📜 Ketoubot — 9b

Talmud de Babylone · Traité Ketoubot · Chapitre 1 · Page 9b

Chapitre 1Ch. 2 →
▶ 📖 Mishna
▶ 💬 Guemara Anyone who goes to a war waged by the royal house of David writes a conditional bill of divorce to his wife. This was do…
Anyone who goes to a war waged by the royal house of David writes a conditional bill of divorce to his wife. This was done to prevent a situation in which the wife of the soldier would be unable to remarry because her husband did not return from battle and there were no witnesses with regard to his fate. The conditional bill of divorce accorded the wife the status of a divorcée and freed her to remarry, as it is written: “And to your brothers bring greetings and take their pledge [arubatam]” (I Samuel 17:18). What is the meaning of: And take arubatam? Rav Yosef taught: It is referring to matters that are shared [hame’oravin] between the husband and his wife, i.e., marriage. Since apparently it was customary for men at war to send their wives a conditional divorce, and since Uriah later died, Bathsheba assumed divorced status retroactively from the time that he set out to war. Therefore, she was not forbidden to David. § Apropos the credibility of the claim: I encountered an unobstructed orifice, Abaye said: We, too, learn in the mishna proof for the opinion of Rabbi Elazar: A virgin is married on Wednesday. Abaye infers: On Wednesday, yes, a virgin is married; on Thursday, no, she is not married. What is the reason for this ruling? It is due to the fact that if the marriage were to be held on Thursday, several days would elapse before the court would next convene, and in the interim his resolve will cool and his anger subside. The concern is that consequently he will fail to claim before the court that his bride was not a virgin. The Gemara asks: And for what matter is that a source of concern? If the concern is with regard to giving her payment for her marriage contract, i.e., if he fails to go to court, her legal status at the time of marriage will remain that of a virgin, and when the time comes she will receive payment for her marriage contract to which she is not entitled; then let him give it to her if he wishes. Why is that a concern? Rather, it is with regard to rendering her forbidden to him, and that would result in a case where he makes a claim. What, is it not referring to a case where he makes the claim: I encountered an unobstructed orifice, after engaging in intercourse with his bride, and his claim is accorded credibility to render her forbidden to him in accordance with the opinion of Rabbi Elazar? The Gemara rejects that proof: No, it can be explained that it is a case where he makes the claim that there was no blood, which would have resulted from rupture of the hymen had she been a virgin. That is a claim based on objective, verifiable evidence and not merely dependent on his subjective sensation. § Rav Yehuda said that Shmuel said that a groom who says: I encountered an unobstructed orifice, is deemed credible with regard to causing her to lose her marriage contract. Rav Yosef said: What is he teaching us? We already learned explicitly in a mishna (12a): A man who eats at the house of his father-in-law in Judea after betrothal, without witnesses to attest to the fact that he was not alone with her, cannot make a claim about his bride’s virginity after marriage, because in accordance with the custom in Judea, the assumption is that he secluded himself with her and it was he who engaged in intercourse with her. The Gemara infers: It is in Judea that he cannot claim that she is not a virgin, but in the Galilee, he can claim that this is the case. The Gemara asks: And for what matter is this claim directed? If it is to render her forbidden to him, then in Judea why is the claim not credible? If he is certain that he did not engage in intercourse with her, and finds that she is not a virgin, apparently she committed adultery and that claim should render her forbidden. Rather, is it not that he is seeking to cause her to lose her marriage contract in a case where he makes a claim? And what, is it not referring to a case where he makes the claim: I encountered an unobstructed orifice, and apparently he is accorded credibility? The Gemara rejects that proof: No, it can be explained that it is a case where he makes the claim that there was no blood.
▶ 🇫🇷 Résumé en français Quiconque part à une guerre menée par la maison royale de David écrit un acte de divorce conditionnel à sa femme. Cela f…
