وابن جرير من حديث الليث بن سعد ، به . ورواه الترمذي والنسائي جميعا عن علي بن حجر بن بقية عن بجير بن سعد عن خالد بن معدان عن جبير بن نفير عن النواس بن سمعان ، به . وهو إسناد حسن صحيح" . ونسبه السيوطي 1 : 15 ، والشوكاني 1 : 13 أيضًا للحاكم "وصححه" ، ولغيره .

Verset 7
Tafsir de la Sourate 1, verset 7 : « Le chemin de ceux que Tu as comblés de Tes bienfaits » Sa parole : { Le chemin de ceux que Tu as comblés de Tes bienfaits } est une explicitation du droit chemin, c'est-à-dire que ce chemin est le droit chemin, puisque tout chemin de vérité est un chemin droit. Il fut donc dit à Muhammad, paix et salut sur lui : Dis, ô Muhammad : Guide-nous, ô notre Seigneur, vers le droit chemin, le chemin de ceux que Tu as comblés de Tes bienfaits, par Ton obéissance et Ton adoration, parmi Tes anges, Tes prophètes, les véridiques, les martyrs et les vertueux. Cela est analogue à ce que notre Seigneur, gloire à Lui, a dit dans Sa révélation : { Et s'ils avaient fait ce à quoi on les exhortait, cela aurait été meilleur pour eux et plus fort pour les affermir. Alors Nous leur aurions donné de Notre part une grande récompense, et Nous les aurions guidés vers un droit chemin. Et quiconque obéit à Allah et au Messager, ceux-là seront avec ceux qu'Allah a comblés de Ses bienfaits : les prophètes, les véridiques, les martyrs et les vertueux } (Coran 4:66-69). Abu Ja'far (al-Tabari) dit : Ce qu'il a été ordonné à Muhammad, paix et salut sur lui, et à sa communauté de demander à leur Seigneur comme guidance vers le droit chemin, c'est la guidance vers le chemin qu'Allah, gloire à Lui, a décrit. Et ce chemin est celui de ceux qu'Allah a décrits dans Sa révélation, et Il a promis à quiconque l'emprunte et y persévère, obéissant à Allah et à Son Messager, paix et salut sur lui, de le faire parvenir à leur demeure. Et Allah ne manque pas à Sa promesse. C'est ce que rapporte le récit d'Ibn 'Abbas et d'autres, conformément à ce que nous avons dit. 158 - Muhammad ibn al-'Ala' nous a rapporté, disant : 'Uthman ibn Sa'id nous a rapporté, disant : Bishr ibn 'Ammar nous a rapporté, disant : Abu Rawq nous a rapporté, d'après al-Dahhak, d'après Ibn 'Abbas : { Le chemin de ceux que Tu as comblés de Tes bienfaits } signifie : le chemin de ceux que Tu as comblés de Tes bienfaits par Ton obéissance et Ton adoration, parmi les anges, les prophètes, les véridiques, les martyrs et les vertueux, ceux qui T'ont obéi et T'ont adoré. 159 - Ahmad ibn Hazim al-Ghifari m'a rapporté, disant : 'Ubaydullah ibn Musa nous a informés, d'après Abu Ja'far, d'après Rabi' : { Le chemin de ceux que Tu as comblés de Tes bienfaits } dit : les prophètes. 160 - Al-Qasim m'a rapporté, disant : al-Husayn nous a rapportés, disant : Hajjaj m'a rapporté, d'après Ibn Jurayj, disant : Ibn 'Abbas a dit : { Tu as comblés de Tes bienfaits } dit : les croyants. 161 - Al-Qasim nous a rapporté, disant : al-Husayn nous a rapporté, disant : Waki' a dit à propos de { Tu as comblés de Tes bienfaits } : les musulmans. 162 - Yunus ibn 'Abd al-A'la m'a rapporté, disant : Ibn Wahb nous a informés, disant : 'Abd al-Rahman ibn Zayd a dit à propos de la parole d'Allah : { Le chemin de ceux que Tu as comblés de Tes bienfaits } dit : le Prophète, paix et salut sur lui, et ceux qui étaient avec lui. Abu Ja'far dit : Dans ce verset, il y a une preuve évidente que l'obéissance à Allah, gloire à Lui, n'est obtenue par les obéissants que par la grâce d'Allah qui la leur accorde et Sa réussite qu'Il leur donne. N'entendent-ils pas Sa parole : { Le chemin de ceux que Tu as comblés de Tes bienfaits } ? Il attribue tout ce qui vient d'eux comme guidance, obéissance et adoration au fait que c'est une grâce de Sa part envers eux. Si quelqu'un dit : Où est la complétude de cette information ? Tu sais que lorsqu'une personne dit à une autre : « Je t'ai comblé de bienfaits », cela implique une information sur ce dont elle l'a comblé. Où est cette information dans Sa parole : { Le chemin de ceux que Tu as comblés de Tes bienfaits } ? Et quel est ce bienfait dont Il les a comblés ? On lui répond : Nous avons déjà expliqué précédemment dans ce livre que les Arabes, dans leur langage, se contentent d'une partie pour l'autre lorsque la partie apparente indique la partie cachée et en dispense. Sa parole : { Le chemin de ceux que Tu as comblés de Tes bienfaits } en fait partie, car l'ordre d'Allah, gloire à Lui, à Ses serviteurs de Lui demander de l'aide et de Lui demander la guidance vers le droit chemin étant précédé par Sa parole : { Le chemin de ceux que Tu as comblés de Tes bienfaits } qui est une explicitation du droit chemin et une substitution de celui-ci, il est connu que le bienfait dont Allah a comblé ceux dont Il nous a ordonné de Lui demander la guidance vers leur chemin, c'est la voie droite et le droit chemin dont nous avons déjà expliqué l'interprétation plus haut. Ainsi, ce qui est apparent de cela, avec la proximité des deux mots, dispense de le répéter, comme l'a dit Nabigha des Banu Dhubyan : « Comme si toi, parmi les chameaux des Banu Aqish, tu faisais cliqueter derrière ses jambes une outre » Il veut dire : comme si toi, parmi les chameaux des Banu Aqish, un chameau faisait cliqueter derrière ses jambes une outre. Il s'est contenté de ce qui est apparent de la mention des chameaux qui indique ce qui a été supprimé, sans avoir à montrer ce qui a été omis. Et comme l'a dit al-Farazdaq ibn Ghalib : « Tu vois leurs cordes les portant, quand le fer rouille sur les guerriers » Il veut dire : les portant eux-mêmes. Il a supprimé « eux-mêmes » car ce qui est apparent dans sa parole « et leurs cordes » l'indique. Les témoignages de cela dans la poésie et la prose des Arabes sont plus nombreux qu'on ne peut les compter. Il en est de même dans Sa parole : { Le chemin de ceux que Tu as comblés de Tes bienfaits }. « Non de ceux qui ont encouru Ta colère » L'interprétation de la parole d'Allah, exalté soit-Il : { Non de ceux qui ont encouru Ta colère } Abu Ja'far dit : Les lecteurs sont unanimes sur la lecture de « ghayri » (non) avec la casse du « ra' ». Cette casse peut venir de deux manières : L'une est que « ghayr » soit un qualificatif et un attribut de « alladhina » (ceux qui), et on le met au génitif, puisque « alladhina » est au génitif et qu'il en est l'attribut et la qualification. Il est permis que « ghayr » soit un attribut de « alladhina », et que « alladhina » soit défini et « ghayr » indéfini, car « alladhina » avec sa relative n'est pas une connaissance déterminée comme les noms qui sont des signes distinctifs entre les gens, comme Zayd, 'Amr et autres semblables. C'est plutôt comme les indéfinis inconnus, comme « l'homme », « le chameau » et autres semblables. Ce qui est tel que « alladhina » a pour attribut, et qui n'est pas annexé à un nom inconnu, est semblable à « alladhina » en ce qu'il est défini non déterminé, comme « alladhina » est défini non déterminé. Il est donc permis pour cela que { Non de ceux qui ont encouru Ta colère } soit un attribut de { ceux que Tu as comblés de Tes bienfaits }, comme on dit : « Je ne m'assieds qu'auprès du savant, non de l'ignorant », voulant dire : je ne m'assieds qu'auprès de celui qui sait, non de celui qui ignore. Et si { ceux que Tu as comblés de Tes bienfaits } était une connaissance déterminée, il ne serait pas permis que { Non de ceux qui ont encouru Ta colère } en soit l'attribut, car c'est une erreur dans le langage des Arabes, lorsqu'on qualifie une connaissance déterminée par un indéfini, d'imposer à l'attribut indéfini la déclinaison de la connaissance qualifiée, sauf avec l'intention de répéter ce qui a décliné le qualifié. C'est une erreur dans leur langage de dire : « Je suis passé par 'Abdullah, non le savant », en mettant « ghayr » au génitif, sauf avec l'intention de répéter la préposition « bi » qui a décliné 'Abdullah. Le sens serait alors, si on le disait ainsi : « Je suis passé par 'Abdullah, je suis passé par autre que le savant ». Voilà l'un des deux aspects du génitif dans : { Non de ceux qui ont encouru Ta colère }. L'autre aspect des deux aspects du génitif est que « alladhina » ait le sens de connaissance déterminée. Et si on l'oriente vers cela, « ghayr » est au génitif avec l'intention de répéter « le chemin » qui a mis « alladhina » au génitif, comme si tu disais : « Le chemin de ceux que Tu as comblés de Tes bienfaits, le chemin de ceux qui n'ont pas encouru Ta colère ». Ces deux interprétations de { Non de ceux qui ont encouru Ta colère }, bien qu'elles diffèrent selon leurs déclinaisons, se rapprochent dans leur sens. Car celui qu'Allah a comblé de Ses bienfaits en le guidant vers Sa vraie religion a été préservé de la colère de son Seigneur et sauvé de l'égarement dans sa religion. Il est donc équivalent — puisque celui qui entend Sa parole : { Guide-nous vers le droit chemin, le chemin de ceux que Tu as comblés de Tes bienfaits } ne peut douter, en l'entendant de la part de celui qui le récite, que ceux qu'Allah a comblés de Ses bienfaits par la guidance vers le droit chemin ne sont pas l'objet de la colère de leur Seigneur, avec le bienfait dont Il a magnifié Sa grâce envers eux dans leur religion, et qu'ils ne sont pas égarés puisqu'Il les a guidés vers la vérité — il est impossible dans leur nature que se réunissent en une même personne la satisfaction d'Allah, gloire à Lui, et Sa colère en même temps, ni la guidance et l'égarement en un même moment. Que ces gens soient donc décrits, avec la description qu'Allah leur a donnée de Sa réussite, Sa guidance et Ses bienfaits dans leur religion, comme n'étant pas l'objet de Sa colère ni égarés, qu'ils soient ou non décrits ainsi, car la description apparente qui les qualifie a informé qu'ils sont ainsi, même si cela n'est pas explicitement dit. Ceci lorsque nous orientons « ghayr » vers le génitif avec l'intention de répéter « le chemin » qui a mis « alladhina » au génitif, et que nous ne faisons pas de { Non de ceux qui ont encouru Ta colère, ni les égarés } un attribut de { ceux que Tu as comblés de Tes bienfaits }, mais plutôt que nous les considérons comme autres qu'eux ; bien que les deux groupes soient, sans doute, comblés de bienfaits dans leurs religions. Quant à si nous orientons { Non de ceux qui ont encouru Ta colère, ni les égarés } comme étant un attribut de { ceux que Tu as comblés de Tes bienfaits }, alors celui qui l'entend n'a pas besoin de déduction, car le sens explicite dispense de la preuve. Il est également permis de mettre « ghayr » à l'accusatif dans { Non de ceux qui ont encouru Ta colère }, bien que je répugne à cette lecture car elle s'écarte de la lecture des lecteurs. Et ce qui s'écarte des lectures de ce que la communauté a transmis de manière apparente et répandue, c'est un avis contraire à la vérité et qui s'écarte du chemin d'Allah, du chemin de Son Messager, paix et salut sur lui, et du chemin des musulmans, même s'il aurait, si la lecture était permise, une issue vers le correct. L'interprétation de l'aspect de sa validité lorsqu'on le met à l'accusatif : c'est qu'il soit un attribut du pronom « hum » (eux) dans « 'alayhim » (sur eux) qui renvoie à « alladhina » (ceux qui), car bien qu'il soit au génitif par « 'ala » (sur), il est en position d'accusatif par Sa parole : « Tu as comblés ». C'est comme si l'interprétation de la parole, lorsqu'on met « ghayr » à l'accusatif avec « al-maghdubi 'alayhim » (ceux qui ont encouru Ta colère), était : Le chemin de ceux que Tu as guidés, par une grâce de Ta part envers eux, non de ceux qui ont encouru Ta colère, c'est-à-dire qui ne sont pas l'objet de Ta colère ni égarés. L'accusatif serait alors comme l'accusatif de « ghayr » dans ta parole : « Je suis passé par 'Abdullah, non le généreux ni le bien-guidé », en détachant « non le généreux » de 'Abdullah, car 'Abdullah est une connaissance déterminée et « non le généreux » est un indéfini inconnu. Certains grammairiens de Bassora prétendaient que la lecture de celui qui met « ghayr » à l'accusatif dans { Non de ceux qui ont encouru Ta colère } est sur le mode d'une exception de { Non de ceux qui ont encouru Ta colère } des significations de l'attribut de { ceux que Tu as comblés de Tes bienfaits }, comme s'il considérait que le sens de ceux qui ont lu cela à l'accusatif est : Guide-nous vers le droit chemin, le chemin de ceux que Tu as comblés de Tes bienfaits, excepté ceux qui ont encouru Ta colère, ceux que Tu n'as pas comblés de Tes bienfaits dans leurs religions et que Tu n'as pas guidés vers la vérité, ne fais donc pas de nous partie d'eux. Comme l'a dit Nabigha des Banu Dhubyan : « Je m'y suis arrêté au soir, les interrogeant — elles ont refusé de répondre, et il n'y a dans la demeure personne — sauf des restes de pierres que je distingue à peine, et le monticule comme un bassin à l'eau trouble et dure » Et il est connu que ces pierres ne comptent pas parmi les personnes. Ainsi, selon lui, il a excepté { Non de ceux qui ont encouru Ta colère } de { ceux que Tu as comblés de Tes bienfaits }, bien qu'ils ne soient pas parmi leurs significations dans la religion. Quant aux grammairiens de Koufa, ils ont rejeté cette interprétation et l'ont jugée erronée. Ils ont prétendu que si cela était comme l'a dit ce prétendant de Bassora, il serait erroné de dire { Ni les égarés }, car « la » est une négation et un rejet, et on ne coordonne avec un rejet que sur un rejet. Ils ont dit : Nous n'avons trouvé dans aucune parole des Arabes une exception coordonnée par une négation. Nous les avons seulement trouvés coordonnant à l'exception par l'exception, et par la négation sur la négation. Ils disent dans l'exception : « Les gens se sont levés, excepté ton frère et excepté ton père » ; et dans la négation : « Ton frère ne s'est pas levé, ni ton père ». Quant à « Les gens se sont levés, excepté ton père et non ton frère », nous ne l'avons pas trouvé dans la parole des Arabes. Ils ont dit : Puisque cela est inexistant dans la parole des Arabes, et que le Coran est descendu dans la langue arabe la plus éloquente, nous savons, puisque Sa parole { Ni les égarés
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صراط الذين أنعمت عليهم

وقوله : { صراط الذين أنعمت عليهم } إبانة عن الصراط المستقيم أي الصراط هو , إذ كان كل طريق من طرق الحق صراطا مستقيما , فقيل لمحمد صلى الله عليه وسلم : قل يا محمد : اهدنا يا ربنا الصراط المستقيم , صراط الذين أنعمت عليهم , بطاعتك وعبادتك من ملائكتك , وأنبيائك , والصديقين , والشهداء , والصالحين . وذلك نظير ما قال ربنا جل ثناؤه في تنزيله : { ولو أنهم فعلوا ما يوعظون به لكان خيرا لهم وأشد تثبيتا وإذا لأتيناهم من لدنا أجرا عظيما ولهديناهم صراطا مستقيما ومن يطع الله والرسول فأولئك مع الذين أنعم الله عليهم من النبيين والصديقين والشهداء والصالحين } 4 66 : 69 قال أبو جعفر : فالذي أمر محمد صلى الله عليه وسلم وأمته أن يسألوه ربهم من الهداية للطريق المستقيم , هي الهداية للطريق الذي وصف الله جل ثناؤه صفته . وذلك الطريق هو طريق الذي وصفهم الله بما وصفهم به في تنزيله , ووعد من سلكه فاستقام فيه طائعا لله ولرسوله صلى الله عليه وسلم , أن يورده مواردهم , والله لا يخلف الميعاد . وبنحو ما قلنا في ذلك روي الخبر عن ابن عباس وغيره . 158 - حدثنا محمد بن العلاء , قال : حدثنا عثمان بن سعيد , قال : حدثنا بشر بن عمار , قال : حدثنا أبو روق , عن الضحاك , عن ابن عباس : { صراط الذين أنعمت عليهم } يقول : طريق من أنعمت عليهم بطاعتك وعبادتك من الملائكة والنبيين والصديقين والشهداء والصالحين , الذين أطاعوك وعبدوك. 159 - وحدثني أحمد بن حازم الغفاري , قال : أخبرنا عبيد الله بن موسى , عن أبي جعفر عن ربيع : { صراط الذين أنعمت عليهم } قال : النبيون. 160 - وحدثني القاسم , قال : حدثنا الحسين , قال : حدثني حجاج عن ابن جريج , قال : قال ابن عباس : { أنعمت عليهم } قال : المؤمنين. 161 - وحدثنا القاسم , قال : حدثنا الحسين , قال : قال وكيع { أنعمت عليهم } : المسلمين . 162 - وحدثني يونس بن عبد الأعلى , قال : أخبرنا ابن وهب , قال : قال عبد الرحمن بن زيد في قول الله : { صراط الذين أنعمت عليهم } قال : النبي صلى الله عليه وسلم ومن معه . قال أبو جعفر : وفي هذه الآية دليل واضح على أن طاعة الله جل ثناؤه لا ينالها المطيعون إلا بإنعام الله بها عليهم وتوفيقه إياهم لها . أولا يسمعونه يقول : { صراط الذين أنعمت عليهم } فأضاف كل ما كان منهم من اهتداء وطاعة وعبادة إلى أنه إنعام منه عليهم ؟ فإن قال قائل : وأين تمام هذا الخبر , وقد علمت أن قول القائل لآخر : أنعمت عليك , مقتض الخبر عما أنعم به عليه , فأين ذلك الخبر في قوله : { صراط الذين أنعمت عليهم } وما تلك النعمة التي أنعمها عليهم ؟ قيل له : قد قدمنا البيان فيما مضى من كتابنا هذا عن اجتزاء العرب في منطقها ببعض من بعض إذا كان البعض الظاهر دالا على البعض الباطن وكافيا منه , فقوله : { صراط الذين أنعمت عليهم } من ذلك ; لأن أمر الله جل ثناؤه عباده بمسألته المعونة وطلبهم منه الهداية للصراط المستقيم لما كان متقدما قوله : { صراط الذين أنعمت عليهم } الذي هو إبانة عن الصراط المستقيم , وإبدال منه , كان معلوما أن النعمة التي أنعم الله بها على من أمرنا بمسألته الهداية لطريقهم هو المنهاج القويم والصراط المستقيم الذي قد قدمنا البيان عن تأويله آنفا , فكان ظاهر ما ظهر من ذلك مع قرب تجاور الكلمتين مغنيا عن تكراره كما قال نابغة بني ذبيان : كأنك من جمال بني أقيش يقعقع خلف رجليه بشن يريد كأنك من جمال بني أقيش جمل يقعقع خلف رجليه بشن , فاكتفى بما ظهر من ذكر الجمال الدال على المحذوف من إظهار ما حذف . وكما قال الفرزدق بن غالب : ترى أرباقهم متقلديها إذا صدئ الحديد على الكماة يريد : متقلديها هم , فحذف " هم " إذ كان الظاهر من قوله : " وأرباقهم " دالا عليها . والشواهد على ذلك من شعر العرب وكلامها أكثر من أن تحصى , فكذلك ذلك في قوله : { صراط الذين أنعمت عليهم }غير المغضوب عليهم

القول في تأويل قوله تعالى : { غير المغضوب عليهم } قال أبو جعفر : والقراء مجمعة على قراءة " غير " بجر الراء منها. والخفض يأتيها من وجهين : أحدهما أن يكون غير صفة للذين ونعتا لهم فتخفضها , إذ كان " الذين " خفضا وهي لهم نعت وصفة ; وإنما جاز أن يكون " غير " نعتا ل " الذين " , و " الذين " معرفة وغير نكرة ; لأن " الذين " بصلتها ليست بالمعرفة المؤقتة كالأسماء التي هي أمارات بين الناس , مثل : زيد وعمرو , وما أشبه ذلك ; وإنما هي كالنكرات المجهولات , مثل : الرجل والبعير , وما أشبه ذلك ; فما كان " الذين " كذلك صفتها , وكانت غير مضافة إلى مجهول من الأسماء نظير " الذين " في أنه معرفة غير موقتة كما " الذين " معرفة غير مؤقتة , جاز من أجل ذلك أن يكون : { غير المغضوب عليهم } نعتا ل { الذين أنعمت عليهم } كما يقال : لا أجلس إلا إلى العالم غير الجاهل , يراد : لا أجلس إلا إلى من يعلم , لا إلى من يجهل . ولو كان { الذين أنعمت عليهم } معرفة موقتة كان غير جائز أن يكون { غير المغضوب عليهم } لها نعتا , وذلك أنه خطأ في كلام العرب إذا وصفت معرفة مؤقتة بنكرة أن تلزم نعتها النكرة إعراب المعرفة المنعوت بها , إلا على نية تكرير ما أعرب المنعت بها . خطأ في كلامهم أن يقال : مررت بعبد الله غير العالم , فتخفض " غير " إلا على نية تكرير الباء التي أعربت عبد الله , فكان معنى ذلك لو قيل كذلك : مررت بعبد الله , مررت بغير العالم . فهذا أحد وجهي الخفض في : { غير المغضوب عليهم } والوجه الآخر من وجهي الخفض فيها أن يكون " الذين " بمعنى المعرفة المؤقتة. وإذا وجه إلى ذلك , كانت غير مخفوضة بنية تكرير الصراط الذي خفض الذين عليها , فكأنك قلت : صراط الذين أنعمت عليهم صراط غير المغضوب عليهم . وهذان التأويلان في غير المغضوب عليهم , وإن اختلفا باختلاف معربيهما , فإنهما يتقارب معناهما ; من أجل أن من أنعم الله عليه فهداه لدينه الحق فقد سلم من غضب ربه ونجا من الضلال في دينه , فسواء - إذ كان سامع قوله : { اهدنا الصراط المستقيم صراط الذين أنعمت عليهم } غير جائز أن يرتاب مع سماعه ذلك من تاليه في أن الذين أنعم الله عليهم بالهداية للصراط , غير غاضب ربهم عليهم مع النعمة التي قد عظمت منته بها عليهم في دينهم , ولا أن يكونوا ضلالا وقد هداهم للحق ربهم , إذ كان مستحيلا في فطرهم اجتماع الرضا من الله جل ثناؤه عن شخص والغضب عليه في حال واحدة واجتماع الهدى والضلال له في وقت واحد - أوصف القوم مع وصف الله إياهم بما وصفهم به من توفيقه إياهم وهدايته لهم وإنعامه عليهم بما أنعم الله به عليهم في دينهم بأنهم غير مغضوب عليهم ولا هم ضالون , أم لم يوصفوا بذلك ; لأن الصفة الظاهرة التي وصفوا بها قد أنبأت عنهم أنهم كذلك وإن لم يصرح وصفهم به. هذا إذا وجهنا " غير " إلى أنها مخفوضة على نية تكرير الصراط الخافض الذين , ولم نجعل { غير المغضوب عليهم ولا الضالين } من صفة { الذين أنعمت عليهم } بل إذا حملناهم غيرهم ; وإن كان الفريقان لا شك منعما عليهما في أديانهم . فأما إذا وجهنا : { غير المغضوب عليهم ولا الضالين } إلى أنها من نعمة { الذين أنعمت عليهم } فلا حاجة بسامعه إلى الاستدلال , إذ كان الصريح من معناه قد أغنى عن الدليل , وقد يجوز نصب " غير " في { غير المغضوب عليهم } وإن كنت للقراءة بها كارها لشذوذها عن قراءة القراء . وإن ما شذ من القراءات عما جاءت به الأمة نقلا ظاهرا مستفيضا , فرأي للحق مخالف وعن سبيل الله وسبيل رسوله صلى الله عليه وسلم وسبيل المسلمين متجانف , وإن كان له -لو كانت القراءة جائزة به - في الصواب مخرج . وتأويل وجه صوابه إذا نصبت : أن يوجه إلى أن يكون صفة للهاء والميم اللتين في " عليهم " العائدة على " الذين " , لأنها وإن كانت مخفوضة ب " على " , فهي في محل نصب بقوله : " أنعمت ". فكأن تأويل الكلام إذا نصبت " غير " التي مع " المغضوب عليهم " : صراط الذين هديتهم إنعاما منك عليهم غير مغضوب عليهم , أي لا مغضوبا عليهم ولا ضالين . فيكون النصب في ذلك حينئذ كالنصب في " غير " في قولك : مررت بعبد الله غير الكريم ولا الرشيد , فتقطع غير الكريم من عبد الله , إذ كان عبد الله معرفة مؤقتة وغير الكريم نكرة مجهولة . وقد كان بعض نحويي البصريين يزعم أن قراءة من نصب " غير " في { غير المغضوب عليهم } على وجه استثناء { غير المغضوب عليهم } من معاني صفة { الذين أنعمت عليهم } كأنه كان يرى أن معنى الذين قرءوا ذلك نصبا : اهدنا الصراط المستقيم صراط الذين أنعمت عليهم إلا المغضوب عليهم الذين لم تنعم عليهم في أديانهم ولم تهدهم للحق , فلا تجعلنا منهم ; كما قال نابغة بني ذبيان : وقفت فيها أصيلالا أسائلها أعيت جوابا وما بالربع من أحد إلا أواري لأيا ما أبينها والنؤي كالحوض بالمظلومة الجلد والأواري معلوم أنها ليست من عداد أحد في شيء . فكذلك عنده استثنى { غير المغضوب عليهم } من { الذين أنعمت عليهم } وإن لم يكونوا من معانيهم في الدين في شيء . وأما نحويو الكوفيين فأنكروا هذا التأويل واستخطئوه , وزعموا أن ذلك لو كان كما قاله الزاعم من أهل البصرة لكان خطأ أن يقال : { ولا الضالين } لأن " لا " نفي وجحد , ولا يعطف بجحد إلا على جحد ; وقالوا : لم نجد في شيء من كلام العرب استثناء يعطف عليه بجحد , وإنما وجدناهم يعطفون على الاستثناء بالاستثناء , وبالجحد على الجحد فيقولون في الاستثناء : قام القوم إلا أخاك وإلا أباك ; وفي الجحد : ما قام أخوك , ولا أبوك ; وأما قام القوم إلا أباك ولا أخاك , فلم نجده في كلام العرب ; قالوا : فلما كان ذلك معدوما في كلام العرب وكان القرآن بأفصح لسان العرب نزوله , علمنا إذ كان قوله : { ولا الضالين } معطوفا على قوله : { غير المغضوب عليهم } أن " غير " بمعنى الجحد لا بمعنى الاستثناء , وأن تأويل من وجهها إلى الاستثناء خطأ . فهذه أوجه تأويل { غير المغضوب عليهم } . باختلاف أوجه إعراب ذلك . وإنما اعترضنا بما اعترضنا في ذلك من بيان وجوه إعرابه , وإن كان قصدنا في هذا الكتاب الكشف عن تأويل آي القرآن , لما في اختلاف وجوه إعراب ذلك من اختلاف وجوه تأويله , فاضطرتنا الحاجة إلى كشف وجوه إعرابه , لتنكشف لطالب تأويله وجوه تأويله على قدر اختلاف المختلفة في تأويله وقراءته . والصواب من القول في تأويله وقراءته عندنا القول الأول , وهو قراءة : { غير المغضوب عليهم } بخفض الراء من " غير " بتأويل أنها صفة ل { الذين أنعمت عليهم } ونعت لهم ; لما قد قدمنا من البيان إن شئت , وإن شئت فبتأويل تكرار وصراط " كل ذلك صواب حسن . فإن قال لنا قائل : فمن هؤلاء المغضوب عليهم الذين أمرنا الله جل ثناؤه بمسألته أن لا يجعلنا منهم ؟ قيل : هم الذين وصفهم الله جل ثناؤه في تنزيله فقال : { قل هل أنبئكم بشر من ذلك مثوبة عند الله من لعنه الله وغضب عليه وجعل منهم القردة والخنازير وعبد الطاغوت أولئك شر مكانا وأضل عن سواء السبيل } 5 60 فأعلمنا جل ذكره بمنه ما أحل بهم من عقوبته بمعصيتهم إياه , ثم علمنا , منه منه علينا , وجه السبيل إلى النجاة , من أن يحل بنا مثل الذي حل بهم من المثلات , ورأفة منه بنا . فإن قيل : وما الدليل على أنهم أولاء الذين وصفهم الله وذكر نبأهم في تنزيله على ما وصفت ؟ قيل : 163 - حدثني أحمد بن الوليد الرملي , قال : حدثنا عبد الله بن جعفر الرقي , قال : حدثنا سفيان بن عيينة , عن إسماعيل بن أبي خالد , عن الشعبي , عن عدي بن حاتم قال : قال رسول الله صلى الله عليه وسلم : المغضوب عليهم : اليهود . * - وحدثنا محمد بن المثنى , قال : حدثنا محمد بن جعفر , قال : حدثنا شعبة عن سماك بن حرب , قال : سمعت عباد بن حبيش يحدث عن عدي بن حاتم قال : قال لي رسول الله صلى الله عليه وسلم " إن المغضوب عليهم : اليهود ". * - وحدثني علي بن الحسن , قال : حدثنا مسلم بن عبد الرحمن , قال : حدثنا محمد بن مصعب , عن حماد بن سلمة , عن سماك بن حرب , عن مري بن قطري , عن عدي بن حاتم قال : سألت النبي صلى الله عليه وسلم عن قول الله جل وعز : { غير المغضوب عليهم } قال : " هم اليهود " . 164 -وحدثنا حميد بن مسعدة الشامي , قال : حدثنا بشر بن المفضل , قال : حدثنا الجريري عن عبد الله بن شقيق : أن رجلا أتى رسول الله صلى الله عليه وسلم وهو محاصر وادي القرى فقال : من هؤلاء الذين تحاصر يا رسول الله ؟ قال : " هؤلاء المغضوب عليهم : اليهود " . * - وحدثني يعقوب بن إبراهيم , قال : حدثنا ابن علية , عن سعيد الجريري , عن عروة , عن عبد الله بن شقيق , أن رجلا أتى رسول الله صلى الله عليه وسلم فذكر نحوه. 165 - وحدثنا الحسن بن يحيى , قال : أنبأنا عبد الرزاق قال : أخبرنا معمر , عن بديل العقيلي , قال : أخبرني عبد الله بن شقيق أنه أخبره من سمع النبي صلى الله عليه وسلم وهو بوادي القرى وهو على فرسه وسأله رجل من بني القين , فقال : يا رسول الله من هؤلاء ؟ قال : " المغضوب عليهم " وأشار إلى اليهود . * - وحدثنا القاسم بن الحسن , قال : حدثنا الحسين , قال : حدثنا خالد الواسطي , عن خالد الحذاء , عن عبد الله بن شقيق , أن رجلا سأل النبي صلى الله عليه وسلم , فذكر نحوه 166 - وحدثنا أبو كريب , قال : حدثنا عثمان بن سعيد , قال : حدثنا بشر بن عمار , قال : حدثنا أبو روق عن الضحاك , عن ابن عباس : { غير المغضوب عليهم } يعني اليهود الذين غضب الله عليهم . 167 -وحدثني موسى بن هارون الهمداني , قال : حدثنا عمرو بن طلحة , قال : حدثنا أسباط بن نصر , عن السدي في خبر ذكره عن أبي مالك , وعن أبي صالح , عن ابن عباس , وعن مرة الهمداني , عن ابن مسعود , وعن ناس من أصحاب النبي صلى الله عليه وسلم : { غير المغضوب عليهم } هم اليهود . 168 -وحدثنا ابن حميد الرازي , قال : حدثنا مهران , عن سفيان , عن مجاهد , قال : { غير المغضوب عليهم } قال : هم اليهود . 169 - حدثنا أحمد بن حازم الغفاري , قال : حدثنا عبد الله , عن أبي جعفر , عن ربيع : { غير المغضوب عليهم } قال : اليهود . 170 - وحدثنا القاسم قال : حدثنا الحسين , قال : حدثني حجاج , عن ابن جريج , قال : قال ابن عباس : { غير المغضوب عليهم } قال : اليهود . 171 -وحدثني يونس بن عبد الأعلى , قال : أخبرنا ابن وهب . قال : قال ابن زيد : { غير المغضوب عليهم } اليهود . 172 - وحدثني يونس , قال : أخبرنا ابن وهب , قال : حدثني ابن زيد , عن أبيه , قال : { المغضوب عليهم } اليهود. قال أبو جعفر : واختلف في صفة الغضب من الله جل ذكره ; فقال بعضهم : غضب الله على من غضب عليه من خلقه إحلال عقوبته بمن غضب عليه , إما في دنياه , وإما في آخرته , كما وصف به نفسه جل ذكره في كتابه فقال : { فلما آسفونا انتقمنا منهم فأغرقناهم أجمعين } 43 55 وكما قال : { قل هل أنبئكم بشر من ذلك مثوبة عند الله من لعنه الله وغضب عليه وجعل منهم القردة والخنازير } وقال بعضهم : غضب الله على من غضب عليه من عباده ذم منه لهم ولأفعالهم , وشتم منه لهم بالقول . وقال بعضهم : الغضب منه معنى مفهوم , كالذي يعرف من معاني الغضب . غير أنه وإن كان كذلك من جهة الإثبات , فمخالف معناه منه معنى ما يكون من غضب الآدميين الذين يزعجهم ويحركهم ويشق عليهم ويؤذيهم ; لأن الله جل ثناؤه لا تحل ذاته الآفات , ولكنه له صفة كما العلم له صفة , والقدرة له صفة على ما يعقل من جهة الإثبات , وإن خالفت معاني ذلك معاني علوم العباد التي هي معارف القلوب وقواهم التي توجد مع وجود الأفعال وتعدم مع عدمها .ولا الضالين

