📜 Kiddushin — 36b

Talmud de Babylone · Traité Kiddushin · Chapitre 1 · Page 36b

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▶ 📖 Mishna
▶ 💬 Guemara “And the sons of Aaron shall present,” this is collecting the blood. The Gemara discusses the mishna’s ruling that women…
“And the sons of Aaron shall present,” this is collecting the blood. The Gemara discusses the mishna’s ruling that women do not perform sprinkling: To which sprinkling is this referring? If this is the sprinkling of the ashes of the red heifer, “Elazar” is written with regard to that action (Numbers 19:4), i.e., this sprinkling is performed by the deputy High Priest. If even other priests cannot perform it, certainly women cannot. If this is referring to the sprinkling performed inside the Holy of Holies, the phrase: “The anointed priest” (Leviticus 4:16), is written with regard to that rite, and consequently there is no question that women are ineligible. Rather, it is referring to sprinkling the blood of a bird-offering. The Gemara explains that this is derived through an a fortiori inference from a sheep offering: If with regard to a sheep offering, concerning which the Torah did not establish a priest for its slaughter, since it may be slaughtered by anybody, the Torah nevertheless established a priest for its sprinkling, as the verse states: “And the sons of Aaron, the priests, shall sprinkle its blood” (Leviticus 1:11), is it not logical that with regard to a bird-offering, concerning which the Torah established a priest for its pinching, an act parallel to slaughtering a sheep, the Torah likewise established a priest for its sprinkling? This proves that the sprinkling of the blood of a bird-offering can be performed only by priests, not by women. § The mishna teaches that these mitzvot apply specifically to men but not to women, except for the meal-offering of a sota and a nazirite woman, which these women wave. Rabbi Elazar said to Rabbi Yoshiya of his generation, i.e., the amora who was his contemporary, not the tanna with the same name who lived earlier: Do not sit down until you explain this statement to me; from where is it derived that the meal-offering of a sota requires waving? The Gemara expresses surprise: What is the meaning of the question: From where do we derive it? It is written in the chapter dealing with a sota itself: “And he shall wave the meal-offering” (Numbers 5:25). Rather, the question is as follows: From where do we derive that the waving is performed by the owners? Perhaps only the priest waves it? Rabbi Yoshiya responded: This halakha is derived through the verbal analogy of the term “hand” stated with regard to a sota from the term “hand” stated with regard to a peace-offering. It is written here, with regard to the meal-offering of a sota: “And the priest shall take the meal-offering of jealousy from the woman’s hand and he shall wave the meal-offering” (Numbers 5:25), and it is written there: “His own hands shall bring the offerings of the Lord made by fire; the fat with the breast shall he bring, that the breast may be waved before the Lord” (Leviticus 7:30). Just as here, with regard to a sota, a priest performs the waving, so too there, with regard to a peace-offering, a priest performs the waving. And just as there, with regard to a peace-offering, the owner performs the waving, as indicated by the verse, so too here, with regard to a sota, the owner performs the waving. How so? How can both the priest and the owner perform the waving? The owner places his hands beneath the peace-offering, and the priest places his hand under the hand of the owner and waves it together with him. The Gemara asks: We found a source for the meal-offering of a sota; from where do we derive that a nazirite woman also waves her meal-offering? The Gemara answers: It is derived through a verbal analogy of the term “palm” stated with regard to naziriteship from the term “palm” stated with regard to a sota. The verse concerning naziriteship states: “And he shall place them upon the palms of the nazirite” (Numbers 6:19), and the verse concerning a sota states: “And he shall place it on her palms” (Numbers 5:18). Just as a sota waves her meal-offering, so too, a nazirite woman waves hers. Any mitzva that is dependent on the land [aretz] applies only in Eretz Yisrael, and any mitzva that is not dependent on the land applies both in Eretz Yisrael and outside of Eretz Yisrael.
▶ 🇫🇷 Résumé en français « Et les fils d’Aaron présenteront », c’est la collecte du sang. La Guemara discute de la décision de la mishna selon la…
