Les sources convoquées par VERITAS : historiens, manuscrits, textes anciens.
BibliothÚque de référence : chaque source est présentée de façon factuelle et neutre. Les fiches Débat s'appuient sur ces sources pour établir leurs arguments.
đ 59 sources
AcadĂ©mie internationale du Fiqh islamique (organe de l'Organisation de la coopĂ©ration islamique), RĂ©solutions et Recommandations, 2022. RĂ©solution n° 192 (7/20) « La Peine de Mort dans la Perspective de l'Islam », p. 474 â codifie officiellement les peines capitales (hudud, dont lapidation et peine de mort) en droit musulman contemporain.
AcadĂ©mie internationale du Fiqh islamique (OCI), RĂ©solutions et Recommandations, 2022. RĂ©solution n° 209 (5/22) « Les Droits et Devoirs des Citoyens non-musulmans dans les Pays musulmans et l'Ătendue de l'Application des Dispositions de la Charia », p. 532 â dĂ©finit officiellement le statut juridique des non-musulmans (dhimmis) en pays d'islam.
Juriste hanafite (mort en 587/1191). Dans son traité Bada'i al-Sana'i fi Tartib al-Shara'i (Les merveilles de l'art dans l'ordonnancement des lois), vol. VII, p. 134, il prescrit la peine de mort pour l'apostat masculin aprÚs un délai de repentance (istitùba) de trois jours.
Juriste chafĂ©ite et thĂ©oricien politique (972â1058). Dans al-Ahkam al-Sultaniyya (Les statuts gouvernementaux), Ă©d. DĂąr al-KitĂąb al-'ArabĂź, Beyrouth, 1996, il enseigne que le calife (imam) doit faire appliquer les peines lĂ©gales (hudĂ»d), y compris contre l'apostat, pour prĂ©server la religion.
Cours officiel de jurisprudence islamique selon l'Ă©cole malĂ©kite (Ăditions Erkam, Istanbul 1440/2019, ISBN 978-605-302-232-9). Sur l'apostasie de la femme : « si la raison du divorce est l'apostasie de la femme, celle-ci n'a aucun droit au mahr » et « l'apostasie d'une femme entraĂźne l'annulation de son droit Ă la nafaqa » (p. 90).
Cours officiel de jurisprudence islamique selon l'Ă©cole malĂ©kite (Ăditions Erkam, Istanbul 1440/2019, ISBN 978-605-302-232-9). Rapporte le jihad comme un acte pieux masculin, opposĂ© au rĂŽle domestique des femmes : les hommes « accomplir la priĂšre du vendredi et la priĂšre communautaire (...) faire le jihad pour Allah » pendant que les femmes « satisfais[ent] vos dĂ©sirs sexuels » et « port[ent] vos enfants » (p. 66).
Cours officiel de jurisprudence islamique selon l'Ă©cole malĂ©kite (Hasan Serhat Yeter & Soner Duman, trad. Mohamed Pagna, Ăditions Erkam, Istanbul 1440/2019, ISBN 978-605-302-232-9). Confirme les peines corporelles : « amputer la main du voleur » expliquĂ©e comme l'amputation de la main droite incluant le poignet, et la « lapidation d'un homme ou d'une femme mariĂ©(e) qui commet l'adultĂšre » (p. 26).
Dr Hassan Amdouni, Les Fondements du droit musulman (OusoĂ»l al-Fiqh al-islĂąmĂź, 477 p.). Ouvrage de mĂ©thodologie juridique islamique (ousoĂ»l al-fiqh) â les sources et rĂšgles du droit musulman (Coran, Sunna, ijma', qiyas) qui fondent les peines lĂ©gales et le statut des non-musulmans.
Juriste hanbalite (1147â1223). Dans al-Mughni (Le dispensateur), vol. VII, p. 124, il confirme la peine capitale de l'apostat, sans possibilitĂ© de grĂące ni alternative, conformĂ©ment au consensus hanbalite.
Ibn Qudama al-Maqdisi (m. 1223), al-Mughni, traité de référence de l'école hanbalite. Il codifie les peines légales (hudud) : amputation de la main du voleur (sur Sourate 5:38), lapidation (rajm) de l'adultÚre marié (fondée sur la Sunna et le consensus ijma'), et crucifixion ou amputation croisée du brigand (hiraba, Sourate 5:33).
Juriste malĂ©kite et philosophe (1126â1198). Dans Bidayat al-Mujtahid wa Nihayat al-Muqtasid (Le dĂ©but du jurisconsulte), vol. II, p. 448, il expose le consensus des Ă©coles sur la peine de mort de l'apostat, en distinguant le cas de l'apostasie publique.