Quiconque part à une guerre menée par la maison royale de David écrit un acte de divorce conditionnel à sa femme. Cela fut fait pour éviter une situation où la femme du soldat ne pourrait pas se remarier parce que son mari n’était pas revenu du combat et qu’il n’y avait pas de témoins quant à son sort. L’acte de divorce conditionnel accordait à la femme le statut de divorcée et la libérait pour se remarier, comme il est écrit : « Et à vos frères portez le salut, et prenez leur gage [arubatam] » (I Samuel 17:18). Quel est le sens de : Et prenez arubatam ? Rav Yosef enseigna : Il s’agit de choses qui sont partagées [hame’oravin] entre le mari et sa femme, c’est-à-dire le mariage. Puisqu’apparemment il était coutumier pour les hommes en guerre d’envoyer à leurs femmes un divorce conditionnel, et puisque Urie mourut ensuite, Bath-Schéba acquit rétroactivement le statut de divorcée à partir du moment où il partit en guerre. Par conséquent, elle n’était pas interdite à David. § À propos de la crédibilité de la déclaration : j’ai rencontré un orifice non obstrué, Abaye dit : Nous aussi, nous apprenons dans la mishna une preuve pour l’opinion de Rabbi Elazar : Une vierge est mariée le mercredi. Abaye en déduit : Le mercredi, oui, une vierge est mariée ; le jeudi, non, elle n’est pas mariée. Quelle est la raison de cette règle ? C’est en raison du fait que si le mariage avait lieu le jeudi, plusieurs jours s’écouleraient avant que le tribunal ne se réunisse à nouveau, et dans l’intervalle sa résolution se refroidira et sa colère s’apaisera. La préoccupation est que, par conséquent, il ne parviendra pas à déclarer devant le tribunal que sa fiancée n’était pas vierge. La Guemara demande : Et pour quelle affaire cela est-il une source de préoccupation ? Si la préoccupation concerne le paiement de son contrat de mariage, c’est-à-dire que s’il ne va pas au tribunal, son statut juridique au moment du mariage restera celui d’une vierge, et quand le moment viendra, elle recevra le paiement de son contrat de mariage auquel elle n’a pas droit ; alors qu’il le lui donne s’il le souhaite. Pourquoi est-ce une préoccupation ? Plutôt, c’est en ce qui concerne la rendre interdite pour lui, et cela résulterait en un cas où il fait une déclaration. Quoi, n’est-ce pas un cas où il fait la déclaration : j’ai rencontré un orifice non obstrué, après avoir eu des rapports avec sa fiancée, et sa déclaration est jugée crédible pour la rendre interdite pour lui conformément à l’opinion de Rabbi Elazar ? La Guemara rejette cette preuve : Non, on peut l’expliquer comme un cas où il fait la déclaration qu’il n’y avait pas de sang, ce qui aurait résulté de la rupture de l’hymen si elle avait été vierge. C’est une déclaration fondée sur une preuve objective et vérifiable, et non simplement dépendante de sa sensation subjective. § Rav Yehuda dit que Shmuel dit qu’un marié qui dit : j’ai rencontré un orifice non obstrué, est jugé crédible en ce qui concerne la faire perdre son contrat de mariage. Rav Yosef dit : Que nous enseigne-t-il ? Nous avons déjà appris explicitement dans une mishna (12a) : Un homme qui mange chez la maison de son beau-père en Judée après les fiançailles, sans témoins pour attester du fait qu’il n’était pas seul avec elle, ne peut pas faire de déclaration sur la virginité de sa fiancée après le mariage, parce que conformément à la coutume en Judée, l’hypothèse est qu’il s’est isolé avec elle et que c’est lui qui a eu des rapports avec elle. La Guemara en déduit : C’est en Judée qu’il ne peut pas déclarer qu’elle n’est pas vierge, mais en Galilée, il peut déclarer que c’est le cas. La Guemara demande : Et pour quelle affaire cette déclaration est-elle dirigée ? Si c’est pour la rendre interdite pour lui, alors en Judée pourquoi la déclaration n’est-elle pas crédible ? S’il est certain qu’il n’a pas eu de rapports avec elle, et qu’il constate qu’elle n’est pas vierge, apparemment elle a commis un adultère, et cette déclaration devrait la rendre interdite. Plutôt, n’est-ce pas qu’il cherche à la faire perdre son contrat de mariage dans un cas où il fait une déclaration ? Et quoi, n’est-ce pas un cas où il fait la déclaration : j’ai rencontré un orifice non obstrué, et apparemment il est jugé crédible ? La Guemara rejette cette preuve : Non, on peut l’expliquer comme un cas où il fait la déclaration qu’il n’y avait pas de sang.
L’usage d’un acte de divorce conditionnel pour les soldats s’enracine dans le souci de protéger la femme, car « il n’est pas bon que l’homme soit seul » (Genèse 2:18) et la fidélité conjugale est un bien précieux. L’exemple d’Urie et de Bethsabée rappelle la gravité de l’adultère et de la convoitise : « Tu ne convoiteras point la femme de ton prochain » (Exode 20:17). Le Nouveau Testament enseigne que le mariage est honorable et que le lit conjugal doit être sans souillure (Hébreux 13:4).

📋 Références bibliques — Ketoubot 9b

Cliquez sur 📋 Listes pour détecter les versets.

Chapitre 1Ch. 2 →

← Traité Ketoubot  ·  ← Index du Talmud

✡️

✜️ Votre éternité se joue maintenant

Sans Jésus, vous êtes perdu. Mais Christ est mort pour vos péchés et il est ressuscité : recevez-le avant qu'il ne soit trop tard. « Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton cœur que Dieu l'a ressuscité des morts, tu seras sauvé. » — Romains 10:9

→ Découvrir Jésus-Christ ✝️ Prier maintenant

✝️ Votre éternité se joue maintenant. Sans Jésus, vous êtes perdu. Mais Christ est mort pour vos péchés et il est ressuscité : recevez-le avant qu'il ne soit trop tard. → Découvrir Jésus-Christ ✝️ Prier maintenant