📜 Chagigah — 8a

Talmud de Babylone · Traité Chagigah · Chapitre 1 · Page 8a

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▶ 💬 Guemara Apparently, he holds that the Festival peace-offering of the fourteenth does not apply by Torah law, and therefore one m…
Apparently, he holds that the Festival peace-offering of the fourteenth does not apply by Torah law, and therefore one may bring it even from second-tithe funds. § The Master said in the baraita that Beit Hillel say: Festival peace-offerings may be brought even from the second tithe. The Gemara asks: Why? It is an obligatory matter, and any obligatory matter may come only from non-sacred property. Ulla said: This is referring to a case where one combines, i.e., the offering is purchased with a combination of second-tithe funds and non-sacred money. The Gemara adds that amora’im dispute the details of this halakha. Ḥizkiya said: One may combine one animal with another animal. If one has a large household for which one animal will not suffice, he brings one animal for the Festival offering from non-sacred money and he may combine funds of second tithe to purchase a second animal. Since he has fulfilled his obligation of the Festival offering by bringing one animal from non-sacred money, he may bring the others from second tithe or animal tithes. But one may not combine money with other money, i.e., one may not combine second-tithe funds with non-sacred money toward the purchase of one animal for the Festival offering. And Rabbi Yoḥanan said: One may combine money with other money, but one may not combine one animal with another animal. The Gemara comments: It is taught in a baraita in accordance with the opinion of Ḥizkiya, and it is taught in another baraita in accordance with the opinion of Rabbi Yoḥanan. The Gemara elaborates: It is taught in a baraita in accordance with the opinion of Rabbi Yoḥanan: “After the measure of the gift offering of your hand” (Deuteronomy 16:10). This teaches that a person brings his obligatory offering from non-sacred property. And from where is it derived that if one wishes to mix he may mix? The verse states: “As the Lord your God blesses you” (Deuteronomy 16:10), i.e., one may use any money with which God has blessed him, even second tithe. The term: Mix, means combining money from different sources. It is taught in a baraita in accordance with the opinion of Ḥizkiya: “After the measure” (Deuteronomy 16:10). This teaches that a person brings his obligatory offering from non-sacred property. Beit Shammai and Beit Hillel disagree with regard to this issue, as Beit Shammai say: On the first day one may bring only from non-sacred property. From this point forward one may buy the animal from the second-tithe money. And Beit Hillel say: The first eating must be from non-sacred property. From this point forward one may bring from the second-tithe money. The phrase: The first eating, means the first animal that one eats, which is in accordance with Ḥizkiya’s opinion. The baraita concludes: All this applies on the first day of the Festival. But with regard to all the other days of Passover, on which one is obligated to bring peace-offerings of rejoicing, a person fulfills his obligation even with animal tithes, and certainly with funds of second tithe. The Gemara asks: What is the reason that one does not fulfill his obligation with animal tithes on the Festival? Rav Ashi said: There is a concern that if one requires additional animals, perhaps he may come to separate tithes on the Festival itself, and one may not separate tithes on the Festival due to the red dye [sikrata]. Every tenth animal is marked with red dye, and as it is prohibited to dye on a Festival due to the labor of writing, one may not separate tithes on a Festival. The Gemara asks: From where may it be inferred that this: “After the measure [missat],” mentioned in the verse, is a term for non-sacred property? The Gemara answers: As it is written: “And the king Ahasuerus laid a tribute [mas] upon the land” (Esther 10:1), which is clearly referring to a tribute of non-sacred property. § The mishna stated that Israelites fulfill their obligation to eat peace-offerings of rejoicing with their vow offerings and gift offerings. The Sages taught that the verse: “And you shall rejoice in your feast” (Deuteronomy 16:14) comes to include all types of rejoicing as constituting a fulfillment of the mitzva of rejoicing. From here the Sages stated: Israelites fulfill their obligation to eat peace-offerings of rejoicing with their vow offerings and gift offerings and likewise with animal tithes. And the priests fulfill their obligation of rejoicing with the meat of sin-offerings and guilt-offerings, and with firstborn offerings, and with the breast and thigh of peace-offerings. One might have thought that they can fulfill their obligation even by eating bird-offerings and meal-offerings. Therefore, the verse states: “And you shall rejoice in your feast.”
▶ 🇫🇷 Résumé en français Apparemment, il tient que le sacrifice de paix de la Fête du quatorze ne s'applique pas par la loi de la Torah, et par c…
