📜 Houllin — 12b

Talmud de Babylone · Traité Houllin · Chapitre 1 · Page 12b

Chapitre 1Ch. 2 →
▶ 📖 Mishna
▶ 💬 Guemara The Gemara explains: This is what Rabbi Yehuda HaNasi is saying: The statement of Rabbi Yehuda appears correct to Rabbi …
The Gemara explains: This is what Rabbi Yehuda HaNasi is saying: The statement of Rabbi Yehuda appears correct to Rabbi Ḥanina, son of Rabbi Yosei HaGelili, in a case where one found them in a scrap heap that is in a marketplace, as Rabbi Ḥanina, son of Rabbi Yosei HaGelili, disagrees with Rabbi Yehuda only in a case where one found them in a scrap heap that is in the house. But in a case where he found them in a scrap heap that is in a marketplace he concedes to Rabbi Yehuda. And the statement of Rabbi Ḥanina, son of Rabbi Yosei HaGelili, appears correct to Rabbi Yehuda in a case where he found them in the house, as he concedes to Rabbi Ḥanina in that case. § The mishna stated: Everyone slaughters an animal, i.e., can perform halakhically valid slaughter, and their slaughter is valid, except for a deaf-mute, an imbecile, and a minor, lest they ruin their slaughter. The Gemara infers: The tanna does not teach: Due to the concern that they ruined their slaughter, in the past tense; rather, he teaches: Lest they ruin their slaughter, in the future. Rava says: That is to say that one does not give them non-sacred animals for slaughter ab initio, even with the supervision of others. The mishna continues: And for all of them, when they slaughtered an animal and others see and supervise them, their slaughter is valid, including even a deaf-mute, an imbecile, and a minor, who lack competence and whose intent is not halakhically effective. The Gemara asks: Who is the tanna who taught that we do not require intent for slaughter? Rava said: It is Rabbi Natan, as Oshaya, the youngest of the company of Sages, taught a baraita, stating: If one threw a knife to embed it in the wall, and in the course of its flight the knife went and slaughtered an animal in its proper manner, Rabbi Natan deems the slaughter valid, and the Rabbis deem the slaughter not valid. Oshaya teaches the baraita and he states about it: The halakha is in accordance with the opinion of Rabbi Natan that there is no need for intent to perform a valid act of slaughter. The Gemara asks: How could the slaughter in the baraita be valid? But don’t we require that the slaughterer move the knife back and forth on the throat of the animal? When one throws a knife, it goes in one direction and does not return. The Gemara answers: The case in the baraita is one where the knife went and cut the animal’s throat, caromed off the wall and came back to cut the throat again in its proper manner. § Rabbi Ḥiyya bar Abba says that Rabbi Yoḥanan raises a dilemma: In matters that require thought and intent, does a minor have halakhically effective thought, or does he not have halakhically effective thought? Rabbi Ami said to Rabbi Ḥiyya bar Abba: And let Rabbi Yoḥanan raise this dilemma with regard to the action of a minor, whether the action of a minor that indicates intent is effective. What is different about the action of a minor that Rabbi Yoḥanan does not raise a dilemma? Is it due to the fact that we learned in a mishna (Kelim 17:15): A deaf-mute, an imbecile, and a minor have the capacity to perform an action that is halakhically effective? With regard to thought as well let him not raise this dilemma, as we learned in the same mishna: They do not have the capacity for halakhically effective thought. As we learned in that mishna: With regard to an acorn, a pomegranate, or a nut, which minors hollowed in order to measure dirt with them or that they affixed to a scale, the halakhic status of those shells is that of vessels, and they are susceptible to ritual impurity. By contrast, if the minors merely thought to use the shells for measuring or weighing, unlike adults, they do not thereby render those shells into vessels. The reason for this distinction is due to the fact that they have the capacity to perform an action,
▶ 🇫🇷 Résumé en français La Guemara explique : Ceci est ce que Rabbi Yehouda HaNassi dit : La déclaration de Rabbi Yehouda semble correcte à Rabb…
