📜 Nazir — 7b

Talmud de Babylone · Traité Nazir · Chapitre 1 · Page 7b

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▶ 📖 Mishna And if the mishna taught only the case where one said: I am hereby a nazirite and one hour, one might have said that he …
And if the mishna taught only the case where one said: I am hereby a nazirite and one hour, one might have said that he is obligated in two periods of naziriteship because he did not go into specific detail [davka]. He merely stated that he accepts upon himself some part of a second term of naziriteship, and therefore he must observe a full second term of naziriteship. However, in the case of one who says he will be a nazirite for one and a half, where he does go into specific detail, one might say he should not have to count two full terms of naziriteship but rather forty-five days of naziriteship. The mishna therefore teaches us that in all these cases he is a nazirite for two full terms of naziriteship. One who says: I am hereby a nazirite for thirty days and one hour, becomes a nazirite for thirty-one days, as there is no naziriteship for hours but only for full days.
▶ 💬 Guemara Rav said: They taught that he is a nazirite for thirty-one days only when he said: Thirty-one days. But if he said: Thir…
Rav said: They taught that he is a nazirite for thirty-one days only when he said: Thirty-one days. But if he said: Thirty days and one day, he is a nazirite for two terms of naziriteship, since the thirty days are considered one term of naziriteship, and the additional day is the start of an additional term. The Gemara comments: In this regard, Rav holds in accordance with the opinion of Rabbi Akiva, who derives meaning from superfluous language. Rabbi Akiva believes that if one uses unnecessary words, it is inferred that he intended to add something. In this case, since the individual said: Thirty days and one day, without combining them into one amount, he intended to accept an additional term of naziriteship. As we learned in a mishna (Bava Batra 64a): According to Rabbi Akiva, if one sold his house to another without specification, he has sold neither the pit nor the cistern [dut] with it, although he wrote to him in the document of sale: With its depth and its height. This is because anything that is not part of the house, e.g., pits and cisterns, must be explicitly mentioned in the contract. And the seller must purchase a path through the property he sold along with the house in order to reach the pit or cistern that he kept for himself. This is the statement of Rabbi Akiva. And the Rabbis say: He does not need to purchase a path, as it is assumed that just as he maintained his rights to the pit or cistern, he also maintained the right to walk through the rest of the property in order to access the pit or cistern. And Rabbi Akiva concedes that when he says to him in the document of sale: Apart from these, i.e., the pit and cistern, that he does not need to purchase a path. Rabbi Akiva’s reasoning is this: Since the seller unnecessarily stressed that the pit and cistern are not included in the sale, he must have intended to thereby reserve for himself the right of access. This proves that, according to Rabbi Akiva, if one adds a superfluous clause he must have had a specific meaning in mind, and something must be derived from his statement. Rav follows a similar line of reasoning with regard to the case of a nazirite.
▶ 🇫🇷 Résumé en français Rav a dit : On a enseigné qu'il est naziréen pendant trente et un jours uniquement lorsqu'il a dit : Trente et un jours.…
Rav a dit : On a enseigné qu'il est naziréen pendant trente et un jours uniquement lorsqu'il a dit : Trente et un jours. Mais si il a dit : Trente jours et un jour, il est naziréen pour deux termes de naziréat, puisque les trente jours sont considérés comme un terme de naziréat, et le jour supplémentaire est le début d'un terme supplémentaire. La Guemara commente : À cet égard, Rav tient conformément à l'opinion de Rabbi Akiva, qui déduit le sens d'un langage superflu. Rabbi Akiva estime que si l'on utilise des mots inutiles, on en infère qu'il avait l'intention d'ajouter quelque chose. En l'occurrence, puisque l'individu a dit : Trente jours et un jour, sans les combiner en une seule somme, il avait l'intention d'accepter un terme supplémentaire de naziréat. Comme nous l'avons appris dans une mishna (Bava Batra 64a) : Selon Rabbi Akiva, si quelqu'un a vendu sa maison à un autre sans spécification, il n'a vendu ni la fosse ni la citerne [dut] avec elle, bien qu'il lui ait écrit dans l'acte de vente : Avec sa profondeur et sa hauteur. C'est parce que tout ce qui ne fait pas partie de la maison, par exemple les fosses et les citernes, doit être explicitement mentionné dans le contrat. Et le vendeur doit acheter un chemin à travers la propriété qu'il a vendue avec la maison afin d'atteindre la fosse ou la citerne qu'il a conservée pour lui-même. C'est la déclaration de Rabbi Akiva. Et les Rabbins disent : Il n'a pas besoin d'acheter un chemin, car on suppose que de même qu'il a maintenu ses droits sur la fosse ou la citerne, il a aussi maintenu le droit de traverser le reste de la propriété afin d'accéder à la fosse ou à la citerne. Et Rabbi Akiva concède que lorsqu'il lui dit dans l'acte de vente : En dehors de celles-ci, c'est-à-dire la fosse et la citerne, qu'il n'a pas besoin d'acheter un chemin. Le raisonnement de Rabbi Akiva est le suivant : puisque le vendeur a inutilement insisté sur le fait que la fosse et la citerne ne sont pas incluses dans la vente, il devait avoir l'intention de se réserver par là le droit d'accès. Cela prouve que, selon Rabbi Akiva, si l'on ajoute une clause superflue, on doit avoir eu une signification spécifique en tête, et quelque chose doit être dérivé de sa déclaration. Rav suit un raisonnement similaire en ce qui concerne le cas d'un naziréen.
La distinction entre « trente et un jours » et « trente jours et un jour » illustre le principe de Rabbi Akiva selon lequel un langage superflu dans un vœu doit avoir une signification, principe qui reflète le sérieux de la parole donnée à Dieu : « Quand tu fais un vœu à l’Éternel, ton Dieu, tu ne tarderas pas à l’accomplir » (Deutéronome 23:21). Jésus rappelle la même exigence : « Que votre parole soit oui, oui, non, non ; ce qu’on y ajoute vient du malin » (Matthieu 5:37). L’Évangile ne relâche pas la rigueur du vœu, mais l’intériorise dans une parole de vérité.

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