Jalal ad-Din al-Suyuti (m. 1505), al-Itqan fi Ulum al-Qur'an (« La maßtrise des sciences du Coran »), l'encyclopédie de référence des sciences coraniques. Sur le naskh (abrogation), il retient environ 20 versets réellement abrogés, tout en relevant que les premiers auteurs en comptaient jusqu'à plus de 200 (al-Zuhri 42, al-Nahhas 138, Ibn Salama 238).
Commentaire coranique d'Abul A'la Maududi (1903â1979), l'un des commentateurs modernes majeurs. Sur Sourate 65:4, il affirme qu'Ă©voquer le dĂ©lai « pour les filles qui n'ont pas encore leurs rĂšgles prouve clairement qu'il est non seulement permis de donner la fille en mariage Ă cet Ăąge » mais aussi de consommer le mariage.
Commentaire coranique d'Ibn Kathir (1301â1373), l'un des plus autorisĂ©s du sunnisme. Sur Sourate 65:4, il explique que le dĂ©lai de viduitĂ© s'applique « aux jeunes qui n'ont pas atteint l'Ăąge de leurs menstruations », lĂ©gitimant explicitement le mariage de filles prĂ©pubĂšres.
Commentaire coranique d'Ibn Kathir (m. 1373), l'un des plus autorisés du sunnisme. Sur Sourate 65:4, il explique que le délai de viduité s'applique « aux jeunes qui n'ont pas atteint l'ùge de leurs menstruations », légitimant explicitement le mariage et le divorce de filles prépubÚres.
Commentaire coranique de Jalal ad-Din al-Mahalli et Jalal ad-Din as-Suyuti. Sur Sourate 65:4 : « celles qui n'ont pas encore leurs rÚgles, en raison de leur jeune ùge, auront également trois mois ».
Savant du hadith (1914â1999), rĂ©fĂ©rence majeure de l'authentification hadith moderne. Dans Silsila al-Ahadith as-Sahiha, n° 367, il authentifie le hadith des « cent vierges par jour » au Paradis.
Grand juriste chafĂ©ite (1233â1277), commentateur du Sahih Muslim. Dans Al-Minhaj Sharh Sahih Muslim, vol. 9, p. 206, il rapporte que l'Ă©cole d'Ahmad Ibn Hanbal fixe la consommation du mariage d'AĂŻcha Ă 9 ans.
ThĂ©ologien hanbalite (1292â1350), disciple d'Ibn Taymiyya. Dans Hadi al-Arwah (HĂądĂź al-arwĂąh ilĂą bilĂąd al-afrĂąh), p. 517, il confirme le hadith : « Un homme a dans une seule journĂ©e des relations sexuelles avec cent vierges. »
Ahmad ibn Hanbal (m. 855), al-Musnad, l'un des grands recueils de hadiths, citĂ© par numĂ©ro de hadith. RĂ©fĂ©rence des traditions rapportĂ©es sur le statut des femmes (hadiths 21275, 21318) et sur les ĂȘtres d'Al-Zut (hadith 3788) entre autres.
Ahmad ibn Hanbal (m. 855), al-Musnad, grand recueil de hadiths citĂ© par numĂ©ro. Il conserve le rĂ©cit des ĂȘtres d'Al-Zut (hadith 3788 et suivants), transmission qui atteste l'importance du rĂ©cit dans la tradition sunnite.
ĂvĂȘque d'Hippone (354â430), l'un des plus grands thĂ©ologiens de l'Occident chrĂ©tien. Ses Ă©crits, dont les Confessions et La CitĂ© de Dieu, citent massivement l'Ăcriture.
ĂvĂȘque de CĂ©sarĂ©e (v. 265â340), « pĂšre de l'histoire ecclĂ©siastique ». Son Histoire ecclĂ©siastique documente la transmission des Ăcritures et la vie de l'Ăglise primitive.
ĂvĂȘque de Lyon (v. 130â202), l'un des premiers grands apologistes chrĂ©tiens. Dans Contre les hĂ©rĂ©sies, il cite abondamment les Ăvangiles et les lettres de Paul, attestant le texte biblique du IIe siĂšcle.
Philosophe converti et apologiste chrĂ©tien (v. 100â165), mort martyr. Ses Ă©crits citent les Ăvangiles et attestent les pratiques chrĂ©tiennes primitives du IIe siĂšcle.