Apparemment, il tient que le sacrifice de paix de la Fête du quatorze ne s'applique pas par la loi de la Torah, et par conséquent on peut l'apporter même avec des fonds de seconde dîme. § Le Maître a dit dans la baraita que Beit Hillel disent : Les sacrifices de paix de la Fête peuvent être apportés même de la seconde dîme. La Guemara demande : Pourquoi ? C'est une matière obligatoire, et toute matière obligatoire ne peut venir que de biens non sacrés. Ulla a dit : Il s'agit d'un cas où l'on combine, c'est-à-dire que l'offrande est achetée avec une combinaison de fonds de seconde dîme et d'argent non sacré. La Guemara ajoute que les amora'im disputent les détails de cette halakha. Ḥizkiya a dit : On peut combiner un animal avec un autre animal. Si l'on a une grande maisonnée pour laquelle un seul animal ne suffit pas, on apporte un animal pour l'offrande de la Fête avec de l'argent non sacré et l'on peut combiner des fonds de seconde dîme pour acheter un second animal. Puisqu'il a accompli son obligation de l'offrande de la Fête en apportant un animal avec de l'argent non sacré, il peut apporter les autres avec la seconde dîme ou les dîmes animales. Mais on ne peut pas combiner de l'argent avec d'autre argent, c'est-à-dire que l'on ne peut pas combiner des fonds de seconde dîme avec de l'argent non sacré pour l'achat d'un seul animal pour l'offrande de la Fête. Et Rabbi Yoḥanan a dit : On peut combiner de l'argent avec d'autre argent, mais on ne peut pas combiner un animal avec un autre animal. La Guemara commente : Il est enseigné dans une baraita conformément à l'opinion de Ḥizkiya, et il est enseigné dans une autre baraita conformément à l'opinion de Rabbi Yoḥanan. La Guemara développe : Il est enseigné dans une baraita conformément à l'opinion de Rabbi Yoḥanan : « Selon la mesure du don de ta main » (Deutéronome 16:10). Cela enseigne qu'une personne apporte son offrande obligatoire de biens non sacrés. Et d'où dérive-t-on que si l'on souhaite mélanger, il peut mélanger ? Le verset dit : « Selon que l'Éternel, ton Dieu, te bénira » (Deutéronome 16:10), c'est-à-dire que l'on peut utiliser tout argent dont Dieu l'a béni, même la seconde dîme. Le terme : Mélanger, signifie combiner de l'argent de différentes sources. Il est enseigné dans une baraita conformément à l'opinion de Ḥizkiya : « Selon la mesure » (Deutéronome 16:10). Cela enseigne qu'une personne apporte son offrande obligatoire de biens non sacrés. Beit Shammai et Beit Hillel sont en désaccord sur cette question, car Beit Shammai disent : Au premier jour on ne peut apporter que de biens non sacrés. À partir de ce point et ensuite on peut acheter l'animal avec l'argent de la seconde dîme. Et Beit Hillel disent : La première consommation doit être de biens non sacrés. À partir de ce point et ensuite on peut apporter avec l'argent de la seconde dîme. L'expression : La première consommation, signifie le premier animal que l'on mange, ce qui est conforme à l'opinion de Ḥizkiya. La baraita conclut : Tout cela s'applique au premier jour de la Fête. Mais en ce qui concerne tous les autres jours de Pâque, où l'on est obligé d'apporter des sacrifices de paix de réjouissance, une personne accomplit son obligation même avec les dîmes animales, et certainement avec les fonds de seconde dîme. La Guemara demande : Quelle est la raison pour laquelle on n'accomplit pas son obligation avec les dîmes animales à la Fête ? Rav Ashi a dit : Il y a une inquiétude que si l'on a besoin d'animaux supplémentaires, peut-être en viendra-t-il à séparer les dîmes à la Fête elle-même, et l'on ne peut pas séparer les dîmes à la Fête à cause de la teinture rouge [sikrata]. Chaque dixième animal est marqué de teinture rouge, et comme il est interdit de teindre à une Fête en raison du travail d'écriture, on ne peut pas séparer les dîmes à une Fête. La Guemara demande : D'où peut-on déduire que ce : « Selon la mesure [missat] », mentionné dans le verset, est un terme pour les biens non sacrés ? La Guemara répond : Comme il est écrit : « Et le roi Assuérus imposa un tribut [mas] sur le pays » (Esther 10:1), ce qui se réfère clairement à un tribut de biens non sacrés. § La mishna a déclaré que les Israélites accomplissent leur obligation de manger les sacrifices de paix de réjouissance avec leurs offrandes votives et leurs offrandes de gratitude. Les Sages ont enseigné que le verset : « Et vous vous réjouirez dans votre fête » (Deutéronome 16:14) vient pour inclure tous les types de réjouissance comme constituant un accomplissement de la mitzva de réjouissance. D'ici, les Sages ont déclaré : Les Israélites accomplissent leur obligation de manger les sacrifices de paix de réjouissance avec leurs offrandes votives et leurs offrandes de gratitude, et de même avec les dîmes animales. Et les prêtres accomplissent leur obligation de réjouissance avec la viande des sacrifices pour le péché et des sacrifices de culpabilité, et avec les premiers-nés et avec la poitrine et la cuisse des sacrifices de paix. On aurait pu penser qu'ils peuvent accomplir leur obligation même en mangeant des offrandes d'oiseaux et des offrandes de repas. Par conséquent, le verset dit : « Et vous vous réjouirez dans votre fête. »
La discussion sur la possibilité de combiner des fonds de seconde dîme avec des biens non sacrés s’appuie sur Deutéronome 16:10, qui invite à donner « selon la mesure du don de ta main » et selon la bénédiction reçue. Les rabbins veillent à ce que l’obligation première demeure entière, tout en permettant à la générosité de s’étendre. Paul exprime un équilibre semblable : que chacun donne comme il l’a résolu en son cœur, sans tristesse ni contrainte, car Dieu aime celui qui donne avec joie (2 Corinthiens 9:7).

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