La Guemara explique : Ceci est ce que Rabbi Yehouda HaNassi dit : La déclaration de Rabbi Yehouda semble correcte à Rabbi Ḥanina, fils de Rabbi Yosseï HaGelili, dans un cas où on les a trouvés dans un tas de décombres qui se trouve sur la place publique, car Rabbi Ḥanina, fils de Rabbi Yosseï HaGelili, n’est en désaccord avec Rabbi Yehouda que dans un cas où on les a trouvés dans un tas de décombres qui se trouve dans la maison. Mais dans un cas où on les a trouvés dans un tas de décombres qui se trouve sur la place publique, il concède à Rabbi Yehouda. Et la déclaration de Rabbi Ḥanina, fils de Rabbi Yosseï HaGelili, semble correcte à Rabbi Yehouda dans un cas où on les a trouvés dans la maison, car il concède à Rabbi Ḥanina dans ce cas. § La mishna a déclaré : Tout le monde abat un animal, c’est-à-dire peut effectuer une abattage valide selon la halakha, et leur abattage est valide, sauf un muet, un imbécile et un mineur, de peur qu’ils ne gâtent leur abattage. La Guemara en déduit : Le tanna n’enseigne pas : En raison de la préoccupation qu’ils ont gâté leur abattage, au passé ; plutôt, il enseigne : De peur qu’ils ne gâtent leur abattage, au futur. Rava dit : Cela revient à dire que on ne leur donne pas des animaux non sacrés pour l’abattage ab initio, même avec la supervision d’autrui. La mishna continue : Et pour tous ceux-là, lorsqu’ils ont abattu un animal et que d’autres les voient et les supervisent eux, leur abattage est valide, y compris même un muet, un imbécile et un mineur, qui manquent de compétence et dont l’intention n’est pas efficace selon la halakha. La Guemara demande : Qui est le tanna qui a enseigné que nous n’exigeons pas d’intention pour l’abattage ? Rava dit : C’est Rabbi Natan, comme Oshaya, le plus jeune de la compagnie des Sages, a enseigné une baraita, disant : Si quelqu’un a jeté un couteau pour l’enfoncer dans le mur, et au cours de son vol le couteau est allé et a abattu un animal de sa manière appropriée, Rabbi Natan juge l’abattage valide, et les Rabbins jugent l’abattage non valide. Oshaya enseigne la baraita et il déclare à son sujet : La halakha est conforme à l’opinion de Rabbi Natan qu’il n’y a pas besoin d’intention pour effectuer un acte d’abattage valide. La Guemara demande : Comment l’abattage dans la baraita pourrait-il être valide ? Mais n’exigeons-nous pas que l’abatteur déplace le couteau d’avant en arrière sur la gorge de l’animal ? Quand on jette un couteau, il va dans une seule direction et ne revient pas. La Guemara répond : Le cas dans la baraita est un cas où le couteau est allé et a coupé la gorge de l’animal, a rebondi sur le mur et est revenu pour couper la gorge à nouveau de sa manière appropriée. § Rabbi Ḥiyya bar Abba dit que Rabbi Yoḥanan soulève une dilemme : Dans les affaires qui exigent pensée et intention, un mineur a-t-il une pensée efficace selon la halakha, ou n’a-t-il pas une pensée efficace selon la halakha ? Rabbi Ami dit à Rabbi Ḥiyya bar Abba : Et que Rabbi Yoḥanan soulève ce dilemme à propos de l’action d’un mineur, si l’action d’un mineur qui indique une intention est efficace. Qu’y a-t-il de différent dans l’action d’un mineur pour que Rabbi Yoḥanan ne soulève pas de dilemme ? Est-ce en raison du fait que nous avons appris dans une mishna (Kelim 17:15) : Un muet, un imbécile et un mineur ont la capacité d’effectuer une action qui est efficace selon la halakha ? En ce qui concerne la pensée, qu’il ne soulève pas non plus ce dilemme, car nous avons appris dans la même mishna : Ils n’ont pas la capacité d’une pensée efficace selon la halakha. Comme nous avons appris dans cette mishna : En ce qui concerne un gland, une grenade ou une noix, que des mineurs ont creusés afin de mesurer de la terre avec eux ou qu’ils ont fixés à une balance, le statut halakhique de ces coquilles est celui de récipients, et elles sont susceptibles d’impureté rituelle. En revanche, si les mineurs ont simplement pensé à utiliser les coquilles pour mesurer ou peser, contrairement aux adultes, ils ne rendent pas ainsi ces coquilles en récipients. La raison de cette distinction est due au fait qu’ils ont la capacité d’effectuer une action,
Rabbi Natan enseigne que l’abattage est valide même sans intention, car le couteau peut tuer un animal en tombant dans une direction unique, et la validité ne dépend pas de l’intention de l’abatteur.

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