ThĂ©ologien et exĂ©gĂšte chrĂ©tien d'Alexandrie (v. 185â253). Auteur des Hexaples, comparant les versions de l'Ancien Testament, et de commentaires bibliques qui tĂ©moignent du texte ancien.
Apologiste chrĂ©tien d'Afrique du Nord (v. 155âv. 220), auteur latin prolifique, premier Ă formuler la thĂ©ologie trinitaire et tĂ©moin du texte biblique de son Ă©poque.
Patricia Crone, Meccan Trade and the Rise of Islam (Princeton University Press, 1987, 308 p.). Ătude acadĂ©mique de rĂ©fĂ©rence qui dĂ©montre l'absence de preuves d'un grand commerce mecquois prĂ©islamique et remet en cause le statut religieux de La Mecque avant l'islam : celle-ci n'apparaĂźt dans aucune source prĂ©islamique fiable (ni gĂ©ographie grecque, ni texte juif ou chrĂ©tien).
Historien juif romanisĂ© (37âv. 100 apr. J.-C.). Auteur de la Guerre des Juifs et des AntiquitĂ©s juives. Il Ă©voque JĂ©sus et sa crucifixion sous Ponce Pilate (AntiquitĂ©s XVIII, 3).
Gouverneur romain de Bithynie (v. 61â113). Sa correspondance avec l'empereur Trajan (Lettre X, 96) dĂ©crit les premiers chrĂ©tiens et leur culte de Christ « comme d'un dieu ».
Historien et biographe romain (v. 70âv. 122). Auteur des Vies des douze CĂ©sars, il Ă©voque les chrĂ©tiens persĂ©cutĂ©s sous Claude et NĂ©ron.
Historien et sĂ©nateur romain (v. 56â120 apr. J.-C.). Auteur des Annales et des Histoires, source majeure sur le Ier siĂšcle. Il mentionne l'exĂ©cution de JĂ©sus sous Ponce Pilate (Annales XV, 44).
Historien et biographe musulman (784â845), auteur du Kitab al-Tabaqat al-Kabir, source biographique de rĂ©fĂ©rence sur Mahomet et ses compagnons, qui situe le mariage d'AĂŻcha vers l'an 2 avant l'HĂ©gire.
Hisham ibn al-Kalbi (m. 819), Kitab al-Asnam (« Le Livre des idoles ») â la source primaire sur les divinitĂ©s de l'Arabie prĂ©islamique. Il dĂ©crit les 360 idoles autour de la Kaaba, dont Hubal (divinitĂ© majeure des Quraysh), Allat, al-Uzza et Manat, vĂ©nĂ©rĂ©es avant Mahomet, et la pierre noire comme objet de culte paĂŻen.
La plus ancienne biographie de Mahomet (Ibn Ishaq, v. 704â767), transmise par Ibn Hisham. Elle rapporte l'exĂ©cution des Banu Qurayza, la torture de Kinana Ă Khaybar et la prise de Khaybar.
La plus ancienne biographie de Mahomet (Ibn Ishaq, v. 704â767), transmise par Ibn Hisham, traduite en anglais par A. Guillaume, The Life of Muhammad (Oxford University Press, 1955). Elle dĂ©crit la possession d'esclaves et les transactions d'esclaves par Mahomet et ses compagnons.
Chronique universelle d'al-Tabari (839â923), Tarikh al-Rusul wa-l-Muluk, source historique majeure sur les dĂ©buts de l'islam, notamment la bataille du Chameau et les guerres civiles entre compagnons.
Al-Tabari, Tarikh al-Rusul wa-l-Muluk, trad. anglaise M. Fishbein, The History of al-Tabari, vol. VIII « The Victory of Islam » (SUNY Press, 1997). Expéditions militaires de Mahomet (Khaybar p. 116, Banu Qurayza p. 27).
Al-Tabari, Tarikh al-Rusul wa-l-Muluk, trad. anglaise M. Fishbein, The History of al-Tabari, vol. VIII « The Victory of Islam » (SUNY Press, 1997). Rapport détaillé de la prise de Khaybar (p. 116) et du massacre des Banu Qurayza (p. 27), avec des passages citant Ibn Ishaq.
Al-Tabari, Tarikh al-Rusul wa-l-Muluk, trad. anglaise Y. Friedmann, The History of al-Tabari, vol. XII « The Battle of al-Qadisiyyah and the Conquest of Syria and Palestine » (SUNY Press, 1992, ISBN 0-7914-0734-9). DĂ©crit la conquĂȘte militaire des annĂ©es 14-15 A.H. (635-637) : dĂ©faite des Perses Ă al-Qadisiyyah, chute des Sassanides, conquĂȘte de la Syrie et de la Palestine, expulsion des Byzantins, et prise de JĂ©rusalem par le calife Umar. Documente l'expansion islamique comme conquĂȘte, avec ses butins.
