📜 Nedarim — 2a

Talmud de Babylone · Traité Nedarim · Chapitre 1 · Page 2a

Chapitre 1Ch. 2 →
▶ 📖 Mishna
▶ 💬 Guemara When an individual takes a vow, he renders an object forbidden to himself or to others as though it were a sacrificial o…
When an individual takes a vow, he renders an object forbidden to himself or to others as though it were a sacrificial offering; this parallels the act of consecrating an offering, which also renders an item forbidden for personal use by means of a verbal declaration. The most direct expression of a vow is when an individual says: This object is forbidden to me, or to others, like an offering. Additionally, the mishna states that all substitutes for the language of vows are like vows. Consequently, if one states that an object is forbidden to him like a konam instead of like an offering [korban], the vow takes effect, as konam is a substitute term for the word korban (see 10a). Similarly, substitutes for the language of dedications are like dedications, substitutes for the language of oaths are like oaths, and substitutes for the language of nazirite vows are like nazirite vows. Therefore, if one declared a ḥerekh instead of a dedication [ḥerem], a shevuta instead of an oath [shevua], or proclaimed that he was becoming a nazik instead of a nazirite [nazir], his statement takes effect. With regard to one who says to another: I am avowed from you, or: I am separated from you, or: I am distanced from you, and he then says: That which I eat of yours, or: That which I taste of yours, even though he did not explicitly state that he is taking a vow or specify the nature of the vow, the object of his vow is nevertheless forbidden. His intention is understood based on his incomplete statement, known as an intimation of a vow, and his vow therefore takes effect. However, if he says: I am ostracized from you, which does not clearly declare any matter to be prohibited, Rabbi Akiva was uncertain about this halakha but was inclined to rule stringently about this and consider it a vow prohibiting the speaker from deriving benefit from his fellow.
▶ 🇫🇷 Résumé en français Lorsqu’un individu fait un vœu, il rend un objet interdit à lui-même ou à autrui comme s’il s’agissait d’une offrande sa…
Lorsqu’un individu fait un vœu, il rend un objet interdit à lui-même ou à autrui comme s’il s’agissait d’une offrande sacrificielle ; cela correspond à l’acte de consacrer une offrande, qui rend également un objet interdit à l’usage personnel au moyen d’une déclaration verbale. L’expression la plus directe d’un vœu est lorsqu’un individu dit : Cet objet m’est interdit, ou à autrui, comme une offrande. De plus, la mishna stipule que tous les substituts du langage des vœux sont comme les vœux. Par conséquent, si l’on déclare qu’un objet lui est interdit comme un konam au lieu de comme une offrande [korban], le vœu prend effet, car konam est un terme substitut du mot korban (voir 10a). De même, les substituts du langage des consécrations sont comme les consécrations, les substituts du langage des serments sont comme les serments, et les substituts du langage des vœux de naziréat sont comme les vœux de naziréat. Par conséquent, si l’on déclare un ḥerekh au lieu d’une consécration [ḥerem], une shevuta au lieu d’un serment [shevua], ou si l’on proclame qu’il devient un nazik au lieu d’un naziréen [nazir], sa déclaration prend effet. En ce qui concerne celui qui dit à un autre : Je suis voué à ton égard, ou : Je suis séparé de toi, ou : Je suis éloigné de toi, et qu’il dit ensuite : Ce que je mange de ce qui est à toi, ou : Ce que je goûte de ce qui est à toi, même s’il n’a pas explicitement déclaré qu’il fait un vœu ou précisé la nature du vœu, l’objet de son vœu est néanmoins interdit. Son intention est comprise à partir de sa déclaration incomplète, connue comme une allusion à un vœu, et son vœu prend donc effet. Cependant, s’il dit : Je suis frappé d’anathème à ton égard, ce qui ne déclare clairement aucune chose comme interdite, Rabbi Akiva était incertain à propos de cette halakha mais était enclin à statuer de manière rigoureuse à ce sujet et à considérer cela comme un vœu interdisant au locuteur de tirer un bénéfice de son prochain.
Le vœu qui déclare un objet comme une offrande, même par un terme substitut comme « konam », prend effet, car la Torah considère toute déclaration de consécration comme une interdiction valable, comme le montre la mishna de Nedarim 2:1.

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