« Et les fils d’Aaron présenteront », c’est la collecte du sang. La Guemara discute de la décision de la mishna selon laquelle les femmes n’effectuent pas l’aspersion : À quelle aspersion cela fait-il référence ? Si c’est l’aspersion des cendres de la vache rousse, « Elazar » est écrit à propos de cette action (Nombres 19:4), c’est-à-dire que cette aspersion est effectuée par le Grand Prêtre adjoint. Si même les autres prêtres ne peuvent pas l’effectuer, certainement les femmes ne le peuvent pas. Si cela fait référence à l’aspersion effectuée à l’intérieur du Saint des Saints, l’expression : « Le sacrificateur qui a reçu l’onction » (Lévitique 4:16), est écrite à propos de ce rite, et par conséquent il n’y a aucune question que les femmes sont inéligibles. Plutôt, cela fait référence à l’aspersion du sang d’un oiseau-offrande. La Guemara explique que cela est dérivé par une inférence a fortiori à partir d’un mouton-offrande : Si en ce qui concerne un mouton-offrande, pour lequel la Torah n’a pas établi un prêtre pour son abattage, puisqu’il peut être abattu par n’importe qui, la Torah a néanmoins établi un prêtre pour son aspersion, comme le dit le verset : « Et les fils d’Aaron, les sacrificateurs, en répandront le sang » (Lévitique 1:11), n’est-il pas logique qu’en ce qui concerne un oiseau-offrande, pour lequel la Torah a établi un prêtre pour son pincement, un acte parallèle à l’abattage d’un mouton, la Torah a de même établi un prêtre pour son aspersion ? Cela prouve que l’aspersion du sang d’une offrande d’oiseau ne peut être effectuée que par des prêtres, et non par des femmes. § La mishna enseigne que ces mitzvot s’appliquent spécifiquement aux hommes mais pas aux femmes, sauf pour l’offrande de repas d’une sota et d’une femme nazirite, que ces femmes agitent. Rabbi Elazar dit à Rabbi Yoshiya de sa génération, c’est-à-dire l’amora qui était son contemporain, et non le tanna portant le même nom qui vécut plus tôt : Ne t’assieds pas avant de m’avoir expliqué cette déclaration ; d’où est-il dérivé que l’offrande de repas d’une sota exige l’agitation ? La Guemara exprime sa surprise : Quel est le sens de la question : D’où savons-nous cela ? Il est écrit dans le chapitre traitant d’une sota lui-même : « Et il agitera l’offrande de repas » (Nombres 5:25). Plutôt, la question est la suivante : D’où savons-nous que l’agitation est effectuée par les propriétaires ? Peut-être que seul le prêtre l’agite ? Rabbi Yoshiya répondit : Cette halakha est dérivée par l’analogie verbale du terme « main » énoncé à propos d’une sota à partir du terme « main » énoncé à propos d’un sacrifice de paix. Il est écrit ici, à propos de l’offrande de repas d’une sota : « Et le sacrificateur prendra l’offrande de jalousie de la main de la femme et il agitera l’offrande de repas » (Nombres 5:25), et il est écrit là : « Ses propres mains apporteront les offrandes faites par le feu à l’Éternel ; la graisse avec la poitrine, il l’apportera, afin que la poitrine soit agitée devant l’Éternel » (Lévitique 7:30). De même qu’ici, à propos d’une sota, un prêtre effectue l’agitation, de même là, à propos d’un sacrifice de paix, un prêtre effectue l’agitation. Et de même que là, à propos d’un sacrifice de paix, le propriétaire effectue l’agitation, comme l’indique le verset, de même ici, à propos d’une sota, le propriétaire effectue l’agitation. Comment cela ? Comment le prêtre et le propriétaire peuvent-ils tous deux effectuer l’agitation ? Le propriétaire place ses mains sous le sacrifice de paix, et le prêtre place sa main sous la main du propriétaire et l’agite avec lui. La Guemara demande : Nous avons trouvé une source pour l’offrande de repas de une sota ; d’où dérivons-nous que une femme nazirite agite également son offrande de repas ? La Guemara répond : Elle est dérivée par une analogie verbale du terme « paume » énoncé à propos du naziréat à partir du terme « paume » énoncé à propos d’une sota. Le verset concernant le naziréat dit : « Et il les placera sur les paumes du naziréen » (Nombres 6:19), et le verset concernant une sota dit : « Et il le placera sur ses paumes » (Nombres 5:18). De même qu’une sota agite son offrande de repas, de même, une femme nazirite agite la sienne. Toute mitzva qui dépend de la terre [aretz] ne s’applique qu’en Eretz Yisrael, et toute mitzva qui ne dépend pas de la terre s’applique à la fois en Eretz Yisrael et hors d’Eretz Yisrael.
L’aspersion du sang des offrandes est réservée aux prêtres, comme le montrent Lévitique 1:11 et Nombres 19:4, et la Guemara applique une inférence a fortiori pour l’offrande d’oiseau. Cette rigueur rituelle prépare la compréhension de l’aspersion du sang du Christ, qui purifie notre conscience des œuvres mortes (Hébreux 9:14), et dont Pierre dit qu’elle est pour l’obéissance et l’aspersion du sang de Jésus-Christ (1 Pierre 1:2).

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✜️ Votre éternité se joue maintenant

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