القول في تأويل قوله تعالى : { ولا الضالين } قال أبو جعفر : كان بعض أهل البصرة يزعم أن " لا " مع " الضالين " أدخلت تتميما للكلام والمعنى إلغاؤها , ويستشهد على قيله ذلك ببيت العجاج : في بئر لا حور سرى وما شعر ويتأوله بمعنى : في بئر حور سرى , أي في بئر هلكة , وأن " لا " بمعنى الإلغاء والصلة . ويعتل أيضا لذلك بقول أبي النجم : فما ألوم البيض أن لا تسخرا لما رأين الشمط القفندرا وهو يريد : فما ألوم البيض أن تسخر وبقول الأحوص : ويلحينني في اللهو أن لا أحبه وللهو داع دائب غير غافل يريد : ويلحينني في اللهو أن أحبه. وبقوله تعالى : { ما منعك ألا تسجد } 7 12 يريد أن تسجد . وحكي عن قائل هذه المقالة أنه كان يتأول " غير " التي " مع المغضوب عليهم " أنها بمعنى " سوى " , فكان معنى الكلام كان عنده : اهدنا الصراط المستقيم صراط الذين أنعمت عليهم الذين هم سوى المغضوب والضالين . وكان بعض نحويي الكوفة يستنكر ذلك من قوله , ويزعم أن " غير " التي " مع المغضوب عليهم " لو كانت بمعنى " سوى " لكان خطأ أن يعطف عليها ب " لا " , إذ كانت " لا " لا يعطف بها إلا على جحد قد تقدمها. كما كان خطأ قول القائل : عندي سوى أخيك , ولا أبيك ; لأن " سوى " ليست من حروف النفي والجحود ; ويقول : لما كان ذلك خطأ في كلام العرب , وكان القرآن بأفصح اللغات من لغات العرب. كان معلوما أن الذي زعمه القائل أن " غير مع المغضوب " عليهم بمعنى : " سوى المغضوب عليهم " خطأ , إذ كان قد كر عليه الكلام ب " لا " . وكان يزعم أن " غير " هنالك إنما هي بمعنى الجحد . إذ كان صحيحا في كلام العرب وفاشيا ظاهرا في منطقها توجيه " غير " إلى معنى النفي ومستعملا فيهم : أخوك غير محسن ولا مجمل , يراد بذلك أخوك لا محسن , ولا مجمل , ويستنكر أن تأتي " لا " بمعنى الحذف في الكلام مبتدأ ولما يتقدمها جحد , ويقول : لو جاز مجيئها بمعنى الحذف مبتدأ قبل دلالة تدل , على ذلك من جحد سابق , لصح قول قائل قال : أردت أن لا أكرم أخاك , بمعنى : أردت أن أكرم أخاك . وكان يقول : ففي شهادة أهل المعرفة بلسان العرب على تخطئة قائل ذلك دلالة واضحة على أن " لا " تأتي مبتدأة بمعنى الحذف , ولما يتقدمها جحد. وكان يتأوله في " لا " التي في بيت العجاج الذي ذكرنا أن البصري استشهد به بقوله إنها جحد صحيح , وأن معنى البيت : سرى في بئر لا تحير عليه خيرا , ولا يتبين له فيها أثر عمل , وهو لا يشعر بذلك ولا يدري به. من قولهم : طحنت الطاحنة فما أحارت شيئا ; أي لم يتبين لها أثر عمل. ويقول في سائر الأبيات الأخر , أعني مثل بيت أبي النجم : فما ألوم البيض أن لا تسخرا إنما جاز أن تكون " لا " بمعنى الحذف , لأن الجحد قد تقدمها في أول الكلام , فكان الكلام الآخر مواصلا للأول , كما قال الشاعر : ما كان يرضى رسول الله فعلهم والطيبان أبو بكر ولا عمر فجاز ذلك , إذ كان قد تقدم الجحد في أول الكلام. قال أبو جعفر : وهذا القول الآخر أولى بالصواب من الأول , إذ كان غير موجود في كلام العرب ابتداء الكلام من غير جحد تقدمه ب " لا " التي معناها الحذف , ولا جائز العطف بها على " سوى " , ولا على حرف الاستثناء . وإنما ل " غير " في كلام العرب معان ثلاثة : أحدها الاستثناء , والآخر الجحد , والثالث سوى , فإذا ثبت خطأ " لا " أن يكون بمعنى الإلغاء مبتدأ وفسد أن يكون عطفا على " غير " التي مع " المغضوب عليهم " , لو كانت بمعنى " إلا " التي هي استثناء , ولم يجز أيضا أن يكون عطفا عليها لو كانت بمعنى " سوى " , وكانت " لا " موجودة عطفا بالواو التي هي عاطفة لها على ما قبلها , صح وثبت أن لا وجه ل " غير " التي مع " المغضوب عليهم " يجوز توجيهها إليه على صحة إلا بمعنى الجحد والنفي , وأن لا وجه لقوله : " ولا الضالين " , إلا العطف على " غير المغضوب عليهم " . فتأويل الكلام إذا إذ كان صحيحا ما قلنا بالذي عليه استشهدنا : اهدنا الصراط المستقيم صراط الذين أنعمت عليهم لا المغضوب عليهم ولا الضالين . فإن قال لنا قائل : ومن هؤلاء الضالون الذين أمرنا الله بالاستعاذة بالله أن يسلك بنا سبيلهم , أو نضل ضلالهم ؟ قيل : هم الذين وصفهم الله في تنزيله , فقال : { يا أهل الكتاب لا تغلوا في دينكم غير الحق ولا تتبعوا أهواء قوم قد ضلوا من قبل وأضلوا كثيرا وضلوا عن سواء السبيل } 5 77 فإن قال : وما برهانك على أنهم أولاء ؟ قيل : 173 - حدثنا أحمد بن الوليد الرملي , قال : حدثنا عبد الله بن جعفر , قال : حدثنا سفيان بن عيينة , عن إسماعيل بن أبي خالد , عن الشعبي , عن عدي بن أبي حاتم , قال : قال رسول الله صلى الله عليه وسلم : { ولا الضالين } قال : " النصارى " * -حدثنا محمد بن المثنى , أنبأنا محمد بن جعفر , أنبأنا شعبة عن سماك , قال : سمعت عباد بن حبيش يحدث عن عدي بن حاتم , قال : قال لي رسول الله صلى الله عليه وسلم : " إن الضالين : النصارى " . * - وحدثني علي بن الحسن , قال : حدثنا مسلم وعبد الرحمن , قالا : حدثنا محمد بن مصعب , عن حماد بن سلمة , عن سماك بن حرب , عن مري بن قطري , عن عدي بن حاتم , قال : سألت النبي صلى الله عليه وسلم عن قول الله { ولا الضالين } قال : " النصارى هم الضالون " . 174 -وحدثنا حميد بن مسعدة الشامي , قال : حدثنا بشر بن المفضل , قال : حدثنا الجريري , عن عبد الله بن شقيق : أن رجلا أتى رسول الله صلى الله عليه وسلم وهو محاصر وادي القرى قال : قلت : من هؤلاء ؟ قال : هؤلاء الضالون : النصارى " . * - وحدثنا يعقوب بن إبراهيم , قال : حدثنا ابن علية , عن سعيد الجريري , عن عروة , يعني ابن عبد الله بن قيس , عن عبد الله بن شقيق , عن رسول الله صلى الله عليه وسلم بنحوه . * - حدثنا الحسن بن يحيى , قال : حدثنا عبد الرزاق , قال : أخبرنا معمر عن بديل العقيلي , قال : أخبرني عبد الله بن شقيق , أنه أخبره من سمع النبي صلى الله عليه وسلم وهو بوادي القرى وهو على فرسه وسأله رجل من بني القين فقال : يا رسول الله من هؤلاء ؟ قال : هؤلاء الضالون " , يعني النصارى . * - وحدثنا القاسم قال : حدثنا الحسين , قال : حدثنا خالد الواسطي , عن خالد الحذاء , عن عبد الله بن شقيق , أن رجلا سأل النبي صلى الله عليه وسلم , وهو محاصر وادي القرى وهو على فرس من هؤلاء ؟ قال : " الضالون " يعني النصارى . 175 - وحدثنا محمد بن حميد , قال : حدثنا مهران , عن سفيان , عن مجاهد : { ولا الضالين } قال : النصارى . 176 -وحدثنا أبو كريب , قال : حدثنا عثمان بن سعيد , عن بشر بن عمار , قال : حدثنا أبو روق , عن الضحاك , عن ابن عباس : { ولا الضالين } قال : وغير طريق النصارى الذين أضلهم الله بفريتهم عليه . قال : يقول : فألهمنا دينك الحق , وهو لا إله إلا الله وحده لا شريك له , حتى لا تغضب علينا كما غضبت على اليهود ولا تضلنا كما أضللت النصارى فتعذبنا بما تعذبهم به. يقول امنعنا من ذلك برفقك ورحمتك وقدرتك . 177 - وحدثنا القاسم قال : حدثنا الحسين , قال : حدثني حجاج , عن ابن جريج , قال : قال ابن عباس الضالين : النصارى . 178 - وحدثني موسى بن هارون الهمداني , قال : حدثنا عمرو بن حماد , قال : حدثنا أسباط بن نصر , عن إسماعيل السدي في خبر ذكره عن أبي مالك , وعن أبي صالح , عن ابن عباس , وعن محمد الهمداني , عن ابن مسعود , وعن ناس من أصحاب النبي صلى الله عليه وسلم : ولا الضالين : هم النصارى . 179 - وحدثني أحمد بن حازم الغفاري , قال : أخبرنا عبيد الله بن موسى , عن أبي جعفر , عن ربيع : ولا الضالين : النصارى . 180 -وحدثني يونس بن عبد الأعلى , قال أخبرنا ابن وهب , قال : قال عبد الرحمن بن زيد : { ولا الضالين } النصارى . 181 -وحدثنا يونس قال : أخبرنا ابن وهب , قال : حدثنا عبد الرحمن بن زيد , عن أبيه . قال : { ولا الضالين } النصارى . قال أبو جعفر : وكل حائد عن قصد السبيل وسالك غير المنهج القويم فضال عند العرب لإضلاله وجه الطريق , فلذلك سمى الله جل ذكره النصارى ضلالا لخطئهم في الحق منهج السبيل , وأخذهم من الدين في غير الطريق المستقيم . فإن قال قائل : أوليس ذلك أيضا من صفة اليهود ؟ قيل : بلى. فإن قال : كيف خص النصارى بهذه الصفة , وخص اليهود بما وصفهم به من أنهم مغضوب عليهم ؟ قيل : إن كلا الفريقين ضلال مغضوب عليهم , غير أن الله جل ثناؤه وسم كل فريق منهم من صفته لعباده بما يعرفونه به إذا ذكره لهم , أو أخبرهم عنه , ولم يسم واحدا من الفريقين إلا بما هو له صفة على حقيقته , وإن كان له من صفات الذم زيادات عليه. وقد ظن بعض أهل الغباء من القدرية أن في وصف الله جل ثناؤه النصارى بالضلال بقوله : { ولا الضالين } وإضافته الضلال إليهم دون إضافة إضلالهم إلى نفسه , وتركه وصفهم بأنهم المضللون كالذي وصف به اليهود أنهم المغضوب عليهم , دلالة على صحة ما قاله إخوانه من جهلة القدرية جهلا منه بسعة كلام العرب وتصاريف وجوهه . ولو كان الأمر على ما ظنه الغبي الذي وصفنا شأنه لوجب أن يكون شأن كل موصوف بصفة أو مضاف إليه فعل لا يجوز أن يكون فيه سبب لغيره , وأن يكون كل ما كان فيه من ذلك لغيره سبب فالحق فيه أن يكون مضافا إلى مسببه , ولو وجب ذلك لوجب أن يكون خطأ قول القائل : " تحركت الشجرة " إذا حركتها الرياح , و " اضطربت الأرض " إذا حركتها الزلزلة , وما أشبه ذلك من الكلام الذي يطول بإحصائه الكتاب . وفي قول الله جل ثناؤه : { حتى إذا كنتم في الفلك وجرين بهم } 10 22 بإضافته الجري إلى الفلك , وإن كان جريها بإجراء غيرها إياها , ما يدل على خطأ التأويل الذي تأوله من وصفنا قوله في قوله : { ولا الضالين } وادعائه أن في نسبة الله جل ثناؤه الضلالة إلى من نسبها إليه من النصارى تصحيحا لما ادعى المنكرون أن يكون لله جل ثناؤه في أفعال خلقه سبب من أجله وجدت أفعالهم , مع إبانة الله عز ذكره نصا في آي كثيرة من تنزيله أنه المضل الهادي ; فمن ذلك قوله جل ثناؤه : { أفرأيت من اتخذ إلهه هواه وأضله الله على علم وختم على سمعه وقلبه وجعل على بصره غشاوة فمن يهديه من بعد الله أفلا تذكرون } 45 23 فأنبأ جل ذكره أنه المضل الهادي دون غيره. ولكن القرآن نزل بلسان العرب , على ما قد قدمنا البيان عنه في أول الكتاب . ومن شأن العرب إضافة الفعل إلى من وجد منه , وإن كان مسببه غير الذي وجد منه أحيانا , وأحيانا إلى مسببه , وإن كان الذي وجد منه الفعل غيره. فكيف بالفعل الذي يكتسبه العبد كسبا ويوجده الله جل ثناؤه عينا منشأة ؟ بل ذلك أحرى أن يضاف إلى مكتسبه كسبا له بالقوة منه عليه والاختيار منه له , وإلى الله جل ثناؤه بإيجاد عينه وإنشائها تدبيرا . مسألة يسأل عنها أهل الإلحاد الطاعنون في القرآن إن سألنا منهم سائل فقال : إنك قد قدمت في أول كتابك هذا في وصف البيان بأن أعلاه درجة وأشرفه مرتبة , أبلغه في الإبانة عن حاجة المبين به عن نفسه وأبينه عن مراد قائله وأقربه من فهم سامعه , وقلت مع ذلك إن أولى البيان بأن يكون كذلك كلام الله جل ثناؤه بفضله على سائر الكلام وبارتفاع درجته على أعلى درجات البيان . فما الوجه إذ كان الأمر على ما وصفت في إطالة الكلام بمثل سورة أم القرآن بسبع آيات ؟ وقد حوت معاني جميعها منها آيتان , وذلك قوله : { مالك يوم الدين إياك نعبد وإياك نستعين } إذ كان لا شك أن من عرف : { ملك يوم الدين } فقد عرفه بأسمائه الحسنى وصفاته المثلى . وأن من كان لله مطيعا , فلا شك أنه لسبيل من أنعم الله عليه في دينه متبع , وعن سبيل من غضب عليه وضل منعدل , فما في زيادة الآيات الخمس الباقية من الحكمة التي لم تحوها الآيتان اللتان ذكرنا ؟ قيل له : إن الله تعالى ذكره جمع لنبينا محمد صلى الله عليه وسلم ولأمته بما أنزل إليه من كتابه معاني لم يجمعهن بكتاب أنزله إلى نبي قبله ولا لأمة من الأمم قبلهم . وذلك أن كل كتاب أنزله جل ذكره على نبي من أنبيائه قبله , فإنما أنزل ببعض المعاني التي يحوي جميعها كتابه الذي أنزله إلى نبينا محمد صلى الله عليه وسلم , كالتوراة التي هي مواعظ وتفصيل , والزبور الذي هو تحميد وتمجيد , والإنجيل الذي هو مواعظ وتذكير ; لا معجزة في واحد منها تشهد لمن أنزل إليه بالتصديق. والكتاب الذي أنزل على نبينا محمد صلى الله عليه وسلم يحوي معاني ذلك كله , ويزيد عليه كثيرا من المعاني التي سائر الكتب غيره منها خال , وقد قدمنا ذكرها فيما مضى من هذا الكتاب . ومن أشرف تلك المعاني التي فضل بها كتابنا سائر الكتب قبله : نظمه العجيب , ورصفه الغريب , وتأليفه البديع , الذي عجزت عن نظم مثل أصغر سورة منه الخطباء , وكلت عن وصف شكل بعضه البلغاء , وتحيرت في تأليفه الشعراء , وتبلدت قصورا عن أن تأتي بمثله لديه أفهام الفهماء . فلم يجدوا له إلا التسليم , والإقرار بأنه من عند الواحد القهار , مع ما يحوي مع ذلك من المعاني التي هي ترغيب , وترهيب , وأمر , وزجر , وقصص , وجدل , ومثل , وما أشبه ذلك من المعاني التي لم تجتمع في كتاب أنزل إلى الأرض من السماء. فمهما يكن فيه من إطالة على نحو ما في أم القرآن , فلما وصفت قبل من أن الله جل ذكره أراد أن يجمع - برصفه العجيب , ونظمه الغريب , المنعدل عن أوزان الأشعار , وسجع الكهان , وخطب الخطباء , ورسائل البلغاء , العاجز عن وصف مثله جميع الأنام , وعن نظم نظيره كل العباد - الدلالة على نبوة نبينا محمد صلى الله عليه وسلم ; وبما فيه من تحميد وتمجيد وثناء عليه , تنبيه للعباد على عظمته وسلطانه وقدرته وعظم مملكته , ليذكروه بآلائه ويحمدوه على نعمائه , فيستحقوا به منه المزيد ويستوجبوا عليه الثواب الجزيل . وبما فيه من نعت من أنعم عليه بمعرفته , وتفضل عليه بتوفيقه لطاعته , تعريف عباده أن كل ما بهم من نعمة في دينهم ودنياهم فمنه , ليصرفوا رغبتهم إليه , ويبتغوا حاجاتهم من عنده دون ما سواه من الآلهة والأنداد , وبما فيه من ذكره ما أحل بمن عصاه من مثلاته , وأنزل بمن خالف أمره من عقوباته ; ترهيب عباده عن ركوب معاصيه , والتعرض لما لا قبل لهم به من سخطه , فيسلك بهم في النكال والنقمات سبيل من ركب ذلك من الهلاك. فذلك وجه إطالة البيان في سورة أم القرآن , وفيما كان نظيرا لها من سائر سور الفرقان , وذلك هو الحكمة البالغة والحجة الكاملة . 182 - حدثنا أبو كريب , قال : حدثنا المحاربي , عن محمد بن إسحاق , قال : حدثني العلاء بن عبد الرحمن بن يعقوب , عن أبي السائب مولى زهرة , عن أبي هريرة , قال : قال رسول الله صلى الله عليه وسلم : " إذا قال العبد : الحمد لله رب العالمين , قال الله : حمدني عبدي , وإذا قال : الرحمن الرحيم , قال : أثنى علي عبدي , وإذا قال : مالك يوم الدين , قال : مجدني عبدي , فهذا لي . وإذا قال : إياك نعبد وإياك نستعين - إلى أن يختم السورة - قال : فذاك له " . * - حدثنا أبو كريب , قال : حدثنا عبدة , عن ابن إسحاق , عن العلاء بن عبد الرحمن , عن أبي السائب , عن أبي هريرة , قال : إذا قال العبد : الحمد لله , فذكر نحوه , ولم يرفعه . * -حدثنا أبو كريب , قال : حدثنا أبو أسامة , قال : حدثنا الوليد بن كثير , قال : حدثني العلاء بن عبد الرحمن مولى الحرقة , عن أبي السائب , عن أبي هريرة عن رسول الله صلى الله عليه وسلم مثله. 183 - حدثني صالح بن مسمار المروزي , قال : حدثنا زيد بن الحباب , قال : حدثنا عنبسة بن سعيد , عن مطرف بن طريف , عن سعد بن إسحاق بن كعب بن عجرة , عن جابر بن عبد الله الأنصاري , قال : قال رسول الله صلى الله عليه وسلم : " قال الله عز وجل : قسمت الصلاة بيني وبين عبدي نصفين وله ما سأل , فإذا قال العبد : الحمد لله رب العالمين , قال الله : حمدني عبدي , وإذا قال الرحمن الرحيم , قال : أثنى علي عبدي , وإذا قال : مالك يوم الدين , قال : مجدني عبدي , قال : هذا لي وله ما بقي " . آخر تفسير سورة

