📜 Sanhédrin — 8b

Talmud de Babylone · Traité Sanhédrin · Chapitre 1 · Page 8b

Chapitre 1Ch. 2 →
▶ 📖 Mishna
▶ 💬 Guemara The Gemara raises an objection from a baraita (Tosefta 1:2): And the Rabbis say: If he took her to court and claimed mon…
The Gemara raises an objection from a baraita (Tosefta 1:2): And the Rabbis say: If he took her to court and claimed money, the case is to be adjudicated by three judges. But if he took her to court and claimed that she was liable to receive the death penalty, the case must be judged by twenty-three judges. Granted, according to Rava, the baraita can be read as referring to the terms of the beginning of the trial: If he claimed money at the outset, the case must be judged by three judges. Since the case concerns a financial claim, three are sufficient. But if he initially claimed she should be subject to the death penalty, even if the case becomes transformed into a financial case, it must be judged by twenty-three judges out of concern for their honor. But according to Ulla, who says the requirement for twenty-three judges is based on concern about rumors, it is difficult. Rava said: I and the lion of the group both explained this. The Gemara asks: And who is the lion of the group? It is Rav Ḥiyya bar Avin. He and Rava explained: With what are we dealing here? We are dealing with a case where the husband brought witnesses to testify that the wife committed adultery, and the wife’s father brought witnesses, and through their testimony that they were with the first witnesses in some other place at the time of the alleged transgression, they classified the husband’s witnesses as conspiring witnesses. In that case, if the father comes to collect monetary restitution from the husband for defamation, the case may be adjudicated by three judges. And in a case of capital punishment, such as the trial of the husband’s witnesses, the case must be judged by twenty-three judges. In this way, Ulla’s interpretation may be reconciled with the Tosefta. Abaye said: The dispute between Rabbi Meir and the Rabbis can be explained in another manner. According to everyone, one need be concerned for rumors, and also for the honor of the first judges. And with regard to the dispute between Rabbi Meir and the Rabbis, here we are dealing with a case where the witnesses to the adultery warned her that adultery is a capital transgression without specification as to the exact manner of death penalty she would receive. And the matter is in accordance with this tanna, whose statement follows: As it is taught in a baraita: With regard to all the others, those who are liable for the various death penalties stated in the Torah other than the inciter to idol worship, the court executes them only when the following elements are present: The congregation, represented by the court; and witnesses; and forewarning just before the defendant commits the transgression. And the court does not execute him unless the witnesses had informed the defendant that he is liable to receive the death penalty from the court. Rabbi Yehuda says: The defendant is not executed unless the witnesses had informed the defendant by which form of the death penalty he is to be killed. According to the opinion of Abaye, the dispute in the mishna involves a case in which it was known that the witnesses forewarned the woman, but they did not specify the specific death penalty she would be liable to receive. In this case, in accordance with the opinion of Rabbi Yehuda, Rabbi Meir holds there can be no death penalty, and therefore the case may be tried by three judges. Rav Pappa said a similar explanation: Here we are dealing with a woman who is a ḥaveira, meaning that she is knowledgeable with regard to Torah matters. And they disagree with regard to the issue that is the subject of the dispute between Rabbi Yosei bar Yehuda and the Rabbis. As it is taught in a baraita: Rabbi Yosei bar Yehuda says: A ḥaver, as he is knowledgeable in Torah, does not need to be issued a forewarning by the witnesses, because forewarning is given only to distinguish between unintentional sin and intentional sin, and in the case of a ḥaver it is clear that he is aware of the halakha. The Rabbis maintain that even a ḥaver may not be punished unless he has been forewarned. Rav Pappa suggests that Rabbi Meir holds that a ḥaveira must be forewarned, and the mishna discussed a case where this forewarning did not take place, and consequently the trial of her alleged defamer could not lead to capital punishment. Rav Ashi says a different explanation: The dispute in the mishna concerns a case where
▶ 🇫🇷 Résumé en français La Guemara souleve une objection à partir d’une baraita (Tosefta 1:2) : Et les Rabbins disent : S’il l’a amenée au tribu…
