📜 Pessahim — 19a

Talmud de Babylone · Traité Pessahim · Chapitre 1 · Page 19a

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▶ 📖 Mishna
▶ 💬 Guemara any impure thing shall not be eaten” (Leviticus 7:19). Are we not dealing even with a case where meat touched an object …
any impure thing shall not be eaten” (Leviticus 7:19). Are we not dealing even with a case where meat touched an object that was ritually impure with second-degree ritual impurity? And nevertheless, the verse states explicitly that it is impure and assumes third-degree ritual impurity status. No other source is needed to teach that consecrated objects can assume third-degree ritual impurity status. Therefore, fourth-degree impurity status can be derived by means of the a fortiori inference, as we stated above. The Gemara returns to its previous point: And if it enters your mind that Rabbi Yosei holds in accordance with the opinion of Rabbi Akiva that non-sacred objects can assume third-degree impurity status, let him also teach the halakha of the fourth degree of impurity with regard to teruma, and the fifth degree with regard to consecrated items, on the basis of that same a fortiori inference. The fact that he does not extend the a fortiori inference to include these halakhot proves that Rabbi Yosei does not agree with Rabbi Akiva’s opinion on this issue. However, with regard to the fact that Rabbi Akiva does not hold in accordance with the opinion of Rabbi Yosei, from where do we derive this? Perhaps he accepts Rabbi Yosei’s a fortiori inference and holds that teruma assumes fourth-degree impurity status and consecrated items assume fifth-degree impurity status. Rav Kahana said to Rav Ashi that there is indirect proof that this is the case. As it is not possible to avoid finding at least one tanna who teaches fourth-degree impurity with regard to teruma and fifth-degree impurity with regard to consecrated items, and says that this is the opinion of Rabbi Akiva, who derived it from the a fortiori inference of Rabbi Yosei. In response to this claim, the Gemara asks: And will we stand and rely on that proof? Can proof for Rabbi Akiva’s opinion be cited from the fact that no such tanna was found? Perhaps there is some source for that halakha. Rav Ashi, and some say it was Rav Kahana, left the study hall to examine this matter. He analyzed the issue and found proof positive that Rabbi Akiva does not hold that there is fifth-degree impurity with regard to consecrated items. He proved this from that which we learned in a mishna: A vessel joins that which is in it into a single unit. For example, if there are fruits in a vessel between which there is no contact and one of them became ritually impure, all of the fruits are impure, as they are joined by the vessel. This principle applies with regard to consecrated property, but not with regard to teruma. And the fourth degree of impurity disqualifies consecrated items but does not transmit impurity, while third-degree impurity disqualifies teruma. And Rabbi Ḥiyya bar Abba said that Rabbi Yoḥanan said: It is from the testimony of Rabbi Akiva that this mishna is taught, as it was taught in a baraita: Rabbi Akiva added in his testimony with regard to the fine flour, the incense, the frankincense, and the coals on the altar, which are not foods and do not ordinarily become impure, that if a person who immersed during that day, who disqualifies consecrated items, touches some of them, he disqualifies all of them, as the vessel joins them into one unit. This baraita, which is the opinion of Rabbi Akiva, states that with regard to fourth-degree impurity, yes, consecrated objects assume that status; however, with regard to fifth-degree impurity, no, consecrated objects do not assume that status. With regard to third-degree impurity, yes, teruma assumes that status; however, with regard to fourth-degree impurity, no, teruma does not assume that status. The Gemara comments: Apparently, Rabbi Yoḥanan holds that joining in a single vessel, of frankincense, incense, or coals, is a halakha by rabbinic law, not by Torah law, as the ritual impurity of frankincense and coals is by rabbinic law. And Rabbi Yoḥanan disputes that statement of Rabbi Ḥanin, who said: Joining in a vessel is a halakha by Torah law, as it is stated: “One golden spoon of ten shekels, filled with incense” (Numbers 7:20). The verse rendered everything in the spoon, i.e., all the incense, as one entity. Apropos ritual purity and impurity in the Temple, the Gemara cites that we learned in a mishna there: The Sages testified about the case of a needle that was found in the meat of an animal that was led through water, that the knife and the hands that touched the needle are ritually pure but the meat is impure, as the needle might have been impure. If the needle was found in the secretions of the animal’s stomach, everything is pure, as secretions do not transfer impurity to the meat. Rabbi Akiva said: We were privileged to learn a novel halakha from here, which is that there is no impurity of hands in the Temple as in this case the hands did not become impure upon contact with the needle.
▶ 🇫🇷 Résumé en français toute chose impure ne sera point mangée (Lévitique 7:19). Ne sommes-nous pas en train de traiter même d’un cas où la via…