Al-Turtushi (m. 1126), Siraj al-Muluk, éd. Le Caire 1872, pp. 229-230. Le pacte attribué au calife Umar fixe les restrictions imposées aux « dhimmis » : interdiction de construire ou réparer des églises, de manifester leur culte, de porter les armes, obligation de céder le passage et d'honorer les musulmans, et paiement de la jizya en échange d'une « protection ». Charte historique de la condition de soumission des non-musulmans.
PolĂ©miste indo-sud-africain (1918â2005), auteur d'attaques systĂ©matiques contre la Bible et le christianisme, devenu rĂ©fĂ©rence de l'apologĂ©tique musulmane moderne.
Prédicateur indien (né en 1965), continuateur d'Ahmed Deedat, connu pour ses conférences d'apologétique islamique et ses débats interreligieux.
Ăvangile apocryphe tardif relatant les miracles de l'enfance de JĂ©sus, dont certains rĂ©cits (l'oiseau d'argile) sont repris dans le Coran.
Rouleaux dĂ©couverts Ă partir de 1947 dans les grottes de QumrĂąn, prĂšs de la mer Morte. Ils comprennent les plus anciens manuscrits hĂ©breux de l'Ancien Testament (du IIIe s. av. J.-C. au Ier s. apr. J.-C.), dont le grand rouleau d'ĂsaĂŻe, quasi identiques au texte massorĂ©tique mĂ©diĂ©val.
Selon la tradition islamique, les « modes » (ahruf) selon lesquels le Coran fut révélé et récité, à l'origine des divergences entre les lectures canoniques du texte.
Manuscrit coranique ancien découvert à Sanaa (Yémen), dont le texte inférieur effacé présente des variantes par rapport au Coran actuel, témoignant d'une transmission coranique non uniforme.
Les lectures canoniques du Coran, au nombre de sept (ou dix), reconnues par la tradition islamique. Elles prĂ©sentent des diffĂ©rences de vocalisation et parfois de consonnes sur un mĂȘme texte.
Cousin de Khadija, premiÚre épouse de Mahomet. Converti au christianisme, il est présenté comme ayant confirmé la vocation prophétique de Mahomet aprÚs la premiÚre révélation.
Recueil d'interprĂ©tations rabbiniques de l'Ăcriture. Plusieurs rĂ©cits coraniques trouvent des parallĂšles dans la littĂ©rature midrashique juive antĂ©rieure.
Recueil de la tradition rabbinique. Le traité Sanhédrin 43a mentionne l'exécution de « Yeshu » à la veille de la Pùque, un témoignage juif ancien et indirect de la crucifixion de Jésus.
Manuscrit grec biblique du Ve siÚcle, conservé à la British Library, contenant la majeure partie de l'Ancien et du Nouveau Testament.
Manuscrit grec de la Bible chrétienne daté du IVe siÚcle, l'un des plus anciens exemplaires complets du Nouveau Testament. Conservé en partie à la British Library.
Manuscrit grec de la Bible daté du IVe siÚcle, conservé à la BibliothÚque vaticane. Avec le Sinaiticus, il constitue l'un des témoins majeurs du texte du Nouveau Testament.
Fragment de papyrus de l'Ăvangile selon Jean, datĂ© de la premiĂšre moitiĂ© du IIe siĂšcle (vers 125 apr. J.-C.), le plus ancien tĂ©moin manuscrit connu du Nouveau Testament.
Papyrus grecs du Nouveau Testament dĂ©couverts en Ăgypte (collection Bodmer), datĂ©s d'environ 200 apr. J.-C., tĂ©moignant d'un texte des Ăvangiles dĂ©jĂ fixĂ© et conforme aux Ă©ditions critiques.
Traduction grecque de l'Ancien Testament réalisée à Alexandrie du IIIe au IIe siÚcle av. J.-C. C'est la version que lisaient les premiers chrétiens, et dont le Nouveau Testament cite de nombreux passages.
Traduction latine de la Bible réalisée par JérÎme à la fin du IVe siÚcle, texte de référence de l'Occident chrétien pendant plus d'un millénaire.
Ătude de rĂ©fĂ©rence sur la peine d'apostasie : « Apostasy in Islam », Die Welt des Islams, vol. 17, Brill, 1976-77, p. 1-25. Documente le consensus des quatre Ă©coles sunnites sur la peine de mort de l'apostat et ses conditions classiques.