Verset 1
# Tafsir de la Sourate 1, verset 1 ## Discours sur l'istiaadha (la demande de protection) Elle comporte douze questions : **Première question :** Allah a ordonné de prononcer l'istiaadha au début de chaque lecture, en disant : « Lorsque tu lis le Coran, demande protection à Allah contre Satan le maudit » (An-Nahl : 98), c'est-à-dire lorsque tu veux lire. Il a employé le passé à la place du futur, comme l'a dit le poète : « Et je viens à vous pour évoquer ce qui fut de l'affection, et renouer ce qui sera demain » Il voulait dire ce qui sera demain. On a dit aussi : il y a dans la parole une antériorité et une postériorité, et lorsque deux verbes sont proches par le sens, il est permis de faire précéder celui qu'on veut. Comme Allah a dit : « Puis il s'approcha et descendit encore plus bas » (An-Najm : 8), le sens étant : il descendit encore plus bas puis s'approcha. De même : « L'Heure approche et la lune s'est fendue » (Al-Qamar : 1). Et cela est fréquent. **Deuxième question :** Cet ordre est de caractère recommandable (nadb) selon l'avis de la majorité (jumhur), pour chaque lecture en dehors de la prière. Ils ont divergé à son sujet dans la prière. An-Naqqash a rapporté de Ata' que l'istiaadha est obligatoire. Ibn Sirin, An-Nakha'i et un groupe prononçaient l'istiaadha dans la prière à chaque rak'a, se conformant à l'ordre d'Allah de manière générale. Abou Hanifa et Ash-Shafi'i prononcent l'istiaadha dans la première rak'a de la prière, considérant que la lecture de toute la prière est comme une seule lecture. Malik ne voit pas l'istiaadha dans la prière obligatoire mais le voit dans la prière de la nuit de Ramadan (qiyam Ramadan). **Troisième question :** Les savants sont unanimes sur le fait que l'istiaadha ne fait pas partie du Coran et n'est pas un verset de celui-ci. C'est la parole du lecteur : « Je cherche protection auprès d'Allah contre Satan le maudit » (A'oudhou billahi min ash-shaytani ar-rajim). Cette formule est celle sur laquelle s'accorde la majorité des savants pour l'istiaadha, car c'est la formule du Livre d'Allah. Il est rapporté d'Ibn Mas'oud qu'il a dit : « J'ai dit : Je cherche protection auprès d'Allah l'Audient, l'Omniscient, contre Satan le maudit. Le Prophète (paix et salut sur lui) me dit alors : "Ô Ibn Oum Abd, dis : Je cherche protection auprès d'Allah contre Satan le maudit. C'est ainsi que Gabriel me l'a enseigné d'après la Tablette préservée, d'après le Calame." » **Quatrième question :** Abou Dawoud et Ibn Maja ont rapporté dans leurs Sunan, d'après Jubayr ibn Mut'im, qu'il a vu le Messager d'Allah (paix et salut sur lui) accomplir une prière. Amr dit : « Je ne sais pas quelle prière c'était. » Il dit : « Allahou akbar kabira, Allahou akbar kabira » (trois fois) — « Al-hamdou lillahi kathira, Al-hamdou lillahi kathira » (trois fois) — « Wa soubhanna Allahi boukratan wa asila » (trois fois) — « A'oudhou billahi min ash-shaytani min nafkhihi wa nafthihi wa hamzihi. » Amr dit : « Hamzihi signifie la folie, nafthihi la poésie, et nafkhihi l'orgueil. » Ibn Maja dit : « Al-mou'ta signifie la folie. An-nafth : le souffle de l'homme de sa bouche sans que sa salive ne sorte. Al-kibr : l'orgueil. » Abou Dawoud a rapporté d'Abou Sa'id al-Khoudri qu'il a dit : « Lorsque le Messager d'Allah (paix et salut sur lui) se levait la nuit pour prier, il prononçait le takbir puis disait : "Soubhanaka Allahoumma wa bihamdika, tabaraka ismouka wa ta'ala jaddouka wa la ilaha ghayrouk" — puis il disait : "La ilaha illa Allah" (trois fois) — puis : "Allahou akbar kabira" (trois fois) — "A'oudhou billahi as-sami'il alimi min ash-shaytani ar-rajimi min hamzihi wa nafkhihi wa nafthihi" — puis il lisait. » Soulayman ibn Salim a rapporté d'Ibn al-Qasim, qu'Allah lui fasse miséricorde, que l'istiaadha est : « Je cherche protection auprès d'Allah le Très Grand contre Satan le maudit. Allah est l'Audient, l'Omniscient. Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. » Ibn Atiyya a dit : « Quant aux lecteurs du Coran, ils ont abondé dans ce domaine en changeant l'attribut dans le nom d'Allah et dans l'autre aspect, comme certains disent : "Je cherche protection auprès d'Allah le Glorieux contre Satan le rebelle" — et autres choses semblables dont je ne dis pas : quelle belle innovation ! ni : ce n'est pas permis. » **Cinquième question :** Al-Mahdawi a dit : « Les lecteurs sont unanimes sur le fait de prononcer l'istiaadha à voix haute au début de la lecture de la sourate "Al-Hamd", sauf Hamza qui la prononçait à voix basse. » As-Souddi a rapporté des habitants de Médine qu'ils commençaient la lecture par la basmala. Abou al-Layth as-Samarqandi a mentionné d'après certains exégètes que l'istiaadha est une obligation ; si le lecteur l'oublie et s'en souvient au milieu de sa lecture, il s'arrête, prononce l'istiaadha, puis recommence depuis le début. Certains disent : il prononce l'istiaadha puis revient à l'endroit où il s'était arrêté. Les chaînes de transmission du Hedjaz et de l'Irak soutiennent la première opinion ; celles du Sham et de l'Égypte soutiennent la seconde. **Sixième question :** Az-Zahrawi a rapporté : « Le verset est descendu au sujet de la prière, et nous sommes incités à l'istiaadha en dehors de la prière, sans que ce soit une obligation. » D'autres ont dit : « C'était une obligation pour le Prophète (paix et salut sur lui) seul, puis nous avons pris exemple sur lui. » **Septième question :** Il est rapporté d'Abou Hourayra que l'istiaadha se fait après la lecture ; c'est aussi l'avis de Dawoud. Abou Bakr ibn al-Arabi a dit : « L'impuissance a conduit certains à dire : lorsque le lecteur termine sa lecture du Coran, il cherche protection auprès d'Allah contre Satan le maudit. » Or Abou Sa'id al-Khoudri a rapporté que le Prophète (paix et salut sur lui) prononçait l'istiaadha dans sa prière avant la lecture — ceci est un texte explicite. Si l'on dit : quel est l'intérêt de l'istiaadha contre Satan le maudit au moment de la lecture ? Nous répondons : son intérêt est l'obéissance à l'ordre [divin], et les prescriptions religieuses n'ont d'autre intérêt que de s'acquitter du devoir de s'y conformer, en obéissant à leurs ordres et en évitant leurs interdits. On a dit aussi : son intérêt est l'obéissance à l'ordre de chercher protection contre l'insufflation de Satan au moment de la lecture, comme Allah a dit : « Nous n'avons envoyé avant toi ni Messager ni Prophète sans que, lorsqu'il récitait, Satan n'ait jeté des suggestions dans sa récitation » (Al-Hajj : 52). Ibn al-Arabi a dit : « Parmi ce que nous avons trouvé de plus étrange, il y a la parole de Malik dans Al-Majmou'a concernant l'exégèse de ce verset : "Lorsque tu lis le Coran, demande protection à Allah contre Satan le maudit" (An-Nahl : 98) — il a dit : cela se fait après la lecture de la mère du Coran (Al-Fatiha) pour celui qui prie. Or cette parole n'est appuyée par aucune tradition (athar), et aucun raisonnement ne la soutient. Si c'est comme certains l'ont dit — que l'istiaadha se fait après la lecture — alors la spécifier à la lecture d'Oum al-Qour'an dans la prière est une prétention sans fondement, qui ne ressemble ni à l'école de Malik ni à sa compréhension. Allah sait mieux le secret de cette narration. » **Huitième question :** Sur le mérite de l'istiaadha. Muslim a rapporté d'après Soulayman ibn Sourad : « Deux hommes s'injurièrent auprès du Prophète (paix et salut sur lui), et l'un d'eux se mit en colère, son visage devenant rouge. Le Prophète (paix et salut sur lui) le regarda et dit : "Je connais une parole qui, s'il la prononçait, ferait disparaître cela de lui : Je cherche protection auprès d'Allah contre Satan le maudit." Un homme parmi ceux qui avaient entendu le Prophète (paix et salut sur lui) se leva et dit à l'homme : "Sais-tu ce que le Messager d'Allah vient de dire ? Il a dit : Je connais une parole qui, s'il la prononçait, ferait disparaître cela de lui : Je cherche protection auprès d'Allah contre Satan le maudit." L'homme lui dit : "Me vois-tu fou ?!" » Al-Boukhari l'a également rapporté. Muslim a également rapporté d'après Othman ibn Abi al-As at-Thaqafi qu'il vint auprès du Prophète (paix et salut sur lui) et dit : « Ô Messager d'Allah, Satan s'est interposé entre moi et ma prière et ma lecture, et il me la confond. » Le Messager d'Allah (paix et salut sur lui) lui dit : « C'est un démon appelé Khinzab. Lorsque tu le sens, cherche protection auprès d'Allah contre lui et crache trois fois à ta gauche. » Il dit : « Je fis cela et Allah l'éloigna de moi. » Abou Dawoud a rapporté d'Ibn Omar : « Lorsque le Messager d'Allah (paix et salut sur lui) voyageait et que la nuit tombait, il disait : "Ô terre, mon Seigneur et ton Seigneur est Allah. Je cherche protection auprès d'Allah contre ton mal, contre le mal de ce qui est en toi, contre le mal de ce qui a été créé en toi, et contre le mal de ce qui rampe sur toi. Je cherche protection auprès d'Allah contre le lion et le serpent noir, contre la vipère et le scorpion, contre l'habitant du pays, et contre le père et ce qu'il engendre." » Khawla bint Hakim a dit : « J'ai entendu le Messager d'Allah (paix et salut sur lui) dire : "Quiconque descend dans un lieu puis dit : Je cherche protection auprès des paroles parfaites d'Allah contre le mal de ce qu'Il a créé, rien ne lui nuira jusqu'à ce qu'il reparte." » Rapporté par Al-Mouwatta', Muslim et At-Tirmidhi qui a dit : hadith hassan gharib sahih. Ce contre quoi on cherche protection est nombreux et établi dans les traditions. Allah est l'Assistant. **Neuvième question :** Le sens de l'istiaadha dans la langue arabe : c'est demander refuge et se joindre à quelque chose, dans le sens de s'en protéger contre ce qui est désagréable. On dit : « J'ai cherché refuge auprès d'untel et j'ai demandé sa protection », c'est-à-dire je me suis réfugié auprès de lui. Il est mon refuge (iyadhi), c'est-à-dire mon abri. J'ai fait chercher refuge à autrui auprès de lui, et je l'ai protégé (awwadhtouhou) — même sens. On dit : « Refuge auprès d'Allah contre toi », c'est-à-dire : je cherche protection auprès d'Allah contre toi. Le poète rajiz a dit : « Elle dit, avec de la timidité et de la peur : Refuge auprès de mon Seigneur contre vous, et protection » Les Arabes disent devant une chose réprouvée : « Hajaran lahou » (avec damma), c'est-à-dire : qu'il soit repoussé — c'est une demande de protection contre la chose. Al-aoudha, al-ma'adha et at-ta'widh ont tous le même sens. L'origine de a'oudhou est a'oudhou : la damma a été transférée à la lettre 'ayn en raison de sa lourdeur sur le waw, qui est alors devenu silencieux. **Dixième question :** Ash-shaytan (Satan) est le singulier de ash-shayatin (les diables), par dérivation irrégulière (takssir), et le noun est une lettre radicale, car il vient de shatana, qui signifie s'éloigner du bien. « Shatanat darouhou » signifie : sa demeure s'est éloignée. Le poète (An-Nabigha ad-Dhoubyani) a dit : « Elle s'est éloignée de toi, Sou'ad, par une séparation lointaine, et elle est partie tandis que le cœur est prisonnier d'elle » « Bi'r shatoun » : un puits profond. « Ash-shatan » : la corde, ainsi nommée parce que ses deux extrémités sont éloignées et étirées. Un bédouin décrivant un cheval qui ne se fatigue pas dit : « Comme s'il était un démon dans des cordes. » Satan est appelé shaytan parce qu'il est éloigné de la vérité et rebelle — car tout être rebelle et insolent parmi les djinns, les humains et les animaux est un shaytan. Jarir a dit : « Aux jours où elles m'appelaient le démon, à cause de l'amour, alors qu'elles m'aimaient quand j'étais un démon » On a dit aussi que shaytan vient de shata yashitou, s'il périt — le noun serait alors surnuméraire. « Shatia » : s'il a brûlé ; « shayyattou al-lahma » : si je l'ai fumé sans le cuire. « Ishtata ar-rajoul » : s'il s'est échauffé de colère. « Naqat michyat » : une chamelle dont la graisse s'envole. « Ishtata » : s'il a péri. Al-A'sha a dit : « Nous avons souvent teint la lance de son sang contenu, et souvent le héros périt sur nos lances » c'est-à-dire : il périt. On objecte à ce groupe que Sibawayh a rapporté que les Arabes disent : « tashaytana foulan » (untel a agi comme les diables) s'il a commis les actes des diables — ce qui montre que c'est un tafa''ala dérivé de shatana. Si c'était de shata, ils diraient : tashayyata. On leur objecte aussi le vers d'Oumayya ibn Abi as-Salt : « Tout rebelle (shatin) qui lui désobéit, Il le ligote et le jette en prison et dans les chaînes » Ceci est shatin, dérivé de shatana, sans aucun doute. **Onzième question :** Ar-rajim : c'est-à-dire celui qui est éloigné du bien et avili. L'origine de rajim est le jet de pierres. « Rajamtouhou arjouhou » : je l'ai lapidé — il est donc rajim et marjoum. Ar-rajm signifie aussi : tuer, maudire, chasser et insulter. On a dit que tout cela se trouve dans la parole d'Allah : « Si tu ne cesses pas, ô Noé, tu seras certainement du nombre des lapidés » (Ash-Shu'ara : 116), et dans
📜 Texte arabe source
القول في الاستعاذةوفيها اثنتا عشرة مسألة :الأولى : أمر الله تعالى بالاستعاذة عند أول كل قراءة فقال تعالى : فإذا قرأت القرآن فاستعذ بالله من الشيطان الرجيم [ النحل : 98 ] أي إذا أردت أن تقرأ ; فأوقع الماضي موقع المستقبل كما قال الشاعر :وإني لآتيكم لذكري الذي مضى من الود واستئناف ما كان في غدأراد ما يكون في غد ; وقيل : في الكلام تقديم وتأخير ، وأن كل فعلين تقاربا في المعنى جاز تقديم أيهما شئت ; كما قال تعالى : ثم دنا فتدلى [ النجم : 8 ] المعنى فتدلى ثم دنا ; ومثله : اقتربت الساعة وانشق القمر [ القمر : 1 ] وهو كثير .الثانية : هذا الأمر على الندب في قول الجمهور في كل قراءة في غير الصلاة . واختلفوا فيه في الصلاة . حكى النقاش عن عطاء : أن الاستعاذة واجبة ، وكان ابن سيرين والنخعي وقوم يتعوذون في الصلاة كل ركعة ، ويمتثلون أمر الله في الاستعاذة على العموم ، وأبو حنيفة والشافعي يتعوذان في الركعة الأولى من الصلاة ويريان قراءة الصلاة كلها كقراءة واحدة ; ومالك لا يرى التعوذ في الصلاة المفروضة ويراه في قيام رمضان .الثالثة : أجمع العلماء على أن التعوذ ليس من القرآن ولا آية منه ، وهو قول القارئ : أعوذ بالله من الشيطان الرجيم . وهذا اللفظ هو الذي عليه الجمهور من العلماء في التعوذ لأنه لفظ كتاب الله تعالى . وروي عن ابن مسعود أنه قال : قلت أعوذ بالله السميع العليم من الشيطان الرجيم ; فقال لي النبي صلى الله عليه وسلم : يا ابن أم عبد أعوذ بالله من الشيطان الرجيم هكذا أقرأني جبريل عن اللوح المحفوظ عن القلم .الرابعة : روى أبو داود وابن ماجه في سننهما عن جبير بن مطعم أنه رأى رسول الله صلى الله عليه وسلم يصلي صلاة فقال عمرو : لا أدري أي صلاة هي ؟ فقال : " الله أكبر كبيرا الله أكبر كبيرا - ثلاثا - الحمد لله كثيرا الحمد لله كثيرا - ثلاثا - وسبحان الله بكرة وأصيلا - ثلاثا - أعوذ بالله من الشيطان من نفخه ونفثه وهمزه . قال عمرو : همزه المؤتة ، ونفثه الشعر ، ونفخه الكبر . وقال ابن ماجه : [ ص: 84 ] المؤتة يعني الجنون . والنفث : نفخ الرجل من فيه من غير أن يخرج ريقه . والكبر : التيه . وروى أبو داود عن أبي سعيد الخدري قال : كان رسول الله صلى الله عليه وسلم إذا قام من الليل كبر ثم يقول : سبحانك اللهم وبحمدك تبارك اسمك وتعالى جدك ولا إله غيرك - ثم يقول : لا إله إلا الله - ثلاثا ثم يقول : - الله أكبر كبيرا - ثلاثا - أعوذ بالله السميع العليم من الشيطان الرجيم من همزه ونفخه ونفثه ثم يقرأ . وروى سليمان بن سالم عن ابن القاسم رحمه الله أن الاستعاذة : أعوذ بالله العظيم من الشيطان الرجيم إن الله هو السميع العليم بسم الله الرحمن الرحيم . قال ابن عطية : " وأما المقرئون فأكثروا في هذا من تبديل الصفة في اسم الله تعالى وفي الجهة الأخرى ، كقول بعضهم : أعوذ بالله المجيد ، من الشيطان المريد ; ونحو هذا مما لا أقول فيه : نعمت البدعة ، ولا أقول : إنه لا يجوز " .الخامسة : قال المهدوي : أجمع القراء على إظهار الاستعاذة في أول قراءة سورة " الحمد " إلا حمزة فإنه أسرها . وروى السدي عن أهل المدينة أنهم كانوا يفتتحون القراءة بالبسملة . وذكر أبو الليث السمرقندي عن بعض المفسرين أن التعوذ فرض ، فإذا نسيه القارئ وذكره في بعض الحزب قطع وتعوذ ، ثم ابتدأ من أوله . وبعضهم يقول : يستعيذ ثم يرجع إلى موضعه الذي وقف فيه ; وبالأول قال أسانيد الحجاز والعراق ; وبالثاني قال أسانيد الشام ومصر .السادسة : حكى الزهراوي قال : نزلت الآية في الصلاة وندبنا إلى الاستعاذة في غير الصلاة وليس بفرض . قال غيره : كانت فرضا على النبي صلى الله عليه وسلم وحده ، ثم تأسينا به .السابعة : روي عن أبي هريرة أن الاستعاذة بعد القراءة ; وقاله داود . قال أبو بكر بن العربي : انتهى العي بقوم إلى أن قالوا : إذا فرغ القارئ من قراءة القرآن يستعيذ بالله من الشيطان الرجيم . وقد روى أبو سعيد الخدري أن النبي صلى الله عليه وسلم كان يتعوذ في صلاته قبل القراءة ، وهذا نص . فإن قيل : فما الفائدة في الاستعاذة من الشيطان الرجيم وقت القراءة ؟ قلنا : فائدتها امتثال الأمر ، وليس للشرعيات فائدة إلا القيام بحق الوفاء لها في امتثالها أمرا أو اجتنابها نهيا ; وقد قيل : فائدتها امتثال الأمر [ ص: 85 ] بالاستعاذة من وسوسة الشيطان عند القراءة ; كما قال تعالى وما أرسلنا من قبلك من رسول ولا نبي إلا إذا تمنى ألقى الشيطان في أمنيته [ الحج : 52 ] . قال ابن العربي : ومن أغرب ما وجدناه قول مالك في المجموعة في تفسير هذه الآية : فإذا قرأت القرآن فاستعذ بالله من الشيطان الرجيم [ النحل : 98 ] قال : ذلك بعد قراءة أم القرآن لمن قرأ في الصلاة ، وهذا قول لم يرد به أثر ، ولا يعضده نظر ; فإن كان هذا كما قال بعض الناس : إن الاستعاذة بعد القراءة ، كان تخصيص ذلك بقراءة أم القرآن في الصلاة دعوى عريضة ، ولا تشبه أصل مالك ولا فهمه ; فالله أعلم بسر هذه الرواية .الثامنة : في فضل التعوذ . روى مسلم عن سليمان بن صرد قال : استب رجلان عند النبي صلى الله عليه وسلم فجعل أحدهما يغضب ويحمر وجهه فنظر إليه النبي صلى الله عليه وسلم فقال : إني لأعلم كلمة لو قالها لذهب ذا عنه ، أعوذ بالله من الشيطان الرجيم . فقام إلى الرجل رجل ممن سمع النبي صلى الله عليه وسلم فقال : هل تدري ما قال رسول الله صلى الله عليه وسلم آنفا ؟ قال : إني لأعلم كلمة لو قالها لذهب ذا عنه أعوذ بالله من الشيطان الرجيم فقال له الرجل : أمجنونا تراني ! أخرجه البخاري أيضا . وروى مسلم أيضا عن عثمان بن أبي العاص الثقفي أنه أتى النبي صلى الله عليه وسلم فقال : يا رسول الله ، إن الشيطان قد حال بيني وبين صلاتي وقراءتي يلبسها علي ، فقال له رسول الله صلى الله عليه وسلم : ذاك شيطان يقال له خنزب فإذا أحسسته فتعوذ بالله منه واتفل عن يسارك ثلاثا قال : ففعلت فأذهبه الله عني . وروى أبو داود عن ابن عمر قال : كان رسول الله صلى الله عليه وسلم إذا سافر فأقبل عليه الليل قال : يا أرض ربي وربك الله أعوذ بالله من شرك [ وشر ما فيك ] [ و ] شر ما خلق فيك ومن شر ما يدب عليك [ وأعوذ بالله ] من أسد وأسود ومن الحية والعقرب ومن [ ساكن ] البلد ووالد وما ولد وروت خولة بنت حكيم قالت : سمعت رسول الله صلى الله عليه وسلم يقول : من نزل منزلا ثم قال أعوذ بكلمات الله التامات من شر ما خلق لم يضره شيء حتى يرتحل . أخرجه الموطأ ومسلم والترمذي وقال : حديث حسن غريب صحيح . وما يتعوذ منه كثير ثابت في الأخبار ، والله المستعان .[ ص: 86 ]التاسعة : معنى الاستعاذة في كلام العرب : الاستجارة والتحيز إلى الشيء ، على معنى الامتناع به من المكروه ; يقال : عذت بفلان واستعذت به ; أي لجأت إليه . وهو عياذي ; أي ملجئي . وأعذت غيري به وعوذته بمعنى . ويقال : عوذ بالله منك ; أي أعوذ بالله منك ; قال الراجزقالت وفيها حيدة وذعر عوذ بربي منكم وحجروالعرب تقول عند الأمر تنكره : حجرا له ، بالضم ، أي دفعا ، وهو استعاذة من الأمر . والعوذة والمعاذة والتعويذ كله بمعنى . وأصل أعوذ : أعوذ نقلت الضمة إلى العين لاستثقالها على الواو فسكنت .العاشرة : الشيطان واحد الشياطين ; على التكسير والنون أصلية ; لأنه من شطن إذا بعد عن الخير . وشطنت داره أي بعدت ; قال الشاعر [ النابغة الذبياني ] :نأت بسعاد عنك نوى شطون فبانت والفؤاد بها رهينوبئر شطون أي بعيدة القعر . والشطن : الحبل ; سمي به لبعد طرفيه وامتداده . ووصف أعرابي فرسا لا يحفى فقال : كأنه شيطان في أشطان . وسمي الشيطان شيطانا لبعده عن الحق وتمرده ; وذلك أن كل عات متمرد من الجن والإنس والدواب شيطان ; قال جرير :أيام يدعونني الشيطان من غزل وهن يهوينني إذ كنت شيطاناوقيل : إن شيطانا مأخوذ من شاط يشيط إذا هلك ، فالنون زائدة . وشاط إذا احترق وشيطت اللحم إذا دخنته ولم تنضجه . واشتاط الرجل إذا احتد غضبا . وناقة مشياط التي يطير فيها السمن . واشتاط إذا هلك ; قال الأعشى :قد نخضب العير من مكنون فائله وقد يشيط على أرماحنا البطلأي يهلك . ويرد على هذه الفرقة أن سيبويه حكى أن العرب تقول : تشيطن فلان إذا فعل أفعال الشياطين ، فهذا بين أنه تفيعل من شطن ، ولو كان من شاط لقالوا : تشيط ، ويرد عليهم أيضا بيت أمية بن أبي الصلت :أيما شاطن عصاه عكاه ورماه في السجن والأغلالفهذا شاطن من شطن لا شك فيه .الحادية عشرة : الرجيم أي المبعد من الخير المهان . وأصل الرجم : الرمي بالحجارة ، وقد رجمته أرجمه ، فهو رجيم ومرجوم . والرجم : القتل واللعن والطرد والشتم ، وقد قيل هذا كله في [ ص: 87 ] قوله تعالى : لئن لم تنته يانوح لتكونن من المرجومين [ الشعراء : 116 ] . وقول أبي إبراهيم : لئن لم تنته لأرجمنك [ مريم : 46 ] . وسيأتي إن شاء الله تعالى .الثانية عشرة : روى الأعمش عن أبي وائل عن عبد الله قال : قال علي بن أبي طالب عليه السلام : رأيت النبي صلى الله عليه وسلم عند الصفا وهو مقبل على شخص في صورة الفيل وهو يلعنه ، قلت : ومن هذا الذي تلعنه يا رسول الله ؟ قال هذا الشيطان الرجيم فقلت : يا عدو الله ، والله لأقتلنك والله لأقتلنك ولأريحن الأمة منك ; قال : ما هذا جزائي منك ; قلت : وما جزاؤك مني يا عدو الله ؟ قال : والله ما أبغضك أحد قط إلا شركت أباه في رحم أمه .وفيها سبع وعشرون مسألة :الأولى : قال العلماء : ( بسم الله الرحمن الرحيم ) قسم من ربنا أنزله عند رأس كل سورة ، يقسم لعباده إن هذا الذي وضعت لكم يا عبادي في هذه السورة حق ، وإني أفي لكم بجميع ما ضمنت في هذه السورة من وعدي ولطفي وبري . و ( بسم الله الرحمن الرحيم ) مما أنزله الله تعالى في كتابنا وعلى هذه الأمة خصوصا بعد سليمان عليه السلام . وقال بعض العلماء : إن بسم الله الرحمن الرحيم تضمنت جميع الشرع ، لأنها تدل على الذات وعلى الصفات ; وهذا صحيح .الثانية : قال سعيد بن أبي سكينة : بلغني أن علي بن أبي طالب رضي الله عنه نظر إلى رجل يكتب : ( بسم الله الرحمن الرحيم ) فقال له : جودها فإن رجلا جودها فغفر له . قال سعيد : وبلغني أن رجلا نظر إلى قرطاس فيه ( بسم الله الرحمن الرحيم ) فقبله ووضعه على عينيه فغفر له . ومن هذا المعنى قصة بشر الحافي ، فإنه لما رفع الرقعة التي فيها اسم الله وطيبها طيب اسمه ، ذكره القشيري . وروى النسائي عن أبي المليح عن ردف رسول الله صلى الله عليه وسلم قال إن رسول الله صلى الله عليه وسلم قال إذا عثرت بك الدابة فلا تقل تعس الشيطان فإنه يتعاظم حتى يصير مثل البيت ويقول بقوته صرعته ولكن قل بسم الله الرحمن الرحيم فإنه يتصاغر حتى يصير مثل الذباب . وقال علي بن الحسين في تفسير قوله تعالى : وإذا ذكرت ربك في القرآن وحده ولوا على أدبارهم نفورا [ الإسراء : 46 ] قال معناه : إذا قلت : بسم الله الرحمن الرحيم . وروى وكيع عن الأعمش عن أبي وائل عن عبد الله بن مسعود قال : من أراد أن ينجيه الله من الزبانية التسعة عشر فليقرأ : بسم الله الرحمن الرحيم ليجعل الله تعالى له بكل حرف منها جنة من كل واحد . فالبسملة تسعة عشر حرفا على عدد ملائكة أهل النار الذين قال الله فيهم : عليها تسعة عشر [ المدثر : 30 ] وهم يقولون في كل أفعالهم : ( بسم الله الرحمن الرحيم ) فمن هنالك هي قوتهم ، [ ص: 89 ] وببسم الله استضلعوا . قال ابن عطية : ونظير هذا قولهم في ليلة القدر : إنها ليلة سبع وعشرين ، مراعاة للفظة ( هي ) من كلمات سورة : إنا أنزلناه [ القدر : 1 ] . ونظيره أيضا قولهم في عدد الملائكة الذين ابتدروا قول القائل : ربنا ولك الحمد حمدا كثيرا طيبا مباركا فيه ، فإنها بضعة وثلاثون حرفا ; فلذلك قال النبي صلى الله عليه وسلم : لقد رأيت بضعا وثلاثين ملكا يبتدرونها أيهم يكتبها أول . قال ابن عطية : وهذا من ملح التفسير وليس من متين العلم .الثالثة : روى الشعبي والأعمش أن رسول الله صلى الله عليه وسلم كان يكتب ( باسمك اللهم ) حتى أمر أن يكتب ( بسم الله ) فكتبها ; فلما نزلت : قل ادعوا الله أو ادعوا الرحمن [ الإسراء : 110 ] كتب ( بسم الله الرحمن ) فلما نزلت : إنه من سليمان وإنه بسم الله الرحمن الرحيم [ النمل : 30 ] كتبها . وفي مصنف أبي داود قال الشعبي وأبو مالك وقتادة وثابت بن عمارة : إن النبي صلى الله عليه وسلم لم يكتب بسم الله حتى نزلت سورة " النمل " .الرابعة : روي عن جعفر الصادق رضي الله عنه أنه قال : البسملة تيجان السور .قلت : وهذا يدل على أنها ليست بآية من الفاتحة ولا غيرها . وقد اختلف العلماء في هذا المعنى على ثلاثة أقوال :( الأول ) ليست بآية من الفاتحة ولا غيرها ; وهو قول مالك . ( الثاني ) أنها آية من كل سورة ; وهو قول عبد الله بن المبارك . ( الثالث ) قال الشافعي : هي آية في الفاتحة ; وتردد قوله في سائر السور ; فمرة قال : هي آية من كل سورة ، ومرة قال : ليست بآية إلا في الفاتحة وحدها . ولا خلاف بينهم في أنها آية من القرآن في سورة النمل .واحتج الشافعي بما رواه الدارقطني من حديث أبي بكر الحنفي عن عبد الحميد بن جعفر عن نوح بن أبي بلال عن سعيد بن أبي سعيد المقبري عن أبي هريرة عن النبي صلى الله عليه وسلم قال : [ ص: 90 ] إذا قرأتم " الحمد لله رب العالمين " فاقرءوا " بسم الله الرحمن الرحيم " إنها أم القرآن وأم الكتاب والسبع المثاني و " بسم الله الرحمن الرحيم " ، إحداها . رفع هذا الحديث عبد الحميد بن جعفر وعبد الحميد هذا وثقه أحمد بن حنبل ويحيى بن سعيد ويحيى بن معين ; وأبو حاتم يقول فيه : محله الصدق ; وكان سفيان الثوري يضعفه ويحمل عليه . ونوح بن أبي بلال ثقة مشهور .وحجة ابن المبارك وأحد قولي الشافعي ما رواه مسلم عن أنس قال : بينا رسول الله صلى الله عليه وسلم ذات يوم بين أظهرنا إذ أغفى إغفاءة ثم رفع رأسه متبسما ; فقلنا : ما أضحكك يا رسول الله ؟ قال : أنزلت علي آنفا سورة فقرأ : بسم الله الرحمن الرحيم إنا أعطيناك الكوثر فصل لربك وانحر إن شانئك هو الأبتر وذكر الحديث ، وسيأتي بكماله في سورة الكوثر إن شاء الله تعالى .الخامسة : الصحيح من هذه الأقوال قول مالك ; لأن القرآن لا يثبت بأخبار الآحاد وإنما طريقه التواتر القطعي الذي لا يختلف فيه . قال ابن العربي : ويكفيك أنها ليست من القرآن اختلاف الناس فيها ، والقرآن لا يختلف فيه . والأخبار الصحاح التي لا مطعن فيها دالة على أن البسملة ليست بآية من الفاتحة ولا غيرها إلا في النمل وحدها . روى مسلم عن أبي هريرة قال : سمعت رسول الله صلى الله عليه وسلم يقول : قال [ تعالى ] : " قسمت الصلاة بيني وبين عبدي نصفين ولعبدي ما سأل فإذا قال العبد : ( الحمد لله رب العالمين ) قال الله تعالى حمدني عبدي وإذا قال : ( الرحمن الرحيم ) قال الله تعالى : أثنى علي عبدي وإذا قال : ( مالك يوم الدين ) قال مجدني عبدي - وقال مرة : فوض إلى عبدي - فإذا قال : ( إياك نعبد وإياك نستعين ) قال : هذا بيني وبين عبدي ، ولعبدي ما سأل ، فإذا قال : ( اهدنا الصراط المستقيم صراط الذين أنعمت عليهم غير المغضوب عليهم ولا الضالين ) قال : هذا لعبدي ولعبدي ما سأل . فقوله سبحانه : " قسمت الصلاة " يريد الفاتحة ، وسماها صلاة لأن الصلاة لا تصح إلا بها ; فجعل الثلاث الآيات الأول لنفسه ، واختص بها تبارك اسمه ، ولم يختلف المسلمون فيها . ثم الآية الرابعة جعلها بينه وبين عبده ; لأنها تضمنت تذلل العبد وطلب الاستعانة منه ، وذلك يتضمن تعظيم الله تعالى ، ثم ثلاث آيات تتمة سبع آيات . ومما يدل على أنها ثلاث قوله : " هؤلاء [ ص: 91 ] لعبدي " أخرجه مالك ; ولم يقل : هاتان ; فهذا يدل على أن ( أنعمت عليهم ) آية . قال ابن بكير قال مالك : " أنعمت عليهم " آية ، ثم الآية السابعة إلى آخرها . فثبت بهذه القسمة التي قسمها الله تعالى وبقوله عليه السلام لأبي : كيف تقرأ إذا افتتحت الصلاة قال : فقرأت : الحمد لله رب العالمين حتى أتيت على آخرها - أن البسملة ليست بآية منها ، وكذا عد أهل المدينة وأهل الشام وأهل البصرة ; وأكثر القراء عدوا : ( أنعمت عليهم ) آية ، وكذا روى قتادة عن أبي نضرة عن أبي هريرة قال : الآية السادسة : ( أنعمت عليهم ) . وأما أهل الكوفة من القراء والفقهاء فإنهم عدوا فيها ( بسم الله الرحمن الرحيم ) ولم يعدوا ( أنعمت عليهم ) .فإن قيل : فإنها ثبتت في المصحف وهي مكتوبة بخطه ونقلت نقله ، كما نقلت في النمل ، وذلك متواتر عنهم . قلنا : ما ذكرتموه صحيح ; ولكن لكونها قرآنا ، أو لكونها فاصلة بين السور - كما روي عن الصحابة : كنا لا نعرف انقضاء السورة حتى تنزل " بسم الله الرحمن الرحيم " أخرجه أبو داود - أو تبركا بها ، كما قد اتفقت الأمة على كتبها في أوائل الكتب والرسائل ؟ كل ذلك محتمل . وقد قال الجريري : سئل الحسن عن ( بسم الله الرحمن الرحيم ) قال : في صدور الرسائل . وقال الحسن أيضا : لم تنزل ( بسم الله الرحمن الرحيم ) في شيء من القرآن إلا في " طس " إنه من سليمان وإنه بسم الله الرحمن الرحيم . والفيصل أن القرآن لا يثبت بالنظر والاستدلال ، وإنما يثبت بالنقل المتواتر القطعي الاضطراري . ثم قد اضطرب قول الشافعي فيها في أول كل سورة فدل على أنها ليست بآية من كل سورة ; والحمد لله .فإن قيل : فقد روى جماعة قرآنيتها ، وقد تولى الدارقطني جمع ذلك في جزء صححه . قلنا : لسنا ننكر الرواية بذلك وقد أشرنا إليها ، ولنا أخبار ثابتة في مقابلتها ، رواها الأئمة الثقات والفقهاء الأثبات . روت عائشة في صحيح مسلم قالت : كان رسول الله صلى الله عليه وسلم يستفتح الصلاة بالتكبير ، والقراءة ب " الحمد لله رب العالمين " ، الحديث . وسيأتي بكماله . وروى مسلم أيضا عن أنس بن مالك قال : صليت خلف النبي صلى الله عليه وسلم وأبي بكر وعمر وعثمان ، فكانوا يستفتحون [ ص: 92 ] بالحمد لله رب العالمين ; لا يذكرون " بسم الله الرحمن الرحيم " في أول قراءة ولا في آخرها .ثم إن مذهبنا يترجح في ذلك بوجه عظيم ، وهو المعقول ; وذلك أن مسجد النبي صلى الله عليه وسلم بالمدينة انقضت عليه العصور ، ومرت عليه الأزمنة والدهور ، من لدن رسول الله صلى الله عليه وسلم إلى زمان مالك ، ولم يقرأ أحد فيه قط " بسم الله الرحمن الرحيم " ؛ اتباعا للسنة ، وهذا يرد أحاديثكم .بيد أن أصحابنا استحبوا قراءتها في النفل ; وعليه تحمل الآثار الواردة في قراءتها أو على السعة في ذلك . قال مالك : ولا بأس أن يقرأ بها في النافلة ومن يعرض القرآن عرضا .وجملة مذهب مالك وأصحابه : أنها ليست عندهم آية من فاتحة الكتاب ولا غيرها ، ولا يقرأ بها المصلي في المكتوبة ولا في غيرها سرا ولا جهرا ; ويجوز أن يقرأها في النوافل . هذا هو المشهور من مذهبه عند أصحابه . وعنه رواية أخرى أنها تقرأ أول السورة في النوافل ، ولا تقرأ أول أم القرآن . وروى عنه ابن نافع ابتداء القراءة بها في الصلاة الفرض والنفل ولا تترك بحال . ومن أهل المدينة من يقول : إنه لابد فيها من ( بسم الله الرحمن الرحيم ) منهم ابن عمر ، وابن شهاب ; وبه قال الشافعي وأحمد وإسحاق وأبو ثور وأبو عبيد . وهذا يدل على أن المسألة مسألة اجتهادية لا قطعية ، كما ظنه بعض الجهال من المتفقهة الذي يلزم على قوله تكفير المسلمين ; وليس كما ظن لوجود الاختلاف المذكور ; والحمد لله .وقد ذهب جمع من العلماء إلى الإسرار بها مع الفاتحة ; منهم : أبو حنيفة والثوري ; وروى ذلك عن عمر وعلي وابن مسعود وعمار وابن الزبير ; وهو قول الحكم وحماد ; وبه قال أحمد بن حنبل وأبو عبيد ; وروي عن الأوزاعي مثل ذلك ; حكاه أبو عمر بن عبد البر في ( الاستذكار ) . واحتجوا من الأثر في ذلك بما رواه منصور بن زاذان عن أنس بن مالك قال : صلى بنا رسول الله صلى الله عليه وسلم فلم يسمعنا قراءة ( بسم الله الرحمن الرحيم ) . وما رواه عمار بن زريق عن الأعمش عن شعبة عن ثابت عن أنس قال : صليت مع رسول الله صلى الله عليه وسلم وأبي بكر وعمر وعثمان فلم أسمع أحدا منهم يقرأ بسم الله الرحمن الرحيم .[ ص: 93 ] قلت : هذا قول حسن ، وعليه تتفق الآثار عن أنس ولا تتضاد ويخرج به من الخلاف في قراءة البسملة . وقد روي عن سعيد بن جبير قال : كان المشركون يحضرون بالمسجد ; فإذا قرأ رسول الله صلى الله عليه وسلم : ( بسم الله الرحمن الرحيم ) قالوا : هذا محمد يذكر رحمان اليمامة - يعنون مسيلمة - فأمر أن يخافت ب " بسم الله الرحمن الرحيم " ، ونزل : ولا تجهر بصلاتك ولا تخافت بها . قال الترمذي الحكيم أبو عبد الله : فبقي ذلك إلى يومنا هذا على ذلك الرسم وإن زالت العلة ، كما بقي الرمل في الطواف وإن زالت العلة ، وبقيت المخافتة في صلاة النهار وإن زالت العلة .السادسة : اتفقت الأمة على جواز كتبها في أول كل كتاب من كتب العلم والرسائل ; فإن كان الكتاب ديوان شعر فروى مجالد عن الشعبي قال : أجمعوا ألا يكتبوا أمام الشعر : بسم الله الرحمن الرحيم . وقال الزهري : مضت السنة ألا يكتبوا في الشعر : ( بسم الله الرحمن الرحيم ) . وذهب إلى رسم التسمية في أول كتب الشعر سعيد بن جبير ، وتابعه على ذلك أكثر المتأخرين . قال أبو بكر الخطيب : وهو الذي نختاره ونستحبه .السابعة : قال الماوردي ويقال لمن قال بسم الله : مبسمل ، وهي لغة مولدة ، وقد جاءت في الشعر ; قال عمر بن أبي ربيعة :لقد بسملت ليلى غداة لقيتها فيا حبذا ذاك الحبيب المبسملقلت : المشهور عن أهل اللغة بسمل . قال يعقوب بن السكيت والمطرز والثعالبي وغيرهم من أهل اللغة : بسمل الرجل ، إذا قال : بسم الله . يقال : قد أكثرت من البسملة ; أي من قول بسم الله ، ومثله : حوقل الرجل ، إذا قال : لا حول ولا قوة إلا بالله ، وهلل ، إذا قال : لا إله إلا الله ، وسبحل ، إذا قال : سبحان الله ، وحمدل ، إذا قال : الحمد لله ، وحيصل ، إذا قال : حي على الصلاة ، وجعفل ، إذا قال : جعلت فداك . وطبقل ، إذا قال : أطال الله بقاءك . ودمعز ، إذا قال أدام الله عزك . وحيفل ، إذا قال : حي على الفلاح . ولم يذكر المطرز : الحيصلة ، إذا قال : حي على الصلاة . وجعفل ، إذا قال : جعلت فداك . وطبقل ، إذا قال أطال الله بقاءك . ودمعز إذا قال : أدام الله عزك .الثامنة : ندب الشرع إلى ذكر البسملة في أول كل فعل ; كالأكل والشرب والنحر ; والجماع والطهارة وركوب البحر ، إلى غير ذلك من الأفعال ; قال الله تعالى : فكلوا مما ذكر اسم الله عليه . وقال اركبوا فيها بسم الله مجريها ومرساها . وقال رسول الله صلى الله عليه وسلم : أغلق بابك واذكر اسم الله وأطفئ مصباحك واذكر اسم الله وخمر إناءك واذكر اسم الله وأوك سقاءك واذكر اسم الله . وقال لو أن أحدكم إذا أراد أن يأتي أهله قال : بسم الله اللهم جنبنا الشيطان وجنب الشيطان ما رزقتنا فإنه إن يقدر بينهما ولد في ذلك لم يضره شيطان أبدا . وقال لعمر بن أبي سلمة يا غلام سم الله وكل بيمينك وكل مما يليك وقال : إن الشيطان يستحل الطعام أن لا يذكر اسم الله عليه وقال : من لم يذبح فليذبح باسم الله . وشكا إليه عثمان بن أبي العاص وجعا يجده في جسده منذ أسلم ، فقال له رسول الله صلى الله عليه وسلم ضع يدك على الذي تألم من جسدك وقل بسم الله ثلاثا وقل سبع مرات أعوذ بعزة [ بالله ] وقدرته من شر ما أجد وأحاذر . هذا كله ثابت في الصحيح . وروى ابن ماجه والترمذي عن النبي صلى الله عليه وسلم قال : ستر ما بين الجن وعورات بني آدم إذا دخل الكنيف أن يقول : [ ص: 95 ] بسم الله . وروى الدارقطني عن عائشة قالت : كان رسول الله صلى الله عليه وسلم إذا مس طهوره سمى الله تعالى ، ثم يفرغ الماء على يديه .التاسعة : قال علماؤنا : وفيها رد على القدرية وغيرهم ممن يقول : إن أفعالهم مقدورة لهم ، وموضع الاحتجاج عليهم من ذلك أن الله سبحانه أمرنا عند الابتداء بكل فعل أن نفتتح بذلك ، كما ذكرنا .فمعنى بسم الله ، أي بالله . ومعنى ( بالله ) أي بخلقه وتقديره يوصل إلى ما يوصل إليه . وسيأتي لهذا مزيد بيان إن شاء الله تعالى . وقال بعضهم : معنى قوله ( بسم الله ) يعني بدأت بعون الله وتوفيقه وبركته ; وهذا تعليم من الله تعالى عباده ، ليذكروا اسمه عند افتتاح القراءة وغيرها ، حتى يكون الافتتاح ببركة الله جل وعز .العاشرة : ذهب أبو عبيدة معمر بن المثنى إلى أن ( اسم ) صلة زائدة ، واستشهد بقول لبيد :إلى الحول ثم اسم السلام عليكما ومن يبك حولا كاملا فقد اعتذرفذكر ( اسم ) زيادة ، وإنما أراد : ثم السلام عليكما .وقد استدل علماؤنا بقول لبيد هذا على أن الاسم هو المسمى . وسيأتي الكلام فيه في هذا الباب وغيره ، إن شاء الله تعالى .الحادية عشرة : اختلف في معنى زيادة : " اسم " ; فقال قطرب : زيدت لإجلال ذكره تعالى وتعظيمه . وقال الأخفش : زيدت ليخرج بذكرها من حكم القسم إلى قصد التبرك ; لأن أصل الكلام : بالله .الثانية عشرة : اختلفوا أيضا في معنى دخول الباء عليه ، هل دخلت على معنى الأمر ؟ والتقدير : ابدأ بسم الله . أو على معنى الخبر ؟ والتقدير : ابتدأت بسم الله ; قولان : الأول [ ص: 96 ] للفراء ، والثاني للزجاج . ف ( باسم ) في موضع نصب على التأويلين . وقيل : المعنى ابتدائي بسم الله ; ف ( بسم الله ) في موضع رفع خبر الابتداء . وقيل : الخبر محذوف ; أي ابتدائي مستقر أو ثابت بسم الله ; فإذا أظهرته كان " بسم الله " في موضع نصب بثابت أو مستقر ، وكان بمنزلة قولك : زيد في الدار . وفي التنزيل : فلما رآه مستقرا عنده قال هذا من فضل ربي ف ( عنده ) في موضع نصب ; روي هذا عن نحاة أهل البصرة . وقيل : التقدير ابتدائي ببسم الله موجود أو ثابت ، ف ( باسم ) في موضع نصب بالمصدر الذي هو ابتدائي .الثالثة عشرة : بسم الله ، تكتب بغير ألف استغناء عنها بباء الإلصاق في اللفظ والخط لكثرة الاستعمال ، بخلاف قوله : اقرأ باسم ربك فإنها لم تحذف ؛ لقلة الاستعمال . واختلفوا في حذفها مع الرحمن والقاهر ; فقال الكسائي وسعيد الأخفش : تحذف الألف . وقال يحيى بن وثاب : لا تحذف إلا مع بسم الله فقط ، لأن الاستعمال إنما كثر فيه .الرابعة عشر : واختلف في تخصيص باء الجر بالكسر على ثلاثة معان ; فقيل : ليناسب لفظها عملها . وقيل : لما كانت الباء لا تدخل إلا على الأسماء خصت بالخفض الذي لا يكون إلا في الأسماء . الثالث : ليفرق بينهما وبين ما قد يكون من الحروف اسما ; نحو الكاف في قول الشاعر :ورحنا بكابن الماء يجنب وسطناأي بمثل ابن الماء أو ما كان مثله .الخامسة عشرة : اسم ، وزنه افع ، والذاهب منه الواو ; لأنه من سموت ، وجمعه أسماء ، وتصغيره سمي . واختلف في تقدير أصله ، فقيل : فعل ، وقيل : فعل . قال الجوهري : وأسماء يكون جمعا لهذا الوزن ، وهو مثل جذع وأجذاع ، وقفل وأقفال ; وهذا لا تدرك صيغته إلا بالسماع . وفيه أربع لغات : إسم بالكسر ، وأسم بالضم . قال أحمد بن يحيى : من ضم الألف أخذه من سموت أسمو ، ومن كسر أخذه من سميت أسمي . ويقال : سم وسم ، وينشد :والله أسماك سما مباركا آثرك الله به إيثاركا[ ص: 97 ] وقال آخر :وعامنا أعجبنا مقدمه يدعى أبا السمح وقرضاب سمهمبتركا كل عظم يلحمهقرضب الرجل : إذا أكل شيئا يابسا ، فهو قرضاب . ( سمه ) بالضم والكسر جميعا .ومنه قول الآخر :باسم الذي في كل سورة سمهوسكنت السين من ( باسم ) اعتلالا على غير قياس ، وألفه ألف وصل ، وربما جعلها الشاعر ألف قطع للضرورة ; كقول الأحوص :وما أنا بالمخسوس في جذم مالك ولا من تسمى ثم يلتزم الإسماالسادسة عشرة : تقول العرب في النسب إلى الاسم : سموي ، وإن شئت " اسمي " ، تركته على حاله ، وجمعه أسماء ، وجمع الأسماء أسام . وحكى الفراء : أعيذك بأسماوات الله .السابعة عشرة : اختلفوا في اشتقاق الاسم على وجهين : فقال البصريون : هو مشتق من السمو وهو العلو والرفعة ، فقيل : اسم لأن صاحبه بمنزلة المرتفع به . وقيل : لأن الاسم يسموا بالمسمى فيرفعه عن غيره . وقيل : إنما سمي الاسم اسما لأنه علا بقوته على قسمي الكلام : الحرف والفعل ; والاسم أقوى منهما بالإجماع لأنه الأصل ; فلعلوه عليهما سمي اسما ; فهذه ثلاثة أقوال .وقال الكوفيون : إنه مشتق من السمة وهي العلامة ; لأن الاسم علامة لمن وضع له ; فأصل اسم على هذا ( وسم ) . والأول أصح ; لأنه يقال في التصغير سمي وفي الجمع أسماء ; والجمع والتصغير يردان الأشياء إلى أصولها ; فلا يقال : وسيم ولا أوسام . ويدل على صحته أيضا فائدة الخلاف وهي :الثامنة عشرة : فإن من قال الاسم مشتق من العلو يقول : لم يزل الله سبحانه موصوفا قبل وجود الخلق وبعد وجودهم وعند فنائهم ، ولا تأثير لهم في أسمائه ولا صفاته ; وهذا قول أهل السنة . ومن قال الاسم مشتق من السمة يقول : كان الله في الأزل بلا اسم ولا صفة ، فلما خلق الخلق جعلوا له أسماء وصفات ، فإذا أفناهم بقي بلا اسم ولا صفة ; وهذا قول المعتزلة وهو خلاف ما أجمعت عليه الأمة ، وهو أعظم في الخطأ من قولهم : إن كلامه مخلوق ، تعالى الله عن ذلك ! وعلى هذا الخلاف وقع الكلام في الاسم والمسمى وهي :[ ص: 98 ]التاسعة عشرة : فذهب أهل الحق - فيما نقل القاضي أبو بكر بن الطيب - إلى أن الاسم هو المسمى ، وارتضاه ابن فورك ; وهو قول أبي عبيدة وسيبويه . فإذا قال قائل : الله عالم ; فقوله دال على الذات الموصوفة بكونه عالما ، فالاسم لكونه عالما وهو المسمى بعينه . وكذلك إذا قال : الله خالق ; فالخالق هو الرب ، وهو بعينه الاسم . فالاسم عندهم هو المسمى بعينه من غير تفصيل .قال ابن الحصار : من ينفي الصفات من المبتدعة يزعم أن لا مدلول للتسميات إلا الذات ، ولذلك يقولون : الاسم غير المسمى ، ومن يثبت الصفات يثبت للتسميات مدلولات هي أوصاف الذات وهي غير العبارات وهي الأسماء عندهم . وسيأتي لهذه مزيد بيان في ( البقرة ) و ( الأعراف ) إن شاء الله تعالى .الموفية عشرين - قوله : ( الله ) هذا الاسم أكبر أسمائه سبحانه وأجمعها ، حتى قال بعض العلماء : إنه اسم الله الأعظم ولم يتسم به غيره ; ولذلك لم يثن ولم يجمع ، وهو أحد تأويلي قوله تعالى : هل تعلم له سميا أي من تسمى باسمه الذي هو ( الله ) . فالله اسم للموجود الحق الجامع لصفات الإلهية ، المنعوت بنعوت الربوبية ، المنفرد بالوجود الحقيقي ، لا إله إلا هو سبحانه . وقيل : معناه الذي يستحق أن يعبد . وقيل : معناه واجب الوجود الذي لم يزل ولا يزال ; والمعنى واحد .الحادية والعشرون : واختلفوا في هذا الاسم هل هو مشتق أو موضوع للذات علم ؟ فذهب إلى الأول كثير من أهل العلم . واختلفوا في اشتقاقه وأصله ; فروى سيبويه عن الخليل أن أصله إلاه ، مثل فعال ; فأدخلت الألف واللام بدلا من الهمزة . قال سيبويه : مثل الناس أصله أناس . وقيل : أصل الكلمة ( لاه ) وعليه دخلت الألف واللام للتعظيم ، وهذا اختيار سيبويه . وأنشد :لاه ابن عمك لا أفضلت في حسب عني ولا أنت دياني فتخزونيكذا الرواية : فتخزوني ، بالخاء المعجمة ومعناه : تسوسني .وقال الكسائي والفراء : معنى " بسم الله " بسم الإله ; فحذفوا الهمزة وأدغموا اللام الأولى في الثانية فصارتا لاما مشددة ; كما قال عز وجل : لكنا هو الله ربي ومعناه : لكن أنا ، كذلك قرأها الحسن . ثم قيل : هو مشتق من ( وله ) إذا تحير ; والوله : ذهاب العقل . يقال : [ ص: 99 ] رجل واله وامرأة والهة وواله ، وماء موله : أرسل في الصحاري . فالله سبحانه تتحير الألباب وتذهب في حقائق صفاته والفكر في معرفته . فعلى هذا أصل : ( إلاه ) ، ( ولاه ) وأن الهمزة مبدلة من واو كما أبدلت في إشاح ووشاح ، وإسادة ووسادة ، وروي عن الخليل . وروي عن الضحاك أنه قال : إنما سمي : ( الله ) إلها ، لأن الخلق يتألهون إليه في حوائجهم ، ويتضرعون إليه عند شدائدهم ، وذكر عن الخليل بن أحمد أنه قال : لأن الخلق يألهون إليه ( بنصب اللام ) ويألهون أيضا ( بكسرها ) وهما لغتان . وقيل : إنه مشتق من الارتفاع ، فكانت العرب تقول لكل شيء مرتفع لاها ، فكانوا يقولون إذا طلعت الشمس : لاهت . وقيل : هو مشتق من أله الرجل إذا تعبد . وتأله إذا تنسك ، ومن ذلك قوله تعالى : ( ويذرك وإلاهتك ) على هذه القراءة ; فإن ابن عباس وغيره قالوا : وعبادتك .