toute chose impure ne sera point mangée (Lévitique 7:19). Ne sommes-nous pas en train de traiter même d’un cas où la viande a touché un objet rituellement impur avec une impureté de deuxième degré ? Et néanmoins, le verset déclare explicitement qu’elle est impure et qu’elle assume le statut d’impureté de troisième degré. Aucune autre source n’est nécessaire pour enseigner que les objets consacrés peuvent assumer le statut d’impureté de troisième degré. Par conséquent, le statut d’impureté de quatrième degré peut être dérivé par le biais de l’inférence a fortiori, comme nous l’avons dit plus haut. La Guemara revient à son point précédent : Et s’il te vient à l’esprit que Rabbi Yosseï tient conformément à l’opinion de Rabbi Akiva selon laquelle les objets non sacrés peuvent assumer le statut d’impureté de troisième degré, qu’il enseigne aussi la halakha du quatrième degré d’impureté en ce qui concerne la terouma, et le cinquième degré en ce qui concerne les objets consacrés, sur la base de cette même inférence a fortiori. Le fait qu’il n’étende pas l’inférence a fortiori pour inclure ces halakhot prouve que Rabbi Yosseï n’est pas d’accord avec l’opinion de Rabbi Akiva sur cette question. Cependant, en ce qui concerne le fait que Rabbi Akiva ne tient pas conformément à l’opinion de Rabbi Yosseï, d’où le dérivons-nous ? Peut-être accepte-t-il l’inférence a fortiori de Rabbi Yosseï et tient-il que la terouma assume le statut d’impureté de quatrième degré et que les objets consacrés assument le statut d’impureté de cinquième degré. Rav Kahana dit à Rav Ashi qu’il existe une preuve indirecte que c’est le cas. Car il n’est pas possible d’éviter de trouver au moins un tanna qui enseigne le quatrième degré d’impureté en ce qui concerne la terouma et le cinquième degré en ce qui concerne les objets consacrés, et qui dit que c’est l’opinion de Rabbi Akiva, qui l’a dérivée de l’inférence a fortiori de Rabbi Yosseï. En réponse à cette affirmation, la Guemara demande : Et nous lèverons-nous et nous appuierons-nous sur cette preuve ? Peut-on citer une preuve pour l’opinion de Rabbi Akiva du fait qu’aucun tel tanna n’a été trouvé ? Peut-être y a-t-il une autre source pour cette halakha. Rav Ashi, et certains disent que c’était Rav Kahana, quitta la salle d’étude pour examiner cette question. Il analysa le sujet et trouva une preuve positive que Rabbi Akiva ne tient pas qu’il y a une impureté de cinquième degré en ce qui concerne les objets consacrés. Il le prouva à partir de ce que nous avons appris dans une mishna : Un récipient unit ce qui est en lui en une seule entité. Par exemple, s’il y a des fruits dans un récipient entre lesquels il n’y a pas de contact et que l’un d’eux est devenu rituellement impur, tous les fruits sont impurs, car ils sont unis par le récipient. Ce principe s’applique en ce qui concerne les biens consacrés, mais pas en ce qui concerne la terouma. Et le quatrième degré d’impureté disqualifie les objets consacrés mais ne transmet pas l’impureté, tandis que le troisième degré d’impureté disqualifie la terouma. Et Rabbi Ḥiyya bar Abba dit que Rabbi Yoḥanan dit : C’est du témoignage de Rabbi Akiva que cette mishna est enseignée, comme il a été enseigné dans une baraita : Rabbi Akiva ajouta dans son témoignage en ce qui concerne la fine farine, l’encens, l’oliban et les charbons de l’autel, qui ne sont pas des aliments et ne deviennent pas ordinairement impurs, que si une personne qui s’est immergée ce jour-là, qui disqualifie les objets consacrés, touche certains d’entre eux, elle disqualifie tous, car le récipient les unit en une seule entité. Cette baraita, qui est l’opinion de Rabbi Akiva, déclare qu’en ce qui concerne l’impureté de quatrième degré, oui, les objets consacrés assument ce statut ; cependant, en ce qui concerne l’impureté de cinquième degré, non, les objets consacrés n’assument pas ce statut. En ce qui concerne l’impureté de troisième degré, oui, la terouma assume ce statut ; cependant, en ce qui concerne l’impureté de quatrième degré, non, la terouma n’assume pas ce statut. La Guemara commente : Apparemment, Rabbi Yoḥanan tient que l’union dans un seul récipient, de l’oliban, de l’encens ou des charbons, est une halakha par loi rabbinique, et non par loi de la Torah, car l’impureté rituelle de l’oliban et des charbons est par loi rabbinique. Et Rabbi Yoḥanan conteste cette déclaration de Rabbi Ḥanin, qui a dit : L’union dans un récipient est une halakha par loi de la Torah, comme il est dit : « Une coupe d’or de dix sicles, pleine d’encens » (Nombres 7:20). Le verset a rendu tout ce qui est dans la coupe, c’est-à-dire tout l’encens, comme une seule entité. À propos de la pureté et de l’impureté rituelles dans le Temple, la Guemara cite que nous avons appris dans une mishna là-bas : Les Sages ont témoigné à propos du cas d’une aiguille qui a été trouvée dans la viande d’un animal qui a été conduit à travers l’eau, que le couteau et les mains qui ont touché l’aiguille sont rituellement purs mais que la viande est impure, car l’aiguille pourrait avoir été impure. Si l’aiguille a été trouvée dans les sécrétions de l’estomac de l’animal, tout est pur, car les sécrétions ne transfèrent pas l’impureté à la viande. Rabbi Akiva dit : Nous avons eu le privilège d’apprendre une halakha nouvelle d’ici, à savoir qu’il n’y a pas d’impureté des mains dans le Temple, car dans ce cas les mains ne sont pas devenues impures au contact de l’aiguille.
Le point de départ de la Guemara est Lévitique 7:19, qui interdit de manger une chair devenue impure par contact ; les Sages en déduisent des degrés croissants de transmission afin de préserver la sainteté des offrandes. Cette attention aux choses consacrées prolonge l’avertissement de Lévitique 22:3, selon lequel aucun prêtre en état d’impureté ne doit s’approcher des saintetés, et le principe de Nombres 19:22, où tout contact avec l’impur rend impur. La halakha ne fait donc qu’expliciter la logique de pureté déjà inscrite dans la Torah.

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