La Guemara souleve une objection à partir d’une baraita (Tosefta 1:2) : Et les Rabbins disent : S’il l’a amenée au tribunal et a réclamé de l’argent, l’affaire doit être jugée par trois juges. Mais s’il l’a amenée au tribunal et a réclamé qu’elle était passible de la peine de mort, l’affaire doit être jugée par vingt-trois juges. Certes, selon Rava, la baraita peut être lue comme se référant aux termes du début du procès : S’il a réclamé de l’argent au début, l’affaire doit être jugée par trois juges. Puisque l’affaire concerne une réclamation financière, trois suffisent. Mais s’il a initialement réclamé qu’elle devait être soumise à la peine de mort, même si l’affaire se transforme en une affaire financière, elle doit être jugée par vingt-trois juges, par souci de leur honneur. Mais selon Ulla, qui dit que l’exigence de vingt-trois juges est fondée sur le souci des rumeurs, c’est difficile. Rava a dit : Moi et le lion du groupe avons tous deux expliqué cela. La Guemara demande : Et qui est le lion du groupe ? C’est Rav Ḥiyya bar Avin. Lui et Rava ont expliqué : De quoi s’agit-il ici ? Nous avons affaire à un cas où le mari a amené des témoins pour témoigner que la femme avait commis un adultère, et le père de la femme a amené des témoins, et par leur témoignage qu’ils étaient avec les premiers témoins dans un autre endroit au moment de la transgression présumée, ils ont classé les témoins du mari comme témoins conspirateurs. Dans ce cas, si le père vient pour recueillir une restitution monétaire du mari pour diffamation, l’affaire peut être jugée par trois juges. Et dans un cas de peine capitale, comme le procès des témoins du mari, l’affaire doit être jugée par vingt-trois juges. De cette manière, l’interprétation d’Ulla peut être conciliée avec la Tosefta. Abaye a dit : Le différend entre Rabbi Meir et les Rabbins peut être expliqué d’une autre manière. Selon tout le monde, il faut être concerné par les rumeurs, et aussi par l’honneur des premiers juges. Et en ce qui concerne le différend entre Rabbi Meir et les Rabbins, ici nous avons affaire à un cas où les témoins de l’adultère l’ont avertie que l’adultère est une transgression capitale sans spécification quant à la manière exacte de la peine de mort qu’elle recevrait. Et la question est en accord avec ce tanna, dont la déclaration suit : Comme il est enseigné dans une baraita : En ce qui concerne tous les autres, ceux qui sont passibles des diverses peines de mort énoncées dans la Torah autres que l’incitateur à l’idolâtrie, le tribunal ne les exécute que lorsque les éléments suivants sont présents : La congrégation, représentée par le tribunal ; et des témoins ; et un avertissement préalable juste avant que le défendeur commette la transgression. Et le tribunal ne l’exécute pas à moins que les témoins aient informé le défendeur qu’il est passible de la peine de mort par le tribunal. Rabbi Yehuda dit : Le défendeur n’est pas exécuté à moins que les témoins aient informé le défendeur par quelle forme de peine de mort il doit être tué. Selon l’opinion d’Abaye, le différend dans la mishna implique un cas où il était connu que les témoins avaient averti la femme, mais ils n’avaient pas spécifié la peine de mort particulière à laquelle elle serait passible. Dans ce cas, conformément à l’opinion de Rabbi Yehuda, Rabbi Meir soutient qu’il ne peut y avoir de peine de mort, et donc l’affaire peut être jugée par trois juges. Rav Pappa a dit une explication similaire : Ici nous avons affaire à une femme qui est une ḥaveira, c’est-à-dire qu’elle est savante en matière de Torah. Et ils sont en désaccord en ce qui concerne la question qui fait l’objet de la dispute entre Rabbi Yosei bar Yehuda et les Rabbins. Comme il est enseigné dans une baraita : Rabbi Yosei bar Yehuda dit : Un ḥaver, puisqu’il est savant en Torah, n’a pas besoin de recevoir un avertissement préalable de la part des témoins, parce que l’avertissement préalable n’est donné que pour distinguer entre le péché involontaire et le péché intentionnel, et dans le cas d’un ḥaver, il est clair qu’il connaît la halakha. Les Rabbins maintiennent que même un ḥaver ne peut être puni à moins d’avoir été averti. Rav Pappa suggère que Rabbi Meir soutient qu’une ḥaveira doit être avertie, et la mishna discutait d’un cas où cet avertissement n’avait pas eu lieu, et par conséquent le procès de son prétendu diffamateur ne pouvait pas conduire à une peine capitale. Rav Ashi dit une explication différente : Le différend dans la mishna concerne un cas où
La minutie des Rabbins sur le nombre de juges, la protection contre les rumeurs et l’exigence d’un avertissement préalable s’enracine dans la sollicitude de la Torah pour une justice qui préserve la vie : « Tu ne suivras point la multitude pour faire le mal » (Exode 23:2), et une condamnation capitale exige des témoins fiables et un procès équitable (Deutéronome 17:6 ; Deutéronome 19:15-19). Cette prudence à ne pas verser le sang innocent (Deutéronome 19:10) reflète déjà que Dieu ne désire pas la mort du pécheur mais sa conversion (Ézéchiel 33:11). L’Évangile accomplit cette même préoccupation en proclamant que le Fils est venu non pour juger le monde, mais pour le sauver (Jean 3:17).

📋 Références bibliques — Sanhédrin 8b

Cliquez sur 📋 Listes pour détecter les versets.

Chapitre 1Ch. 2 →

← Traité Sanhédrin  ·  ← Index du Talmud

✡️

✜️ Votre éternité se joue maintenant

Sans Jésus, vous êtes perdu. Mais Christ est mort pour vos péchés et il est ressuscité : recevez-le avant qu'il ne soit trop tard. « Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton cœur que Dieu l'a ressuscité des morts, tu seras sauvé. » — Romains 10:9

→ Découvrir Jésus-Christ ✝️ Prier maintenant

✝️ Votre éternité se joue maintenant. Sans Jésus, vous êtes perdu. Mais Christ est mort pour vos péchés et il est ressuscité : recevez-le avant qu'il ne soit trop tard. → Découvrir Jésus-Christ ✝️ Prier maintenant