قالوا : فاسم الله مشتق من هذا ، فالله سبحانه معناه المقصود بالعبادة ، ومنه قول الموحدين : لا إله إلا الله ، معناه لا معبود غير الله . و ( إلا ) في الكلمة بمعنى غير ، لا بمعنى الاستثناء . وزعم بعضهم أن الأصل فيه ( الهاء ) التي هي الكناية عن الغائب ، وذلك أنهم أثبتوه موجودا في فطر عقولهم فأشاروا إليه بحرف الكناية ثم زيدت فيه لام الملك إذ قد علموا أنه خالق الأشياء ومالكها فصار ( له ) ثم زيدت فيه الألف واللام تعظيما وتفخيما .القول الثاني : ذهب إليه جماعة من العلماء أيضا منهم الشافعي وأبو المعالي والخطابي والغزالي والمفضل وغيرهم ، وروي عن الخليل وسيبويه : أن الألف واللام لازمة له لا يجوز حذفهما منه . قال الخطابي : والدليل على أن الألف واللام من بنية هذا الاسم ، ولم يدخلا للتعريف : دخول حرف النداء عليه ; كقولك : يا الله ، وحروف النداء لا تجتمع مع الألف واللام للتعريف ; ألا ترى أنك لا تقول : يا الرحمن ولا : يا الرحيم ، كما تقول : يا الله ، فدل على أنهما من بنية الاسم . والله أعلم .الثانية والعشرون : واختلفوا أيضا في اشتقاق اسمه الرحمن ; فقال بعضهم : لا اشتقاق له لأنه من الأسماء المختصة به سبحانه ، ولأنه لو كان مشتقا من الرحمة لاتصل بذكر المرحوم ، فجاز أن يقال : الله رحمن بعباده ، كما يقال : رحيم بعباده . وأيضا لو كان مشتقا من الرحمة لم تنكره العرب حين سمعوه ، إذ كانوا لا ينكرون رحمة ربهم ، وقد قال الله عز وجل : وإذا قيل لهم اسجدوا للرحمن قالوا وما الرحمن الآية . ولما كتب علي رضي الله عنه في صلح الحديبية بأمر النبي صلى الله عليه وسلم : بسم الله الرحمن الرحيم قال سهيل بن عمرو : أما ( بسم الله [ ص: 100 ] الرحمن الرحيم ) فما ندري ما ( بسم الله الرحمن الرحيم ) ! ولكن اكتب ما نعرف : باسمك اللهم ، الحديث . قال ابن العربي‏ : إنما جهلوا الصفة دون الموصوف ، واستدل على ذلك بقولهم : وما الرحمن ؟ ولم يقولوا : ومن الرحمن ؟ قال ابن الحصار : وكأنه رحمه الله لم يقرأ الآية الأخرى : " وهم يكفرون بالرحمن " . وذهب الجمهور من الناس إلى أن ( الرحمن ) مشتق من الرحمة مبني على المبالغة ; ومعناه ذو الرحمة الذي لا نظير له فيها ؛ فلذلك لا يثنى ولا يجمع كما يثنى ( الرحيم ) ويجمع .قال ابن الحصار : ومما يدل على الاشتقاق ما خرجه الترمذي وصححه عن عبد الرحمن بن عوف أنه سمع رسول الله صلى الله عليه وسلم يقول : قال الله عز وجل أنا الرحمن خلقت الرحم وشققت لها اسما من اسمي فمن وصلها وصلته ومن قطعها قطعته . وهذا نص في الاشتقاق ، فلا معنى للمخالفة والشقاق ، وإنكار العرب له لجهلهم بالله وبما وجب له .الثالثة والعشرون : زعم المبرد فيما ذكر ابن الأنباري في كتاب ( الزاهر ) له : أن ( الرحمن ) اسم عبراني فجاء معه ب ( الرحيم ) وأنشد :لن تدركوا المجد أو تشروا عباءكم بالخز أو تجعلوا الينبوت ضمرانا أو تتركون إلى القسين هجرتكمومسحكم صلبهم رحمان قرباناقال أبو إسحاق الزجاج في ( معاني القرآن ) : وقال أحمد بن يحيى : " الرحيم " عربي و " الرحمان " عبراني ، فلهذا جمع بينهما . وهذا القول مرغوب عنه .وقال أبو العباس : النعت قد يقع للمدح ; كما تقول : قال جرير الشاعر : وروى مطرف عن قتادة في قول الله عز وجل ( بسم الله الرحمن الرحيم ) قال : مدح نفسه . قال أبو [ ص: 101 ] إسحاق : وهذا قول حسن . وقال قطرب : يجوز أن يكون جمع بينهما للتوكيد . قال أبو إسحاق : وهذا قول حسن ، وفي التوكيد أعظم الفائدة ، وهو كثير في كلام العرب ، ويستغنى عن الاستشهاد ; والفائدة في ذلك ما قاله محمد بن يزيد : إنه تفضل بعد تفضل ، وإنعام بعد إنعام ، وتقوية لمطامع الراغبين ، ووعد لا يخيب آمله .الرابعة والعشرون : واختلفوا هل هما بمعنى واحد أو بمعنيين ؟ فقيل : هما بمعنى واحد ; كندمان ونديم . قالهأبو عبيدة . وقيل : ليس بناء فعلان كفعيل ، فإن فعلان لا يقع إلا على مبالغة الفعل ; نحو قولك : رجل غضبان ، للممتلئ غضبا . وفعيل قد يكون بمعنى الفاعل والمفعول . قال عملس :فأما إذا عضت بك الحرب عضة فإنك معطوف عليك رحيمف ( الرحمن ) خاص الاسم عام الفعل . و ( الرحيم ) عام الاسم خاص الفعل . هذا قول الجمهور .قال أبو علي الفارسي : ( الرحمن ) اسم عام في جميع أنواع الرحمة ، يختص به الله . ( والرحيم ) إنما هو في جهة المؤمنين ; كما قال تعالى : وكان بالمؤمنين رحيما . وقال العرزمي ( الرحمن ) بجميع خلقه في الأمطار ونعم الحواس والنعم العامة ، و ( الرحيم ) بالمؤمنين في الهداية لهم ، واللطف بهم . وقال ابن المبارك : ( الرحمن ) إذا سئل أعطى ، و ( الرحيم ) إذا لم يسأل غضب . وروى ابن ماجه في سننه والترمذي في جامعه عن أبي صالح عن أبي هريرة قال : قال رسول الله صلى الله عليه وسلم : من لم يسأل الله يغضب عليه لفظ الترمذي . وقال ابن ماجه : من لم يدع الله سبحانه غضب عليه . وقال : سألت أبا زرعة عن أبي صالح هذا ، فقال : هو الذي يقال له : الفارسي وهو خوزي ولا أعرف اسمه . وقد أخذ بعض الشعراء هذا المعنى فقال :الله يغضب إن تركت سؤاله وبني آدم حين يسأل يغضبوقال ابن عباس : هما اسمان رقيقان ، أحدهما أرق من الآخر ، أي أكثر رحمة .قال الخطابي : وهذا مشكل ; لأن الرقة لا مدخل لها في شيء من صفات الله تعالى .[ ص: 102 ] وقال الحسين بن الفضل البجلي : هذا وهم من الراوي ، لأن الرقة ليست من صفات الله تعالى في شيء ، وإنما هما اسمان رفيقان أحدهما أرفق من الآخر ، والرفق من صفات الله عز وجل ; قال النبي صلى الله عليه وسلم : إن الله رفيق يحب الرفق ويعطي على الرفق ما لا يعطي على العنف .الخامسة والعشرون : أكثر العلماء على أن ( الرحمن ) مختص بالله عز وجل ، لا يجوز أن يسمى به غيره ، ألا تراه قال : قل ادعوا الله أو ادعوا الرحمن فعادل الاسم الذي لا يشركه فيه غيره . وقال : واسأل من أرسلنا من قبلك من رسلنا أجعلنا من دون الرحمن آلهة يعبدون فأخبر أن الرحمن هو المستحق للعبادة جل وعز . وقد تجاسر مسيلمة الكذاب - لعنه الله - فتسمى برحمان اليمامة ، ولم يتسم به حتى قرع مسامعه نعت الكذاب فألزمه الله تعالى نعت الكذاب لذلك ، وإن كان كل كافر كاذبا ، فقد صار هذا الوصف لمسيلمة علما يعرف به ، ألزمه الله إياه . وقد قيل في اسمه " الرحمن " : إنه اسم الله الأعظم ذكره ابن العربي .السادسة والعشرون : الرحيم صفة مطلقة للمخلوقين ، ولما في الرحمن من العموم قدم في كلامنا على الرحيم مع موافقة التنزيل ; قاله المهدوي . وقيل : إن معنى الرحيم أي بالرحيم وصلتم إلى الله وإلى الرحمن ، ف ( الرحيم ) نعت محمد صلى الله عليه وسلم ، وقد نعته تعالى بذلك فقال : ( رؤوف رحيم ) فكأن المعنى أن يقول بسم الله الرحمن وبالرحيم ، أي وبمحمد صلى الله عليه وسلم وصلتم إلي ، أي باتباعه وبما جاء به وصلتم إلى ثوابي وكرامتي والنظر إلى وجهي والله أعلم .السابعة والعشرون : روي عن علي بن أبي طالب كرم الله وجهه أنه قال في قوله ( بسم الله ) : إنه شفاء من كل داء ، وعون على كل دواء . وأما الرحمن فهو عون لكل من آمن به ، وهو اسم لم يسم به غيره . وأما الرحيم فهو لمن تاب وآمن وعمل صالحا .وقد فسره بعضهم على الحروف ; فروي عن عثمان بن عفان أنه سأل رسول الله صلى الله عليه وسلم عن تفسير ( بسم الله الرحمن الرحيم ) فقال : أما الباء فبلاء الله وروحه ونضرته وبهاؤه وأما السين [ ص: 103 ] فسناء الله وأما الميم فملك الله وأما الله فلا إله غيره وأما الرحمن فالعاطف على البر والفاجر من خلقه وأما الرحيم فالرفيق بالمؤمنين خاصة . وروي عن كعب الأحبار أنه قال : الباء بهاؤه والسين سناؤه فلا شيء أعلى منه والميم ملكه وهو على كل شيء قدير فلا شيء يعازه . وقد قيل : إن كل حرف هو افتتاح اسم من أسمائه ; فالباء مفتاح اسمه " بصير " ، والسين مفتاح اسمه " سميع " ، والميم مفتاح اسمه " مليك " ، والألف مفتاح اسمه " الله " ، واللام مفتاح اسمه " لطيف " ، والهاء مفتاح اسمه هاد ، والراء مفتاح اسمه " رازق " ، والحاء مفتاح اسمه " حليم " ، والنون مفتاح اسمه " نور " ; ومعنى هذا كله دعاء الله تعالى عند افتتاح كل شيء .الثامنة والعشرون : واختلف في وصل ( الرحيم ) ب ( الحمد لله ) ; فروي عن أم سلمة عن النبي صلى الله عليه وسلم : ( الرحيم ألحمد ) يسكن الميم ويقف عليها ، ويبتدئ بألف مقطوعة . وقرأ به قوم من الكوفيين . وقرأ جمهور الناس : ( الرحيم الحمد ) تعرب الرحيم بالخفض وبوصل الألف من ( الحمد ) . وحكى الكسائي عن بعض العرب أنها تقرأ ( الرحيم الحمد ) ، بفتح الميم وصلة الألف ; كأنه سكنت الميم وقطعت الألف ثم ألقيت حركتها على الميم وحذفت . قال ابن عطية : ولم ترو هذه قراءة عن أحد فيما علمت . وهذا نظر يحيى بن زياد في قوله تعالى : الم الله . 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Verset 2
Tafsir de la Sourate 1, verset 2 : Al-Hamdoulillah (Louange à Allah) Sourate Al-Fatiha : Elle contient quatre chapitres : [Premier chapitre : Ses vertus et ses noms] Il contient sept questions. Première question : At-Tirmidhi a rapporté d'après Ubayy ibn Ka'b qui a dit : Le Messager d'Allah, paix et salut sur lui, a dit : « Allah n'a rien révélé dans la Torah ni dans l'Évangile de semblable à la Mère du Coran (Umm al-Qur'an). Elle est les sept versets répétés (as-Sab' al-Mathani) et elle est partagée entre Moi et Mon serviteur, et Mon serviteur aura ce qu'il demande. » Malik a rapporté d'après Al-'Ala' ibn 'Abd ar-Rahman ibn Ya'qub qu'Abu Sa'id, affranchi de 'Abd Allah ibn 'Amir ibn Kurayz, l'a informé que le Messager d'Allah, paix et salut sur lui, appela Ubayy ibn Ka'b pendant qu'il priait ; puis il mentionna le hadith. Ibn 'Abd al-Barr a dit : Abu Sa'id n'a pas de nom connu et il est compté parmi les habitants de Médine. Sa narration d'Abu Hurayra et ce hadith sont mursal (interrompus). Ce hadith a également été rapporté d'après Abu Sa'id ibn al-Mu'alla, un homme parmi les Compagnons dont le nom n'est pas non plus connu, rapporté de lui par Hafs ibn 'Asim et 'Ubayd ibn Hunayn. Je dis : C'est ainsi qu'il a dit dans (At-Tamhid) : on ne connaît pas son nom. Et il a mentionné dans le livre des Compagnons la divergence sur son nom. Le hadith a été rapporté par Al-Bukhari d'après Abu Sa'id ibn al-Mu'alla qui a dit : Je priais dans la mosquée lorsque le Messager d'Allah, paix et salut sur lui, m'appela. Je ne lui répondis pas. Je dis : Ô Messager d'Allah, j'étais en train de prier. Il dit : « Allah n'a-t-Il pas dit : "Répondez à Allah et au Messager lorsqu'il vous appelle" ? » Puis il me dit : « Je vais t'enseigner une sourate qui est la plus grande des sourates du Coran avant que tu ne sortes de la mosquée. » Puis il me prit par la main. Lorsqu'il voulut sortir, je lui dis : Ne m'as-tu pas dit que tu allais m'enseigner une sourate qui est la plus grande sourate du Coran ? Il dit : « Al-hamdou lillahi rabbil-'alamin (Louange à Allah, Seigneur des mondes), c'est elle les sept versets répétés et le Coran sublime qui m'a été donné. » Ibn 'Abd al-Barr et d'autres ont dit : Abu Sa'id ibn al-Mu'alla est parmi les nobles des Ansars et leurs chefs. Al-Bukhari est le seul à l'avoir rapporté. Son nom est Rafi', et on dit : Al-Harith ibn Nufay' ibn al-Mu'alla, et on dit : Aws ibn al-Mu'alla, et on dit : Abu Sa'id ibn Aws ibn al-Mu'alla. Il est mort en l'an soixante-quatorze, âgé de soixante-quatre ans. Il fut le premier à prier vers la qibla lorsqu'elle fut changée, et cela viendra. Abu Yazid ibn Zuray' a rapporté le hadith de manière continue : Rawh ibn al-Qasim nous a rapporté d'après Al-'Ala' ibn 'Abd ar-Rahman d'après son père d'après Abu Hurayra qui a dit : Le Messager d'Allah, paix et salut sur lui, sortit vers Abu (Ubayy) pendant qu'il priait ; puis il mentionna le hadith dans son sens. Ibn al-Anbari a mentionné dans son livre de réfutation : Abu 'Ubayd Allah al-Warraq m'a rapporté, Abu Dawud nous a rapporté, Shayban nous a rapporté d'après Mansur d'après Mujahid qui a dit : Iblis - qu'Allah le maudisse - a poussé quatre cris (râlements) : lorsqu'il fut maudit, lorsqu'il fut descendu du Paradis, lorsque Muhammad, paix et salut sur lui, fut envoyé, et lorsque la Fatiha du Livre fut révélée, et elle fut révélée à Médine. Deuxième question : Les savants ont divergé concernant la préférence de certaines sourates et versets sur d'autres, et la préférence de certains des plus beaux noms d'Allah sur d'autres. Certains ont dit : il n'y a pas de préférence de certains sur d'autres, car tout est parole d'Allah. De même, Ses noms n'ont pas de préférence entre eux. C'est l'avis du cheikh Abu al-Hasan al-Ash'ari, du qadi Abu Bakr ibn at-Tayyib, d'Abu Hatim Muhammad ibn Hibban al-Busti, et d'un groupe de juristes. Un sens similaire a été rapporté de Malik. Yahya ibn Yahya a dit : Préférer une partie du Coran sur une autre est une erreur. De même, Malik désapprouvait que l'on répète une sourate ou qu'on la récite plus que d'autres. Et il a dit à propos de la parole d'Allah : « Nous apportons mieux ou semblable » : elle est abrogée à la place de l'abrogée. Ibn Kinana a rapporté tout cela de Malik. Ces gens ont argumenté en disant : Le "meilleur" implique un manque dans le "moins bon", et l'essence est une dans tout, c'est la parole d'Allah, et la parole d'Allah n'a pas de manque. Al-Busti a dit : Le sens de cette parole (rien de semblable à la Mère du Coran dans la Torah ni dans l'Évangile) est : Allah ne donne pas à celui qui lit la Torah et l'Évangile une récompense semblable à celle qu'Il donne à celui qui lit la Mère du Coran, car Allah, par Sa grâce, a préféré cette communauté aux autres communautés et lui a donné plus de mérite pour la lecture de Sa parole qu'Il n'en a donné aux autres pour la lecture de Sa parole. C'est une faveur de Lui pour cette communauté. Il a dit : Et le sens de sa parole : « la plus grande sourate » veut dire en récompense, non pas qu'une partie du Coran est meilleure qu'une autre. D'autres ont soutenu la préférence, et que ce que contient la parole d'Allah : « Et votre Dieu est un Dieu unique. Nulle divinité à part Lui, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux », le verset du Trône (Ayat al-Kursi), la fin de la sourate Al-Hashr, et la sourate Al-Ikhlas comme preuves de Son unicité et de Ses attributs, n'existe pas de semblable dans « Que périssent les mains d'Abu Lahab » et ce qui lui ressemble. La préférence se fait par les significations merveilleuses et leur abondance, non pas du point de vue de l'attribut. C'est cela la vérité. Parmi ceux qui ont soutenu la préférence : Ishaq ibn Rahawayh et d'autres savants et théologiens. C'est le choix du qadi Abu Bakr ibn al-'Arabi et d'Ibn al-Hassar, d'après le hadith d'Abu Sa'id ibn al-Mu'alla et le hadith d'Ubayy ibn Ka'b qui a dit : Le Messager d'Allah, paix et salut sur lui, m'a dit : « Ô Ubayy, quel verset as-tu dans le Livre d'Allah qui est le plus grand ? » Il dit : « Allah ! Point de divinité à part Lui, le Vivant, l'Éternel » (Ayat al-Kursi). Il dit : Il me frappa la poitrine et dit : « Que la science te soit agréable, Abu al-Mundhir. » Rapporté par Al-Bukhari et Muslim. Ibn al-Hassar a dit : Je m'étonne de celui qui mentionne la divergence avec ces textes. Ibn al-'Arabi a dit : Sa parole : « Allah n'a rien révélé dans la Torah, ni dans l'Évangile, ni dans le Coran de semblable » et il s'est tu sur les autres livres, comme les feuillets révélés, le Zabour (Psaumes) et autres, car ces livres mentionnés sont les meilleurs. Et quand une chose est la meilleure des meilleures, elle devient la meilleure de tout. Comme tu dis : Zayd est le meilleur des savants, donc il est le meilleur des gens. Dans la Fatiha, il y a des attributs qui ne sont pas dans d'autres, au point qu'on a dit : tout le Coran y est contenu. Elle est de vingt-cinq mots qui contiennent toutes les sciences du Coran. Parmi son honneur : Allah, Gloire à Lui, l'a partagée entre Lui et Son serviteur, et l'adoration n'est valable qu'avec elle, et aucune œuvre n'atteint sa récompense. C'est par ce sens qu'elle est devenue la Mère du Coran sublime, comme « Qul huwa Allahu ahad » (Dis : Il est Allah, Unique) équivaut au tiers du Coran, car le Coran est unicité, lois et exhortation, et « Qul huwa Allahu ahad » contient toute l'unicité. C'est par ce sens que s'est faite la clarification dans sa parole, paix et salut sur lui, à Ubayy : « Quel verset du Coran est le plus grand ? » Il dit : « Allah ! Point de divinité à part Lui, le Vivant, l'Éternel. » Elle n'est la plus grande que parce qu'elle est toute entière unicité, comme sa parole : « La meilleure parole que j'ai dite, moi et les prophètes avant moi, est : La ilaha illa Allah wahdahu la sharika lah (Nulle divinité à part Allah, Seul, sans associé) » est le meilleur rappel ; car ces paroles contiennent toutes les sciences de l'unicité. Et la Fatiha contient l'unicité, l'adoration, l'exhortation et le rappel. Et cela n'est pas improbable dans la puissance d'Allah. Troisième question : 'Ali ibn Abi Talib, qu'Allah l'agrée, a rapporté : Le Messager d'Allah, paix et salut sur lui, a dit : « La Fatiha du Livre, le verset du Trône, "Allah atteste qu'il n'y a de divinité que Lui", et "Dis : Ô Allah, Possesseur de la royauté" - ces versets sont suspendus au Trône, il n'y a pas entre eux et Allah de voile. » Abu 'Amr ad-Dani l'a rapporté de manière continue dans son livre (Al-Bayan). Quatrième question : Ses noms, ils sont au nombre de douze : (Premier) : As-Salat (la prière), Allah a dit : « J'ai partagé la prière entre Moi et Mon serviteur en deux moitiés » - le hadith. Cela a déjà été mentionné. (Deuxième) : Al-Hamd (la louange), car elle contient la mention de la louange ; comme on dit : la sourate Al-A'raf, Al-Anfal, At-Tawba, et autres. (Troisième) : Fatiha al-Kitab (l'ouverture du Livre), sans divergence entre les savants ; elle a été nommée ainsi car on commence la lecture du Coran par elle oralement, on commence l'écriture dans le mushaf par elle par écrit, et on commence les prières par elle. (Quatrième) : Umm al-Kitab (la Mère du Livre). Il y a divergence sur ce nom. La majorité l'a permis, Anas, al-Hasan et Ibn Sirin l'ont désapprouvé. Al-Hasan a dit : Umm al-Kitab est le licite et l'illicite. Allah a dit : « Ce sont des versets explicites qui sont la Mère du Livre, et d'autres sont ambigus. » Anas et Ibn Sirin ont dit : Umm al-Kitab est le nom de la Tablette préservée (al-Lawh al-Mahfuz). Allah a dit : « Et il est dans la Mère du Livre, auprès de Nous. » (Cinquième) : Umm al-Qur'an (la Mère du Coran). Il y a aussi divergence à ce sujet. La majorité l'a permis, Anas et Ibn Sirin l'ont désapprouvé ; et les hadiths authentiques réfutent ces deux avis. At-Tirmidhi a rapporté d'après Abu Hurayra qui a dit : Le Messager d'Allah, paix et salut sur lui, a dit : « Al-hamdu lillah est la Mère du Coran, la Mère du Livre et les sept versets répétés. » Il a dit : Ce hadith est hasan sahih. Dans Al-Bukhari, il a dit : Elle a été nommée Mère du Livre car on commence par son écriture dans les mushafs, et on commence par sa lecture dans la prière. Yahya ibn Ya'mar a dit : Umm al-Qura (la Mère des cités) est La Mecque, Umm Khurasan est Marw, et Umm al-Qur'an est la sourate Al-Hamd. On a dit : Elle a été nommée Mère du Coran car elle est son début et contient toutes ses sciences. C'est ainsi que La Mecque a été nommée Mère des cités car elle est la première de la terre et c'est d'elle qu'elle a été étendue. C'est ainsi que la mère est appelée "umm" car elle est l'origine de la progéniture. Et la terre est appelée "umm" dans la parole d'Umayya ibn Abi as-Salt : La terre est notre refuge et elle fut notre mère, en elle sont nos tombes et en elle nous naissons. On dit du drapeau de guerre : "umm" ; car il précède et l'armée le suit. L'origine de "umm" est "ummaha", c'est pourquoi elle se pluralise en "ummahat". Allah a dit : « Et vos mères (ummahatukum) ». On dit aussi "ummahat" sans "ha". Il a dit : Tu as dissipé les ténèbres avec tes mères (ummahatika). On a dit : "ummahat" pour les humains, et "ummahat" pour les animaux ; rapporté par Ibn Faris dans Al-Mujmal. (Sixième) : Al-Mathani (les répétées), nommée ainsi car elle est répétée dans chaque rak'a. On a dit : nommée ainsi car elle a été réservée (ustuthniyat) à cette communauté et n'a été révélée à personne avant elle comme trésor pour elle. (Septième) : Al-Qur'an al-'Azim (le Coran sublime), nommée ainsi car elle contient toutes les sciences du Coran. En effet, elle contient la louange d'Allah, Gloire à Lui, par Ses attributs de perfection et de majesté, l'ordre d'adorer et de Lui être sincère, la reconnaissance de l'incapacité à accomplir quoi que ce soit sans Son aide, l'imploration vers Lui pour la guidance vers le droit chemin, la suffisance des états de ceux qui rompent (le pacte), et l'explication de la fin de ceux qui nient. (Huitième) : Ash-Shifa' (la guérison). Ad-Darimi a rapporté d'après Abu Sa'id al-Khudri qui a dit : Le Messager d'Allah, paix et salut sur lui, a dit : « La Fatiha du Livre est une guérison contre tout poison. » (Neuvième) : Ar-Ruqya (l'incantation). Cela est établi par le hadith d'Abu Sa'id al-Khudri dans lequel le Messager d'Allah, paix et salut sur lui, dit à l'homme qui avait fait une incantation sur le chef de la tribu : « Qu'est-ce qui t'a fait savoir qu'elle est une incantation ? » Il dit : Ô Messager d'Allah, une chose qui a été inspirée dans mon cœur ; le hadith. Rapporté par les imams, et il viendra en entier. (Dixième) : Al-Asas (le fondement). Un homme se plaignit à Ash-Sha'bi d'une douleur au flanc ; il dit : Utilise le fondement du Coran, la Fatiha du Livre. J'ai entendu Ibn 'Abbas dire : Toute chose a un fondement. Le fondement du
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الحمد للهسورة الفاتحة :وفيها أربعة أبواب :[ الباب الأول في فضائلها وأسمائها ] وفيه سبع مسائلالأولى : روى الترمذي عن أبي بن كعب قال قال رسول الله صلى الله عليه وسلم : ما أنزل الله في التوراة ولا في الإنجيل مثل أم القرآن وهي السبع المثاني وهي مقسومة بيني وبين عبدي ولعبدي ما سأل . أخرج مالك عن العلاء بن عبد الرحمن بن يعقوب : أن أبا سعيد مولى [ عبد الله بن ] عامر بن كريز أخبره أن رسول الله صلى الله عليه وسلم نادى أبي بن كعب وهو يصلي ; فذكر الحديث . قال ابن عبد البر : أبو سعيد لا يوقف له على اسم وهو معدود في أهل المدينة ، [ ص: 106 ] روايته عن أبي هريرة وحديثه هذا مرسل ; وقد روى هذا الحديث عن أبي سعيد بن المعلى رجل من الصحابة لا يوقف على اسمه أيضا رواه عنه حفص بن عاصم ، وعبيد بن حنين .قلت : كذا قال في ( التمهيد ) : لا يوقف له على اسم . وذكر في كتاب الصحابة الاختلاف في اسمه . والحديث خرجه البخاري عن أبي سعيد بن المعلى قال : كنت أصلي في المسجد فدعاني رسول الله صلى الله عليه وسلم فلم أجبه ، فقلت : يا رسول الله إني كنت أصلي ; فقال : ( ألم يقل الله استجيبوا لله وللرسول إذا دعاكم ) - ثم قال لي - ( إني لأعلمنك سورة هي أعظم السور في القرآن قبل أن تخرج من المسجد ) ثم أخذ بيدي ، فلما أراد أن يخرج قلت له : ألم تقل لأعلمنك سورة هي أعظم سورة في القرآن ؟ قال : الحمد لله رب العالمين هي السبع المثاني والقرآن العظيم الذي أوتيته . قال ابن عبد البر وغيره : أبو سعيد بن المعلى من جلة الأنصار ، وسادات الأنصار ، تفرد به البخاري ، واسمه رافع ، ويقال : الحارث بن نفيع بن المعلى ، ويقال : أوس بن المعلى ، ويقال : أبو سعيد بن أوس بن المعلى ; توفي سنة أربع وسبعين وهو ابن أربع وستين سنة ، وهو أول من صلى إلى القبلة حين حولت ، وسيأتي . وقد أسند حديث أبي يزيد بن زريع قال : حدثنا روح بن القاسم عن العلاء بن عبد الرحمن عن أبيه عن أبي هريرة قال : خرج رسول الله صلى الله عليه وسلم على أبي وهو يصلي ; فذكر الحديث بمعناه .وذكر ابن الأنباري في كتاب الرد له : حدثني أبو عبيد الله الوراق حدثنا أبو داود حدثنا شيبان عن منصور عن مجاهد قال : إن إبليس - لعنه الله - رن أربع رنات : حين لعن ، وحين أهبط من الجنة ، وحين بعث محمد صلى الله عليه وسلم ، وحين أنزلت فاتحة الكتاب ، وأنزلت بالمدينة .الثانية : اختلف العلماء في تفضيل بعض السور والآي على بعض ، وتفضيل بعض أسماء الله تعالى الحسنى على بعض ، فقال قوم : لا فضل لبعض على بعض ، لأن الكل كلام الله ، وكذلك أسماؤه لا مفاضلة بينها . ذهب إلى هذا الشيخ أبو الحسن الأشعري ، والقاضي أبو بكر بن الطيب ، وأبو حاتم محمد بن حبان البستي ، وجماعة من الفقهاء . وروي معناه عن مالك . قال يحيى بن يحيى : تفضيل بعض القرآن على بعض خطأ ، وكذلك كره مالك أن تعاد سورة أو تردد دون غيرها . وقال عن مالك في قول الله تعالى : نأت بخير منها أو مثلها [ ص: 107 ] قال : محكمة مكان منسوخة . وروى ابن كنانة مثل ذلك كله عن مالك . واحتج هؤلاء بأن قالوا : إن الأفضل يشعر بنقص المفضول ، والذاتية في الكل واحدة ، وهي كلام الله ، وكلام الله تعالى لا نقص فيه . قال البستي : ومعنى هذه اللفظة ( ما في التوراة ولا في الإنجيل مثل أم القرآن ) : أن الله تعالى لا يعطي لقارئ التوراة والإنجيل من الثواب مثل ما يعطي لقارئ أم القرآن ، إذ الله بفضله فضل هذه الأمة على غيرها من الأمم ، وأعطاها من الفضل على قراءة كلامه أكثر مما أعطى غيرها من الفضل على قراءة كلامه ، وهو فضل منه لهذه الأمة . قال ومعنى قوله : ( أعظم سورة ) أراد به في الأجر ، لا أن بعض القرآن أفضل من بعض . وقال قوم بالتفضيل ، وأن ما تضمنه قوله تعالى وإلهكم إله واحد لا إله إلا هو الرحمن الرحيم وآية الكرسي ، وآخر سورة الحشر ، وسورة الإخلاص من الدلالات على وحدانيته وصفاته ليس موجودا مثلا في تبت يدا أبي لهب وما كان مثلها .والتفضيل إنما هو بالمعاني العجيبة وكثرتها ، لا من حيث الصفة ، وهذا هو الحق . وممن قال بالتفضيل إسحاق بن راهويه وغيره من العلماء والمتكلمين ، وهو اختيار القاضي أبي بكر بن العربي وابن الحصار ، لحديث أبي سعيد بن المعلى وحديث أبي بن كعب أنه قال : قال لي رسول الله صلى الله عليه وسلم : ( يا أبي أي آية معك في كتاب الله أعظم ) قال : الله لا إله إلا هو الحي القيوم . قال : فضرب في صدري وقال : ( ليهنك العلم أبا المنذر ) أخرجه البخاري ومسلم .قال ابن الحصار : عجبي ممن يذكر الاختلاف مع هذه النصوص .وقال ابن العربي : قوله : " ما أنزل الله في التوراة ولا في الإنجيل ولا في القرآن مثلها " وسكت عن سائر الكتب ، كالصحف المنزلة والزبور وغيرها ، لأن هذه المذكورة أفضلها ، وإذا كان الشيء أفضل الأفضل ، صار أفضل الكل . كقولك : زيد أفضل العلماء فهو أفضل الناس .[ ص: 108 ] وفي الفاتحة من الصفات ما ليس لغيرها ، حتى قيل : إن جميع القرآن فيها . وهي خمس وعشرون كلمة تضمنت جميع علوم القرآن . ومن شرفها أن الله سبحانه قسمها بينه وبين عبده ، ولا تصح القربة إلا بها ، ولا يلحق عمل بثوابها ، وبهذا المعنى صارت أم القرآن العظيم ، كما صارت قل هو الله أحد تعدل ثلث القرآن ، إذ القرآن توحيد وأحكام ووعظ ، و قل هو الله أحد فيها التوحيد كله ، وبهذا المعنى وقع البيان في قوله عليه السلام لأبي . ( أي آية في القرآن أعظم ) قال : الله لا إله إلا هو الحي القيوم . وإنما كانت أعظم آية لأنها توحيد كلها كما صار قوله : أفضل ما قلته أنا والنبيون من قبلي لا إله إلا الله وحده لا شريك له أفضل الذكر ; لأنها كلمات حوت جميع العلوم في التوحيد ، والفاتحة تضمنت التوحيد والعبادة والوعظ والتذكير ، ولا يستبعد ذلك في قدرة الله تعالى .الثالثة : روى علي بن أبي طالب رضي الله عنه قال : قال رسول الله صلى الله عليه وسلم : ( فاتحة الكتاب ، وآية الكرسي ، و شهد الله أنه لا إله إلا هو ، و قل اللهم مالك الملك ، هذه الآيات معلقات بالعرش ليس بينهن وبين الله حجاب ) . أسنده أبو عمرو الداني في كتاب ( البيان ) له .الرابعة : في أسمائها ، وهي اثنا عشر اسما :( الأول ) : الصلاة ، قال الله تعالى : ( قسمت الصلاة بيني وبين عبدي نصفين ) الحديث . وقد تقدم .( الثاني ) : الحمد ، لأن فيها ذكر الحمد ; كما يقال : سورة الأعراف ، والأنفال ، والتوبة ، ونحوها .( الثالث ) : فاتحة الكتاب ، من غير خلاف بين العلماء ; وسميت بذلك لأنه تفتتح قراءة القرآن بها لفظا ، وتفتتح بها الكتابة في المصحف خطا ، وتفتتح بها الصلوات .( الرابع ) : أم الكتاب ، وفي هذا الاسم خلاف ، جوزه الجمهور ، وكرهه أنس والحسن [ ص: 109 ] وابن سيرين . قال الحسن : أم الكتاب الحلال والحرام ، قال الله تعالى : آيات محكمات هن أم الكتاب وأخر متشابهات . وقال أنس وابن سيرين : أم الكتاب اسم اللوح المحفوظ . قال الله تعالى : وإنه في أم الكتاب .( الخامس ) : أم القرآن ، واختلف فيه أيضا ، فجوزه الجمهور ، وكرهه أنس وابن سيرين ; والأحاديث الثابتة ترد هذين القولين . روى الترمذي عن أبي هريرة قال : قال رسول الله صلى الله عليه وسلم : الحمد لله أم القرآن وأم الكتاب والسبع المثاني قال : هذا حديث حسن صحيح . وفي البخاري قال : وسميت أم الكتاب لأنه يبتدأ بكتابتها في المصاحف ، ويبدأ بقراءتها في الصلاة . وقال يحيى بن يعمر : أم القرى : مكة ، وأم خراسان : مرو ، وأم القرآن : سورة الحمد . وقيل : سميت أم القرآن لأنها أوله ومتضمنة لجميع علومه ، وبه سميت مكة أم القرى لأنها أول الأرض ومنها دحيت ، ومنه سميت الأم أما لأنها أصل النسل ، والأرض أما ، في قول أمية بن أبي الصلت :فالأرض معقلنا وكانت أمنا فيها مقابرنا وفيها نولدويقال لراية الحرب : أم ; لتقدمها واتباع الجيش لها . وأصل أم أمهة ، ولذلك تجمع على أمهات ، قال الله تعالى : وأمهاتكم . ويقال أمات بغير هاء . قال :فرجت الظلام بأماتكاوقيل : إن أمهات في الناس ، وأمات في البهائم ; حكاه ابن فارس في المجمل .( السادس ) : المثاني ، سميت بذلك لأنها تثنى في كل ركعة . وقيل : سميت بذلك لأنها استثنيت لهذه الأمة فلم تنزل على أحد قبلها ذخرا لها .( السابع ) : القرآن العظيم ، سميت بذلك لتضمنها جميع علوم القرآن ، وذلك أنها تشتمل على الثناء على الله عز وجل بأوصاف كماله وجلاله ، وعلى الأمر بالعبادات والإخلاص فيها ، [ ص: 110 ] والاعتراف بالعجز عن القيام بشيء منها إلا بإعانته تعالى ، وعلى الابتهال إليه في الهداية إلى الصراط المستقيم ; وكفاية أحوال الناكثين ، وعلى بيانه عاقبة الجاحدين .( الثامن ) : الشفاء ، روى الدارمي عن أبي سعيد الخدري قال : قال رسول الله صلى الله عليه وسلم : فاتحة الكتاب شفاء من كل سم .( التاسع ) : الرقية ، ثبت ذلك من حديث أبي سعيد الخدري وفيه : أن رسول الله صلى الله عليه وسلم قال للرجل ، الذي رقى سيد الحي : ( ما أدراك أنها رقية ) فقال : يا رسول الله شيء ألقي في روعي ; الحديث . خرجه الأئمة ، وسيأتي بتمامه .( العاشر ) : الأساس ، شكا رجل إلى الشعبي وجع الخاصرة ; فقال : عليك بأساس القرآن فاتحة الكتاب ، سمعت ابن عباس يقول : لكل شيء أساس ، وأساس الدنيا مكة ، لأنها منها دحيت ; وأساس السماوات عريبا ، وهي السماء السابعة ; وأساس الأرض عجيبا ، وهي الأرض السابعة السفلى ; وأساس الجنان جنة عدن ، وهي سرة الجنان عليها أسست الجنة ; وأساس النار جهنم ، وهي الدركة السابعة السفلى عليها أسست الدركات ، وأساس الخلق آدم ، وأساس الأنبياء نوح ; وأساس بني إسرائيل يعقوب ; وأساس الكتب القرآن ; وأساس القرآن الفاتحة ; وأساس الفاتحة بسم الله الرحمن الرحيم ; فإذا اعتللت أو اشتكيت فعليك بالفاتحة تشفى .( الحادي عشر ) : الوافية ، قاله سفيان بن عيينة ، لأنها لا تتنصف ولا تحتمل الاختزال ، ولو قرأ من سائر السور نصفها في ركعة ، ونصفها الآخر في ركعة لأجزأ ; ولو نصفت الفاتحة في ركعتين لم يجز .[ ص: 111 ] ( الثاني عشر ) : الكافية ، قال يحيى بن أبي كثير : لأنها تكفي عن سواها ولا يكفي سواها عنها . يدل عليه ما روى محمد بن خلاد الإسكندراني قال : قال النبي صلى الله عليه وسلم : أم القرآن عوض من غيرها وليس غيرها منها عوضا .الخامسة : قال المهلب : إن موضع الرقية منها إنما هو إياك نعبد وإياك نستعين . وقيل : السورة كلها رقية ، لقوله عليه السلام للرجل لما أخبره : ( وما أدراك أنها رقية ) ولم يقل : أن فيها رقية ; فدل هذا على أن السورة بأجمعها رقية ، لأنها فاتحة الكتاب ومبدؤه ، ومتضمنة لجميع علومه ، كما تقدم والله أعلم .السادسة : ليس في تسميتها بالمثاني وأم الكتاب ما يمنع من تسمية غيرها بذلك ، قال الله عز وجل : كتابا متشابها مثاني فأطلق على كتابه : مثاني ; لأن الأخبار تثنى فيه . وقد سميت السبع الطول أيضا مثاني ; لأن الفرائض والقصص تثنى فيها . قال ابن عباس : أوتي رسول الله صلى الله عليه وسلم سبعا من المثاني ; قال : السبع الطول . ذكره النسائي ، وهي من " البقرة " إلى " الأعراف " ست ، واختلفوا في السابعة ، فقيل : يونس ، وقيل : الأنفال والتوبة ; وهو قول مجاهد وسعيد بن جبير . وقال أعشى همدان :فلجوا المسجد وادعوا ربكم وادرسوا هذي المثاني والطولوسيأتي لهذا مزيد بيان في سورة " الحجر " إن شاء الله تعالى .السابعة : المثاني جمع مثنى ، وهي التي جاءت بعد الأولى ، والطول جمع أطول . وقد سميت الأنفال من المثاني لأنها تتلو الطول في القدر . وقيل : هي التي تزيد آياتها على المفصل وتنقص عن المئين . والمئون : هي السور التي تزيد كل واحدة منها على مائة آية .وفيه عشرون مسألةالأولى : أجمعت الأمة على أن فاتحة الكتاب سبع آيات ; إلا ما روي عن حسين الجعفي : أنها ست ; وهذا شاذ . وإلا ما روي عن عمرو بن عبيد أنه جعل إياك نعبد آية ، وهي على عدة ثماني آيات ; وهذا شاذ . وقوله تعالى : ولقد آتيناك سبعا من المثاني ، وقوله : ( قسمت الصلاة ) الحديث ، يرد هذين القولين .[ ص: 112 ] وأجمعت الأمة أيضا على أنها من القرآن . فإن قيل : لو كانت قرآنا لأثبتها عبد الله بن مسعود في مصحفه ، فلما لم يثبتها دل على أنها ليست من القرآن ، كالمعوذتين عنده .فالجواب ما ذكره أبو بكر الأنباري قال : حدثنا الحسن بن الحباب حدثنا سليمان بن الأشعث حدثنا ابن أبي قدامة حدثنا جرير عن الأعمش قال : أظنه عن إبراهيم قال : قيل لعبد الله بن مسعود : لم لم تكتب فاتحة الكتاب في مصحفك ؟ قال لو كتبتها لكتبتها مع كل سورة . قال أبو بكر : يعني أن كل ركعة سبيلها أن تفتتح بأم القرآن قبل السورة المتلوة بعدها ، فقال : اختصرت بإسقاطها ، ووثقت بحفظ المسلمين لها ، ولم أثبتها في موضع فيلزمني أن أكتبها مع كل سورة ، إذ كانت تتقدمها في الصلاة .الثانية : اختلفوا أهي مكية أم مدنية ؟ فقال ابن عباس وقتادة وأبو العالية الرياحي - واسمه رفيع - وغيرهم : هي مكية . وقال أبو هريرة ومجاهد وعطاء بن يسار والزهري وغيرهم : هي مدنية . ويقال : نزل نصفها بمكة ، ونصفها بالمدينة . حكاه أبو الليث نصر بن محمد بن إبراهيم السمرقندي في تفسيره . والأول أصح لقوله تعالى : ولقد آتيناك سبعا من المثاني والقرآن العظيم والحجر مكية بإجماع . ولا خلاف أن فرض الصلاة كان بمكة . وما حفظ أنه كان في الإسلام قط صلاة بغير الحمد لله رب العالمين ; يدل على هذا قوله عليه السلام : ( لا صلاة إلا بفاتحة الكتاب ) . وهذا خبر عن الحكم ، لا عن الابتداء ، والله أعلم . وقد ذكر القاضي ابن الطيب اختلاف الناس في أول ما نزل من القرآن ; فقيل : المدثر ، وقيل : اقرأ ، وقيل : الفاتحة . وذكر البيهقي في دلائل النبوة عن أبي ميسرة عمرو بن شرحبيل أن رسول الله صلى الله عليه وسلم قال لخديجة : إني إذا خلوت وحدي سمعت نداء وقد والله خشيت أن يكون هذا أمرا قالت : معاذ الله ! ما كان الله ليفعل بك ، فوالله إنك لتؤدي الأمانة ، وتصل الرحم ، وتصدق الحديث . فلما دخل أبو بكر - وليس رسول الله صلى الله عليه وسلم ثم - ذكرت خديجة حديثه له ، قالت : يا عتيق ، اذهب مع محمد إلى ورقة بن نوفل . فلما دخل رسول الله صلى الله عليه وسلم أخذ أبو بكر بيده ، فقال : انطلق بنا إلى ورقة ، فقال : ( ومن أخبرك ) . قال : خديجة ، فانطلقا إليه فقصا [ ص: 113 ] عليه ; فقال : إذا خلوت وحدي سمعت نداء خلفي يا محمد يا محمد فأنطلق هاربا في الأرض فقال : لا تفعل ، إذا أتاك فاثبت حتى تسمع ما يقول ثم ائتني فأخبرني . فلما خلا ناداه : يا محمد ، قل بسم الله الرحمن الرحيم ، الحمد لله رب العالمين - حتى بلغ ولا الضالين ، قل : لا إله إلا الله . فأتى ورقة فذكر ذلك له ; فقال له ورقة : أبشر ثم أبشر ، فأنا أشهد أنك الذي بشر به عيسى ابن مريم ، وأنك على مثل ناموس موسى ، وأنك نبي مرسل ، وأنك سوف تؤمر بالجهاد بعد يومك هذا ، وإن يدركني ذلك لأجاهدن معك . فلما توفي ورقة قال رسول الله صلى الله عليه وسلم : لقد رأيت القس في الجنة عليه ثياب الحرير لأنه آمن بي وصدقني يعني ورقة . قال البيهقي رضي الله عنه : هذا منقطع . يعني هذا الحديث ، فإن كان محفوظا فيحتمل أن يكون خبرا عن نزولها بعدما نزل عليه اقرأ باسم ربك و ياأيها المدثر .الثالثة : قال ابن عطية : ظن بعض العلماء أن جبريل عليه السلام لم ينزل بسورة الحمد ; لما رواه مسلم عن ابن عباس قال : بينما جبريل قاعد عند النبي صلى الله عليه وسلم ، سمع نقيضا من فوقه ، فرفع رأسه فقال : هذا باب من السماء فتح اليوم لم يفتح قط إلا اليوم ، فنزل منه ملك ، فقال : هذا ملك نزل إلى الأرض لم ينزل قط إلا اليوم ; فسلم وقال : أبشر بنورين أوتيتهما لم يؤتهما نبي قبلك : فاتحة الكتاب ، وخواتيم سورة البقرة ; لن تقرأ بحرف منهما إلا أعطيته . قال ابن عطية : وليس كما ظن ، فإن هذا الحديث يدل على أن جبريل عليه السلام تقدم الملك إلى النبي صلى الله عليه وسلم معلما به وبما ينزل معه ; وعلى هذا يكون جبريل شارك في نزولها ; والله أعلم .قلت : الظاهر من الحديث يدل على أن جبريل عليه السلام لم يعلم النبي صلى الله عليه وسلم بشيء من ذلك . وقد بينا أن نزولها كان بمكة ، نزل بها جبريل عليه السلام ، لقوله تعالى : نزل به الروح الأمين وهذا يقتضي جميع القرآن ، فيكون جبريل عليه السلام نزل بتلاوتها بمكة ، ونزل الملك بثوابها بالمدينة . والله أعلم . وقد قيل : إنها مكية مدنية ، نزل بها جبريل مرتين ; حكاه الثعلبي . وما ذكرناه أولى . فإنه جمع بين القرآن والسنة ، ولله الحمد والمنة .الرابعة : قد تقدم أن البسملة ليست بآية منها على القول الصحيح ، وإذا ثبت ذلك فحكم المصلي إذا كبر أن يصله بالفاتحة ولا يسكت ، ولا يذكر توجيها ولا تسبيحا ، لحديث عائشة وأنس المتقدمين وغيرهما ، وقد جاءت أحاديث بالتوجيه والتسبيح والسكوت ، قال بها [ ص: 114 ] جماعة من العلماء ; فروي عن عمر بن الخطاب وعبد الله بن مسعود رضي الله عنهما أنهما كانا يقولان إذا افتتحا الصلاة : سبحانك اللهم وبحمدك ، تبارك اسمك ، وتعالى جدك ، ولا إله غيرك . وبه قال سفيان وأحمد وإسحاق وأصحاب الرأي . وكان الشافعي يقول بالذي روي عن علي عن النبي صلى الله عليه وسلم أنه كان إذا افتتح الصلاة كبر ثم قال : وجهت وجهي الحديث ، ذكره مسلم ، وسيأتي بتمامه في آخر سورة الأنعام ، وهناك يأتي القول في هذه المسألة مستوفى إن شاء الله .قال ابن المنذر : ثبت أن رسول الله صلى الله عليه وسلم كان إذا كبر في الصلاة سكت هنيهة قبل أن يقرأ يقول : اللهم باعد بيني وبين خطاياي كما باعدت بين المشرق والمغرب اللهم نقني من خطاياي كما ينقى الثوب الأبيض من الدنس اللهم اغسلني من خطاياي بالماء والثلج والبرد واستعمل ذلك أبو هريرة . وقال أبو سلمة بن عبد الرحمن : للإمام سكتتان فاغتنموا فيهما القراءة . وكان الأوزاعي وسعيد بن عبد العزيز وأحمد بن حنبل يميلون إلى حديث النبي صلى الله عليه وسلم في هذا الباب .الخامسة : واختلف العلماء في وجوب قراءة الفاتحة في الصلاة ; فقال مالك وأصحابه : هي متعينة للإمام والمنفرد في كل ركعة . قال ابن خويز منداد البصري المالكي : لم يختلف [ ص: 115 ] قول مالك أنه من نسيها في صلاة ركعة من صلاة ركعتين أن صلاته تبطل ولا تجزيه . واختلف قوله فيمن تركها ناسيا في ركعة من صلاة رباعية أو ثلاثية ; فقال مرة : يعيد الصلاة ، وقال مرة أخرى : يسجد سجدتي السهو ; وهي رواية ابن عبد الحكم وغيره عن مالك . قال ابن خويز منداد وقد قيل : إنه يعيد تلك الركعة ويسجد للسهو بعد السلام . قال ابن عبد البر : الصحيح من القول إلغاء تلك الركعة ويأتي بركعة بدلا منها ، كمن أسقط سجدة سهوا . وهو اختيار ابن القاسم . وقال الحسن البصري وأكثر أهل البصرة والمغيرة بن عبد الرحمن المخزومي المدني : إذا قرأ بأم القرآن مرة واحدة في الصلاة أجزأه ولم تكن عليه إعادة ; لأنها صلاة قد قرأ فيها بأم القرآن ; وهي تامة لقوله عليه السلام : لا صلاة لمن لم يقرأ بأم القرآن وهذا قد قرأ بها .قلت : ويحتمل لا صلاة لمن لم يقرأ بها في كل ركعة ، وهو الصحيح على ما يأتي . ويحتمل لا صلاة لمن لم يقرأ بها في أكثر عدد الركعات ، وهذا هو سبب الخلاف والله أعلم .وقال أبو حنيفة والثوري والأوزاعي : إن تركها عامدا في صلاته كلها وقرأ غيرها أجزأه ; على اختلاف عن الأوزاعي في ذلك . وقال أبو يوسف ومحمد بن الحسن : أقله ثلاث آيات أو آية طويلة كآية الدين . وعن محمد بن الحسن أيضا قال : أسوغ الاجتهاد في مقدار آية ومقدار كلمة مفهومة ; نحو : الحمد لله ولا أسوغه في حرف لا يكون كلاما . وقال الطبري : يقرأ المصلي بأم القرآن في كل ركعة ، فإن لم يقرأ بها لم يجزه إلا مثلها من القرآن عدد آيها وحروفها . قال ابن عبد البر : وهذا لا معنى له ; لأن التعيين لها والنص عليها قد خصها بهذا الحكم دون غيرها ; ومحال أن يجيء بالبدل منها من وجبت عليه فتركها وهو قادر عليها ، وإنما عليه أن يجيء بها ويعود إليها ، كسائر المفروضات المتعينات في العبادات .السادسة : وأما المأموم فإن أدرك الإمام راكعا فالإمام يحمل عنه القراءة ; لإجماعهم على أنه إذا أدركه راكعا أنه يكبر ويركع ولا يقرأ شيئا وإن أدركه قائما فإنه يقرأ ، وهي المسألة :السابعة : ولا ينبغي لأحد أن يدع القراءة خلف إمامه في صلاة السر ; فإن فعل فقد أساء ; ولا شيء عليه عند مالك وأصحابه . وأما إذا جهر الإمام وهي المسألة :الثامنة : فلا قراءة بفاتحة الكتاب ولا غيرها في المشهور من مذهب مالك ; لقول الله [ ص: 116 ] تعالى : وإذا قرئ القرآن فاستمعوا له وأنصتوا ، وقول رسول الله صلى الله عليه وسلم : ما لي أنازع القرآن ، وقوله في الإمام : إذا قرأ فأنصتوا ، وقوله : من كان له إمام فقراءة الإمام له قراءة .وقال الشافعي فيما حكى عنه البويطي وأحمد بن حنبل : لا تجزئ أحدا صلاة حتى يقرأ بفاتحة الكتاب في كل ركعة ، إماما كان أو مأموما ، جهر إمامه أو أسر . وكان الشافعي بالعراق يقول في المأموم : يقرأ إذا أسر ولا يقرأ إذا جهر ; كمشهور مذهب مالك . وقال بمصر : فيما يجهر فيه الإمام بالقراءة قولان : أحدهما أن يقرأ والآخر يجزئه ألا يقرأ ويكتفي بقراءة الإمام . حكاه ابن المنذر . وقال ابن وهب وأشهب وابن عبد الحكم وابن حبيب والكوفيون : لا يقرأ المأموم شيئا ، جهر إمامه أو أسر ; لقوله عليه السلام : فقراءة الإمام له قراءة وهذا عام ، ولقول جابر : من صلى ركعة لم يقرأ فيها بأم القرآن فلم يصل إلا وراء الإمام .التاسعة : الصحيح من هذه الأقوال قول الشافعي وأحمد ومالك في القول الآخر ، وأن الفاتحة متعينة في كل ركعة لكل أحد على العموم ; لقوله صلى الله عليه وسلم : لا صلاة لمن لم يقرأ فيها بفاتحة الكتاب ، وقوله : من صلى صلاة لم يقرأ فيها بأم القرآن فهي خداج ثلاثا . وقال أبو هريرة : أمرني رسول الله صلى الله عليه وسلم أن أنادي أنه : ( لا صلاة إلا بقراءة فاتحة الكتاب فما [ ص: 117 ] زاد ) أخرجه أبو داود . كما لا ينوب سجود ركعة ولا ركوعها عن ركعة أخرى ، فكذلك لا تنوب قراءة ركعة عن غيرها ; وبه قال عبد الله بن عون وأيوب السختياني وأبو ثور وغيره من أصحاب الشافعي وداود بن علي ، وروي مثله عن الأوزاعي ; وبه قال مكحول .وروي عن عمر بن الخطاب وعبد الله بن عباس وأبي هريرة وأبي بن كعب وأبي أيوب الأنصاري وعبد الله بن عمرو بن العاص وعبادة بن الصامت وأبي سعيد الخدري وعثمان بن أبي العاص وخوات بن جبير أنهم قالوا : لا صلاة إلا بفاتحة الكتاب . وهو قول ابن عمر والمشهور من مذهب الأوزاعي ; فهؤلاء الصحابة بهم القدوة ، وفيهم الأسوة ، كلهم يوجبون الفاتحة في كل ركعة .وقد أخرج الإمام أبو عبد الله محمد بن يزيد بن ماجه القزويني في سننه ما يرفع الخلاف ويزيل كل احتمال فقال : حدثنا أبو كريب حدثنا محمد بن فضيل ، ح ، وحدثنا سويد بن سعيد حدثنا علي بن مسهر جميعا عن أبي سفيان السعدي عن أبي نضرة عن أبي سعيد الخدري قال : قال رسول الله صلى الله عليه وسلم لا صلاة لمن لم يقرأ في كل ركعة بالحمد لله وسورة في فريضة أو غيرها . وفي صحيح مسلم عن أبي هريرة أنه عليه السلام قال للذي علمه الصلاة : وافعل ذلك في صلاتك كلها وسيأتي . ومن الحجة في ذلك أيضا ما رواه أبو داود عن نافع بن محمود بن الربيع الأنصاري قال : أبطأ عبادة بن الصامت عن صلاة الصبح ; فأقام أبو نعيم المؤذن الصلاة فصلى أبو نعيم بالناس ، وأقبل عبادة بن الصامت وأنا معه حتى صففنا خلف أبي نعيم ، وأبو نعيم يجهر بالقراءة ; فجعل عبادة يقرأ بأم القرآن ; فلما انصرف قلت لعبادة : سمعتك تقرأ بأم القرآن وأبو نعيم يجهر ؟ قال : أجل ! صلى بنا رسول الله صلى الله عليه وسلم بعض الصلوات التي يجهر فيها بالقراءة فالتبست عليه ; فلما انصرف أقبل علينا بوجهه فقال : هل تقرءون إذا جهرت بالقراءة ؟ فقال بعضنا : إنا نصنع ذلك ; قال : فلا . وأنا أقول ما لي ينازعني القرآن فلا تقرءوا بشيء من القرآن إذا جهرت إلا بأم القرآن . وهذا نص صريح في المأموم . وأخرجه [ ص: 118 ] أبو عيسى الترمذي من حديث محمد بن إسحاق بمعناه ; وقال : حديث حسن . والعمل على هذا الحديث في القراءة خلف الإمام عند أكثر أهل العلم من أصحاب النبي صلى الله عليه وسلم والتابعين ; وهو قول مالك بن أنس وابن المبارك والشافعي وأحمد وإسحاق ، يرون القراءة خلف الإمام . وأخرجه أيضا الدارقطني وقال : هذا إسناد حسن ، ورجاله كلهم ثقات ; وذكر أن محمود بن الربيع كان يسكن إيلياء ، وأن أبا نعيم أول من أذن في بيت المقدس . وقال أبو محمد عبد الحق : ونافع بن محمود لم يذكره البخاري في تاريخه ولا ابن أبي حاتم ; ولا أخرج له البخاري ومسلم شيئا . وقال فيه أبو عمر : مجهول . وذكر الدارقطني عن يزيد بن شريك قال : سألت عمر عن القراءة خلف الإمام ، فأمرني أن أقرأ ، قلت : وإن كنت أنت ؟ قال : وإن كنت أنا ; قلت : وإن جهرت ؟ قال : وإن جهرت . قال الدارقطني : هذا إسناد صحيح . وروي عن جابر بن عبد الله قال : قال رسول الله صلى الله عليه وسلم : الإمام ضامن فما صنع فاصنعوا . قال أبو حاتم : هذا يصح لمن قال بالقراءة خلف الإمام ; وبهذا أفتى أبو هريرة الفارسي أن يقرأ بها في نفسه حين قال له : إني أحيانا أكون وراء الإمام ، ثم استدل بقوله تعالى : قسمت الصلاة بيني وبين عبدي نصفين فنصفها لي ونصفها لعبدي ولعبدي ما سأل . قال رسول الله صلى الله عليه وسلم : اقرءوا يقول العبد الحمد لله رب العالمين الحديث .العاشرة : أما ما استدل به الأولون بقوله عليه السلام : وإذا قرأ فأنصتوا أخرجه مسلم من حديث أبي موسى الأشعري ; وقال : وفي حديث جرير عن سليمان عن قتادة من الزيادة وإذا قرأ فأنصتوا قال الدارقطني : هذه اللفظة لم يتابع سليمان التيمي فيها عن قتادة ; وخالفه الحفاظ من أصحاب قتادة فلم يذكروها ; منهم شعبة وهشام وسعيد بن أبي عروبة وهمام وأبو عوانة ومعمر وعدي بن أبي عمارة . قال الدارقطني : فإجماعهم يدل على وهمه . وقد روي عن عبد الله بن عامر عن قتادة متابعة التيمي ; ولكن ليس هو بالقوي ، تركه القطان . وأخرج أيضا هذه الزيادة أبو داود من حديث أبي هريرة وقال : هذه الزيادة إذا قرأ فأنصتوا ليست بمحفوظة . وذكر أبو محمد عبد الحق : أن مسلما صحح حديث أبي هريرة وقال : هو عندي صحيح .قلت : ومما يدل على صحتها عنده إدخالها في كتابه من حديث أبي موسى وإن كانت مما لم يجمعوا عليها . وقد صححها الإمام أحمد بن حنبل وابن المنذر . وأما قوله تعالى : وإذا قرئ القرآن فاستمعوا له وأنصتوا فإنه نزل بمكة ، وتحريم الكلام في الصلاة نزل بالمدينة - كما قال زيد بن أرقم فلا حجة فيها ; فإن المقصود كان المشركين ، على ما قال سعيد بن المسيب . وقد روى الدارقطني عن أبي هريرة أنها نزلت في رفع الصوت خلف رسول الله صلى الله عليه وسلم . وقال : عبد الله بن عامر ضعيف . وأما قوله عليه السلام : ( ما لي أنازع القرآن ) فأخرجه مالك عن ابن شهاب عن ابن أكيمة الليثي ، واسمه فيما قال مالك : عمرو ، وغيره يقول عامر ، وقيل يزيد ، وقيل عمارة ، وقيل عباد ، يكنى أبا الوليد توفي سنة إحدى ومائة وهو ابن تسع وسبعين سنة ، لم يرو عنه الزهري إلا هذا الحديث الواحد ، وهو ثقة ، وروى عنه محمد بن عمرو وغيره . والمعنى في حديثه : لا تجهروا إذا جهرت فإن ذلك [ ص: 120 ] تنازع وتجاذب وتخالج ، اقرءوا في أنفسكم . يبينه حديث عبادة وفتيا الفاروق وأبي هريرة الراوي للحديثين . فلو فهم المنع جملة من قوله : ( ما لي أنازع القرآن ) لما أفتى بخلافه ، وقول الزهري في حديث ابن أكيمة : فانتهى الناس عن القراءة مع رسول الله صلى الله عليه وسلم فيما جهر فيه رسول الله صلى الله عليه وسلم بالقراءة ، حين سمعوا ذلك من رسول الله صلى الله عليه وسلم ، يريد بالحمد على ما بينا ; وبالله توفيقنا .وأما قوله صلى الله عليه وسلم : من كان له إمام فقراءة الإمام له قراءة فحديث ضعيف أسنده الحسن بن عمارة وهو متروك ، وأبو حنيفة وهو ضعيف ; كلاهما عن موسى بن أبي عائشة عن عبد الله بن شداد عن جابر . أخرجه الدارقطني وقال : رواه سفيان الثوري وشعبة وإسرائيل بن يونس وشريك وأبو خالد الدالاني وأبو الأحوص وسفيان بن عيينة وجرير بن عبد الحميد وغيرهم ، عن موسى بن أبي عائشة عن عبد الله بن شداد مرسلا عن النبي صلى الله عليه وسلم وهو الصواب . وأما قول جابر : من صلى ركعة لم يقرأ فيها بأم القرآن فلم يصل إلا وراء الإمام ; فرواه مالك عن وهب بن كيسان عن جابر قوله . قال ابن عبد البر : ورواه يحيى بن سلام صاحب التفسير عن مالك عن أبي نعيم وهب بن كيسان عن جابر عن النبي صلى الله عليه وسلم وصوابه موقوف على جابر كما في الموطأ . وفيه من الفقه إبطال الركعة التي لا يقرأ فيها بأم القرآن ; وهو يشهد لصحة ما ذهب إليه ابن القاسم ورواه عن مالك في إلغاء الركعة والبناء على غيرها ولا يعتد المصلي بركعة لا يقرأ فيها بفاتحة الكتاب . وفيه أيضا أنالإمام قراءته لمن خلفه قراءة ; وهذا مذهب جابر وقد خالفه فيه غيره .الحادية عشرة : قال ابن العربي : لما قال صلى الله عليه وسلم : لا صلاة لمن لم يقرأ بفاتحة الكتاب واختلف الناس في هذا الأصل هل يحمل هذا النفي على التمام والكمال ، أو على الإجزاء ؟ اختلفت الفتوى بحسب اختلاف حال الناظر ، ولما كان الأشهر في هذا الأصل والأقوى أن النفي على العموم ، كان الأقوى من رواية مالك أن من لم يقرأ الفاتحة في صلاته بطلت . ثم نظرنا في تكرارها في كل ركعة ; فمن تأول قول النبي صلى الله عليه وسلم : ( ثم افعل ذلك في صلاتك كلها ) لزمه أن يعيد القراءة كما يعيد الركوع والسجود . والله أعلم .الثانية عشرة : ما ذكرناه في هذا الباب من الأحاديث والمعاني في تعيين الفاتحة يرد على [ ص: 121 ] الكوفيين قولهم في أن الفاتحة لا تتعين ، وأنها وغيرها من آي القرآن سواء . وقد عينها النبي صلى الله عليه وسلم بقوله كما ذكرناه ; وهو المبين عن الله تعالى مراده في قوله : وأقيموا الصلاة . وقد روى أبو داود عن أبي سعيد الخدري قال : أمرنا أن نقرأ بفاتحة الكتاب وما تيسر . فدل هذا الحديث على أن قوله عليه السلام للأعرابي : اقرأ ما تيسر معك من القرآن ما زاد على الفاتحة ، وهو تفسير قوله تعالى : فاقرءوا ما تيسر منه وقد روى مسلم عن عبادة بن الصامت أن رسول الله صلى الله عليه وسلم قال : لا صلاة لمن لم يقرأ بأم القرآن - زاد في رواية - فصاعدا . وقوله عليه السلام : ( هي خداج - ثلاثا - غير تمام ) أي غير مجزئة بالأدلة المذكورة . والخداج : النقص والفساد . قال الأخفش : خدجت الناقة ; إذا ألقت ولدها لغير تمام ، وأخدجت إذا قذفت به قبل وقت الولادة وإن كان تام الخلق .والنظر يوجب في النقصان ألا تجوز معه الصلاة ، لأنها صلاة لم تتم ; ومن خرج من صلاته وهي لم تتم فعليه إعادتها كما أمر ، على حسب حكمها . ومن ادعى أنها تجوز مع إقراره بنقصها فعليه الدليل ، ولا سبيل إليه من وجه يلزم ، والله أعلم .الثالثة عشرة : روي عن مالك أن القراءة لا تجب في شيء في الصلاة ; وكذلك كان الشافعي يقول بالعراق فيمن نسيها ، ثم رجع عن هذا بمصر فقال : لا تجزئ صلاة من يحسن فاتحة الكتاب إلا بها ، ولا يجزئه أن ينقص حرفا منها ; فإن لم يقرأها أو نقص منها حرفا أعاد صلاته وإن قرأ بغيرها . وهذا هو الصحيح في المسألة . وأما ما روي عن عمر رحمه الله أنه صلى المغرب فلم يقرأ فيها ، فذكر ذلك له فقال : كيف كان الركوع والسجود ؟ قالوا : حسن ، قال : لا بأس إذا ، فحديث منكر اللفظ منقطع الإسناد ، لأنه يرويه إبراهيم بن الحارث التيمي عن عمر ، ومرة يرويه إبراهيم عن أبي سلمة بن عبد الرحمن عن عمر ، وكلاهما منقطع لا حجة فيه ; وقد ذكره مالك في الموطأ ، وهو عند بعض الرواة وليس عند يحيى وطائفة معه ، لأنه رماه مالك من كتابه بأخرة ، وقال ليس عليه العمل لأن النبي صلى الله عليه وسلم قال : كل صلاة لا يقرأ فيها بأم [ ص: 122 ] القرآن فهي خداج وقد روي عن عمر أنه أعاد تلك الصلاة ; وهو الصحيح عنه . روى يحيى بن يحيى النيسابوري قال : حدثنا أبو معاوية عن الأعمش عن إبراهيم النخعي عن همام بن الحارث أن عمر نسي القراءة في المغرب فأعاد بهم الصلاة . قال ابن عبد البر : وهذا حديث متصل شهده همام من عمر ; روي ذلك من وجوه . وروى أشهب عن مالك قال : سئل مالك عن الذي نسي القراءة ، أيعجبك ما قال عمر ؟ فقال : أنا أنكر أن يكون عمر فعله - وأنكر الحديث - وقال : يرى الناس عمر يصنع هذا في المغرب ولا يسبحون به ! أرى أن يعيد الصلاة من فعل هذا .الرابعة عشرة : أجمع العلماء على أن لا صلاة إلا بقراءة ، على ما تقدم من أصولهم في ذلك . وأجمعوا على أن لا توقيت في ذلك بعد فاتحة الكتاب ، إلا أنهم يستحبون ألا يقرأ مع فاتحة الكتاب إلا سورة واحدة لأنه الأكثر مما جاء عن النبي صلى الله عليه وسلم . قال مالك : وسنة القراءة أن يقرأ في الركعتين الأوليين بأم القرآن وسورة ، وفي الأخريين بفاتحة الكتاب . وقال الأوزاعي : يقرأ بأم القرآن فإن لم يقرأ بأم القرآن وقرأ بغيرها أجزأه ، وقال : وإن نسي أن يقرأ في ثلاث ركعات أعاد . وقال الثوري : يقرأ في الركعتين الأوليين بفاتحة الكتاب وسورة ، ويسبح في الأخريين إن شاء ، وإن شاء قرأ ، وإن لم يقرأ ولم يسبح جازت صلاته ، وهو قول أبي حنيفة وسائر الكوفيين .قال ابن المنذر : وقد روينا عن علي بن أبي طالب رضي الله عنه أنه قال : اقرأ في الأوليين وسبح في الأخريين ، وبه قال النخعي . قال سفيان : فإن لم يقرأ في ثلاث ركعات أعاد الصلاة لأنه لا تجزئه قراءة ركعة . قال : وكذلك إن نسي أن يقرأ ركعة في صلاة الفجر . وقال أبو ثور : لا تجزئ صلاة إلا بقراءة فاتحة الكتاب في كل ركعة ، كقول الشافعي المصري ، وعليه جماعة أصحاب الشافعي . وكذلك قال ابن خويز منداد المالكي ; قال : قراءة الفاتحة واجبة عندنا في كل ركعة ، وهذا هو الصحيح في المسألة . روى مسلم عن أبي قتادة قال : كان رسول الله صلى الله عليه وسلم يصلي بنا فيقرأ في الظهر والعصر في الركعتين الأوليين بفاتحة الكتاب وسورتين ، ويسمعنا الآية أحيانا ، وكان يطول في الركعة الأولى من الظهر [ ص: 123 ] ويقصر الثانية ، وكذلك في الصبح . وفي رواية : ويقرأ في الركعتين الأخريين بفاتحة الكتاب ; وهذا نص صريح وحديث صحيح لما ذهب إليه مالك . ونص في تعين الفاتحة في كل ركعة ; خلافا لمن أبى ذلك ، والحجة في السنة لا فيما خالفها .الخامسة عشرة : ذهب الجمهور إلى أن ما زاد على الفاتحة من القراءة ليس بواجب ; لما رواه مسلم عن أبي هريرة قال : في كل صلاة قراءة ، فما أسمعنا النبي صلى الله عليه وسلم أسمعناكم ، وما أخفى منا أخفينا منكم ; فمن قرأ بأم القرآن فقد أجزأت عنه ، ومن زاد فهو أفضل . وفي البخاري : وإن زدت فهو خير . وقد أبى كثير من أهل العلم ترك السورة لضرورة أو لغير ضرورة ; منهم عمران بن حصين وأبو سعيد الخدري وخوات بن جبير ومجاهد وأبو وائل وابن عمر وابن عباس وغيرهم ; قالوا : لا صلاة لمن لم يقرأ فيها بفاتحة الكتاب وشيء معها من القرآن ; فمنهم من حد آيتين ، ومنهم من حد آية ، ومنهم من لم يحد ، وقال : شيء من القرآن معها ; وكل هذا موجب لتعلم ما تيسر من القرآن على كل حال مع فاتحة الكتاب ; لحديث عبادة وأبي سعيد الخدري وغيرهما . وفي المدونة : وكيع عن الأعمش عن خيثمة قال : حدثني من سمع عمر بن الخطاب يقول : لا تجزئ صلاة من لم يقرأ فيها بفاتحة الكتاب وشيء معها .واختلف المذهب في قراءة السورة على ثلاثة أقوال : سنة ، فضيلة ، واجبة .السادسة عشرة : من تعذر ذلك عليه بعد بلوغ مجهوده فلم يقدر على تعلم الفاتحة أو شيء من القرآن ولا علق منه بشيء ، لزمه أن يذكر الله في موضع القراءة بما أمكنه من تكبير أو تهليل أو تحميد أو تسبيح أو تمجيد أو لا حول ولا قوة إلا بالله ، إذا صلى وحده أو مع إمام فيما أسر فيه الإمام ; فقد روى أبو داود وغيره عن عبد الله بن أبي أوفى قال : جاء رجل إلى النبي صلى الله عليه وسلم فقال : إني لا أستطيع أن آخذ من القرآن شيئا ، فعلمني ما يجزئني منه ; قال : قل سبحان الله والحمد لله ولا إله إلا الله والله أكبر ولا حول ولا قوة إلا بالله ; قال : يا رسول الله ، هذا لله ، فما لي ؟ قال : قل اللهم ارحمني وعافني واهدني وارزقني .السابعة عشرة : فإن عجز عن إصابة شيء من هذا اللفظ فلا يدع الصلاة مع الإمام جهده ; فالإمام يحمل ذلك عنه إن شاء الله ; وعليه أبدا أن يجهد نفسه في تعلم فاتحة الكتاب فما زاد ، إلى أن يحول الموت دون ذلك وهو بحال الاجتهاد فيعذره الله .الثامنة عشرة : من لم يواته لسانه إلى التكلم بالعربية من الأعجميين وغيرهم ترجم له الدعاء العربي بلسانه الذي يفقه لإقامة صلاته ; فإن ذلك يجزئه إن شاء الله تعالى .التاسعة عشرة : لا تجزئ صلاة من قرأ بالفارسية وهو يحسن العربية في قول الجمهور . وقال أبو حنيفة : تجزئه القراءة بالفارسية وإن أحسن العربية ; لأن المقصود إصابة المعنى . قال ابن المنذر : لا يجزئه ذلك ; لأنه خلاف ما أمر الله به ، وخلاف ما علم النبي صلى الله عليه وسلم ، وخلاف جماعات المسلمين . ولا نعلم أحدا وافقه على ما قال .الموفية عشرين : من افتتح الصلاة كما أمر وهو غير عالم بالقراءة ، فطرأ عليه العلم بها في أثناء الصلاة ويتصور ذلك بأن يكون سمع من قرأها فعلقت بحفظه من مجرد السماع فلا يستأنف الصلاة ; لأنه أدى ما مضى على حسب ما أمر به ; فلا وجه لإبطاله قاله في كتاب ابن سحنون .فيه ثمان مسائل :الأولى : ويسن لقارئ القرآن أن يقول بعد الفراغ من الفاتحة بعد سكتة على نون " ولا الضالين " : آمين ، ليتميز ما هو قرآن مما ليس بقرآن .الثانية : ثبت في الأمهات من حديث أبي هريرة أن رسول الله صلى الله عليه وسلم قال : إذا أمن الإمام فأمنوا فإنه من وافق تأمينه تأمين الملائكة غفر له ما تقدم من ذنبه . قال علماؤنا رحمة الله عليهم : فترتبت المغفرة للذنب على مقدمات أربع تضمنها هذا الحديث . الأولى : تأمين الإمام ، الثانية : تأمين من خلفه ، الثالثة : تأمين الملائكة ، الرابعة : موافقة التأمين ، قيل في [ ص: 125 ] الإجابة ، وقيل في الزمن ، وقيل في الصفة من إخلاص الدعاء ، لقوله عليه السلام : ادعوا الله وأنتم موقنون بالإجابة واعلموا أن الله لا يستجيب دعاء من قلب غافل لاه .الثالثة : روى أبو داود عن أبي مصبح المقرائي قال : كنا نجلس إلى أبي زهير النميري وكان من الصحابة ، فيحدث أحسن الحديث ، فإذا دعا الرجل منا بدعاء قال : اختمه بآمين . فإن آمين مثل الطابع على الصحيفة . قال أبو زهير ألا أخبركم عن ذلك ، خرجنا مع رسول الله صلى الله عليه وسلم ذات ليلة ، فأتينا على رجل قد ألح في المسألة ، فوقف النبي صلى الله عليه وسلم يسمع منه ، فقال النبي صلى الله عليه وسلم : أوجب إن ختم فقال له رجل من القوم : بأي شيء يختم ؟ قال : بآمين فإنه إن ختم بآمين فقد أوجب فانصرف الرجل الذي سأل النبي صلى الله عليه وسلم ، فأتى الرجل فقال له : اختم يا فلان وأبشر . قال ابن عبد البر : أبو زهير النميري اسمه يحيى بن نفير روى عن النبي صلى الله عليه وسلم لا تقتلوا الجراد فإنه جند الله الأعظم . وقال وهب بن منبه : آمين أربعة أحرف يخلق الله من كل حرف ملكا يقول : اللهم اغفر لكل من قال آمين . وفي الخبر ( لقنني جبريل آمين عند فراغي من فاتحة الكتاب وقال إنه كالخاتم على الكتاب ) وفي حديث آخر : آمين خاتم رب العالمين . قال الهروي قال أبو بكر : معناه أنه طابع الله على عباده ; لأنه يدفع [ به عنهم ] الآفات والبلايا ; فكان كخاتم الكتاب الذي يصونه ، ويمنع من إفساده وإظهار ما فيه . وفي حديث آخر آمين درجة في الجنة . قال أبو بكر : معناه أنه حرف يكتسب به قائله درجة في الجنة .الرابعة : معنى آمين عند أكثر أهل العلم : اللهم استجب لنا ; وضع موضع الدعاء . وقال قوم : هو اسم من أسماء الله ; روي عن جعفر بن محمد ومجاهد وهلال بن يساف ورواه ابن عباس عن النبي صلى الله عليه وسلم ولم يصح ; قاله ابن العربي . وقيل معنى آمين : كذلك فليكن ; قاله الجوهري . وروى الكلبي عن أبي صالح عن ابن عباس قال : سألت رسول الله صلى الله عليه وسلم ما معنى آمين ؟ قال : ( رب افعل ) . وقال مقاتل : هو قوة للدعاء ، واستنزال للبركة . وقال الترمذي : معناه لا تخيب رجاءنا .الخامسة : وفي آمين لغتان : المد على وزن فاعيل كياسين . والقصر على وزن يمين . قال الشاعر في المد :يا رب لا تسلبني حبها أبدا ويرحم الله عبدا قال آميناوقال آخر :آمين آمين لا أرضى بواحدة حتى أبلغها ألفين آميناوقال آخر في القصر :تباعد مني فطحل إذ سألته أمين فزاد الله ما بيننا بعداوتشديد الميم خطأ ; قال الجوهري . وقد روي عن الحسن وجعفر الصادق التشديد ; وهو قول الحسين بن الفضل ; من " أم " إذا قصد ، أي نحن قاصدون نحوك ; ومنه قوله : ولا آمين البيت الحرام . حكاه أبو نصر عبد الرحيم بن عبد الكريم القشيري . قال الجوهري : وهو مبني على الفتح مثل أين وكيف ; لاجتماع الساكنين . وتقول منه : أمن فلان تأمينا .السادسة : اختلف العلماء هل يقولها الإمام وهل يجهر بها ; فذهب الشافعي ومالك في رواية المدنيين إلى ذلك . وقال الكوفيون وبعض المدنيين : لا يجهر بها . وهو قول الطبري ، وبه قال ابن حبيب من علمائنا . وقال ابن بكير : هو مخير . وروى ابن القاسم عن مالك أن الإمام لا يقول آمين وإنما يقول ذلك من خلفه ; وهو قول ابن القاسم والمصريين من أصحاب مالك . وحجتهم حديث أبي موسى الأشعري أن رسول الله صلى الله عليه وسلم خطبنا فبين لنا سنتنا وعلمنا صلاتنا فقال : إذا صليتم فأقيموا صفوفكم ثم ليؤمكم أحدكم فإذا كبر فكبروا وإذا قال " غير المغضوب عليهم ولا الضالين " فقولوا آمين يجبكم الله وذكر الحديث ، أخرجه مسلم . ومثله حديث سمي عن أبي هريرة ; وأخرجه مالك . والصحيح الأول لحديث وائل بن حجر قال : كان رسول الله صلى الله عليه وسلم إذا قرأ ولا الضالين قال : " آمين " يرفع بها صوته ; أخرجه أبو داود والدارقطني ، وزاد " قال أبو بكر : هذه سنة تفرد بها أهل الكوفة ، هذا صحيح والذي بعده " . وترجم البخاري " باب جهر الإمام بالتأمين " .[ ص: 127 ] وقال عطاء : " آمين " دعاء ، أمن ابن الزبير ومن وراءه حتى إن للمسجد للجة . قال الترمذي : وبه يقول غير واحد من أهل العلم من أصحاب النبي صلى الله عليه وسلم ومن بعدهم ، يرون أن يرفع الرجل صوته بالتأمين ولا يخفيها . وبه يقول الشافعي وأحمد وإسحاق . وفي الموطأ والصحيحين قال ابن شهاب : وكان رسول الله صلى الله عليه وسلم يقول " آمين " . وفي سنن ابن ماجه عن أبي هريرة قال : ترك الناس آمين ; وكان رسول الله صلى الله عليه وسلم إذا قال : غير المغضوب عليهم ولا الضالين قال : " آمين " حتى يسمعها أهل الصف الأول فيرتج بها المسجد . وأما حديث أبي موسى وسمي فمعناهما التعريف بالموضع الذي يقال فيه آمين ; وهو إذا قال الإمام : ولا الضالين ليكون قولهما معا ، ولا يتقدموه بقول : آمين ; لما ذكرناه ، والله أعلم . ولقوله عليه السلام : إذا أمن الإمام فأمنوا . وقال ابن نافع في كتاب ابن الحارث : لا يقولها المأموم إلا أن يسمع الإمام يقول : ولا الضالين . وإذا كان ببعد لا يسمعه فلا يقل . وقال ابن عبدوس : يتحرى قدر القراءة ويقول : آمين .السابعة : قال أصحاب أبي حنيفة : الإخفاء بآمين أولى من الجهر بها لأنه دعاء ، وقد قال الله تعالى : ادعوا ربكم تضرعا وخفية . قالوا : والدليل عليه ما روي في تأويل قوله تعالى : قد أجيبت دعوتكما . قال : كان موسى يدعو وهارون يؤمن ، فسماهما الله داعيين .[ ص: 128 ] الجواب : أن إخفاء الدعاء إنما كان أفضل لما يدخله من الرياء . وأما ما يتعلق بصلاة الجماعة فشهودها إشهار شعار ظاهر ، وإظهار حق يندب العباد إلى إظهاره ; وقد ندب الإمام إلى إشهار قراءة الفاتحة المشتملة على الدعاء والتأمين في آخرها ; فإذا كان الدعاء مما يسن الجهر فيه فالتأمين على الدعاء تابع له وجار مجراه ; وهذا بين .الثامنة : كلمة آمين لم تكن قبلنا إلا لموسى وهارون عليهما السلام . ذكر الترمذي الحكيم في ( نوادر الأصول ) : حدثنا عبد الوارث بن عبد الصمد قال حدثنا أبي قال حدثنا رزين مؤذن مسجد هشام بن حسان قال حدثنا أنس بن مالك قال : قال رسول الله صلى الله عليه وسلم : إن الله أعطى أمتي ثلاثا لم تعط أحدا قبلهم السلام وهو تحية أهل الجنة وصفوف الملائكة وآمين إلا ما كان من موسى وهارون قال أبو عبد الله : معناه أن موسى دعا على فرعون ، وأمن هارون ، فقال الله تبارك اسمه عندما ذكر دعاء موسى في تنزيله : قد أجيبت دعوتكما ولم يذكر مقالة هارون ; وقال موسى : ربنا ، فكان من هارون التأمين ، فسماه داعيا في تنزيله ، إذ صير ذلك منه دعوة . وقد قيل : إن أمين خاص لهذه الأمة ; لما روي عن النبي صلى الله عليه وسلم أنه قال : ما حسدتكم اليهود على شيء ما حسدتكم على السلام والتأمين أخرجه ابن ماجه من حديث حماد بن سلمة عن سهيل بن أبي صالح عن أبيه عن عائشة أن النبي صلى الله عليه وسلم قال . . . ; الحديث . وأخرج أيضا من حديث ابن عباس عن النبي صلى الله عليه وسلم قال : ما حسدتكم اليهود على شيء ما حسدتكم على آمين فأكثروا من قول آمين . قال علماؤنا رحمة الله عليهم : إنما حسدنا أهل الكتاب لأن أولها حمد لله وثناء عليه ثم خضوع له واستكانة ، ثم دعاء لنا بالهداية إلى الصراط المستقيم ، ثم الدعاء عليهم مع قولنا آمين .وفيه ست وثلاثون مسألة :الأولى : قوله سبحانه وتعالى : الحمد لله روى أبو محمد عبد الغني بن سعيد الحافظ من حديث أبي هريرة وأبي سعيد الخدري عن النبي صلى الله عليه وسلم قال : إذا قال العبد الحمد لله [ ص: 129 ] قال صدق عبدي الحمد لي . وروى مسلم عن أنس بن مالك قال : قال رسول الله صلى الله عليه وسلم : إن الله ليرضى عن العبد أن يأكل الأكلة فيحم
Verset 3
Le Tafsir de la Sourate 1, verset 3 : La parole d'Allah : « Le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux ». Il s'est décrit Lui-même, après « Seigneur des mondes », comme étant « le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux » ; car lorsqu'Il s'est décrit comme « Seigneur des mondes », cela comporte une intimidation (tarhīb), Il l'a donc accompagné de « le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux », en raison de ce que cela comporte comme encouragement (targhīb) ; afin de réunir dans Ses attributs à la fois la crainte de Lui et le désir de Lui ; ce qui est plus propice à Son obéissance et plus protecteur. Comme Il a dit : « Informe Mes serviteurs que c'est Moi le Pardonneur, le Très Miséricordieux. Et que Mon châtiment est le châtiment douloureux. » Et Il a dit : « Celui qui pardonne le péché, agrée le repentir, est sévère en punition et détenteur de la faveur. » Et dans le Sahih de Muslim, d'après Abou Hourayra, que le Messager d'Allah (paix et bénédiction d'Allah sur lui) a dit : « Si le croyant savait ce qu'Allah détient comme châtiment, personne n'espérerait Son Paradis ; et si le mécréant savait ce qu'Allah détient comme miséricorde, personne ne désespérerait de Son Paradis. » Et ce qui a été mentionné précédemment concernant les significations de ces deux noms est suffisant, il n'y a donc pas lieu de le répéter.
📜 Texte arabe source
قوله تعالى : الرحمن الرحيم وصف نفسه تعالى بعد رب العالمين ، بأنه الرحمن الرحيم ; لأنه لما كان في اتصافه ب رب العالمين ترهيب قرنه ب الرحمن الرحيم ، لما تضمن من الترغيب ; ليجمع في صفاته بين الرهبة منه ، والرغبة إليه ; فيكون أعون على طاعته وأمنع ; كما قال : نبئ عبادي أني أنا الغفور الرحيم . وأن عذابي هو العذاب الأليم . وقال : غافر الذنب وقابل التوب شديد العقاب ذي الطول . وفي صحيح مسلم عن أبي هريرة أن رسول الله صلى الله عليه وسلم قال : لو يعلم المؤمن ما عند [ ص: 137 ] الله من العقوبة ما طمع بجنته أحد ولو يعلم الكافر ما عند الله من الرحمة ما قنط من جنته أحد . وقد تقدم ما في هذين الاسمين من المعاني ، فلا معنى لإعادته .
Verset 4
Tafsir de la Sourate 1, verset 4 : Parole d'Allah : « Maître du Jour de la Rétribution » (Mâlik yawm ad-dîn). Muhammad ibn as-Samayqa' a lu « Mâlik » avec le nasb (accusatif). Ce mot comporte quatre formes : Mâlik, Malik, Malk (forme allégée de Malik) et Malîk. Le poète a dit : « Et nous avons eu des jours glorieux et longs, où nous avons désobéi au roi (al-malik) en refusant de nous soumettre. » Un autre a dit : « Contente-toi de ce que le Malîk (le Souverain) a réparti, car c'est Lui qui a réparti les créatures entre nous, Lui qui les connaît. » Al-khalâ'i q (les natures) : ce sont les dispositions innées sur lesquelles l'homme a été créé. Il a été rapporté de Nâfi' qu'il allongeait la kasra dans « Malik », lisant « Maliki », selon la langue de ceux qui allongent les voyelles, une langue arabe mentionnée par al-Mahdawî et d'autres. **Quinzième question :** Les savants ont divergé sur lequel des deux est le plus éloquent : « Malik » (Roi) ou « Mâlik » (Maître/Souverain) ? Les deux lectures sont rapportées du Prophète (paix et salut sur lui), d'Abû Bakr et de 'Umar, comme l'a mentionné at-Tirmidhî. On a dit : « Malik » est plus général et plus éloquent que « Mâlik », car tout roi est maître (mâlik), mais tout maître n'est pas roi. Et parce que le roi (al-mulk) a autorité sur le maître dans sa propriété, au point que celui-ci ne peut disposer de ses biens que selon la volonté du roi. C'est ce qu'ont dit Abû 'Ubayda et al-Mubarrad. On a dit aussi : « Mâlik » est plus éloquent, car il est maître des gens et d'autres encore. Le maître (al-mâlik) a plus de pouvoir de disposition et est plus grand, car c'est à lui que revient l'application des lois de la charia, et il a en plus l'attribut de la possession. Abû 'Alî a rapporté qu'Abû Bakr ibn as-Sarrâj a cité certains qui préféraient la lecture « Mâlik » en disant : Allah a déjà décrit Lui-même comme Maître de toute chose par Sa parole « Seigneur des mondes » (Rabb al-'âlamîn). Il n'y aurait donc aucun intérêt à lire « Mâlik », car ce serait une répétition. Abû 'Alî a dit : Il n'y a pas d'argument dans ce propos, car dans la Révélation il y a des choses de cette nature : le général est mentionné d'abord, puis le particulier. Comme Sa parole : « C'est Lui Allah, le Créateur, Celui qui donne l'existence, Celui qui donne la forme » — le Créateur (al-Khâliq) est général, et la mention d'al-Musawwir (Celui qui donne la forme) vise à attirer l'attention sur l'art de la création et l'existence de la sagesse. De même, Sa parole : « et c'est à l'au-delà qu'ils croient fermement » après « ceux qui croient à l'invisible » — l'invisible englobe l'au-delà et autre chose, mais il est mentionné spécifiquement en raison de sa grandeur, pour inciter à y croire et pour réfuter les mécréants qui le nient. De même, Sa parole : « Le Tout Miséricordieux, Le Très Miséricordieux » — Il a mentionné ar-Rahmân qui est général, puis ar-Rahîm après lui, pour spécifier les croyants, comme dans Sa parole : « et Il est pour les croyants Très Miséricordieux ». Abû Hâtim a dit : « Mâlik » est plus éloquent pour la louange du Créateur que « Malik », tandis que « Malik » est plus éloquent pour la louange des créatures que « Mâlik ». La différence entre les deux est que le maître (al-mâlik) parmi les créatures peut ne pas être roi, tandis que si Allah est Mâlik, Il est nécessairement Malik. Le juge Abû Bakr ibn al-'Arabî a choisi cette opinion et a mentionné trois arguments : **Premièrement :** On peut l'attribuer au particulier comme au général : on dit « maître de la maison, de la terre, du vêtement », comme on dit « maître des rois ». **Deuxièmement :** Il s'applique au peu comme au beaucoup. Si l'on examine ces deux arguments, on constate qu'ils n'en font qu'un. **Troisièmement :** On dit « Mâlik al-mulk » (Maître de la royauté), mais on ne dit pas « Malik al-mulk » (Roi de la royauté). Ibn al-Hassâr a dit : Cela tient au fait que « Mâlik » vise à indiquer la possession (al-milk, avec un kasra sur le mîm), qui n'implique pas la royauté (al-mulk, avec un dhamma sur le mîm), tandis que « Malik » implique les deux choses à la fois. Il est donc plus apte à l'exagération (mubâlagha). Il implique aussi la perfection, et c'est pour cela qu'il mérite la royauté sur ceux qui lui sont inférieurs. Ne vois-tu pas Sa parole : « Allah l'a choisi parmi vous et lui a donné une ampleur de science et de corps » ? Et c'est pour cela que le Prophète (paix et salut sur lui) a dit : « L'imamat appartient à Quraysh » — et Quraysh est la meilleure tribu des Arabes, et les Arabes sont meilleurs et plus nobles que les non-Arabes. « Malik » implique aussi la puissance et le libre choix, ce qui est nécessaire dans la royauté : si le roi n'était pas puissant, libre de ses choix, sa parole et son ordre n'étant pas exécutés, son ennemi le vaincrait, d'autres le domineraient et ses sujets le mépriseraient. Il implique aussi la force, le commandement, l'interdiction, la promesse et la menace. Ne vois-tu pas la parole de Salomon (paix sur lui) : « Pourquoi ne vois-je pas la huppe ? Est-elle parmi les absents ? Je la châtierai d'un châtiment sévère... » — et d'autres choses étonnantes et de nobles significations qui ne se trouvent pas dans « Mâlik ». Je dis (l'auteur) : Certains ont argumenté que « Mâlik » est plus éloquent parce qu'il contient une lettre supplémentaire ; celui qui le lit reçoit donc dix bonnes actions de plus que celui qui lit « Malik ». Je dis : Ceci considère la forme et non le sens. Or la lecture « Malik » est établie et contient des sens qui ne sont pas dans « Mâlik », comme nous l'avons expliqué. Et Allah sait mieux. **Il n'est pas permis à quiconque de se nommer par ce nom ni d'être appelé par lui, sauf Allah.** Al-Bukhârî et Muslim ont rapporté d'Abû Hurayra que le Messager d'Allah (paix et salut sur lui) a dit : « Allah saisira la terre au Jour de la Résurrection, pliera les cieux de Sa main droite, puis dira : "Je suis le Roi (al-Malik). Où sont les rois de la terre ?" » Et également d'après lui, le Prophète (paix et salut sur lui) a dit : « Le nom le plus vil auprès d'Allah est celui d'un homme qui s'appelle "Roi des rois" (Malik al-amlâk) » — et Muslim a ajouté : « Il n'y a de roi qu'Allah, le Puissant et Majestueux. » Sufyân a dit : C'est comme « Shâhânshâh ». Ahmad ibn Hanbal a dit : J'ai demandé à Abû 'Amr ash-Shaybânî au sujet de « akhna' » (le plus vil) ; il a dit : « Le plus bas. » Et d'après lui, le Prophète (paix et salut sur lui) a dit : « L'homme le plus odieux à Allah au Jour de la Résurrection et le plus mauvais est celui qui s'appelait "Roi des rois" — il n'y a de roi qu'Allah. » Ibn al-Hassâr a dit : De même, « Malik yawm ad-dîn » (Roi du Jour de la Rétribution) et « Mâlik al-mulk » (Maître de la royauté) — il ne devrait y avoir aucun doute que cela est interdit à toutes les créatures, comme l'interdiction de « Malik al-amlâk » (Roi des rois). Quant à la description par « Mâlik » et « Malik », il est permis de décrire par ces termes celui qui possède leur sens. Allah le Très Grand a dit : « Allah vous a certes envoyé Tâlût comme roi » (malikan). Et le Prophète (paix et salut sur lui) a dit : « Des gens de ma communauté m'ont été montrés, combattant dans le sentier d'Allah, chevauchant les vagues de cette mer, rois sur des trônes — ou comme des rois sur des trônes. » **Si quelqu'un dit :** Comment dit-Il « Mâlik yawm ad-dîn » (Maître du Jour de la Rétribution) alors que ce jour n'existe pas encore ? Comment décrit-Il Sa propre personne comme Maître de ce qu'Il n'a pas encore créé ? **On lui répond :** Sache que « Mâlik » est un nom d'agent (ism fâ'il) dérivé de « malaka, yamliku » (posséder). Le nom d'agent en arabe peut être ajouté à ce qui suit, avec le sens du futur, et cela est considéré par eux comme un discours correct et sensé. Comme lorsque tu dis : « Ceci est celui qui frappera Zayd demain », c'est-à-dire il frappera Zayd. De même : « Ceci est celui qui fera le pèlerinage de la Maison d'Allah l'année prochaine », le sens étant qu'il fera le pèlerinage l'année prochaine. Ne vois-tu pas que l'action peut être attribuée à quelqu'un qui ne l'a pas encore accomplie, mais que l'on vise le futur ? De même, la parole d'Allah : « Mâlik yawm ad-dîn » a le sens du futur, c'est-à-dire qu'Il sera le Maître du Jour de la Rétribution, ou qu'Il en sera le Maître ce jour-là lorsqu'il adviendra. **Deuxième aspect :** Le sens de « Mâlik » peut revenir à la puissance (al-qudra), c'est-à-dire qu'Il est puissant sur le Jour de la Rétribution, ou sur ce jour et sa création. Car le maître d'une chose est celui qui en dispose et qui a pouvoir sur elle. Or Allah est Maître de toutes choses et les dispose selon Sa volonté ; rien ne Lui résiste. Le premier aspect est plus conforme à la langue arabe et plus pénétrant dans sa voie ; c'est ce qu'a dit Abû al-Qâsim az-Zajjâjî. **Troisième aspect :** On peut demander : Pourquoi a-t-Il spécifié le Jour de la Rétribution alors qu'Il est Maître de ce jour et d'autre chose ? On lui répond : Parce que dans ce monde, les gens Lui disputaient la royauté, comme Pharaon, Nemrod et autres. Mais en ce jour-là, personne ne Lui disputera Sa royauté, et tous s'humilieront devant Lui, comme Il dit : « À qui appartient la royauté aujourd'hui ? » Et toutes les créatures répondent : « À Allah, l'Unique, le Dominateur suprême. » C'est pourquoi Il dit : « Mâlik yawm ad-dîn », c'est-à-dire qu'en ce jour-là, il n'y aura d'autre maître, juge ou rétributeur que Lui. Gloire à Lui, il n'y a de divinité que Lui. **Si Allah est décrit comme « Malik » (Roi), cela fait partie des attributs de Son essence ; s'Il est décrit comme « Mâlik » (Maître), cela fait partie des attributs de Son action.** **Al-yawm (le jour) :** C'est l'expression du temps qui va de l'aube au coucher du soleil. Il est utilisé par métaphore pour la période allant du début de la Résurrection jusqu'au moment où les habitants des deux demeures s'installent dans leurs demeures respectives. Le jour peut aussi désigner une partie de lui-même ; Allah dit : « Aujourd'hui, J'ai parachevé pour vous votre religion. » Le pluriel de yawm est ayyâm ; son origine est aywâm, avec assimilation. Parfois, les Arabes expriment la difficulté par le mot « jour » : on dit « yawm ayyam » (jour terrible), comme on dit « layla laylâ' » (nuit très sombre). Le poète a dit : « Quel excellent compagnon de combat dans le jour terrible (al-yawm al-yamî) » — c'est une forme inversée : la wâw a été déplacée après le mîm, puis la wâw a été changée en yâ' car elle est devenue finale, comme ils ont dit « adl » au pluriel de « dalw » (seau). **Ad-dîn (la rétribution) :** C'est la rétribution des œuvres et le compte rendu de celles-ci. C'est ce qu'ont dit Ibn 'Abbâs, Ibn Mas'ûd, Ibn Jurayj, Qatâda et d'autres, et cela a été rapporté du Prophète (paix et salut sur lui). Ce qui le confirme est la parole d'Allah : « Ce jour-là, Allah leur donnera leur dîn (rétribution) en toute justice », c'est-à-dire leur compte. Et Il dit : « Aujourd'hui, chaque âme sera rétribuée pour ce qu'elle a acquis » et « Aujourd'hui, vous serez rétribués pour ce que vous faisiez ». Et Il dit : « Serons-nous donc rendus à la vie ? » (a-innâ la-madînûn), c'est-à-dire rétribués et jugés. Labîd a dit : « Tu récolteras ce que tu as semé un jour, et l'homme sera rétribué un jour comme il a agi. » Un autre a dit : « S'ils nous lancent des flèches, nous leur lançons des flèches, et nous les rétribuons comme ils nous ont rétribués. » Un autre a dit : « Sache avec certitude que ta royauté s'en ira, et sache que comme tu agis, tu seras rétribué. » Les linguistes ont rapporté : « Danaytuhu bi fi'lihi daynan (avec un fath sur le dâl) et dînan (avec un kasra) », c'est-à-dire je l'ai rétribué. De là vient « ad-Dayyân » (le Rétributeur) comme attribut du Seigneur, c'est-à-dire Celui qui rétribue. Dans le hadith : « Le sage est celui qui juge (dâna) son âme », c'est-à-dire qui la fait comparaître en jugement. On a dit aussi : ad-dîn signifie le jugement (al-qadâ'). Cela a été rapporté de Ibn 'Abbâs également. De là, la parole de Tarafa : « Par ta vie, les chamelles de Ma'bad n'étaient pas, malgré leur gravité, une guerre contre ton jugement (dîn) de la part de Mudar. » Ces trois significations sont proches les unes des autres. **Ad-dîn signifie aussi l'obéissance.** De là, la parole de 'Amr ibn Kulthûm : « Et nous avons eu des jours glorieux et longs, où nous avons désobéi au roi en refusant de nous soumettre (an nadîna). » Selon cela, c'est un terme polysémique. Tha'lab a dit : « Dâna ar-rajul » signifie il a obéi ; « dâna » signifie il a désobéi ; « dâna » signifie il a été puissant ; « dâna » signifie il a été humilié ; « dâna » signifie il a dominé. C'est donc un mot aux sens opposés. **Ad-dîn s'applique aussi à la coutume et à la manière d'être**, comme dans le vers : « Comme ta coutume (dîn) avec U
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قوله تعالى : مالك يوم الدينقرأ محمد بن السميقع بنصب " مالك " ; وفيه أربع لغات : مالك وملك وملك - مخففة من ملك - ومليك . قال الشاعر :وأيام لنا غر طوال عصينا الملك فيها أن نديناوقال آخر :فاقنع بما قسم المليك فإنما قسم الخلائق بيننا علامهاالخلائق : الطبائع التي جبل الإنسان عليها . وروي عن نافع إشباع الكسرة في " ملك " فيقرأ " ملكي " على لغة من يشبع الحركات ، وهي لغة للعرب ذكرها المهدوي وغيره .الخامسة عشر : اختلف العلماء أيما أبلغ : ملك أو مالك ؟ والقراءتان مرويتان عن النبي صلى الله عليه وسلم وأبي بكر وعمر . ذكرهما الترمذي ; فقيل : " ملك " أعم وأبلغ من " مالك " إذ كل ملك مالك ، وليس كل مالك ملكا ; ولأن الملك نافذ على المالك في ملكه ، حتى لا يتصرف إلا عن تدبير الملك ، قال أبو عبيدة والمبرد . وقيل : " مالك " أبلغ ; لأنه يكون مالكا للناس وغيرهم ; فالمالك أبلغ تصرفا وأعظم ; إذ إليه إجراء قوانين الشرع ، ثم عنده زيادة التملك . وقال أبو علي : حكى أبو بكر بن السراج عن بعض من اختار القراءة ب " مالك " أن الله سبحانه قد وصف نفسه بأنه مالك كل شيء بقول : رب العالمين فلا فائدة في قراءة من قرأ " مالك " لأنها تكرار . قال أبو علي : ولا حجة في هذا ; لأن في التنزيل أشياء على هذه الصورة ، تقدم العام ثم ذكر الخاص كقوله : هو الله الخالق البارئ المصور فالخالق يعم . وذكر " المصور " لما فيه من التنبيه على الصنعة ووجود الحكمة ، وكما قال تعالى : وبالآخرة هم يوقنون بعد قوله : الذين يؤمنون بالغيب . والغيب يعم الآخرة وغيرها ; ولكن ذكرها لعظمها ، والتنبيه على وجوب اعتقادها ، والرد على الكفرة الجاحدين [ ص: 138 ] لها ; وكما قال : الرحمن الرحيم فذكر الرحمن الذي هو عام وذكر الرحيم بعده ، لتخصيص المؤمنين به في قوله : وكان بالمؤمنين رحيما . وقال أبو حاتم : إن " مالكا " أبلغ في مدح الخالق من " ملك " ، و " ملك " أبلغ في مدح المخلوقين من مالك ; والفرق بينهما أن المالك من المخلوقين قد يكون غير ملك وإذا كان الله تعالى مالكا كان ملكا ، واختار هذا القول القاضي أبو بكر بن العربي وذكر ثلاثة أوجه ;الأول : أنك تضيفه إلى الخاص والعام ، فتقول : مالك الدار والأرض والثوب ، كما تقول : مالك الملوك .الثاني : أنه يطلق على مالك القليل والكثير ; وإذا تأملت هذين القولين وجدتهما واحدا .والثالث : أنك تقول : مالك الملك ; ولا تقول : ملك الملك .قال ابن الحصار : إنما كان ذلك لأن المراد من " مالك " الدلالة على الملك - بكسر الميم - وهو لا يتضمن " الملك " - بضم الميم - و " ملك " يتضمن الأمرين جميعا فهو أولى بالمبالغة . ويتضمن أيضا الكمال ، ولذلك استحق الملك على من دونه ; ألا ترى إلى قوله تعالى : إن الله اصطفاه عليكم وزاده بسطة في العلم والجسم ولهذا قال عليه السلام : الإمامة في قريش وقريش أفضل قبائل العرب ، والعرب أفضل من العجم وأشرف . ويتضمن الاقتدار والاختيار وذلك أمر ضروري في الملك ، إن لم يكن قادرا مختارا نافذا حكمه وأمره ، قهره عدوه وغلبه غيره وازدرته رعيته ، ويتضمن البطش والأمر والنهي والوعد والوعيد ; ألا ترى إلى قول سليمان عليه السلام : ما لي لا أرى الهدهد أم كان من الغائبين . لأعذبنه عذابا شديدا إلى غير ذلك من الأمور العجيبة والمعاني الشريفة التي لا توجد في المالك .قلت : وقد احتج بعضهم على أن مالكا أبلغ لأن فيه زيادة حرف ; فلقارئه عشر حسنات زيادة عمن قرأ ملك . قلت : هذا نظر إلى الصيغة لا إلى المعنى ، وقد ثبتت القراءة بملك وفيه من المعنى ما ليس في مالك ، على ما بينا والله أعلم .لا يجوز أن يتسمى أحد بهذا الاسم ولا يدعى به إلا الله تعالى ; روى البخاري ومسلم عن أبي هريرة قال : قال رسول الله صلى الله عليه وسلم : يقبض الله الأرض يوم القيامة [ ص: 139 ] ويطوي السماء بيمينه ثم يقول أنا الملك أين ملوك الأرض وعنه أيضا عن النبي صلى الله عليه وسلم قال : إن أخنع اسم عند الله رجل تسمى ملك الأملاك - زاد مسلم - لا مالك إلا الله عز وجل قال سفيان : مثل : شاهانشاه . وقال أحمد بن حنبل : سألت أبا عمرو الشيباني عن أخنع ; فقال : أوضع . وعنه قال : قال رسول الله صلى الله عليه وسلم : أغيظ رجل على الله يوم القيامة وأخبثه رجل [ كان ] يسمى ملك الأملاك لا ملك إلا الله سبحانه . قال ابن الحصار : وكذلك " ملك يوم الدين " و " مالك الملك " لا ينبغي أن يختلف في أن هذا محرم على جميع المخلوقين كتحريم ملك الأملاك سواء ، وأما الوصف بمالك وملك وهي :فيجوز أن يوصف بهما من اتصف بمفهومهما ; قال الله العظيم : إن الله قد بعث لكم طالوت ملكا . وقال صلى الله عليه وسلم : ناس من أمتي عرضوا علي غزاة في سبيل الله يركبون ثبج هذا البحر ملوكا على الأسرة أو مثل الملوك على الأسرة .إن قال قائل : كيف قال مالك يوم الدين ويوم الدين لم يوجد بعد ، فكيف وصف نفسه بملك ما لم يوجده ؟ قيل له : اعلم أن مالكا اسم فاعل من ملك يملك ، واسم الفاعل في كلام العرب قد يضاف إلى ما بعده وهو بمعنى الفعل المستقبل ويكون ذلك عندهم كلاما سديدا معقولا صحيحا ; كقولك : هذا ضارب زيد غدا ; أي سيضرب زيدا . وكذلك : هذا حاج بيت الله في العام المقبل ، تأويله سيحج في العام المقبل ; أفلا ترى أن الفعل قد ينسب إليه وهو لم يفعله بعد ، وإنما أريد به الاستقبال ; فكذلك قوله عز وجل : مالك يوم الدين على تأويل الاستقبال ، أي سيملك يوم الدين أو في يوم الدين إذا حضر .[ ص: 140 ] ووجه ثان : أن يكون تأويل المالك راجعا إلى القدرة ، أي إنه قادر في يوم الدين ، أو على يوم الدين وإحداثه ; لأن المالك للشيء هو المتصرف في الشيء والقادر عليه ; والله عز وجل مالك الأشياء كلها ومصرفها على إرادته ، لا يمتنع عليه منها شيء .والوجه الأول أمس بالعربية وأنفذ في طريقها ; قاله أبو القاسم الزجاجي .ووجه ثالث : فيقال لم خصص يوم الدين وهو مالك يوم الدين وغيره ؟ قيل له : لأن في الدنيا كانوا منازعين في الملك ، مثل فرعون ونمروذ وغيرهما ، وفي ذلك اليوم لا ينازعه أحد في ملكه ، وكلهم خضعوا له ، كما قال تعالى : لمن الملك اليوم فأجاب جميع الخلق : لله الواحد القهار فلذلك قال : مالك يوم الدين ; أي في ذلك اليوم لا يكون مالك ولا قاض ولا مجاز غيره ; سبحانه لا إله إلا هو .إن وصف الله سبحانه بأنه ملك كان ذلك من صفات ذاته وإن وصف بأنه مالك كان ذلك من صفات فعله .اليوم : عبارة عن وقت طلوع الفجر إلى وقت غروب الشمس ، فاستعير فيما بين مبتدأ القيامة إلى وقت استقرار أهل الدارين فيهما . وقد يطلق اليوم على الساعة منه ; قال الله تعالى : اليوم أكملت لكم دينكم وجمع يوم أيام ; وأصله أيوام فأدغم ; وربما عبروا عن الشدة باليوم ، يقال : يوم أيوم ، كما يقال : ليلة ليلاء . قال الراجز :نعم أخو الهيجاء في اليوم اليميوهو مقلوب منه ، أخر الواو وقدم الميم ثم قلبت الواو ياء حيث صارت طرفا ; كما قالوا : أدل في جمع دلو .الدين : الجزاء على الأعمال والحساب بها ; كذلك قال ابن عباس وابن مسعود وابن جريج وقتادة وغيرهم ، وروي عن النبي صلى الله عليه وسلم ; ويدل عليه قوله تعالى : يومئذ يوفيهم الله دينهم الحق أي حسابهم . وقال : اليوم تجزى كل نفس بما كسبت و اليوم تجزون ما كنتم تعملون وقال : أئنا لمدينون أي مجزيون محاسبون . وقال لبيد :حصادك يوما ما زرعت وإنما يدان الفتى يوما كما هو دائنوقال آخر :إذا ما رمونا رميناهم ودناهم مثل ما يقرضوناوقال آخر :واعلم يقينا أن ملكك زائل واعلم بأن كما تدين تدانوحكى أهل اللغة : دنته بفعله دينا ( بفتح الدال ) ودينا ( بكسرها ) جزيته ; ومنه الديان في صفة الرب تعالى أي المجازي ; وفي الحديث : الكيس من دان نفسه أي حاسب . وقيل : القضاء . روي عن ابن عباس أيضا ; ومنه قول طرفة :لعمرك ما كانت حمولة معبد على جدها حربا لدينك من مضرومعاني هذه الثلاثة متقاربة . والدين أيضا : الطاعة ومنه قول عمرو بن كلثوم :وأيام لنا غر طوال عصينا الملك فيها أن ندينافعلى هذا هو لفظ مشترك وهي :قال ثعلب : دان الرجل إذا أطاع ، ودان إذا عصى ، ودان إذا عز ، ودان إذا ذل ، ودان إذا قهر ; فهو من الأضداد . ويطلق الدين على العادة والشأن ، كما قال :كدينك من أم الحويرث قبلهاوقال المثقب [ يذكر ناقته ] :تقول إذا درأت لها وضيني أهذا دينه أبدا وديني[ ص: 142 ] والدين : سيرة الملك . قال زهير :لئن حللت بجو في بني أسد في دين عمرو وحالت بيننا فدكأراد في موضع طاعة عمرو . والدين : الداء ; عن اللحياني . وأنشد :يا دين قلبك من سلمى وقد دينا
Verset 5
Le verset 5 de la Sourate 1 (Al-Fatiha) : Parole d'Allah : « C'est Toi que nous adorons » — Il passe de la troisième personne à la deuxième personne, procédé stylistique appelé *talwîn* (variation). Car du début de la sourate jusqu'ici, il s'agit d'un récit sur Allah et d'une louange à Son égard, comme Sa parole : « Et leur Seigneur leur fera boire un breuvage pur » (Sourate 76, verset 21), puis Il dit : « Ceci est pour vous une récompense ». Et l'inverse de ce procédé : « Jusqu'à ce que vous vous trouviez dans le bateau, et qu'Il les fasse voguer » (Sourate 10, verset 22), comme cela viendra. « Na'budu » (nous adorons) signifie : nous obéissons. L'adoration (*al-'ibâda*) est l'obéissance et l'humilité. On dit d'un chemin « *mu'abbad* » lorsqu'il est aplani et rendu facile pour ceux qui le parcourent — c'est ce qu'a rapporté al-Harawî. La prononciation de cette parole par la personne responsable (*mukallaf*) est une reconnaissance de la Seigneurie et une affirmation de l'adoration d'Allah, car les autres gens adorent autre que Lui, parmi les idoles et autres choses. « Et c'est Toi dont nous implorons secours » — c'est-à-dire : nous demandons l'aide, le soutien et la réussite. As-Sulamî a dit dans ses « Vérités » : j'ai entendu Muhammad ibn Abd Allah ibn Shâdhân dire : j'ai entendu Abû Hafs al-Farghânî dire : « Quiconque reconnaît "C'est Toi que nous adorons et c'est Toi dont nous implorons secours" s'est désavoué du *jabr* (contrainte divine) et du *qadar* (libre arbitre). » Si l'on dit : pourquoi l'objet (le complément) est-il placé avant le verbe ? On répond : il a été placé en avant par souci d'importance, et la coutume des Arabes est de placer en avant ce qui est le plus important. On rapporte qu'un bédouin insulta quelqu'un, et l'insulté se détourna de lui ; l'insulteur lui dit alors : « *Iyâka a'nî* » (C'est toi que je visais), et l'autre lui répondit : « *Wa 'anka a'ridu* » (Et c'est de toi que je me détourne) — ils ont tous deux placé en avant ce qui était le plus important. Et aussi, afin que la mention du serviteur et de l'adoration ne précède pas celle de l'Adoré. Il n'est donc pas permis de dire « Na'buduka wa nasta'înuka » (nous t'adorons et nous implorons ton secours), ni « Na'budu iyyâka wa nasta'înu iyyâka » (nous adorons Toi et nous implorons secours de Toi) ; on fait donc précéder le verbe au pronom de l'objet, et l'on suit la formulation du Coran. Al-'Ajâj a dit : « *Iyâka ad'û fa-taqabbal malqî* — wa-ghfir khatâyâya wa-kaththir warqî » (C'est Toi que j'invoque, alors accepte ma supplication — et pardonne mes péchés et multiplie mes biens) Et on rapporte : « wa thamarî » (et mes fruits). Quant à la parole du poète : « *Ilayka hattâ balaghtu iyyâkâ* » (Vers toi jusqu'à ce que j'atteigne toi) — c'est une formulation aberrante (*shâdh*) sur laquelle on ne peut s'appuyer. « Al-waraq » (avec kasra sur le râ') désigne les pièces d'argent (dirhams), et avec fatha sur le râ', les biens. Le nom (le pronom « iyyâka ») a été répété afin qu'on ne comprenne pas « C'est Toi que nous adorons et nous implorons le secours d'un autre que Toi ». La majorité des lecteurs (*qurrâ'*) et des savants s'accordent sur le fait de prononcer avec *tashdîd* (doublement) du yâ' de « iyyâka » dans les deux occurrences. Quant à 'Amr ibn Qâ'id, il a lu « *iyâka* » avec kasra sur le hamza et allègement du yâ', car il répugnait au doublement du yâ' en raison de sa lourdeur et de la kasra qui le précède. Cette lecture est toutefois déconseillée, car le sens deviendrait : « Ton soleil nous adorons » ou « Ta lumière ». En effet, « *iyâtu* ash-shams » (avec kasra sur le hamza) désigne sa lumière ; et on peut aussi l'ouvrir (fatha). Tarafa ibn al-'Abd a dit : « Saqathu iyâtu ash-shamsi illâ lithâtihi — asafan fa-lam takdim 'alayhi bi-ithmidi » (La lumière du soleil l'a abreuvé, sauf à ses lèvres — par chagrin, sans qu'on l'enduise d'antimoine) Si l'on supprime le tâ' marbûta, on allonge (le mot devient « iyâ »). On dit : « al-iyâtu » pour le soleil est comme « al-hâlatu » pour la lune, c'est-à-dire le halo qui l'entoure. Al-Fadl ar-Raqqâshî a lu « *ayâka* » (avec fatha sur le hamza), ce qui est une langue bien connue. Abû as-Sawwâr al-Ghanawî a lu « *hayâka* » dans les deux occurrences, ce qui est également une langue (dialectale). Il a dit : « Fa-hayâka wa-l-amra alladhî in tawassa'at — mawâriduhu dâqat 'alayka masâdiruh » (Méfie-toi de l'affaire qui, si ses sources s'élargissent, ses aboutissements se resserrent sur toi) « Et c'est Toi dont nous implorons secours » — c'est une proposition coordonnée à une autre proposition. Yahyâ ibn Waththâb et al-A'mash ont lu « *nasta'inu* » avec kasra sur le nûn, ce qui est la langue des Tamîm, Asad, Qays et Rabî'a ; pour indiquer qu'il s'agit du verbe « ista'âna » (demander secours), on a donc mis le kasra sur le nûn comme on le met sur la hamza de liaison (*alif al-wasl*). L'origine de « nasta'înu » est « nasta'winu » ; on a déplacé la voyelle du wâw vers le 'ayn, ce qui l'a transformé en yâ'. Le masdar est « isti'ânatun », dont l'origine est « isti'wânun » ; on a déplacé la voyelle du wâw vers le 'ayn, ce qui l'a transformé en alif. Comme deux lettres quiescentes ne peuvent se rencontrer, on a supprimé le second alif car il est augmentatif — et l'on dit : le premier, car le second porte le sens — et le tâ' (la marque du féminin) a été rendu obligatoire en compensation.
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قوله تعالى : إياك نعبد رجع من الغيبة إلى الخطاب على التلوين ; لأن من أول السورة إلى هاهنا خبرا عن الله تعالى وثناء عليه ، كقوله وسقاهم ربهم شرابا طهورا . ثم قال : إن هذا كان لكم جزاء . وعكسه : حتى إذا كنتم في الفلك وجرين بهم على ما يأتي .و ( نعبد ) معناه نطيع ; والعبادة الطاعة والتذلل . وطريق معبد إذا كان مذللا للسالكين ; قاله الهروي . ونطق المكلف به إقرار بالربوبية وتحقيق لعبادة الله تعالى ; إذ سائر الناس يعبدون سواه من أصنام وغير ذلك . وإياك نستعين أي نطلب العون والتأييد والتوفيق .قال السلمي في حقائقه : سمعت محمد بن عبد الله بن شاذان يقول : سمعت أبا حفص الفرغاني يقول : من أقر ب إياك نعبد وإياك نستعين فقد برئ من الجبر والقدر .إن قيل : لم قدم المفعول على الفعل ؟ قيل له : قدم اهتماما ، وشأن العرب تقديم الأهم . يذكر أن أعرابيا سب آخر فأعرض المسبوب عنه ; فقال له الساب : إياك أعني : فقال له الآخر : وعنك أعرض ; فقدما الأهم . وأيضا لئلا يتقدم ذكر العبد والعبادة على المعبود ; فلا يجوز نعبدك ونستعينك ، ولا نعبد إياك ونستعين إياك ; فيقدم الفعل على كناية المفعول ، وإنما يتبع لفظ القرآن . وقال العجاج :إياك أدعو فتقبل ملقي واغفر خطاياي وكثر ورقيويروى : وثمر . وأما قول الشاعر :إليك حتى بلغت إياكافشاذ لا يقاس عليه . والورق بكسر الراء من الدراهم ، وبفتحها المال . وكرر الاسم لئلا يتوهم إياك نعبد ونستعين غيرك .الجمهور من القراء والعلماء على شد الياء من إياك في الموضعين . وقرأ عمرو بن قائد : ( إياك ) بكسر الهمزة وتخفيف الياء ، وذلك أنه كره تضعيف الياء لثقلها وكون الكسرة قبلها . وهذه قراءة مرغوب عنها ، فإن المعنى يصير : شمسك نعبد أو ضوءك ; وإياة الشمس ( بكسر الهمزة ) : ضوءها ; وقد تفتح . وقال [ طرفة بن العبد ] :سقته إياة الشمس إلا لثاته أسف فلم تكدم عليه بإثمدفإن أسقطت الهاء مددت . ويقال : الإياة للشمس كالهالة للقمر ، وهي الدارة حولها . وقرأ الفضل الرقاشي : " أياك " ( بفتح الهمزة ) وهي لغة مشهورة . وقرأ أبو السوار الغنوي : " هياك " في الموضعين ، وهي لغة ; قال :فهياك والأمر الذي إن توسعت موارده ضاقت عليك مصادرهوإياك نستعين عطف جملة على جملة . وقرأ يحيى بن وثاب والأعمش : ( نستعين ) بكسر النون ، وهي لغة تميم وأسد وقيس وربيعة ; ليدل على أنه من استعان ، فكسرت النون كما تكسر ألف الوصل . وأصل " نستعين " نستعون ، قلبت حركة الواو إلى العين فصارت ياء والمصدر استعانة ، والأصل استعوان ; قلبت حركة الواو إلى العين فانقلبت ألفا ولا يلتقي ساكنان فحذفت الألف الثانية لأنها زائدة ، وقيل الأولى لأن الثانية للمعنى ، ولزمت الهاء عوضا .
Verset 6
Tafsir de la Sourate 1, verset 6 : Parole d'Allah : « Guide-nous sur le droit chemin » (Ihdina al-sirât al-mustaqîm). « Ihdina » (guide-nous) est une invocation et une supplication de la créature soumise vers son Seigneur. Le sens est : indique-nous le droit chemin, oriente-nous vers lui, et montre-nous la voie de Ta guidance qui mène à Ton intimité et à Ta proximité. Certains savants ont dit : Allah, gloire et majesté à Lui, a placé l'essentiel de l'invocation et son ensemble dans cette sourate ; sa moitié contient l'ensemble des louanges, et l'autre moitié contient l'ensemble des besoins. Il a fait de cette invocation contenue dans cette sourate la meilleure de celles que le suppliant peut formuler, car ces paroles sont celles dont le Seigneur des mondes a parlé. Tu invoques donc par une invocation qui est Sa parole qu'Il a prononcée. Et dans le hadith : « Rien n'est plus honorable auprès d'Allah que l'invocation. » On a dit aussi que le sens est : guide-nous par la mise en pratique des sunnas dans l'accomplissement de Tes obligations. On a dit également que le sens originel du mot est « inclinaison » ; de là la parole d'Allah : « Nous nous sommes tournés vers Toi » (innâ hudnâ ilayk), c'est-à-dire : nous nous sommes inclinés. Et le Prophète (paix et salut sur lui) sortit durant sa maladie en se soutenant entre deux hommes (yatahâdâ), c'est-à-dire en se penchant d'un côté et de l'autre. De là aussi le mot « hadiyya » (cadeau), car il est transféré d'un royaume à un autre. De là également le « hady » (animal sacrificiel) que l'on mène vers le sanctuaire. Le sens serait donc : incline nos cœurs vers la vérité. Al-Fudayl ibn 'Iyâd a dit : « Le droit chemin est la voie du pèlerinage », mais cela est une acception particulière, et le sens général est plus approprié. Muhammad ibn al-Hanafiyya a dit à propos de la parole d'Allah : « Guide-nous sur le droit chemin » : c'est la religion d'Allah qu'Il n'accepte de Ses serviteurs que celle-là. 'Âsim al-Ahwal rapporte d'Abû al-'Âliya : « Le droit chemin est le Messager d'Allah (paix et salut sur lui) et ses deux compagnons après lui. » 'Âsim dit : je dis à al-Hasan : « Abû al-'Âliya dit que le droit chemin est le Messager d'Allah et ses deux compagnons. » Il répondit : « Il a dit vrai et a bien conseillé. » L'origine du mot « sirât » dans la langue arabe est « la voie » (al-tarîq). 'Âmir ibn al-Tufayl a dit : « Nous avons rempli leur terre de cavaliers, jusqu'à ce que nous les ayons laissés plus humbles que la voie (al-sirât). » Et Jarîr a dit : « Commandeur des croyants, tu es sur une voie (sirât) droite, alors que les points d'eau sont tortueux. » Et un autre a dit : « Il s'est détourné du chemin (nahj al-sirât) évident. » Al-Naqqâsh a rapporté : « Sirât signifie le chemin en langue byzantine (rum) » ; Ibn 'Atiyya a dit : « Cela est très faible. » On a également lu « sirât » (avec un sīn) venant de « istirât » qui signifie « avaler » ; comme si la voie avalait celui qui la parcourt. On a aussi lu avec un son entre le zāy et le sād. On a lu avec un zāy pur, et le sīn est l'original. Salama rapporte d'al-Farrâ' : « Zarât avec un zāy pur est une prononciation de la tribu de 'Udhra, de Kalb et de Banû al-Qayn. » Il dit : « Ces tribus disent pour "asdaq" (plus véridique) : "azdaq". » On dit aussi « al-azd » et « al-asad », « lasaqa bihi » et « lasiqa bihi » (s'attacher à lui). « Al-sirât » est à l'accusatif en tant que second complément d'objet, car le verbe de la guidance (hidâya) se transpose au second complément d'objet avec une préposition ; Allah a dit : « Conduisez-les vers le chemin de la Géhenne » (fa-hdûhum ilâ sirât al-jahîm), et sans préposition comme dans ce verset. « Al-mustaqîm » (droit) est un qualificatif de « al-sirât », et c'est celui qui n'a ni courbure ni déviation. De là la parole d'Allah : « Et que ceci est Ma voie dans toute sa rectitude, suivez-la donc » (wa anna hâdhâ sirâtî mustaqîman fa-ttabi'ûhu). Son origine est « mustaqwim » ; la voyelle a été transférée au qāf, et le wāw s'est transformé en yā' en raison de la kasra qui le précède.
📜 Texte arabe source
قوله تعالى : اهدنا الصراط المستقيم اهدنا : دعاء ورغبة من المربوب إلى الرب ، والمعنى : دلنا على الصراط المستقيم وأرشدنا إليه ، وأرنا طريق هدايتك الموصلة إلى أنسك وقربك . قال بعض العلماء : فجعل الله جل وعز عظم الدعاء وجملته موضوعا في هذه السورة ، نصفها فيه مجمع الثناء ، ونصفها فيه مجمع الحاجات ، وجعل هذا الدعاء الذي في هذه السورة أفضل من الذي يدعو به [ الداعي ] لأن هذا الكلام قد تكلم به رب العالمين ، فأنت تدعو بدعاء هو كلامه الذي تكلم به ; وفي الحديث : ليس شيء أكرم على الله من الدعاء . وقيل المعنى : أرشدنا باستعمال السنن [ ص: 144 ] في أداء فرائضك ; وقيل : الأصل فيه الإمالة ; ومنه قوله تعالى : إنا هدنا إليك أي ملنا ; وخرج عليه السلام في مرضه يتهادى بين اثنين ; أي يتمايل . ومنه الهدية ; لأنها تمال من ملك إلى ملك . ومنه الهدي للحيوان الذي يساق إلى الحرم ; فالمعنى مل بقلوبنا إلى الحق . وقال الفضيل بن عياض : الصراط المستقيم طريق الحج ، وهذا خاص والعموم أولى . قال محمد بن الحنفية في قوله عز وجل اهدنا الصراط المستقيم : هو دين الله الذي لا يقبل من العباد غيره . وقال عاصم الأحول عن أبي العالية : الصراط المستقيم رسول الله صلى الله عليه وسلم وصاحباه من بعده . قال عاصم فقلت للحسن : إن أبا العالية يقول : الصراط المستقيم رسول الله صلى الله عليه وسلم وصاحباه ، قال : صدق ونصح .أصل الصراط في كلام العرب الطريق ; قال عامر بن الطفيل :شحنا أرضهم بالخيل حتى تركناهم أذل من الصراطوقال جرير :أمير المؤمنين على صراط إذا اعوج الموارد مستقيموقال آخر :فصد عن نهج الصراط الواضحوحكى النقاش : الصراط الطريق بلغة الروم ; فقال ابن عطية : وهذا ضعيف جدا . وقرئ : السراط ( بالسين ) من الاستراط بمعنى الابتلاع ; كأن الطريق يسترط من يسلكه . وقرئ بين الزاي والصاد . وقرئ بزاي خالصة والسين الأصل . وحكى سلمة عن الفراء قال : الزراط بإخلاص الزاي لغة لعذرة وكلب وبني القين ، قال : وهؤلاء يقولون [ في أصدق ] : أزدق . وقد قالوا الأزد والأسد ولسق به ولصق به . و الصراط نصب على المفعول الثاني ; لأن الفعل من الهداية يتعدى إلى المفعول الثاني بحرف جر ; قال الله تعالى : فاهدوهم إلى صراط الجحيم . . وبغير حرف كما في هذه الآية . المستقيم صفة ل الصراط وهو الذي لا اعوجاج فيه ولا انحراف ; ومنه قوله تعالى : وأن هذا صراطي مستقيما فاتبعوه وأصله مستقوم ، نقلت الحركة إلى القاف وانقلبت الواو ياء لانكسار ما قبلها .
Verset 7
Tafsir de la Sourate 1, verset 7 : « Le chemin de ceux que Tu as comblés de Tes bienfaits » « Le chemin » (sirât) est une apposition du premier [chemin mentionné], une apposition de la chose par la chose ; comme lorsque tu dis : « Zayd, ton père, est venu à moi ». Son sens est : « Maintiens-nous dans la guidance », car l'homme peut être guidé vers le chemin puis en être coupé. Et on a dit : c'est un autre chemin, et son sens est la connaissance d'Allah, Glorieux et Majestueux, et la compréhension de Lui ; c'est ce qu'a dit Ja'far ibn Muhammad. Dans la langue du Coran, [le relatif] « alladhîna » (ceux qui) s'emploie au nominatif, à l'accusatif et au génitif. Les Hudhayl disent « alladhûna » au nominatif. Parmi les Arabes, certains disent « alladhu », et d'autres disent « alladhî » — cela viendra plus loin. Quant à « alayhim » (sur eux), il y a dix lectures ; on a récité selon la plupart d'entre elles : - « Alayhim » avec damma sur le hâ' et sukûn sur le mîm. - « Alayhim » avec kasra sur le hâ' et sukûn sur le mîm. - « Alayhîmî » avec kasra sur le hâ' et le mîm, et adjonction d'un yâ' après la kasra. - « Alayhimû » avec kasra sur le hâ', damma sur le mîm et ajout d'un wâw après la damma. - « Alayhimû » avec damma sur le hâ' et le mîm tous deux, et introduction d'un wâw après le mîm. - « Alayhum » avec damma sur le hâ' et le mîm, sans ajout de wâw. Ces six formes sont rapportées des imams des lecteurs. Et quatre formes sont transmises des Arabes mais non rapportées des lecteurs : - « Alayhumî » avec damma sur le hâ', kasra sur le mîm et introduction d'un yâ' après le mîm ; rapportée par al-Hasan al-Basrî des Arabes. - « Alayhum » avec damma sur le hâ' et kasra sur le mîm, sans ajout de yâ'. - « Alayhim » avec kasra sur le hâ' et damma sur le mîm, sans adjonction de wâw. - « Alayhim » avec kasra sur le hâ' et le mîm, sans yâ' après le mîm. Et toutes sont correctes ; c'est ce qu'a dit Ibn al-Anbârî. 'Umar ibn al-Khattâb et Ibn al-Zubayr, qu'Allah les agrée, ont lu : « Sirât man an'amta alayhim » (le chemin de celui que Tu as comblé de Tes bienfaits). Les gens ont divergé au sujet de ceux qui sont comblés de bienfaits. La majorité des exégètes a dit : Il vise le chemin des prophètes, des véridiques, des martyrs et des vertueux. Ils ont tiré cela de la parole d'Allah : « Et quiconque obéit à Allah et au Messager, ceux-là seront avec ceux qu'Allah a comblés de Ses bienfaits : les prophètes, les véridiques, les martyrs et les vertueux. Et quels bons compagnons que ceux-là ! » (4:69). Ce verset implique que ceux-là sont sur un droit chemin, et c'est ce qui est demandé dans le verset d'al-Hamd. Tout ce qui a été dit revient à cela, il n'y a donc pas lieu d'énumérer les opinions — et Allah est l'Assistant. Ce verset constitue une réfutation des Qadarites, des Mu'tazilites et des Imamites, car ils croient que la volonté de l'homme suffit à l'émission de ses actes, qu'ils soient obéissance ou désobéissance ; car l'homme, selon eux, est le créateur de ses actes, il n'a donc pas besoin de son Seigneur pour qu'ils émanent de lui. Or Allah les a démentis dans ce verset puisqu'ils Lui demandent la guidance vers le droit chemin. Si la chose dépendait d'eux et que le choix était entre leurs mains sans leur Seigneur, ils ne Lui auraient pas demandé la guidance, et n'auraient pas répété la demande dans chaque prière. De même, leur supplication à Lui pour repousser ce qu'ils détestent — et c'est ce qui contredit la guidance — lorsqu'ils disent : « Le chemin de ceux que Tu as comblés de Tes bienfaits, non de ceux qui ont encouru Ta colère, ni des égarés ». De même qu'ils Lui demandent de les guider, ils Lui demandent de ne pas les égarer. Ainsi ils invoquent : « Seigneur, ne fais pas dévier nos cœurs après que Tu nous as guidés » (3:8). « Non de ceux qui ont encouru Ta colère, ni des égarés » On a divergé sur l'identité de ceux qui ont encouru la colère et des égarés. La majorité dit que ceux qui ont encouru la colère sont les Juifs, et les égarés sont les Chrétiens. Cela est venu expliqué du Prophète, paix et salut sur lui, dans le hadith d'Adî ibn Hâtim et l'histoire de sa conversion à l'Islam, rapporté par Abû Dâwûd al-Tayâlisî dans son Musnad et par al-Tirmidhî dans son Jâmi'. Cette interprétation est également confirmée par la parole d'Allah au sujet des Juifs : « Et ils se sont attirés une colère d'Allah » (2:61), et : « Et la colère d'Allah est sur eux » (48:6). Et au sujet des Chrétiens : « Ils s'étaient égarés auparavant, et ils ont égaré beaucoup de gens, et ils se sont écartés du droit chemin » (5:77). On a dit : ceux qui ont encouru la colère sont les associateurs, et les égarés sont les hypocrites. On a dit : celui qui a encouru la colère est celui qui a abandonné l'obligation de cette sourate dans la prière ; et les égarés sont ceux qui se sont écartés de la bénédiction de sa lecture. Rapporté par al-Sulamî dans ses Haqâ'iq et par al-Mâwardî dans son Tafsîr ; mais cela ne vaut rien. Al-Mâwardî a dit : « Cette opinion est rejetée, car ce dont les traditions divergent, où les récits se contredisent et où le désaccord s'est répandu, il n'est pas permis d'y appliquer ce jugement. » On a dit : ceux qui ont encouru la colère sont ceux qui suivent les innovations, et les égarés sont ceux qui s'écartent des sunans de la guidance. Je dis (al-Qurtubî) : Ceci est bon ; mais l'interprétation du Prophète, paix et salut sur lui, est plus prioritaire, plus élevée et plus belle. « Alayhim » (sur eux) est au cas nominatif, car le sens est : « Ma colère est sur eux ». La colère (al-ghadab) en langue arabe signifie la dureté. Un homme « ghadûb » signifie d'un caractère dur. « Al-ghadûb » est aussi le serpent venimeux, en raison de sa nocivité. « Al-ghadaba » est le bouclier fait de peau de chameau pliée en couches ; nommé ainsi pour sa solidité. Le sens de la colère dans l'attribut d'Allah est la volonté de punir — c'est un attribut de l'essence, et la volonté d'Allah fait partie des attributs de Son essence — ou bien c'est la punition elle-même ; d'après cela, le hadith : « L'aumône éteint la colère du Seigneur » — c'est un attribut d'action. « Ni des égarés » — l'égarement (al-dalâl) dans la langue des Arabes est le fait de s'écarter de la voie de la droiture et du chemin de la vérité. De là : « le lait s'est égaré dans l'eau », c'est-à-dire qu'il a disparu. Et de là : « Est-ce que lorsque nous serons égarés dans la terre » (32:10), c'est-à-dire disparus par la mort et devenus poussière. Le poète a dit : « Ne demandes-tu pas, et les demeures t'informeront, sur la tribu égarée, où sont-ils allés ? » « Al-daldala » est une pierre lisse que l'eau fait rouler dans la vallée. De même « al-ghadaba » est un rocher dans la montagne qui diffère de sa couleur. Le poète a dit : « Ou une ghadaba dans une colline, combien elle est inexpugnable ! » 'Umar ibn al-Khattâb et Ubayy ibn Ka'b ont lu : « Ghayri al-maghdûbi alayhim wa ghayri al-dâllîn » (non de ceux qui ont encouru Ta colère et non des égarés). Il est rapporté d'eux la lecture avec nasb (accusatif) et khafd (génitif) sur les deux mots. Le génitif est soit une apposition de « alladhîna », soit de la particule hâ' et mîm dans « alayhim » ; soit un qualificatif de « alladhîna » — or « alladhîna » est défini et on ne qualifie pas les définis par des indéfinis, ni les indéfinis par des définis — sauf que « alladhîna » n'est pas visé dans son intention particulière, il est général ; la parole est alors comme si tu disais : « Je passe certes par quelqu'un comme toi et je l'honore » ; ou bien parce que « ghayr » (autre que) est devenu défini du fait qu'il se tient entre deux choses sans intermédiaire entre elles, comme tu dis : « le vivant autre que le mort », « l'immobile autre que le mouvant », « le debout autre que l'assis » — deux opinions : la première d'al-Fârisî, la seconde d'al-Zamakhsharî. Quant au nasb (accusatif) sur le râ', il a deux aspects : - Comme état (hâl) de « alladhîna », ou de la particule hâ' et mîm dans « alayhim », comme si tu disais : « Tu les as comblés de Tes bienfaits, sans qu'ils soient l'objet de Ta colère ». - Ou comme exception, comme si tu disais : « sauf ceux qui ont encouru Ta colère ». Il est également permis de le mettre à l'accusatif par « a'nî » (je veux dire) ; rapporté d'al-Khalîl. Quant à « lâ » dans Sa parole « wa lâ al-dâllîn » (ni des égarés), on a divergé à son sujet. On a dit qu'elle est redondante ; c'est ce qu'a dit al-Tabarî. De même la parole d'Allah : « Qu'est-ce qui t'a empêché de te prosterner » (7:12) [où lâ est redondante]. On a dit : elle est d'insistance, introduite pour qu'on ne comprenne pas que « al-dâllîn » est coordonné à « alladhîna » ; rapporté par Makkî et al-Mahdawî. Les Kûfiens ont dit : « lâ » a le sens de « ghayr » (autre que), et c'est la lecture de 'Umar et d'Ubayy — cela a déjà été mentionné. À l'origine, « al-dâllîn » est « al-dâllilîn » : on a supprimé la voyelle de la première lâm, puis on a assimilé la lâm dans la lâm, et deux consonnes quiescentes se sont rencontrées : la voyelle longue de l'alif et la lâm assimilée. Ayyûb al-Sakhtiyânî a lu : « wa lâ al-dâ'lîn » avec un hamza non allongé ; comme s'il fuyait la rencontre de deux consonnes quiescentes — et c'est une langue. Abû Zayd a rapporté : j'ai entendu 'Amr ibn 'Ubayd lire : « En ce jour-là, on ne demandera pas à un homme son péché, ni à un djinn » (55:39) avec hamza sur « djinn », et j'ai cru qu'il avait fait une faute jusqu'à ce que j'entende des Arabes dire : « da'ba » et « sha'ba » (avec hamza au lieu de l'alif). Abû al-Fath a dit : selon cette langue, le poème de Kathîr : « Quand les lances, par le sang, se teignirent (ihma'rrat) » Fin du Tafsir de la Sourate al-Hamd ; louange à Allah et grâce à Lui.
📜 Texte arabe source
صراط الذين أنعمت عليهمصراط بدل من الأول بدل الشيء من الشيء ; كقولك : جاءني زيد أبوك . ومعناه : أدم هدايتنا ، فإن الإنسان قد يهدى إلى الطريق ثم يقطع به . وقيل : هو صراط آخر ، ومعناه العلم بالله جل وعز والفهم عنه ; قاله جعفر بن محمد . ولغة القرآن الذين في الرفع والنصب والجر ، وهذيل تقول : ( اللذون ) في الرفع ، ومن العرب من يقول : ( اللذو ) ، ومنهم من يقول ( الذي ) وسيأتي .وفي ( عليهم ) عشر لغات ; قرئ بعامتها : " عليهم " بضم الهاء وإسكان الميم . " وعليهم " بكسر الهاء وإسكان الميم . و " عليهمي " بكسر الهاء والميم وإلحاق ياء بعد الكسرة . و " عليهمو " بكسر الهاء وضم الميم وزيادة واو بعد الضمة . و " عليهمو " بضم الهاء والميم كلتيهما وإدخال واو بعد الميم و " عليهم " بضم الهاء والميم من غير زيادة واو . وهذه الأوجه الستة مأثورة عن الأئمة من القراء . وأوجه أربعة منقولة عن العرب غير محكية عن القراء : " عليهمي " بضم الهاء وكسر الميم وإدخال ياء بعد الميم ; حكاها الحسن البصري عن العرب . و " عليهم " بضم الهاء وكسر الميم من غير زيادة ياء . و " عليهم " بكسر الهاء وضم الميم من غير إلحاق واو . و " عليهم " بكسر الهاء والميم ولا ياء بعد الميم . وكلها صواب ; قاله ابن الأنباري .قرأ عمر بن الخطاب وابن الزبير رضي الله عنهما " صراط من أنعمت عليهم " . واختلف الناس في المنعم عليهم ; فقال الجمهور من المفسرين : إنه أراد صراط النبيين والصديقين والشهداء والصالحين . وانتزعوا ذلك من قوله تعالى : ومن يطع الله والرسول فأولئك مع الذين أنعم الله عليهم من النبيين والصديقين والشهداء والصالحين وحسن أولئك رفيقا . فالآية تقتضي أن هؤلاء على صراط مستقيم ، وهو المطلوب في آية الحمد ; وجميع ما قيل إلى هذا يرجع ، فلا معنى لتعديد الأقوال والله المستعان .وفي هذه الآية رد على القدرية والمعتزلة والإمامية ، لأنهم يعتقدون أن إرادة الإنسان كافية في صدور أفعاله منه ، طاعة كانت أو معصية ; لأن الإنسان عندهم خالق لأفعاله ، فهو غير محتاج في صدورها عنه إلى ربه ; وقد أكذبهم الله تعالى في هذه الآية إذ سألوه الهداية إلى الصراط المستقيم ; فلو كان الأمر إليهم والاختيار بيدهم دون ربهم لما سألوه الهداية ، ولا كرروا السؤال في كل صلاة ; وكذلك تضرعهم إليه في دفع المكروه ، وهو ما [ ص: 146 ] يناقض الهداية حيث قالوا : صراط الذين أنعمت عليهم غير المغضوب عليهم ولا الضالين . فكما سألوه أن يهديهم سألوه ألا يضلهم ، وكذلك يدعون فيقولون : ربنا لا تزغ قلوبنا بعد إذ هديتنا الآية .غير المغضوب عليهم ولا الضاليناختلف في المغضوب عليهم و الضالين من هم ؟ فالجمهور أن المغضوب عليهم اليهود ، والضالين النصارى ; وجاء ذلك مفسرا عن النبي صلى الله عليه وسلم في حديث عدي بن حاتم وقصة إسلامه ، أخرجه أبو داود الطيالسي في مسنده ، والترمذي في جامعه . وشهد لهذا التفسير أيضا قوله سبحانه في اليهود : وباءوا بغضب من الله . وقال : وغضب الله عليهم وقال في النصارى : قد ضلوا من قبل وأضلوا كثيرا وضلوا عن سواء السبيل . وقيل : المغضوب عليهم المشركون . و الضالين المنافقون .وقيل : المغضوب عليهم هو من أسقط فرض هذه السورة في الصلاة ; و الضالين عن بركة قراءتها . حكاه السلمي في حقائقه والماوردي في تفسيره ; وليس بشيء . قال الماوردي : وهذا وجه مردود ، لأن ما تعارضت فيه الأخبار وتقابلت فيه الآثار وانتشر فيه الخلاف ، لم يجز أن يطلق عليه هذا الحكم . وقيل : المغضوب عليهم باتباع البدع ; و الضالين عن سنن الهدى .قلت : وهذا حسن ; وتفسير النبي صلى الله عليه وسلم أولى وأعلى وأحسن . و ( عليهم ) في موضع رفع ، لأن المعنى غضب عليهم . والغضب في اللغة الشدة . ورجل غضوب أي شديد الخلق . والغضوب : الحية الخبيثة لشدتها . والغضبة : الدرقة من جلد البعير يطوى بعضها على بعض ; سميت بذلك لشدتها . ومعنى الغضب في صفة الله تعالى إرادة العقوبة ، فهو صفة ذات ، وإرادة الله تعالى من صفات ذاته ; أو نفس العقوبة ، ومنه الحديث : إن الصدقة لتطفئ غضب الرب فهو صفة فعل .ولا الضالين الضلال في كلام العرب هو الذهاب عن سنن القصد وطريق الحق ; ومنه : ضل اللبن في الماء أي غاب . ومنه : أئذا ضللنا في الأرض أي غبنا بالموت وصرنا ترابا ; قال : [ ص: 147 ]ألم تسأل فتخبرك الديار عن الحي المضلل أين سارواوالضلضلة : حجر أملس يردده الماء في الوادي . وكذلك الغضبة : صخرة في الجبل مخالفة لونه ، قال : أو غضبة في هضبة ما أمنعاقرأ عمر بن الخطاب وأبي بن كعب " غير المغضوب عليهم وغير الضالين " وروي عنهما في الراء النصب والخفض في الحرفين ; فالخفض على البدل من ( الذين ) أو من الهاء والميم في ( عليهم ) ; أو صفة للذين والذين معرفة ولا توصف المعارف بالنكرات ولا النكرات بالمعارف ، إلا أن الذين ليس بمقصود قصدهم فهو عام ; فالكلام بمنزلة قولك : إني لأمر بمثلك فأكرمه ; أو لأن ( غير ) تعرفت لكونها بين شيئين لا وسط بينهما ، كما تقول : الحي غير الميت ، والساكن غير المتحرك ، والقائم غير القاعد ، قولان : الأول للفارسي ، والثاني للزمخشري . والنصب في الراء على وجهين : على الحال من الذين ، أو من الهاء والميم في عليهم ، كأنك قلت : أنعمت عليهم لا مغضوبا عليهم . أو على الاستثناء ، كأنك قلت : إلا المغضوب عليهم . ويجوز النصب بأعني ; وحكي عن الخليل .( لا ) في قوله ولا الضالين اختلف فيها ، فقيل هي زائدة ; قاله الطبري . ومنه قوله تعالى : ما منعك ألا تسجد . وقيل : هي تأكيد دخلت لئلا يتوهم أن الضالين معطوف على الذين ، حكاه مكي والمهدوي . وقال الكوفيون : " لا " بمعنى غير ، وهي قراءة عمر وأبي ; وقد تقدم .الأصل في الضالين : الضاللين حذفت حركة اللام الأولى ثم أدغمت اللام في اللام فاجتمع ساكنان مدة الألف واللام المدغمة . وقرأ أيوب السختياني : ولا الضألين بهمزة غير ممدودة ; كأنه فر من التقاء الساكنين وهي لغة . حكى أبو زيد قال : سمعت عمرو بن عبيد يقرأ : " فيومئذ لا يسأل عن ذنبه إنس ولا جأن " فظننته قد لحن حتى سمعت من العرب : دأبة وشأبة . قال أبو الفتح : وعلى هذه اللغة قول كثير :إذا ما العوالي بالعبيط احمأرتنجز تفسير سورة الحمد ; ولله الحمد والمنة .
Verset 1
Tafsir de la Sourate 1, verset 1 : ( Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux ) — « Bismi Allah » : le « ba » est un outil qui régit le cas indirect de ce qui le suit, comme « min » et « 'an ». Ce à quoi se rattache le « ba » est sous-entendu, indiqué par le contexte du discours, dont l'estimation est : « Je commence par le nom d'Allah » ou « Dis : au nom d'Allah ». La lettre « alif » du mot « ism » (nom) a été supprimée par souci de légèreté, en raison de son usage fréquent, et le « ba » a été allongé. Al-Qutaybi a dit : afin que l'ouverture du discours du Livre d'Allah commence par une lettre vénérée. 'Umar ibn 'Abd al-'Aziz, qu'Allah lui fasse miséricorde, disait à ses scribes : « Allongez le "ba", montrez clairement le "sin", espacez-les et arrondissez le "mim" », par vénération pour le Livre d'Allah le Très-Haut. On a dit : lorsqu'ils ont supprimé le « alif », ils ont restitué la longueur du « alif » au « ba » pour qu'il indique la chute du « alif ». Ne vois-tu pas que lorsque le « alif » est écrit dans « Iqra' bismi Rabbika » (Lis, au nom de ton Seigneur — Sourate 96, verset 1), le « ba » est revenu à sa forme normale, et le « alif » n'est supprimé que lorsque le nom est ajouté à autre qu'Allah, et non avec autre que le « ba ». Le nom est la chose nommée, son essence et sa réalité. Allah le Très-Haut a dit : « Nous t'annonçons la bonne nouvelle d'un garçon dont le nom sera Yahya » (Sourate 19, verset 7) — Il a informé que son nom est Yahya, puis Il a appelé le nom en disant : « Ô Yahya ». Et Il a dit : « Vous n'adorez, en dehors de Lui, que des noms que vous avez inventés » (Sourate 12, verset 40) — visant les personnes adorées, car ils adoraient les choses nommées. Et Il a dit : « Glorifie le nom de ton Seigneur » (Sourate 87, verset 1) et « Béni soit le nom de ton Seigneur ». Puis on dit aussi « ism » pour la prononciation du nom (tasmia), et son usage pour la prononciation est plus fréquent que pour la chose nommée. Si l'on dit : quel est le sens de la prononciation du nom par Allah pour Lui-même ? On répond : c'est un enseignement pour les serviteurs de la manière d'ouvrir leur lecture. Ils ont divergé sur son étymologie. Al-Mubarrad, parmi les Basriens, a dit : il est dérivé de « as-sumu » qui est l'élévation, comme si le nom s'élevait sur sa signification et s'y manifestait, et sa signification devient ce qui est en dessous. Tha'lab, parmi les Kufiens, a dit : il est dérivé de « al-wasm » et « as-sima » qui est la marque, comme s'il était une marque de sa signification. La première opinion est plus correcte car il se met au diminutif « sumayy » ; s'il était de « as-sima », il se mettrait au diminutif « wasaym », comme on dit pour « wa'd » (promesse) « wu'ayd », et dans sa conjugaison on dit « sammaytu » ; s'il était de « wasm », on dirait « wasamtu ». Sa parole : « Allah » — Al-Khalil et un groupe ont dit : c'est un nom propre spécifique à Allah, Gloire à Lui, sans dérivation, comme les noms propres des serviteurs tels que Zayd et 'Amr. Un autre groupe a dit : il est dérivé, puis ils ont divergé sur sa dérivation. On a dit : de « alaha » ilaha, c'est-à-dire adorer d'un culte — et Ibn 'Abbas, qu'Allah les agrée lui et son père, a lu : « Et te laisser avec tes dieux » (Sourate 7, verset 127), c'est-à-dire ton adoration — son sens étant qu'Il mérite l'adoration à l'exclusion de tout autre. On a dit : son origine est « ilah » (divinité). Allah le Très-Haut a dit : « Il n'y avait avec Lui aucune divinité ; sinon, chaque divinité s'en irait avec ce qu'elle a créé » (Sourate 23, verset 91). Al-Mubarrad a dit : il vient de la parole des Arabes « alahtu ila fulan », c'est-à-dire je me suis apaisé vers lui. Le poète a dit : « Je me suis apaisé vers elle alors que les malheurs étaient nombreux » Comme si les créatures s'apaisent vers Lui et trouvent la quiétude en Son évocation. On dit aussi « alahtu ilayhi », c'est-à-dire j'ai eu recours à lui avec frayeur. Le poète a dit : « Je me suis réfugié vers elle alors que les montures étaient arrêtées » On a dit : l'origine d'« ilah » est « wilah », la « waw » a été remplacée par la hamza, comme « wishah » et « ishah » (ceinture). Son étymologie vient de « al-walah » (l'égarement, la perte de raison) car les serviteurs « yalahuna » vers Lui, c'est-à-dire qu'ils se tournent vers Lui avec frayeur dans les difficultés et se réfugient vers Lui dans leurs besoins, comme tout enfant se tourne avec frayeur vers sa mère. On a dit : il vient de « al-walah » qui est la perte de la raison due à la perte de celui qui t'est cher. Sa parole : ( Le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux ) — Ibn 'Abbas, qu'Allah les agrée lui et son père, a dit : ce sont deux noms subtils, l'un plus subtil que l'autre. Ils ont divergé à leur sujet : certains ont dit qu'ils ont le même sens, comme « nadman » et « nadim » (compagnon), et leur sens est « Celui qui possède la miséricorde », et la mention de l'un après l'autre est pour susciter l'espoir dans les cœurs des désireux. Al-Mubarrad a dit : c'est une grâce après une grâce et une faveur après une faveur. Certains ont fait une distinction entre eux, disant : « Ar-Rahman » a un sens général et « Ar-Rahim » a un sens spécifique. « Ar-Rahman » a le sens de « Celui qui pourvoit » dans ce monde, et il est général pour toutes les créatures. « Ar-Rahim » a le sens de « Celui qui guérit » et « Celui qui pardonne » dans l'au-delà, spécifiquement pour les croyants. C'est pourquoi on dit dans l'invocation : « Ô Miséricordieux de ce monde et Miséricordieux de l'au-delà ». « Ar-Rahman » est Celui dont la miséricorde atteint les créatures de manière générale, et « Ar-Rahim » est Celui dont la miséricorde les atteint de manière spécifique. C'est pourquoi on peut appeler autre qu'Allah « rahim » (miséricordieux), mais on ne peut pas appeler autre qu'Allah « rahman ». Ainsi, « Ar-Rahman » a un sens général mais une forme spécifique, et « Ar-Rahim » a une forme générale mais un sens spécifique. La miséricorde est la volonté d'Allah le Très-Haut de faire du bien à ceux qui en sont dignes. On a dit : c'est l'abandon de la punition de celui qui la mérite et l'octroi du bien à celui qui ne le mérite pas. Selon la première opinion, c'est un attribut de l'essence, et selon la seconde, un attribut d'action. Ils ont divergé au sujet du verset de la basmala. Les lecteurs de Médine et de Bassora, ainsi que les juristes de Koufa, ont estimé qu'elle ne fait pas partie de la Fatiha ni d'aucune autre sourate, et qu'on l'emploie en ouverture pour la bénédiction et la recherche de la baraka. Les lecteurs de La Mecque et de Koufa, ainsi que la plupart des juristes du Hedjaz, ont estimé qu'elle fait partie de la Fatiha mais pas des autres sourates, et qu'elle a été écrite pour la séparation. Un groupe a estimé qu'elle fait partie de la Fatiha et de chaque sourate, à l'exception de la sourate At-Tawba — c'est l'avis d'ath-Thawri, d'Ibn al-Mubarak et d'ach-Chafi'i, car elle est écrite dans le Coran avec l'écriture du reste du Coran. Ils sont tous d'accord sur le fait que la Fatiha comporte sept versets. Le premier verset, selon ceux qui la comptent comme faisant partie de la Fatiha, est ( Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux ), et le début du dernier verset est ( Le chemin de ceux ). Selon ceux qui ne la comptent pas comme faisant partie de la Fatiha, son début est « Louange à Allah, Seigneur des mondes » et le début du dernier verset est « Ceux qui n'ont pas encouru Ta colère ». Ceux qui la considèrent comme faisant partie de la Fatiha et des sourates ont argumenté par le fait qu'elle est écrite dans le Coran avec l'écriture du Coran, et par ce que nous a rapporté 'Abd al-Wahhab ibn Muhammad al-Kisa'i : Abou Muhammad 'Abd al-'Aziz ibn Ahmad al-Khallal nous a dit : Abou al-'Abbas Muhammad ibn Ya'qub al-Asamm nous a dit : Ar-Rabi' ibn Sulayman nous a dit : Ach-Chafi'i nous a dit : 'Abd al-Majid, d'après Ibn Jurayj, a dit : mon père m'a rapporté, d'après Sa'id ibn Jubayr, qu'il a dit : « Et Nous t'avons certes donné les sept répétées et le Coran sublime » (Sourate 15, verset 87) — c'est la Mère du Coran. Mon père a dit : Sa'id ibn Jubayr me l'a récitée jusqu'à la fin, puis il a dit : « Bismi Allah ar-Rahman ar-Rahim » est le septième verset. Sa'id a dit : je l'ai récitée à Ibn 'Abbas comme je te l'ai récitée, puis il a dit : « Bismi Allah ar-Rahman ar-Rahim » est le septième verset. Ibn 'Abbas a dit : « Allah l'a réservée pour vous, Il ne l'a sortie pour personne avant vous. »
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( بسم الله الرحمن الرحيم ) بسم الله الباء أداة تخفض ما بعدها مثل من وعن والمتعلق به الباء محذوف لدلالة الكلام عليه تقديره أبدأ بسم الله أو قل بسم الله . وأسقطت الألف من الاسم طلبا للخفة وكثرة استعمالها وطولت الباء قال القتيبي ليكون افتتاح كلام كتاب الله بحرف معظم كان عمر بن عبد العزيز رحمه الله يقول لكتابه طولوا الباء وأظهروا السين وفرجوا بينهما ودوروا الميم . تعظيما لكتاب الله تعالى وقيل لما أسقطوا الألف ردوا طول الألف على الباء ليكون دالا على سقوط الألف ألا ترى أنه لما كتبت الألف في " اقرأ باسم ربك " ( 1 - العلق ) ردت الباء إلى صيغتها ولا تحذف الألف إذا أضيف الاسم إلى غير الله ولا مع غير الباء .

والاسم هو المسمى وعينه وذاته قال الله تعالى : " إنا نبشرك بغلام اسمه يحيى " ( 7 - مريم ) أخبر أن اسمه يحيى ثم نادى الاسم فقال : يا يحيى " وقال : ما تعبدون من دونه إلا أسماء سميتموها " ( 40 - يوسف ) وأراد الأشخاص المعبودة لأنهم كانوا يعبدون المسميات وقال : سبح اسم ربك " ( 1 - الأعلى ) ، وتبارك اسم ربك " ثم يقال للتسمية أيضا اسم فاستعماله في التسمية أكثر من المسمى فإن قيل ما معنى التسمية من الله لنفسه؟ قيل هو تعليم للعباد كيف يفتتحون القراءة .

واختلفوا في اشتقاقه قال المبرد من البصريين هو مشتق من السمو وهو العلو فكأنه علا على معناه وظهر عليه وصار معناه تحته وقال ثعلب من الكوفيين : هو من الوسم والسمة وهي العلامة وكأنه علامة لمعناه والأول أصح لأنه يصغر على السمي ولو كان من السمة لكان يصغر على الوسيم كما يقال في الوعد وعيد ويقال في تصريفه سميت ولو كان من الوسم لقيل وسمت . قوله تعالى " الله " قال الخليل وجماعة هو اسم علم خاص لله عز وجل لا اشتقاق له كأسماء الأعلام للعباد مثل زيد وعمرو . وقال جماعة هو مشتق ثم اختلفوا في اشتقاقه فقيل من أله إلاهة أي عبد عبادة وقرأ ابن عباس رضي الله عنهما " ويذرك وآلهتك " ( 127 - الأعراف ) أي عبادتك - معناه أنه مستحق للعبادة دون غيره وقيل أصله إله قال الله عز وجل " وما كان معه من إله إذا لذهب كل إله بما خلق " ( 91 - المؤمنون ) قال المبرد : هو من قول العرب ألهت إلى فلان أي سكنت إليه قال الشاعر

ألهت إليها والحوادث جمة

فكأن الخلق يسكنون إليه ويطمئنون بذكره ويقال ألهت إليه أي فزعت إليه قال الشاعر

ألهت إليها والركائب وقف

وقيل أصل الإله " ولاه " فأبدلت الواو بالهمزة مثل وشاح وإشاح اشتقاقه من الوله لأن العباد يولهون إليه أي يفزعون إليه في الشدائد ويلجئون إليه في الحوائج كما يوله كل طفل إلى أمه وقيل هو من الوله وهو ذهاب العقل لفقد من يعز عليك .

قوله ( الرحمن الرحيم ) قال ابن عباس رضي الله عنهما هما اسمان رقيقان أحدهما أرق من الآخر . واختلفوا فيهما منهم من قال هما بمعنى واحد مثل ندمان ونديم ومعناهما ذو الرحمة وذكر أحدهما بعد الآخر تطميعا لقلوب الراغبين . وقال المبرد : هو إنعام بعد إنعام وتفضل بعد تفضل ومنهم من فرق بينهما فقال الرحمن بمعنى العموم والرحيم بمعنى الخصوص . فالرحمن بمعنى الرزاق في الدنيا وهو على العموم لكافة الخلق . والرحيم بمعنى المعافي في الآخرة والعفو في الآخرة للمؤمنين على الخصوص ولذلك قيل في الدعاء يا رحمن الدنيا ورحيم الآخرة فالرحمن من تصل رحمته إلى الخلق على العموم والرحيم من تصل رحمته إليهم على الخصوص ولذلك يدعى غير الله رحيما ولا يدعى غير الله رحمن . فالرحمن عام المعنى خاص اللفظ والرحيم عام اللفظ خاص المعنى والرحمة إرادة الله تعالى الخير لأهله . وقيل هي ترك عقوبة من يستحقها وإسداء الخير إلى من لا يستحق فهي على الأول صفة ذات وعلى الثاني صفة ( فعل ) .

واختلفوا في آية التسمية فذهب قراء المدينة والبصرة وفقهاء الكوفة إلى أنها ليست من فاتحة الكتاب ولا من غيرها من السور والافتتاح بها للتيمن والتبرك . وذهب قراء مكة والكوفة وأكثر فقهاء الحجاز إلى أنها من الفاتحة وليست من سائر السور وأنها كتبت للفصل وذهب جماعة إلى أنها من الفاتحة ومن كل سورة إلا سورة التوبة وهو قول الثوري وابن المبارك والشافعي لأنها كتبت في المصحف بخط سائر القرآن .

واتفقوا على أن الفاتحة سبع آيات فالآية الأولى عند من يعدها من الفاتحة ( بسم الله الرحمن الرحيم ) وابتداء الآية الأخيرة ( صراط الذين ) ومن لم يعدها من الفاتحة قال ابتداؤها " الحمد لله رب العالمين " وابتداء الآية الأخيرة " غير المغضوب عليهم " واحتج من جعلها من الفاتحة ومن السور بأنها كتبت في المصحف بخط القرآن وبما أخبرنا عبد الوهاب بن محمد الكسائي أنا أبو محمد عبد العزيز بن أحمد الخلال ثنا أبو العباس محمد بن يعقوب الأصم أنا الربيع بن سليمان أنا الشافعي أنا عبد المجيد عن ابن جريج قال أخبرني أبي عن سعيد بن جبير ( قال ) " ولقد آتيناك سبعا من المثاني والقرآن العظيم " ( 87 - الحجر ) هي أم القرآن قال أبي وقرأها علي سعيد بن جبير حتى ختمها ثم قال : بسم الله الرحمن الرحيم " الآية السابعة قال سعيد : قرأتها على ابن عباس كما قرأتها عليك ثم قال بسم الله الرحمن الرحيم الآية السابعة ، قال ابن عباس : فذخرها لكم فما أخرجها لأحد قبلكم .

Verset 2
Tafsir de la Sourate 1, verset 2 : Sa parole : « Louange à Allah » : c'est une phrase déclarative, comme s'il informait que Celui qui mérite la louange est Allah, Gloire à Lui. Elle contient un enseignement pour les créatures, dont la signification est : « Dites : Louange à Allah ». La louange (al-hamd) peut avoir le sens de remerciement pour un bienfait, et peut avoir le sens d'éloge pour les qualités louables que l'on possède. On dit : « J'ai loué untel pour le bienfait qu'il m'a accordé » et « Je l'ai loué pour son savoir et son courage ». Le remerciement (ach-chukr) ne se fait que pour un bienfait. La louange est donc plus générale que le remerciement, car on ne dit pas : « J'ai remercié untel pour son savoir ». Ainsi, tout louangeur est un remercieur, mais tout remercieur n'est pas un louangeur. Et l'on a dit : la louange se fait par la langue, en parole, et le remerciement se fait par les membres, en acte. Allah, Gloire à Lui, a dit : « Et dis : Louange à Allah qui ne S'est point attribué d'enfant » [Sourate Al-Isra, verset 111], et Il a dit : « Œuvrez, famille de Dawud, par gratitude » [Sourate Saba, verset 13]. Sa parole : « à Allah » : le lam (préposition) y est pour la méritance ; comme on dit : « La maison est à Zayd ». Sa parole : « Seigneur des mondes » : le terme « Rabb » (Seigneur) peut avoir le sens de propriétaire ; comme on dit du propriétaire d'une maison : « le Rabb de la maison », et l'on dit : « Rabb de la chose » lorsqu'on la possède. Il peut aussi avoir le sens d'éducation et de réforme ; on dit : « Untel a élevé (rabba) la ferme, il l'a élevée (yarubbuha) » lorsqu'il l'a perfectionnée et réformée. Il est donc « Rabb », comme « tabba » et « barra » (formes verbales). Ainsi, Allah, Gloire à Lui, est le Propriétaire des mondes et leur Éducateur. On ne dit pas de la créature qu'elle est « ar-Rabb » (le Seigneur, avec l'article défini), mais on dit « Rabb de telle chose » (avec annexion), car l'article alif-lam indique la généralité, et la créature ne possède pas le tout. Et « les mondes » (al-'alamin) est le pluriel de « 'alam » (monde), qui n'a pas de singulier dans sa forme. On a divergé au sujet des mondes. Ibn 'Abbas a dit : « Ce sont les djinns et les humains, car ce sont eux qui sont chargés de l'adresse (taklif) ». Allah, Gloire à Lui, a dit : « afin qu'il soit pour les mondes un avertisseur » [Sourate Al-Furqan, verset 1]. Qatada, Mujahid et Al-Hasan ont dit : « Ce sont toutes les créatures ». Allah, Gloire à Lui, a dit : « Pharaon dit : Et qu'est-ce que le Seigneur des mondes ? Il dit : Le Seigneur des cieux et de la terre et de ce qui est entre eux » [Sourate Ach-Chu'ara, versets 23-24]. Son étymologie vient de la science (al-'ilm) et de la marque (al-'alama) ; ils ont été nommés ainsi car la trace de la fabrication (divine) y est apparente. Abu 'Ubayd a dit : « Ce sont quatre nations : les anges, les humains, les djinns et les démons ». Il est dérivé de la science, et l'on ne dit pas des bêtes qu'elles sont un « 'alam » (monde) car elles ne raisonnent pas. On a divergé sur leur nombre. Sa'id ibn al-Musayyab a dit : « Allah a mille mondes : six cents dans la mer et quatre cents sur la terre ». Muqatil ibn Hayyan a dit : « Allah a quatre-vingt mille mondes : quarante mille dans la mer et quarante mille sur la terre ». Wahb a dit : « Allah a dix-huit mille mondes ; le monde d'ici-bas en est un. Et ce qui est habité par rapport à ce qui est en ruine n'est que comme une tente dans un désert ». Ka'b al-Ahbar a dit : « Nul ne peut compter le nombre des mondes excepté Allah ». Allah, Gloire à Lui, a dit : « Et nul ne connaît les armées de ton Seigneur, excepté Lui » [Sourate Al-Muddaththir, verset 31].
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قوله: {الحمد لله}: لفظه خبر كأنه يخبر أن المستحق للحمد هو الله عز وجل وفيه تعليم الخلق تقديره قولوا الحمد لله، والحمد يكون بمعنى الشكر على النعمة، ويكون بمعنى الثناء عليه بما فيه من الخصال الحميدة. يقال: حمدت فلاناً على ما أسدى إلي من النعمة وحمدته على علمه وشجاعته، والشكر لا يكون إلا على النعمة، فالحمد أعم من الشكر إذ لا يقال شكرت فلاناً على علمه فكل حامد شاكر وليس كل شاكر حامداً.

وقيل: الحمد باللسان قولاً والشكر بالأركان فعلاً، قال الله تعالى: {وقل الحمد لله الذي لم يتخذ ولداً} [11 - الإسراء]، وقال: {اعملوا آل داود شكراً} [123 - سبأ].

قوله: {لله} اللام فيه للاستحقاق؛ كما يقال الدار لزيد.

قوله: {رب العالمين}: فالرب يكون بمعنى المالك؛ كما يقال لمالك الدار: رب الدار، ويقال: رب الشيء إذا ملكه، ويكون بمعنى التربية والإصلاح، يقال: رب فلان الضيعة يربها إذا أتممها وأصلحها فهو رب مثل طب، وبر.

فالله تعالى مالك العالمين ومربيهم، ولا يقال للمخلوق هو الرب مُعَرَّفاً إنما يقال رب كذا مضافاً، لأن الألف واللام للتعميم وهو لا يملك الكل.

و(العالمين) جمع عالم، لا واحد له في لفظه، واختلفوا في العالمين؛ قال ابن عباس:" هم الجن والإنس لأنهم المكلفون بالخطاب"، قال الله تعالى: {ليكون للعالمين نذيراً} [1 - الفرقان].

وقال قتادة ومجاهد والحسن: "هم جميع المخلوقات"، قال الله تعالى: {قال فرعون وما رب العالمين * قال رب السماوات والأرض وما بينهما} [23 - 24 الشعراء].

واشتقاقه من العلم والعلامة سموا به لظهور أثر الصنعة فيهم، قال أبو عبيد: "هم أربعة أمم: الملائكة، والإنس، والجن، والشياطين".

مشتق من العلم، ولا يقال للبهائم عالم لأنها لا تعقل، واختلفوا في مبلغهم، قال سعيد بن المسيب: "لله ألف عالم ستمائة في البحر وأربعمائة في البر".

وقال مقاتل بن حيان: "لله ثمانون ألف عالم أربعون ألفاً في البحر وأربعون ألفاً في البر".

وقال وهب: "لله ثمانية عشر ألف عالم الدنيا عالم منها، وما العمران في الخراب إلا كفسطاط في صحراء".

وقال كعب الأحبار: "لا يحصي عدد العالمين أحد إلا الله"، قال الله تعالى: {وما يعلم جنود ربك إلا هو} [31 - المدثر].

Verset 3
Parole d'Allah : (Le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux). Ibn Abbas, qu'Allah les agrée lui et son père, a dit : « Ce sont deux noms qui expriment la douceur, l'un étant plus doux que l'autre. » Les savants ont divergé à leur sujet. Certains ont dit qu'ils ont le même sens, comme "nadman" et "nadim" (compagnon), et que leur signification est "Celui qui a la miséricorde", l'un étant mentionné après l'autre pour attiser le désir des cœurs avides. Al-Mubarrad a dit : « C'est une grâce après une grâce et une faveur après une faveur. » D'autres ont établi une distinction entre les deux, disant que "Ar-Rahman" a un sens général et "Ar-Rahim" un sens particulier. Ainsi, "Ar-Rahman" signifie le Pourvoyeur dans ce bas monde, et il est général pour toutes les créatures. "Ar-Rahim" signifie Celui qui pardonne dans l'au-delà, et le pardon dans l'au-delà est spécifique aux croyants. C'est pourquoi il a été dit dans l'invocation : « Ô Miséricordieux de ce bas monde et Miséricordieux de l'au-delà. » "Ar-Rahman" est Celui dont la miséricorde atteint les créatures de manière générale, et "Ar-Rahim" est Celui dont la miséricorde les atteint de manière particulière. C'est pourquoi on peut appeler autre qu'Allah "rahim" (miséricordieux), mais on ne peut pas appeler autre qu'Allah "rahman". Ainsi, "Ar-Rahman" a un sens général mais une forme spécifique, tandis que "Ar-Rahim" a une forme générale mais un sens spécifique. La miséricorde (ar-rahma) est la volonté d'Allah, exalté soit-Il, d'accorder le bien à ceux qui en sont dignes. On a aussi dit qu'elle est l'abandon du châtiment de celui qui le mérite et l'octroi du bien à celui qui ne le mérite pas. Selon la première interprétation, elle est un attribut de l'essence (dhat), et selon la seconde, un attribut d'action (fi'l).
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قوله ( الرحمن الرحيم ) قال ابن عباس رضي الله عنهما هما اسمان رقيقان أحدهما أرق من الآخر . واختلفوا فيهما منهم من قال هما بمعنى واحد مثل ندمان ونديم ومعناهما ذو الرحمة وذكر أحدهما بعد الآخر تطميعا لقلوب الراغبين . وقال المبرد : هو إنعام بعد إنعام وتفضل بعد تفضل ومنهم من فرق بينهما فقال الرحمن بمعنى العموم والرحيم بمعنى الخصوص . فالرحمن بمعنى الرزاق في الدنيا وهو على العموم لكافة الخلق . والرحيم بمعنى المعافي في الآخرة والعفو في الآخرة للمؤمنين على الخصوص ولذلك قيل في الدعاء يا رحمن الدنيا ورحيم الآخرة فالرحمن من تصل رحمته إلى الخلق على العموم والرحيم من تصل رحمته إليهم على الخصوص ولذلك يدعى غير الله رحيما ولا يدعى غير الله رحمن . فالرحمن عام المعنى خاص اللفظ والرحيم عام اللفظ خاص المعنى والرحمة إرادة الله تعالى الخير لأهله . وقيل هي ترك عقوبة من يستحقها وإسداء الخير إلى من لا يستحق فهي على الأول صفة ذات وعلى الثاني صفة ( فعل ) .

Verset 4
Sa parole : « Maître du Jour de la Rétribution » Asim, al-Kisa'i et Ya'qub ont lu « Mâlik » (Maître), et les autres ont lu « Malik » (Roi). Certains ont dit que les deux ont le même sens, comme « farahîn » et « fârihîn » (joyeux), et « hadhirîn » et « hâdhirîn » (présents). Leur sens est : le Seigneur. On dit « le Seigneur de la maison » et « son maître ». On a dit aussi : « al-Mâlik » (le Maître) et « al-Malik » (le Roi) est Celui qui a le pouvoir de créer les êtres du néant à l'existence, et nul autre que Dieu n'en est capable. Abu Ubayda a dit : « Mâlik est plus englobant et plus large, car on dit "le maître de l'esclave, des oiseaux et des bêtes", et on ne dit pas "le roi de ces choses". Car on n'est maître d'une chose que si on la possède, alors qu'on peut être roi d'une chose sans la posséder. » Certains ont dit : « Malik (Roi) est plus approprié, car tout roi est maître, mais tout maître n'est pas roi, et parce que cela est plus conforme au reste du Coran, comme Sa parole : "Exalté soit Dieu, le Roi, la Vérité" (Tâ-Hâ, 114), "Le Roi, le Saint" (al-Hashr, 23), "Roi des hommes" (al-Nâs). » Mujâhid a dit : « ad-Dîn : le compte (al-hisâb) ». Dieu a dit : « Telle est la religion droite » (al-Tawba, 36), c'est-à-dire le compte équitable. Ibn Abbas, Muqâtil et al-Suddî ont dit : « Maître du Jour de la Rétribution : le Juge du Jour du Jugement ». Qatâda a dit : « ad-Dîn : la rétribution (al-jazâ') ». Elle s'applique à la rétribution tant dans le bien que dans le mal. On dit : « Comme tu agis, tu seras rétribué ». Muhammad ibn Ka'b al-Qurazî a dit : « Maître du Jour où seul le dîn (la religion/la rétribution) sera utile ». Yamân ibn Ribâb a dit : « ad-Dîn : la domination (al-qahr). On dit "danatuhu fa dâna", c'est-à-dire je l'ai dominé et il s'est soumis ». On a dit : ad-Dîn : l'obéissance, c'est-à-dire le Jour de l'obéissance. Le Jour de la Rétribution est spécifiquement mentionné alors qu'Il est Maître de tous les jours, car les royautés ce jour-là seront abolies : il n'y aura ni souveraineté ni ordre sauf pour Lui. Dieu a dit : « La royauté, ce jour-là, appartiendra au Tout-Miséricordieux » (al-Furqân, 26), et Il a dit : « À qui appartient la royauté aujourd'hui ? À Dieu, l'Unique, le Dominateur suprême » (Ghâfir, 16), et Il a dit : « Et l'ordre, ce jour-là, appartiendra à Dieu » (al-Infitar, 19). Abu Amr a lu « ar-Rahîm Malik » en assimilant le mîm dans le mîm. De même, il assimile toute paire de lettres de même nature, de même point d'articulation ou de points d'articulation proches, que la lettre soit quiescente ou voyellée, sauf si la première lettre est géminée, nunée, défectueuse, ouverte, ou un tâ' d'adresse précédé d'une lettre quiescente autre que les deux semblables — dans ce cas il ne les assimile pas. L'assimilation de la lettre voyellée se fait dans la grande assimilation (al-idghâm al-kabîr). Hamza l'a suivi dans l'assimilation de la lettre voyellée dans Sa parole : « une partie d'entre eux avait médité » (al-Nisâ', 81), « Par ceux qui sont rangés en rangs, par ceux qui repoussent en repoussant, par ceux qui récitent le Rappel » (al-Sâffât, 1-3), « Par les disperseurs qui dispersent » (al-Dhâriyât, 1) — il a assimilé le tâ' dans la lettre qui le suit. Al-Kisa'i et Hamza l'ont suivi dans la petite assimilation (al-idghâm al-saghîr), qui est l'assimilation de la lettre quiescente dans la lettre voyellée, sauf le râ' devant le lâm, et le dâl devant le jîm. De même, Hamza — selon la transmission de Khallâd et Khalaf — n'assimile pas le dâl devant le sîn, le sâd et le zây. Et il n'y a pas d'assimilation pour les autres lecteurs, sauf dans un nombre limité de lettres.
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قوله: {مالك يوم الدين}

قرأ عاصم و الكسائي و يعقوب: "مالك "، وقرأ الآخرون: " ملك "؛ قال قوم: معناهما واحد مثل فرهين وفارهين، وحذرين وحاذرين، ومعناهما: الرب يقال رب الدار ومالكها.

وقيل المالك والملك: هو القادر على اختراع الأعيان من العدم إلى الوجود ولا يقدرعليه أحد غير الله.

قال أبو عبيدة: "مالك أجمع وأوسع لأنه يقال مالك العبد والطير والدواب ولا يقال ملك هذه الأشياء. لأنه لا يكون مالكاً لشيء إلا وهو يملكه، وقد يكون ملك الشيء ولا يملكه".

وقال قوم: ملك أولى لأن كل ملك مالك وليس كل مالك ملكاً ولأنه أوفق لسائر القرآن؛ مثل: قوله تعالى: {فتعالى الله الملك الحق} [114 - طه]، {الملك القدوس} [23 - الحشر]، {ملك الناس}[الناس].

قال مجاهد: "الدين: الحساب"، قال الله تعالى: {ذلك الدين القيم} [36 - التوبة] أي الحساب المستقيم

وقال ابن عباس ومقاتل والسدي: "ملك يوم الدين: قاضي يوم الحساب"

وقال قتادة : "الدين: الجزاء".

ويقع على الجزاء في الخير والشر جميعاً، يقال: كما تدين تدان.

قال محمد بن كعب القرظي: "ملك يوم لا ينفع فيه إلا الدين"

وقال يمان بن رباب: "الدين القهر، يقال دنته فدان أي قهرته فذل".

وقيل: الدين الطاعة أي يوم الطاعة.

وإنما خص يوم الدين بالذكر مع كونه مالكاً للأيام كلها لأن الأملاك يومئذ زائلة فلا ملك ولا أمر إلا له، قال الله تعالى: {الملك يومئذ الحق للرحمن} [26 - الفرقان]، وقال: {لمن الملك اليوم لله الواحد القهار} [16 - غافر]، وقال: {والأمر يومئذ لله} [19 - الانفطار]

وقرأ أبو عمرو: (( الرحيم ملك )) بإدغام الميم في الميم وكذلك يدغم كل حرفين من جنس واحد أو مخرج واحد أو قريبي المخرج سواء كان الحرف ساكناً أو متحركاً إلا أن يكون الحرف الأول مشدداً أو مُنَوَّناً أو منقوصاً أو مفتوحاً أو تاء الخطاب قبله ساكن من غير المثلين فإنه لا يدغمهما، وإدغام المتحرك يكون في الإدغام الكبير وافقه حمزة في إدغام المتحرك في قوله: {بَيَّتَ طائفة} [81-النساء]، {والصافات صفا * فالزاجرات زجرا * فالتاليات ذكرا} [1-3: الصافات]، {والذاريات ذرواً} [1- الذاريات] أدغم التاء فيما بعدها من الحروف، وافقه الكسائي وحمزة في إدغام الصغير، وهو إدغام الساكن في المتحرك إلا في الراء عند اللام والدال عند الجيم وكذلك لا يدغم حمزة - وبرواية خلاد وخلف - الدال عند السين والصاد والزاي، ولا إدغام لسائر القراء إلا في أحرف معدودة.

Verset 5
Tafsir de la Sourate 1, verset 5 : Sa parole : {C'est Toi que nous adorons} Le mot « Iyyâ » est un pronom qui est spécifié par son ajout à un pronom personnel, et il est utilisé avant le verbe. On dit : « C'est toi que je vise », « C'est toi que je demande ». Il n'est utilisé après le verbe que de manière détachée. On dit : « Je ne visais que toi ». Sa parole : {nous adorons} : c'est-à-dire nous T'unifions et nous T'obéissons en toute humilité. L'adoration est l'obéissance accompagnée de soumission et d'humilité. L'esclave ('abd) est appelé ainsi en raison de sa soumission et de son obéissance. On dit : « un chemin battu (mu'attad) », c'est-à-dire rendu aisé et foulé. {Et c'est de Toi que nous implorons l'aide} : nous Te demandons l'assistance pour Ton adoration et pour toutes nos affaires. Si l'on dit : pourquoi a-t-Il mentionné l'adoration avant la demande d'aide, alors que la demande d'aide précède l'adoration ? C'est pour cela que celui qui place la capacité (istitâ'a) avant l'acte est contredit. Or nous, grâce à Allah, nous considérons que la réussite (tawfîq) et l'assistance accompagnent l'acte, il n'y a donc pas de différence entre la préséance et le fait de venir après. Et l'on dit : la demande d'aide est un type d'adoration, c'est comme s'Il avait mentionné l'adoration dans son ensemble d'abord, puis ce qui relève de ses détails.
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قوله: {إياك نعبد}

(( إياً )) كلمة ضمير خصت بالإضافة إلى المضمر ويستعمل مقدماً على الفعل؛ فيقال: إياك أعني، وإياك أسأل، ولا يستعمل مؤخراً إلا منفصلاً. فيقال: ما عنيت إلا إياك.

قوله: {نعبد}: أي نوحدك ونطيعك خاضعين، والعبادة الطاعة مع التذلل والخضوع وسمي العبد عبداً لذلته وانقياده، يقال: طريق معبد أي مذلل.

{وإياك نستعين}: نطلب منك المعونة على عبادتك وعلى جميع أمورنا، فإن قيل: لِمَ قَدَّم ذِكْر العبادة على الاستعانة والاستعانة تكون قبل العبادة؟ فلهذا يلزم من يجعل الاستطاعة قبل الفعل. ونحن بحمد الله نجعل التوفيق (والاستعانة) مع الفعل، فلا فرق بين التقديم والتأخير.

ويقال: الاستعانة نوع تعبد فكأنه ذكر جملة العبادة أولاً ثم ذكر ما هو من تفاصيلها.

Verset 6
Tafsir de la Sourate 1, verset 6 : Sa parole : {Guide-nous sur le droit chemin} (Guide-nous) : Indique-nous la voie. Ali et Ubayy ibn Ka'b ont dit : « Affermis-nous, comme on dit à celui qui est debout : reste debout jusqu'à ce que je revienne vers toi, c'est-à-dire : persévère dans ce sur quoi tu es. » Cette invocation des croyants, bien qu'ils soient déjà sur la guidée, signifie à la fois la demande de fermeté et la demande d'une guidée supplémentaire, car les faveurs et les guidées d'Allah ne s'épuisent pas, selon la doctrine des gens de la Sunna. (Le chemin) : « As-Sirât », et « Sirât » avec un sīn, rapporté par Uways d'après Ya'qūb, et c'est la forme originelle. Il est appelé « sirât » car il engloutit les voyageurs. On le lit aussi avec un zāy, et Hamza l'a lu avec une inclination du zāy vers le sīn. Toutes ces lectures sont des variantes correctes. Le choix préféré est le sād selon la majorité des lecteurs, en raison de sa conformité avec le mushaf (copie officielle du Coran). Et {le droit chemin} : Ibn 'Abbās et Jābir, qu'Allah les agrée, ont dit : « C'est l'Islam », et c'est également l'avis de Muqātil. Ibn Mas'ūd, qu'Allah l'agrée, a dit : « C'est le Coran. » Il est rapporté de 'Alī, qu'Allah l'agrée, comme hadith élevé au Prophète : « Le droit chemin est le Livre d'Allah. » Sa'īd ibn Jubayr, qu'Allah l'agrée, a dit : « C'est le chemin du Paradis. » Sahl ibn 'Abd Allāh a dit : « C'est la voie de la Sunna et de la communauté (Jamā'a). » Bakr ibn 'Abd Allāh al-Muzanī a dit : « C'est la voie du Messager d'Allah, qu'Allah prie sur lui et le salue. » Abū al-'Āliya et al-Hasan ont dit : « C'est le Messager d'Allah, sa famille et ses deux compagnons. » Son sens originel dans la langue est : le chemin clair et évident.
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قوله:{اهدنا الصراط المستقيم}

(اهدنا): أرشدنا، وقال علي وأُبَي بن كعب:"ثبتنا كما يقال للقائم قم حتى أعود إليك أي دُمْ على ما أنت عليه".

وهذا الدعاء من المؤمنين مع كونهم على الهداية بمعنى التثبيت وبمعنى طلب مزيد الهداية لأن الألطاف والهدايات من الله تعالى لا تتناهى على مذهب أهل السنة.

(الصراط) وسراط بالسين رواه أويس عن يعقوب وهو الأصل.

سمي سراطاً لأنه يسرط السابلة، ويقرأ بالزاي، وقرأ حمزة باشمام الزاي، وكلها لغات صحيحة، والاختيار: الصاد عند أكثر القراء لموافقة المصحف.

و{الصراط المستقيم}: قال ابن عباس وجابر رضي الله عنهما: "هو الإسلام"، وهو قول (مُقَاتل).

وقال ابن مسعود رضي الله عنه: "هو القرآن".

وروي عن علي رضي الله عنه مرفوعاً: (( الصراط المستقيم كتاب الله ))

وقال سعيد بن جبير رضي الله عنه: "طريق الجنة".

وقال سهل بن عبد الله: "طريق السُّنة والجماعة".

وقال بكر بن عبد الله المزني: "طريق رسول الله صلى الله عليه وسلم".

وقال أبو العالية والحسن: "رسول الله وآله وصاحباه".

وأصله في اللغة الطريق الواضح.

Verset 7
Tafsir de la Sourate 1, verset 7 : Sa parole : {Le chemin de ceux que Tu as comblés de bienfaits} : c'est-à-dire ceux sur qui Tu as répandu Tes faveurs par la guidance et la réussite. `Ikrimah a dit : « Ceux sur qui Tu as répandu Tes faveurs par la constance dans la foi et la droiture, et ce sont les Prophètes, paix sur eux. » Et il a été dit : « Ce sont tous ceux qu'Allah a affermis dans la foi parmi les Prophètes et les croyants, ceux qu'Allah a mentionnés dans Sa parole : {Ceux-là seront avec ceux qu'Allah a comblés de bienfaits parmi les Prophètes} [An-Nisa, 69] et la suite du verset. » Ibn `Abbas a dit : « Ce sont le peuple de Moïse et de Jésus, paix sur eux, avant qu'ils n'altèrent leur religion. » `Abdur-Rahman ibn Zayd a dit : « Ce sont le Prophète, paix et salut sur lui, et ceux qui étaient avec lui. » Abu Al-`Aliyah a dit : « Ce sont la famille du Messager, paix et salut sur lui, Abou Bakr, `Omar, qu'Allah les agrée, et les gens de sa maison. » Shahr ibn Hawshab a dit : « Ce sont les Compagnons du Messager d'Allah, paix et salut sur lui, et les gens de sa maison. » Hamzah a lu (alayhim), (ladayhim) et (ilayhim) en prononçant le ha' avec damma (u). Ya`qub prononce avec damma tout ha' précédé d'un ya' silencieux, qu'il s'agisse d'un duel ou d'un pluriel, sauf dans Sa parole : {entre leurs mains et leurs pieds} [Al-Mumtahanah, 12]. Les autres lecteurs les prononcent avec kasra (i). Celui qui prononce le ha' avec damma le ramène à sa forme originelle, car il est prononcé avec damma lorsqu'il est isolé. Quant à celui qui le prononce avec kasra, c'est à cause du ya' silencieux qui le précède, et la kasra est la sœur du ya'. Ibn Kathir et Abu Ja`far prononcent avec damma complète (ishba') toute mim de pluriel en cas de liaison (wasl), lorsqu'aucune consonne silencieuse ne la suit ; si une consonne silencieuse la suit, ils ne font pas d'ishba'. Nafi` a le choix. Warsh prononce avec damma lorsqu'une hamza de coupure (qat') suit. Si une hamza de liaison (wasl) la suit — et que le ha' est précédé d'une kasra ou d'un ya' silencieux — Hamzah et Al-Kisa'i prononcent le ha' et la mim avec damma, tandis qu'Abu `Amr les prononce avec kasra. De même, Ya`qub les prononce avec kasra si ce qui précède est en kasra. Les autres lecteurs prononcent la mim avec damma et le ha' avec kasra dans tous les cas, à cause du ya' ou de la kasra qui précède, et la mim avec damma selon la forme originelle. Sa parole, exalté soit-Il : {non pas ceux qui ont encouru Ta colère} : c'est-à-dire, non pas le chemin de ceux sur qui Tu t'es courroucé. La colère (ghadab) est la volonté de se venger des désobéissants. La colère d'Allah, exalté soit-Il, n'atteint pas les croyants désobéissants ; elle n'atteint que les mécréants. {ni les égarés} : c'est-à-dire, et non pas le chemin de ceux qui se sont égarés de la guidée. Le sens premier de la perdition (dalal) est la perte et la disparition. On dit : « L'eau s'est perdue (dalla) dans le lait » lorsqu'elle s'y est perdue et a disparu. Ici, « ghayr » (non pas) a le sens de « la » (ne...pas), et « la » a le sens de « ghayr » ; c'est pourquoi la coordination (atf) est permise, comme on dit : « Un tel n'est ni bienfaisant ni bienveillant. » Lorsque « ghayr » a le sens de « siwa » (autre que), la coordination par « la » n'est pas permise, et l'on ne dit pas : « J'ai chez moi autre que `Abdullah et Zayd. » `Omar ibn Al-Khattab, qu'Allah l'agrée, a lu : (Le chemin de ceux que Tu as comblés de bienfaits, non pas ceux qui ont encouru Ta colère, et non pas les égarés). Il a été dit : ceux qui ont encouru la colère sont les Juifs, et les égarés sont les Chrétiens ; car Allah, exalté soit-Il, a prononcé contre les Juifs la colère en disant : {celui qu'Allah a maudit et contre qui Il s'est courroucé} [Al-Ma'idah, 60], et Il a prononcé contre les Chrétiens l'égarement en disant : {ne suivez pas les passions d'un peuple qui s'est égaré auparavant} [Al-Ma'idah, 77]. Sahl ibn `Abdullah a dit : « Non pas ceux qui ont encouru Ta colère par l'innovation (bid'a), ni les égarés de la Sunna. » Il est de la Sunna pour le lecteur de dire après avoir terminé la lecture de la Fatiha : « Amin », avec une pause séparée de la Fatiha, et cela se prononce avec allègement. Il est permis, selon les grammairiens, de le prononcer allongé (mamoud) ou raccourci (maqsour). Sa signification est : « Ô Allah, écoute et exauce. » Ibn `Abbas et Qatadah ont dit : « Sa signification est : ainsi soit-il. » Mujahid a dit : « C'est un nom parmi les noms d'Allah, exalté soit-Il. » Il a été dit : c'est le sceau de l'invocation (du'a). Il a été dit : c'est le sceau d'Allah sur Ses serviteurs par lequel Il repousse les afflictions d'eux, comme le sceau du livre le protège de la corruption et de l'apparition de son contenu. L'imam Abu `Ali Al-Husayn ibn Muhammad Al-Qadi et Abu Hamid Ahmad ibn `Abdullah As-Salihi nous ont rapporté, disant : Abou Bakr Ahmad ibn Hasan Al-Hayri nous a rapporté, Abu `Ali Muhammad ibn Ahmad ibn Muhammad ibn Ma`qil Al-Maydani nous a rapporté, Muhammad ibn Yahya nous a rapporté, `Abdur-Razzaq nous a rapporté, Ma`mar nous a rapporté, d'après Az-Zuhri, d'après Ibn Al-Musayyab, d'après Abou Hurayrah, qu'Allah l'agrée, que le Prophète, paix et salut sur lui, a dit : « Lorsque l'imam dit : {non pas ceux qui ont encouru Ta colère, ni les égarés}, dites : "Amin", car les anges disent "Amin", et l'imam dit "Amin". Celui dont le "Amin" coïncide avec le "Amin" des anges, ses péchés passés lui seront pardonnés. » [Authentique]
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قوله: {صراط الذين أنعمت عليهم}: أي مننت عليهم بالهداية والتوفيق، قال عكرمة: "مننت عليهم بالثبات على الإيمان والاستقامة وهم الأنبياء عليهم السلام"، وقيل: هم كل من ثبته الله على الإيمان من النبيين والمؤمنين الذين ذكرهم الله تعالى في قوله: {فأولئك مع الذين أنعم الله عليهم من النبيين}[69- النساء]الآية، وقال ابن عباس: "هم قوم موسى وعيسى عليهما السلام قبل أن يغيروا دينهم".

وقال عبد الرحمن بن زيد: "هم النبي صلى الله عليه وسلم ومن معه".

وقال أبو العالية: "هم آل الرسول صلى الله عليه وسلم وأبو بكر وعمر رضي الله عنهما وأهل بيته".

وقال شهر بن حوشب: "هم أصحاب رسول الله صلى الله عليه وسلم وأهل بيته".

قرأ حمزة: (عليهم) و(لديهم) و(إليهم) بضم هاءاتها، ويضم يعقوب كل هاء قبلها ياء ساكنة تثنية وجمعاً إلا قوله: {بين أيديهن وأرجلهن} [12 - الممتحنة] وقرأ الآخرون بكسرهما، فمن ضم الهاء ردها إلى الأصل لأنها مضمومة عند الانفراد، ومن (كسرها) فلأجل الياء الساكنة والكسرة أخت الياء، وضم ابن كثير وأبو جعفر كل ميم جمعا مشبعاً في الوصل إذا لم يلقها ساكن فإن لقيها ساكن فلا يشبع، ونافع يخير،

ويضم ورش عند ألف القطع، فإذا تلقته ألف وصل - وقبل الهاء كسر أو ياء ساكنة - ضم الهاء والميم حمزة و الكسائي وكسرهما أبو عمرو وكذلك يعقوب إذا انكسر ما قبله والآخرون يقرؤون بضم الميم وكسر الهاء في الكل لأجل الياء أو لكسر ما قبلها وضم الميم على الأصل.

قوله تعالى: {غير المغضوب عليهم} يعني غير صراط الذين غضبت عليهم، والغضب: هو إرادة الانتقام من العُصاة، وغضب الله تعالى لا يلحق عُصاة المؤمنين إنما يلحق الكافرين.

{ولا الضالين}: أي وغير الضالين عن الهدى.

وأضل الضلال الهلاك والغيبوبة، يقال: ضل الماء في اللبن إذا هلك وغاب.

و"غير" ها هنا بمعنى لا، ولا بمعنى غير ولذلك جاز العطف كما يقال: فلان غير محسن ولا مجمل. فإذا كان غير بمعنى سوى فلا يجوز العطف عليها بلا، ولا يجوز في الكلام: عندي سوى عبد الله ولا زيد. وقرأ عمر بن الخطاب رضي الله عنه: (صراط من أنعمت عليهم غير المغضوب عليهم وغير الضالين).

وقيل: المغضوب عليهم: هم اليهود، والضالون: هم النصارى؛ لأن الله تعالى حكم على اليهود بالغضب فقال: {من لعنه الله وغضب عليه} [60 - المائدة]، وحَكَم على النصارى بالضلال فقال: {ولا تتبعوا أهواء قوم قد ضلوا من قبل} [77 - المائدة].

وقال سهل بن عبد الله: "غير المغضوب عليهم بالبدعة ولا الضالين عن السنة".

والسنة للقارئ أن يقول بعد فراغه من قراءة الفاتحة (( آمين )) بسكتة مفصولة عن الفاتحة وهومخفف ويجوز (عند النحويين) ممدوداً ومقصوراً ومعناه: اللهم اسمع واستجب.

وقال ابن عباس وقتادة: "معناه كذلك يكون". وقال مجاهد: "هو اسم من أسماء الله تعالى".

وقيل: هو طابع الدعاء.

وقيل: هو خاتم الله على عباده يدفع به الآفات عنهم كخاتم الكتاب يمنعه من الفساد وظهور ما فيه.

أخبرنا الإمام أبو علي الحسين بن محمد القاضي وأبو حامد أحمد بن عبد الله الصالحي قالا أنا أبو بكر أحمد بن حسن الحيري أنا أبو علي محمد بن أحمد بن محمد بن معقل الميداني ثنا محمد بن يحيى ثنا عبد الرزاق أنا معمر عن الزهري عن ابن المسيب عن أبي هريرة رضي الله عنه أن النبي صلى الله عليه وسلم قال: "إذا قال الإمام {غير المغضوب عليهم ولا الضالين} فقولوا: (آمين) فإن الملائكة تقول آمين وإن الإمام يقول آمين فمن وافق تأمينه تأمين الملائكة غفر له ما تقدم من ذنبه" [صحيح].

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Sans Jésus, vous êtes perdu. Mais Christ est mort pour vos péchés et il est ressuscité : recevez-le avant qu'il ne soit trop tard. « Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton cœur que Dieu l'a ressuscité des morts, tu seras sauvé. » — Romains 10:9

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